Dragon Age Inquisition : codex Créatures

Dragon Age Inquisition codex Créatures

Thédas regorge de créatures sauvages des plus étranges. Certaines sont dangereuses, d'autres sont inoffensives. Il est important de savoir les différencier.

1. Araignée géante
2. Araignée venimeuse
3. Archers
4. Archers des templiers rouges
5 DLC.
6 DLC. ou 5. Brocheux
7 DLC. ou 6. Bronto
8 DLC. ou 7. Béhémoth
9 DLC. ou 8. Bélier
10 DLC. ou 9. Bélier auguste
11 DLC. ou 10. Cabézard
12 DLC. ou 11. Cadavre
13 DLC. ou 12. Cauchemar
14 DLC. ou 13. Terreur (noté Cauchemar)
15 DLC. ou 14. Chattemite
16 DLC. ou 15. Chef de meute hurlock
17 DLC. ou 16. Cochard
18 DLC. ou 17. Cogneur
19 DLC.Crétahl
20 DLC. ou 18. Dragon
21 DLC. ou 19. Dragonneau
22 DLC. ou 20. Druffle
23 DLC. ou 21. Duvetin
24 DLC. ou 22. Démon de l'orgueil
25 DLC. ou 23. Démon de la colère
26 DLC. ou 24. Démon du désespoir
27 DLC. ou 25. Engeance
28 DLC. ou 26. Entité innommable
29 DLC. ou 27. Envie
30 DLC. ou 28. Fantassin
31 DLC. ou 29. Fantassin des templiers rouges
32 DLC. ou 30. Fennec
33 DLC. ou 31. Garde
34 DLC. ou 32. Garde des templiers rouges
35 DLC. Genlock
36 DLC. ou 33. Goule
37 DLC. ou 34. Grand ours
38 DLC. ou 35. Gurn
39 DLC. ou 36. Géant
40 DLC. ou 37. Hahl
41 DLC. ou 38. Horreur
42 DLC. Hurleur
43 DLC. ou 39. Hurlock
44 DLC. ou 40. Hyène
45 DLC. ou 41. Les templiers rouges
46 DLC. ou 42. Loup noir
47 DLC.
ou 43. Mabari
48 DLC. ou 44. Mage
49 DLC. ou 45. Musard
50 DLC. ou 46. Observations d'un palefrenier
51 DLC. Ogre
52 DLC. ou ou 47. Ombre
53 DLC. ou 48. Ombre de lui-même
54 DLC. ou 49. Ours
55 DLC. ou 50. Peur
56 DLC. ou 51. Phénix
57 DLC. ou 52. Revenant
58 DLC. ou 53. Rôdailleur
59 DLC.
60 DLC. ou 54. Snoufleur
61 DLC. ou 55. Sorcelien
62 DLC. ou 56. Spectre
63 DLC. ou 57. Templier rouge
64 DLC. ou 58. Tourbeux
65 DLC. ou 59. Varghest
66 DLC. ou 60. Wyverne
67 DLC. Émissaire des engeances


Araignée géante

Elles sont peut-être censées faire cette taille, les « normales » n’étant que des miniatures. Un Créateur juste et attentionné les aurait faites grandes dès le départ, pour qu’elles ne puissent pas se cacher. Car c’est ce qui vous dérange, non ? Qu’elles puissent se cacher ? Bon, c’est vrai que les bons gros spécimens de trois-quatre mètres avec leurs crochets énormes, c’est impressionnant. Mais au moins, on sait où ils se trouvent : dans les endroits sombres où le Voile est fin. On n’est jamais surpris par une araignée géante, parce qu’en général, c’est nous qui allons chez elle. Elles ne vous tombent pas dans vos bottes au matin. Et si leur toile est aussi solide qu’une corde, inutile de vous soucier de ce cheveu qui vous chatouille le cou, ni des bébés portés par le vent ! Ça vous fait horreur, n’est-ce pas ? De vous en prendre toute une nuée quand vous chevauchez ? Il pourrait y en avoir des dizaines, mais vous n’en voyez qu’une, que vous tentez d’écraser. Et quand vous regardez, elle n’est plus là. Et maintenant, vous sentez des chatouilles sur votre bras, puis votre épaule, et vous avez la sensation que ce cheveu est revenu vous titiller. Mais vous n’arrivez pas à retirer votre casque, à cause de vos gantelets. Et les poils dans l’oreille vous chatouillent de plus en plus. C’est bien ce qu’il y a de pire, hein ?

- Archives de la garde de Golefalois, 14 gardien 9 :39. Récit d’un témoin décrivant les provocations et la bagarre qui s’ensuivit. Aucune incarcération, la victime jouait au con.

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Araignée venimeuse

Quand nous avons compris, l’émerveillement et la gloire ont immédiatement fait place à la terreur et la violence. Nous sommes entrés dans la grotte sur les conseils du chaman, et nous n’avons pas été déçus. Sous nos yeux se dressaient des rangées et des rangées de silhouettes poussiéreuses : hommes et femmes, bêtes de somme, et ce qui ressemblait à des mises en scène de pillage, comme un commentaire silencieux. Nous nous imaginions parmi les soldats de plomb d’un roi dément, achetés avec des montagnes d’or, où parmi les sujets d’une impératrice cruelle, enterrés avec elle à sa mort. C’était, pour nous tous, une vue magnifique et un autre exemple du désir des mortels se prétendre à la création et l’immortalité.

Puis nous nous sommes demandé pourquoi leurs regards étaient tournés vers le plafond. Et soudain, nous avons eu la réponse.

Un son venu d’en haut, puis des pattes, des crochets et du poison. Je ne me souviens plus du nombre : mains que dans mes cauchemars, mais encore trop. Seules les flammes de nos apprentis mages nous ont permis de battre en retraite, mais pas tous. Plusieurs d’entre nous ont été paralysés en un instant, comme de nombreuses victimes avant eux. Quand je ferme les yeux, je les vois, ces nouvelles recrues de l’armée silencieuse, immobiles dans la contemplation de ce plafond mouvant, attendant d’être évidées.

- Extrait de Nul besoin de démons : les milles dangers de notre monde, recueil de merveilles et d’horreurs de la Nature publié par Philliam, barbe de son état !

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Archers

Combattre un ennemi muni d’un arc ou d’une arbalète est plus difficile qu’il n’y parait.

Un garde qui manie une arbalète dit la réarmer après chaque tir. S’il est seul, abritez-vous et faites en sorte qu’il manque son tir, puis attaquez-le avant qu’il n’ait le temps de tirer à nouveau. S’ils sont plusieurs, attaquez par le flanc de façon à faire face au garde ; servez-vous de lui comme bouclier et empêchez ainsi les autres de vous avoir en ligne de mire. N’avancez pas au milieu de leurs rangs et laissez-les hésiter de peur de se tirer les uns sur les autres.

Un soldat armé d’un petit arc est légèrement plus dangereux. Attaquez-le comme un arbalétrier, sachant qu’il risque fort de tirer à nouveau. Approchez-vous sans baisser votre bouclier, quitte à sacrifier votre vitesse de déplacement. Rares sont les archers qui maîtrisent réellement leur instrument ; ceux qui ne tremblent pas de peur ont tendance à tirer trop vite, ce qui signifie que leurs flèches ont plus de chances d’être déviées par votre armure ou votre bouclier que de les transpercer.

Peu de soldats ont les compétences ou la force nécessaires pour manier un arc long, et ceux qui en sont capables méritent notre respect à tous. Contre un tel ennemi, vous ne pouvez-vous défendre qu’en vous mettant à couvert. Déplacez-vous rapidement dans son champ de vision pour le forcer à compenser. Ne l’attaquez pas de front à moins que vos alliés puissent faire diversion. Une flèche tirée par un arc long à pleine puissance peut transpercer l’armure d’un berruier à cent mètres.

Un combat entre un archer et un berruier, c’est l’affrontement de la ruse contre la patience. Nous nous montrons trop souvent passifs, bardés de fer que nous sommes, face aux ennemis les plus agiles. C’est pourquoi, bien que les archers m’insupportent autant que n’importe quel berruier, il est bon de nous mesurer à eux, pour nous forcer à faire preuve de ruse et à jouer avec la patience de notre adversaire.

- Extrait de Réflexions sur l’usage des lames du maître d’armes Massache de Jean-Mien, étude obligatoire à l’Académie des berruiers.

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Archers des templiers rouges

Visez bien, le lyrium rouge n’est pas cette substance faiblarde qu’on vous a donnée toute votre vie. La chanson est plus profonde, elle a sa propre volonté. Domptez-la, et elle accomplira des choses qui dépasseront les rêves les plus fous des instructeurs de la Chantrie.

Ecoutez. Concentrez-vous sur la flèche dans votre main. Transmettez-lui votre puissance alors qu’elle s’échappe de l’arc. Cette force-là peut transpercer la plus épaisse des armures à l’autre bout du champ de bataille.

Bientôt, vous n’aurez plus besoin de vous arrêter pour l’entendre. Entrainez-vous, et la chanson résonnera dans vos veines.

Feu !

- Leçon donnée par un archer des templiers rouges aux nouvelles recrues qui commencent à ingérer du lyrium rouge.

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Brocheux

Les défenses courbées qui leur sorte du museau sont présentez chez les mâles et les femelles de l’espèce. Rarement utilisées au combat, les défenses supérieures jouent un rôle important dans le choix du partenaire. Les experts pensent que les brocheux sélectionnent leur partenaire selon la taille, mais également la courbe et la teinte de ses défenses. Ces choix étant définitif, une attention particulière est nécessaire afin d’assurer la prospérité du troupeau. Les couples de brocheux témoignent leur affection l’un pour l’autre en faisant légèrement claquer leurs défenses les unes contre les autres.

Le rôle de la décoration caractéristique du brocheux lors de l’accouplement a engendré de fâcheuses rumeurs selon lesquelles leurs défenses permettraient d’augmenter la virilité chez d’autres espèces. S’ils sont généralement dociles, les brocheux n’hésitent pas à se défendre s’ils sont acculés (ou bien si quelqu’un tente de scier une partie de leur anatomie). Le baron Vandermine aurait ainsi perdu trois de ses serviteurs.

- Extrait d’Etude comportementale du brocheux commun de Tilda Adère.

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Bronto

Il n’ y a que deux choses devant lesquelles un noble accepte de s’incliner : un Haut et un bronto en colère.

- Dicton nain

A l’origine, le Façonnat nain élevait cet animal massif comme bête de somme et ressource alimentaire, équivalent approximatif des bœufs et vaches de la surface, certaines espèces de brontos, taillées pour la stabilité et l’endurance plutôt que la vitesse, font office de montures. C’est surtout à Orzammar que l’on trouve des Brontos, mais il en existe aussi des troupeaux dans les Tréfonds, revenus à l’état sauvage après la chute des royaumes nains. Ils se contentent d’étonnamment peu pour survivre : les nutriments contenus dans l’eau, les champignons et même les rochers (d’où le surnom de « lèche-rocaille » que de nombreux nains leurs donnent). Sauf provocation, ils sont d’un naturel débonnaire, mais la charge d’un bronto en colère est synonyme de danger.

- Extrait de Récits souterrains de Frère Génitivi.

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Béhémoth

Nous aurions pu résister à un bélier, mais au béhémoth ? Il a arraché la porte de ses gonds, et puis a crié. Pas un rugissement ni un grognement, mais un cri, plein de rage et de douleur. Alors que je dégainais ma lame, je n’avais qu’une chose en tête : « Il y a un templier là-dedans. » Quelque part dans cette chose se trouvait un frère ou une sœur de l’Ordre : mon âme tout entière l’appelait à la raison. Mais qui que ce fût, nous l’avions déjà perdu, la corruption et les mensonges s’étaient emparés de lui. J’ai apporté mon aide comme j’ai pu, comme tout le monde. Nous devons abréger leurs souffrances. Et avec l’aide du Créateur, nous devons nous souvenir d’eux tels qu’ils étaient avant tout cela.

- Extrait des rapports du chevalier-sous-capitaine Veddir, considérations tactiques pour l’Inquisition.

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Bélier

Le bélier est une créature merveilleuse. Sa laine est sans pareille de ce côté-ci des montagnes pour rembourrer les manteaux d’hiver. Ses cornes et ses os peuvent être réduits en poudre et mélangés à la terre pour obtenir de meilleures récoltes, où brûlés et moulus pour en faire de l’encre. Sa peau est suffisamment épaisse pur isoler les fenêtres contre le vent. Ses excréments peuvent être brûlés quand le bois vient à manquer et sa graisse peut être transformée en bougies. Et je ne parle même pas de sa viande ! Avec un bélier adulte, on pourrait faire un ragoût pour un village entier et avoir assez pour encore une semaine.

Alors arrête de te plaindre d’être « payé en moutons » pour ton travail pendant les récoltes. Avec ce bélier et quelques brebis, tu pourras former ton propre troupeau. Estime-toi heureux qu’ils te soient offerts et que n’aies pas à aller les dompter dans la nature. Ecoute donc ton père, pour une fois : prends soin de ces animaux et ils prendront soin de toi.

- Lettre d’un fermier féreldien à son fils.

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Bélier auguste

« Le bélier Auguste » ! Celui qui lui a donné le nom de bélier n’avait sans doute jamais vu son cousin plus commun : ses pattes fines et son poil lisse donnent à cet animal la grâce d’un hahl. Ses cornes se courbent vers l’arrière, au-dessus d’oreilles délicates que le moindre brin d’herbe fait tressaillir. Lorsqu’il est surpris, la vitesse est la seule défense du bélier auguste face au chasseur. Il est difficile de s’approcher discrètement de ces créatures timides et craintives, mais je suis ici depuis si longtemps, et je me suis montré si paisible, que j’ai gagné leur confiance. Les béliers paissent tranquillement à un jet de pierre de mon chevalet pendant que j’écris ces mots, ne me prêtant pas plus d’attention qu’à une pierre dans le pré ou une fleur dans l’herbe.

J’aimerais seulement que ces saletés cessent d’essayer de manger mes toiles dès que je quitte le campement.

- Extrait du Journal de Tillendall Lemallen, peintre réputé de la vie sauvage et de portraits pour la cour orlésienne.

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Cabézard

Le Cantique de la Lumière affirme que le Créateur nous a créés, et dans notre orgueil, nous nous croyons bénis par ce fait. Du moins, s’il s’agit bien d’un fait, car je n’ai trouvé dans mes recherches que des illusions qui, à la lumière de la raison, ne sont bonnes qu’à voler en éclats et à être moquées pour leur inadéquation. Mais admettons que ce soit vrai, que le Créateur nous ait bel et bien créés.

J’ai vu le Cabézard se prélasser dans un rayon de soleil au fond du canyon ombragé, sa langue putrescente sondant l’air vicié du marais innommable, balayant l’herbe des planes sur son passage. Il semble être un cousin de la wyverne, mais dépourvu de la férocité sauvage qui fait de cette dernière une proie de choix pour les chasses des nobles orlésiens. Ses yeux aux épaisses paupières sont dépourvus d’intelligence, et sa mâchoire pend, grande ouverte. Il ne semble pas confus ou frustré par son manque d’intelligence, mais totalement satisfait, comme un imbécile heureux et bavant.

Son ventre blafard s’étire et se détend au-delà de la raison lorsqu’il dévore une proie. J’ai vu cette pitoyable bête avaler un berruier tout rond, ce grand guerrier surpris dans les herbes hautes, son armure d’argentite scintillant tandis que la bête étirait sa mâchoire pour le happer. A travers son ventre, j’ai vu l’homme lutter et se débattre avant de cesser tout mouvement, puis l’animal béat s’est laissé glisser dans une torpeur bienheureuse. Quelques jours plus tard, j’ai trouvé l’armure cabossée du noble berruier gisant dans les traces du cabézard.

Admettons que ce soit vrai, que le Créateur nous ait créés. Et s’Il nous avait créés pour servir de nourriture ? Et si le but de notre existence était d’emplir la panse d’une bête cachée dans les hautes herbes ? Et si nous n’étions que du bétail destiné à rassasier les stupides léviathans qui sommeillent sous nos pieds ?

- Extrait d’Anatomie de diverses bêtes terribles du Baron Havard-Pierre d’Amortisan.

Le maître nous demande de surveiller ses arrières en permanence pour s’assurer qu’il n’est pas suivi par un cabézard. Il porte également un bâton très aiguisé.

- Annotations dans les marges du manuscrit par Dunwich, le scribe du baron.

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Cadavre

Dans la plupart des régions de Thédas, les rites funéraires comprennent l’incinération ou le démembrement des défunts afin que les démons ne puissent prendre possession de leur corps. Mais tout le monde n’a pas droit à des funérailles en règle. Il n’est pas rare que les morts soient jetés dans des fosses communes à la suite d’une bataille ou d’une exécution. Autant demander directement à un démon de récupérer les corps.

- Extrait de Par-delà le Voile : esprits et démons de l’enchanteur Mirdromel.

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Recherche menée : Augmentation des dégâts infligés aux morts-vivants

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Cauchemar

Mes amis, il est communément admis que les démons les plus intelligents et les plus puissants choisissent d’observer les aspects les plus complexes de notre réalité et d’interagir avec eux. Un démon de l’orgueil peut graviter autour de la mégalomanie corrompue des nobles, de l’arrogance sanguinaire des soldats ou, malheureusement, de la confiance aveugle des mages. Un démon du désir peut se concentrer sur la luxure, la cupidité ou même les souhaits désespérés de ceux qui n’ont accès à rien dans le monde éveillé.

Que les démons aient un penchant naturel pour une telle particularité ou qu’ils l’acquièrent en observant la confluence d’événements spécifiques de notre monde est le sujet de nombreux débats, mais ce n’est pas la question à laquelle mon expérience pourrait répondre. Je me tourne à la place vers le thème de la peur.

Nous considérons les démons de la peur comme des créatures inférieures, puissantes mais simples, comme ces bêtes ordinaires que sont la fureur ou la faim. Mais la peur a de multiples visages, des phobies ridicules de la noblesse choyée aux menaces bien réelles que constituent la magie, les démons, les dragons et, tout particulièrement peut-être, l’Enclin.

Quel événement a eu plus d’influence sur le cours de l’Histoire humaine que les Enclins ? Si le premier Enclin ne l’avait pas affaibli, l’Empire tévintide aurait écrasé la rébellion d’Andrasté ; il n’y aurait ni Férelden, ni Cercles et, bien entendu, ni Chantrie telle que nous la connaissons. L’Enclin est une force inégalée de dévastation et de terreur, crainte et haïe a la fois par les paysans comme les rois, des reliefs nordiques des Anderfels aux confins méridionaux des terres sauvages de Korcari.

Je ne connais rien d’autre qui inspire une peur aussi universelle et spécifique. Certes, il y a bien les dragons et les démons, mais ils suscitent tous deux respects et fascination dans certaines cultures de Thédas. Seul l’Enclin est une source d’horreur pure. S’il existait un démon de la peur ayant adopté une forme plus intelligente et plus spécifique que les autres, ce serait un démon qui se concentrerait sur la peur de l’Enclin.

C’est l’expérience que je vais mener. Quand vous lirez ces lignes, mes amis, je serai endormie et je voyagerai dans l’Immatériel à la recherche d’une telle créature. Si je ne me trompe pas, elle fournira une source d’informations inégalée sur l’Histoire de notre monde, un savoir caché depuis l’époque de la Tévinter antique. J’ai ordonné aux scribes d’écrire rapidement à mon retour. J’aurai beaucoup de choses à raconter.

- Lettre trouvée à côté du corps endormi de l’enchanteresse de rang Jessimerre, sa dernière communication connue avant qu’elle ne soit possédée, puis tuée avec douze mages, neuf templiers et un nombre indéfini d’apprentis et d’Apaisés, aux mains du chevalier-sous-capitaine Hewlgarre.

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Terreur

Nous avons entendu leurs cris à des kilomètres, dans la nuit noire, où nous ne pouvions rien voir. A l’époque où je travaillais à la ferme de mon oncle dans le bannorn, un veau était tombé dans une crevasse et s’était cassé une patte. J’aurais dû aller chercher de l’aide, mais je pensais pouvoir le remonter tout seul. Malheureusement, je n’étais pas assez fort, et à chaque fois que j’essayais de le tirer, sa patte… Les cris de ce veau me hantent encore aujourd’hui, et c’est ça que j’ai entendu dans la nuit. Comme s’il était revenu pour m’arracher la jambe tout doucement, pour que je comprenne ce que je lui avais fait subir.

Mais nous avons tous entendu quelque chose de différent, vous voyez ? L’un des autres a dit qu’il avait rencontré une engeance à Ostagar, et que le cri qu’il avait entendu provenait d’une créature appelée « hurleur ». Un autre a entendu un rugissement de dragon, comme celui que poussait la bête qui avait incinéré sa famille. C’est là que j’ai compris que nous avions affaire à un démon ; une créature qui ne voulait pas simplement nous faire peur, mais plutôt nous faire pleurer de terreur et fuir pour sauver notre vie.

Et c’est ce que nous avons fait. Je ne pourrais même pas dire à quoi il ressemblait. Il était caché dans l’ombre, et même si nous étions prêts à nous battre, je me suis enfui quand il a poussé son cri. Je n’ai pas pu m’en empêcher. J’ai perdu le contrôle de ma vessie, j’ai lâché mon épée et j’ai pris mes jambes à mon cou. Ce n’est que plus tard que je me suis rendu compte que j’avais été séparé des autres et qu’il n’y avait pas un démon, mais plusieurs, désireux de s’abreuver de mes larmes de terreur.

- Extrait d’un rapport remis par Haren, soldat de l’armée féreldienne, 9 :15 du dragon.

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Chattemite

Une des rares créatures naturelles vivant dans les Tréfonds sans être une engeance, la Chattemite est un reptile des cavernes connu pour s’enterrer dans les voies caillouteuses des Tréfonds afin de prendre des proies par surprise, généralement des cochards. Ces bêtes chassent en meute, attaquant à l’aide de leurs gueules rondes et pleines de dents acérées, ou bien en crachant du venin à l’air de leurs glandes à poison. Bien qu’une simple chattemite ne présente gère de danger pour un explorateur expérimenté, leurs meutes peuvent lancer des attaques mortelles.

- Extrait de Récits souterrains de frère Génitivi.

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Chef de meute hurlock

Nous le conduisîmes dans la chambre du seigneur Varron, des hommes forts de chaque côté pour tenir les chaînes. Nous lui avions enlevé ses armes et l’avions battu jusqu’à ce qu’il puisse à peine marcher.

« Il parait que tu es le seul survivant des engeances des mines, lui lança le seigneur Varron. Un hurlock, c’est ça ? Il parait que tu as parlé à mes hommes quand nous t’avons capturé. »

La créature répondit : « Je leur ai dit qu’ils allaient mourir. » Sa voix était rauque et guturale, comme une bête entraînée à imiter le langage des hommes, mais nous n’avions aucun mal à le comprendre.

« Oui, rétorqua le seigneur Varron. Tu es plus intelligent que tes camarades.

- En effet.

- Si j’en savais plus, nous pourrions vous comprendre et négocier.

- Ca ne saurait tarder. Vos hommes m’ont battu à s’en faire saigner les poings. Mon sang s’est mêlé au leur. Ils entendront bientôt la chanson, ils sentiront leur sang brûler, et ils m’obéiront. »

Les hommes regardèrent tous leurs mains, car nous ne connaissions que trop bien le vice sanglant des engeances, et à ce moment, la bête arracha ses chaînes et saisit le seigneur Varron par le cou :

« Aucune discussion, aucune négociation. Vous allez mourir. Votre monde va mourir. Maintenant, vous comprenez. »

Il brisa la nuque du seigneur Varron et tua quatre hommes avant que nous réussissions à l’abattre.

- Extrait du Codex vicié, un recueil secret d’études sur les engeances, consultable uniquement par les membres du Magisterium à la bibliothèque impériale de Minrathie.

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Cochard

J’étais certain qu’ils étaient bien plus rares avant l’Enclin. Je devrais demander à un Garde des ombres si le fait de tuer un archidémon disperse des cochards un peu partout. Ces malheureuses créatures ne semblent adaptées à aucun endroit. Ils se nourrissent de n’importe quoi, mais ils brûlent dans les déserts, ils gèlent dans la neige, et ils sont plus faciles à traquer que votre propre cul. Tous les autres êtres vivants sont leurs prédateurs (sauf moi, leurs mains me répugnent) et pourtant, ils prospèrent. Ces petits salopards libidineux se reproduisent plus vite qu’ils ne se font dévorer.

Bref, tout ça pour dire que ceux de la ferme ont un tel degré de consanguinité qu’ils sont multicolores et incontinents. Je les vends à la capitale sous l’appellation de « lapins gorets orientaux ». Que disait père à propos des crétins aux poches bien remplies, déjà ?

- Extrait de la correspondance privée du « capitaine » Bryne, vendeur de cochards de compagnie, produite comme preuve après sept plaintes pour hydrophobies et morts consécutives à des morsures dans le quartier des jardins, 9 :36.

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Crétahl

Bien avant les premiers Thaigs, la légende évoque les crétahl, des monstres guerriers cornus aux yeux d'argent en fusion. Avec la force de trois brontos, les crétahl fonçaient sur leur proie et les réduisaient en bouillie à l'aide de leur collerette aussi dure que la pierre. Ils maintenaient leur proie au sol à l'aide de leurs quatre pattes robustes, et la débarrassaient de sa chair en un éclair, grâce à leurs puissantes mâchoires.

Malgré leur brutalité, quelques crétahl purent être domestiqués et devinrent de féroces armes au combat. Le sort de ces créatures sauvages nous est inconnu. Certains disent que les engeances les ont éliminées. D'autres, qu'elles n'ont jamais existé. Ceux qui font preuve de plus d'imagination supposent que ces merveilles de la nature se sont retirées dans les profondeurs de la Terre à la recherche de proies plus difficiles.

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Cogneur

Un guerrier muni d’une épée à deux mains effraie souvent les soldats ordinaires, mais pour berruier, ce n’est qu’un adversaire comme les autres. Un guerrier expérimenté peut tomber sous les coups d’un maillet ou d’une hache de guerre dans trois cas : s’il est pris par surprise dans le feu de l’action, s’il ne peut éviter le coup à cause de ses blessures ou du terrain, ou (cas le plus courant) s’il se fait toucher à cause d’une réaction inadaptée.

Nous manquons d’entrainement contre les armes à deux mains, car nous les méprisons nous-mêmes. Je pense que c’est une erreur qui, je l’espère, sera rectifiée au plus vite. J’ai vu trop de bons guerriers mourir à cause d’une erreur de jugement : en voyant un grand maillet s’abattre sur eux, ils lèvent leur bouclier pour bloquer le coup au lieu de le détourner. J’ai vu des hommes perdre leur sang-froid, par peur ou par colère, et attaquer directement un tel adversaire, pendant pouvoir risquer de prendre un coup comme ils le feraient face à une épée ou une dague. Dans le feu du combat, même l’esprit le plus entraîné peut avoir ce genre de pensées. Ceux qui ne peuvent surmonter ces idées y laissent la vie.

Observez l’arme, mais seulement pour jauger sa longueur. Autrement, comme dans tout combat, les hanches et les épaules de l’adversaire révèleront ses intentions. Les armes à deux mains ne sont dangereuses qu’en mouvement ou lorsqu’elles sont levées au-dessus de la tête pour asséner un coup vers le bas. Vous devez céder du terrain, mais seulement contre la menace véritable. Si l’adversaire avance, mais sans être prêt à frapper, avancez vers lui, attaquez et reculez pour vous mettre en garde avant que son coup ne soit prêt à partir. Il faudra peut-être le toucher à dix reprises pour le vaincre, et même au bout de la neuvième fois, il sera peut-être toujours capable de vous fendre en deux si vous ne vous méfiez pas de son allonge.

Si vous utilisez vous-même une telle arme, gardez vos distances et retenez-vous de réagir à un adversaire hors de portée. Vous ne pouvez pas vous remettre en garde aussi vite qu’avec une épée et un bouclier. Gardez votre arme en mouvement et mesurez la force de vos coups. Un pas hésitant en portant un coup pourra pousser de nombreux adversaires à croire qu’ils ne sont pas à portée et qu’ils peuvent négliger leur défense. Ainsi, vous pourrez vaincre la plupart de ceux qui se dressent contre vous. Avec ce style de combat, vous vous sentirez peut-être plus comme un boucher qu’un héros, mais les vivants peuvent se consoler, contrairement aux morts.

- Extrait de Réflexions sur l’usage des lames du maître d’armes Massache de Jean-Mien, étude obligatoire à l’Académie des berruiers.

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Dragon

On nomme dragons-sires les dragons femelles qui ont atteint leur pleine maturité : c’est là le monstre dont parlent les légendes, le plus rare de tous les dragons. En guise de tanière, ils creusent de vastes grottes qui logeront également leur harem de drakes, ainsi que leurs œufs et les dragonneaux.

Il est rare d’apercevoir un dragon-sire, car ceux-ci passent le plus clair de leur temps à sommeiller et s’accoupler tandis que leurs drakes chassent pour eux. Toutefois, une fois par siècle environ, le dragon-sire émerge de sa tanière et s’envole pour se prépare à la couvée. Quelques semaines durant, il sillonne les cieux en dévorant des animaux par centaines, du bétail principalement, et en semant le chaos. Il retourne ensuite pondre ses œufs pour ne plus se manifester avant le siècle suivant.

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Dragonneau

Un dragon qui vient d’éclore mesure approximativement la taille d’un cerf et est animé d’une faim vorace. Il vit quelque temps dans la tanière de sa mère avant de partir à l’aventure. Faibles et sans ailes, les dragonneaux naissent en larges portées, car seule une poignée survivra jusqu’à l’âge adulte.

Recherche menée : augmentation des dégâts infligés aux dragons.

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Druffle

On disait que les mages venaient à Golefalois. Il fallait partir, ou se retrouver pris entre deux feux. Guy a dit que nous serions en sécurité à Dénérim. Nous sommes donc partis dès que possible, mais les petits se sont épuisés au bout d’à peine deux kilomètres. J’étais sur le point de faire demi-tour, quand Gut a aperçu un troupeau de druffles dans les collines. Il a dit qu’ils ne devaient pas être si différents des chevaux ou des brontos. Oh, mais ces cornes… J’avais peur et j’ai demandé à Guy de ne pas y aller, mais il m’a répondu que nous n’avions pas le choix.

Il nous a dit de continuer, qu’il nous rattraperait plus tard. Il nous a embrassés et il est parti. J’ai poursuivi la route avec les enfants. Un jour s’est écoulé. Puis deux. Et trois. Et alors que j’ai su qu’il était mort.

J’ai failli abandonner. Un matin, j’étais partie chercher de l’eau à la rivière quand une pensée m’a traversé l’esprit. Comme ce serait facile… Ils seraient emportés sans peine, et je les suivrais. Plus de peur, plus de douleur. Alors que j’essayais de retrouver courage, j’ai entendu du bruit dans les broussailles. J’ai tout de suite cru que c’étaient des bandits, ou un ours. Mais à la place, j’ai vu apparaitre une bête gigantesque, avec un poil bleu-gris et des cornes noires et brillantes. Et assis sur son dos musculeux, mon Guy.

Le druffle était énorme, mais doux comme une biche. Les enfants l’ont surnommé Clochebleue.

Je n’ai jamais avoué à Guy ce que j’avais failli faire ce jour-là.

- Extrait d’un journal trouvé dans une tente de réfugié dans les Marches solitaires.

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Duvetin

Ces hommes instruits qui prétendent dominer les froides et étranges lois de ce monde refusent d’admettre l’indicible sauvagerie de la nature. Ils invoquent leur savoir comme l’homme somnolent s’enveloppe d’une couverture pour distraire de son conscient la sombre léthargie de ce monde. Un tel mensonge est incarné par le duvetin.

Son bec crochu forme un sourire qui semble se moquer des lois des hommes et du Créateur. Les plis pendants de sa peau rugueuse et squameuse sont dépourvus d’élégante simplicité. Mais cherchez donc la preuve sur sa colonne vertébrale, si la logique est votre fort, car dans les sombres piquants qui saillent nonchalamment de son dos, tout homme savant ne pourra que reconnaître les flèches froides et tordues de la Cité Noire.

Quel Créateur se moquerait donc de nos exubérantes transgressions en reproduisant Sa demeure sur cette répugnante créature dévoreuse de chair, ce charognard des déserts ? Quel message peut-on lire dans les piquants décrépits de ce mangeur de cadavres, autre que la Cité d’Or dont nous rêvons est noire, toujours noire ; une infection putride, empoissonnée à une époque qui dépasse la connaissance de notre esprit insignifiant, qui n’attend qu’une décision irréfléchie pour nous affliger de la compréhension de notre place véritable dans ce monde vaste et insensible ?

- Extrait d’Anatomie de diverses bêtes terribles du baron Havard-Pierre d’Amortisan.

Le maître veut dire qu’il pique.

- Annotations dans les marges du manuscrit par Dunwich, le scribe du baron.

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Démon de l’Orgueil

Les démons les plus puissants que l’on ait rencontrés à ce jour sont ceux de l’orgueil, peut-être parce que de tous leurs congénères, ce sont eux qui ressemblent le plus aux hommes ; ils sont aussi intelligents et manipulateurs que les démons du désir, avec un penchant presque humain pour l’ironie cruelle. Alors que les démons du désir préfèrent corrompre les mortels, ceux de l’orgueil se servent de leurs propres vertus à leur encontre. Les intelligents se dupent eux-mêmes. Les forts s’écrasent. Les modestes s’oublient. Les jaloux se craignent. Ils ont élevé la corruption et la ruine au rang d’art.

- Extrait de Par-delà le Voile ; esprits et démons de l’enchanteur Mirdromel.

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Démon de la colère

Rencontrer un démon de la colère sous sa craie forme, dans l’Immatériel, est une vision d’horreur : une entité élémentaire de feu, visiblement faite de lave amorphe, de petites fentes irradiant une lumière sinistre en guise d’yeux. Les capacités d’un tel démon sont basées sur le feu qu’il génère. Non seulement il brûle quiconque s’approche, mais les plus puissants sont capables de tirer des jets de feu et même des tempêtes de flammes qui peuvent toucher toute une zone.

Par bonheur, même les plus forts des démons de la colère n’ont pas l’intelligence des autres types. Leurs tactiques sont simples : attaquer l’ennemi à vue en y mettant toute la force dont ils disposent, jusqu’à la mort de l’adversaire. Certains démons de la colère insufflent dans l’hôte leurs dons de feu ; sinon, leur véritable forme n’apparait hors de l’Immatériel que si elle est invoquée par un mage.

- Transcription d’un sermon de Vheren, templier-capitaine de Tanterval, 6:86 de l’acier.

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Démon du désespoir

Nous les appelions autrefois démons de la paresse, mais nous avons appris que les démons du désespoir étaient tout autres. Ils ne sont pas l’antithèse de la justice ou du courage, mais plutôt de l’espoir. Ils génèrent des cauchemars qui rongent l’identité et la motivation. Ils sont attirés par les endroits où vivent les opprimés : bascloîtres, taudis, prisons, etc. Le miasme qu’ils propagent peut engendrer des comportements extrêmes, comme des vagues de suicides inexpliqués, des hommes et femmes emplis d’un chagrin tel qu’ils craquent. Les plus intelligentes de ces créatures sont extrêmement dangereuses, car non seulement elles se nourrissent du désespoir, mais elles en comprennent aussi ses causes… Et sont ainsi capables de l’engendrer. Dans la pénombre, elles détruisent des vies et boivent les larmes versées par des innocents qui n’ont aucune idée que leur malheur n’est pas dû au hasard.

- Extrait d’une conférence donnée par l’illustre chasseur ser Hayward de l’Ordre des Templiers.

Recherche menée : augmentation des dégâts infligés aux démons

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Engeance

Ceux qui voulaient par la force s’emparer
Des cieux les pervertirent. Ou était
Or ne fut plus que noirceur.
Ceux qui avaient été seigneurs-mages,
L’élite de leur ère,
Ne furent plus hommes, mais monstres.

- Oraisons, 12 :1

Le péché fut la sage-femme qui délivra les engeances ici-bas. Quand les Magisters tombèrent de la Cité d’Or, le monde entier partagea leur sort ; car ils n’étaient pas seuls.

Nul ne sait d’où proviennent les engeances. Ces parodies d’humains prolifèrent telle une infestation de sauterelles dans les endroits les plus sombres. Elles font souvent des captifs qu’elles tirent vivants jusque dans les Tréfonds, pour les dévorer comme le feraient les araignées. Peut-être sont-elles simplement le fruit des ténèbres. Toujours est-il que cette malédiction n’a guère de difficulté à se perpétuer.

Le dernier Enclin eut lieu durant l’Ere des tours. Une fois encore, ce fut au cœur de Tévinter qu’il apparut pour se propager vers Orlaïs au sud et les Marches libres à l’est. Le fléau s’étendit jusqu’en Férelden, mais la dévastation, la perversion des terres cessèrent bien avant nos frontières. Ici, les engeances relèvent toujours de la légende. Dans les terres du septentrion, toutefois, en particulier Tévinter et les Anderfels, on dit que les engeances hantent les Marches solitaires, menace constante qui fond sur les fermiers et les villages isolés.

- Extrait de Férelden : folklore et Histoire de sœur Pétrine, érudite chantriste.

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Entité innommable

En gagnant le premier étage de la tour, nous fûmes accueillis par une vision effroyable : un entrelacs d’ossements portant l’habit de l’une de nos enchanteresses de rang. Nous nous connaissions depuis des années, d’innombrables apprentis s’étaient succédé sous sa tutelle, et la voilà pantin d’un démon.

- Transcription du récit fait par un templier à Antiva, 7 :13 des tempêtes.

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Envie

Les démons de l'Envie sont constitués d'autant d'arrogance que de lâcheté. Ils isolent leurs victimes pour les étudier à l'envi, en cherchant à se mettre dans leur peau. Une fois convaincu de connaître le sujet sur lequel il a jeté son dévolu, le démon prend la forme du pauvre hère et le laisse pourrir sur place. Cependant, son envie n'est jamais satisfaite et il en veut toujours plus : plus de puissance, plus de talent, plus d'inspiration. Ceci l'incite donc à chercher une nouvelle proie, laissant derrière lui un sillage d'identités volées.

C'est au moment de cette transition que le démon de l'envie est le plus faible : il est vulnérable lorsqu'il passe d'un corps à l'autre et qu'il imite servilement les habitudes de son ancienne identité avant de trouver un autre mortel à copier. C'est pour cela que j'écris ces lignes. L'homme recroquevillé devant moi désirait tant savoir ce qu'un démon pense, veut et ressent. Il voulait qu'on lui décrive absolument tout. Il résiste, tel un prisonnier dans sa propre maison, mais je le sais déjà. J'ai la même soif de connaissances que lui. Que moi, bientôt.

- Parchemin trouvé sur le cadavre de l'érudit "Esmar Treviento" par les templiers qui l'ont traqué.

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Fantassin

J’ai affronté des duellistes antivans, des guerriers cendrés féreldiens et des escarmoucheurs des guerriers de la brume. Si l’on oublie les titres et les fioritures, ce ne sont que des hommes qui veulent voir leurs ennemis morts, mais ont besoin d’une main libre pour y parvenir. Les duellistes préfèrent offrir une cible réduite à la force d’attaque que pourrait fournir une main-gauche. Les guerriers cendrés ont besoin d’une main pour guider leur mabari et d’une arme légère pour profiter des ouvertures créées par leur chien, tandis que les guerriers de la brume s’appuient trop sur la vitesse et la furtivité pour utiliser un bouclier lourd.

Quand vous affrontez ce genre d’adversaire, respectez sa vitesse. Ses mains et ses pieds vont beaucoup bouger ; ne vous en souciez pas. Observez plutôt ses hanches et ses épaules. Commencez par lui retirer l’avantage fourni par ses alliés ou son environnement, à moins que vous ne puissiez en bénéficier aussi. Une fois que vous contrôlez son arme, écrasez-le. Il n’a pas de bouclier, et vous n’avez pas à craindre une deuxième lame.

Si vous devez absolument vous battre de cette façon, vous devez choisir si vous allez agir en duelliste à une main ou en berruier. Dans le premier cas, éloignez la jambe arrière pour renforcer votre cible centrale, comme vous n’avez pas de bouclier pour vous protéger le corps ni de deuxième arme pour améliorer votre portée : concentrez-vous sur une attaque rapide et n’hésitez pas à reculer quand vous ne pouvez pas prendre l’avantage. Dans le deuxième cas, utilisez vos protections de bras comme bouclier, et essayez d’arracher l’arme de votre adversaire. Les cicatrices de mon bras gauche témoignent de mes tentatives en ce sens, mais celles de mes adversaires sont bien pires. Le mieux est encore de ne pas perdre son bouclier, mais la perfection n’a pas cours dans le feu de la bataille.

- Extrait de Réflexions sur l’usage des lames du maître d’armes Massache de Jean-Mien, étude obligatoire à l’Académie des berruiers.
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Recherche menée : augmentation de dégâts infligés aux humanoïdes.

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Fantassin des templiers rouges

Vous vous souvenez quand je recherchais des mages qui s’étaient cachés dans les montagnes ? Je suis tombée sur des templiers rouges hérétiques qui les attaquaient, et s’en sont pris à moi aussi. Les soldats semblaient normaux en apparence, mais leurs coups étaient d’une telle puissance qu’ils m’ont engourdi le bras malgré son bouclier. Il m’a fallu trois minutes pour en tuer seulement un, et j’ai dû lui couper la tête pour qu’il arrête de bouger ! C’est à ce moment-là que j’ai vu leur chef : un chevalier gigantesque et difforme. D’un geste, il a projeté un rai de lumière sur l’un de ses hommes. Du lyrium rouge à transpercé le dos du soldat, et il s’est changé en une… chose qui a rendu malades tous les mages.

Je ne sais toujours pas comment nous avons survécu. Ces mages ne sont que des enfants et des érudits apeurés qui fuient la guerre après l’éclatement de leurs Cercles. Heureusement que l’un d’entre eux était un guérisseur, ou j’aurais perdu mon bras.

- Lettre d’une templière dissidente à son mari.
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Recherche menée : augmentation des dégâts infligés aux templiers rouges.

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Fennec

Mon très cher père et seigneur,

Vous êtes fort, juste et assurément le plus beau iarl de tout Férelden. Je veux un fennec. S’il vous plait, s’il vous plait, ramenez-m ’en un. J’ai vu une image dans un livre que Brigid portait pour maître Fergal, et c’est la créature la plus adorable que j’aie jamais vue.

Le livre dit qu’ils vivent dans les montagnes et se nourrissent de compagnols et d’autres choses répugnantes. Quand j’aurai le mien, je ne lui donnerai que des bonnes choses. Comme du gâteau, et des perles. Pitié, pitié, pitié, envoyez quelqu’un m’en attraper un. J’en ai vraiment besoin tout de suite. Rubis s’ennuie… Ce n’est pas ma faute si Primmie et Pompon sont cassés. Ne croyez pas ce que dit Eileen.

S’il vous plait… Je vous promets que je n’achèterai plus de soie ce mois-ci. Il fait trop froid, de toute façon.

Votre fille adorée et obéissante, Habren.

- Message d’Habren Bryland à son père Lionas Bryland, iarl des Marches du sud, écrit en 9 :31 du dragon.

Des rapports indiquent que, quelques semaines plus tard, Lionas a bien offert un renard blanc à sa fille, qui l’a ensuite « perdu » dans un puits.

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Garde

Un novice accorde la plus grande importance à son épée, et croit son bouclier là pour montrer les couleurs de sa famille. Cette bêtise est certes risible, mais l’élève plus âgé, qui voit en son bouclier un signe d’invincibilité envoyé par le Créateur, n’est guère plus malin. Un guerrier qui rentre du combat avec un bouclier cabossé et ébréché peut être loué pour son courage. Celui qui revient avec un bouclier à peine éraflé devrait être loué pour son talent.

N’oubliez pas que vos boucliers de métal ont été mis en forme par la force des coups, et que cette même force peut les déformer. Et même si un coup ne perfore pas votre bouclier, il se diffuse dans votre bras et votre épaule, où les chocs et la douleur finissent par épuiser les plus forts des combattants. En combat singulier, vous pouvez obtenir un avantage rapidement en recevant un coup directement sur le bouclier afin de pouvoir en donner un en retour ; si vous protégez quelqu’un, vous n’aurez peut-être pas le choix. Dans tous les autres cas, que vous ayez un ou plusieurs adversaires, mieux vaut vous servir de votre bouclier pour cacher les déplacements de vos hanches et vos épaules, en forçant l’ennemi à se concentrer sur lui plutôt que sur vous.

C’est également valable quand vous affrontez un adversaire équipé de la sorte. Votre objectif n’est pas le bouclier, mais l’homme qui se cache derrière. Tourner autour de lui ou bloquer son bouclier peut vous permettre de prendre l’avantage. Sinon, faites pleuvoir les coups sur ses défenses jusqu’à ce qu’il faiblisse et baisse sa garde. Si vous n’êtes ni assez doué pour l’esquiver, ni assez en forme pour le fatiguer, vous allez sans doute mourir.

- Extrait de Réflexions sur l’usage des lames du maître d’armes Massache de Jean-Mien, étude obligatoire à l’Académie des berruiers.

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Garde des templiers rouges

Jers,

Quand j’ai aperçu des templiers sur la route, mon cœur s’est réjoui. Je leur ai demandé s’ils étaient venus arrêter les mages rebelles qui avaient brûlé les fermes, mais l’un d’entre eux a grommelé que ça ne nous regardait pas. C’est à ce moment que j’ai remarqué ses yeux rouges. Pas comme après une longue nuit à l’auberge ; rouges, vraiment rouges. Vernie a répondu que nous étions sur les terres de la banne, et qu’il était en droit de savoir qui les foulait. Cette ordure de templier l’a abattu sans un mot ! Nous étions plus d’une dizaine, ils n’étaient que trois, et nous n’avons même pas réussi à passer leurs boucliers. Je n’ai jamais vu d’hommes aussi forts. Ils maniaient de grands pavois en métal comme s’ils étaient en plume.

Nous avons dû fuir. Dite à la banne de fermer les portes du château à tous les templiers de passage.

- Lettre d’un garde de la banne Harkwold.

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Genlock

Le plaisir que Cassius prend à disséquer les monstres est répugnant. Aujourd'hui, un genlock trônait sur sa table d'autopsie. Lorsqu'il a ouvert la poitrine du monstre et que du sang noir a coulé de l'incision, il a ricané.

"Je me demande quel bruit il ferait s'il était encore en vie," a-t-il songé à voix haute en écartant la peau, pâle et épaisse.

"Je ne sais pas. Un gargouillis ?"

S'il a perçu le ton de ma voix, il n'en a pas tenu compte et a poursuivi ses bavardages. "Tous ces muscles. Et regardez-moi ces mains ! Elles sont presque deux fois plus grosses que les pieds ! Attrapez-moi un bocal."

J'ai obtempéré, puis reculé, la bouche couverte pour éviter les éclaboussures, alors qu'il sectionnait les membres, un à un.

La tête a été retirée en dernier. Il l'a approchée des bougies. "La mère couveuse qui a donné naissance à cette créature était une naine, autrefois. Qu'est-ce que je donnerais pas pour en étudier une. Un autre bocal, s'il vous plaît."

Quand Cassius a laissé tombé la tête dans le récipient, je jure que je l'ai vue cligner des yeux. Je ne sais pas si je pourrai en encaisser beaucoup plus.

- Extrait du Codex vicié, un recueil secret d'études sur les engeances, consultable uniquement par les membres du Magisterium à la bibliothèque impériale de Minrathie.

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Goule

Parmi les héritages les plus tristes du cinquième Enclin figurent ces pauvres âmes qui, après avoir survécu aux attaques des engeances à Férelden, succombèrent à la corruption de l’Enclin. Nous avons vu des animaux (des oiseaux, des loups et même des ours) transformés en de pâles copies d’eux-mêmes, mais les humains ne sont pas à l’abri de subir le même sort.

Ces pauvres victimes qui ne sont pas emportées rapidement par les engeances ou la maladie sont prises d’une fièvre folle. Leur corps perd ses poils et se recouvre de plaies qui le déforment ; dans leurs derniers instants de lucidité, ils disent souvent entendre des murmures ou une chanson qui semblent échapper aux autres.

Il est vital, dès que ces victimes entendent de telles choses, d’abréger leurs souffrances rapidement et avec clémence. Plusieurs histoires Féreldiennes parlent de ces goules viciées par l’Enclin qui attaquent leurs amis et répandent la corruption. S’il est probable que la maladie finisse par tuer la pauvre créature, sa force moribonde fait d’elle un danger presque aussi redoutable qu’une engeance.

Ce ne sont plus nos amis, nos frères et sœurs, nos voisins. Ce sont des victimes de l’Enclin, qui méritent le même sort qu’Hessarian réserva jadis à Andrasté : une lame fatale.

- Extrait de Marques de l’Enclin de sœur Dorcas Guerrin.
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Grand ours

Le grand ours orlésien tire bien évidemment son nom de sa taille remarquable. On le surnomme également « vieil homme de la forêt » ou, sur un ton moins sympathique mais beaucoup plus explicite, « Tueur de bûcherons ». Il semblerait qu’on le trouve exclusivement dans les régions reculées de la Dalatie et que même les nobles évitent de le chasser, ce qui fait de lui un cas unique parmi la faune géante, rare, exotique et mortelle de Thédas : la seule chose que les Orlésiens craignent réellement.

- Extrait de A la poursuite du savoir : pérégrinations d’un érudit chantriste de frère Génitivi.

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Gurn

«  Au réveil, un troupeau surgi de nulle part était au milieu du campement. Et c’était pas la première fois. Je puise de l’eau dans une oasis en chantonnant, et pouf, en voilà un derrière moi. Je parle quelques minutes avec un collègue, et en voilà deux qui nous regardent. Je crois qu’ils trouvent ça bizarre, de parler. »

« Je dis ouste, cette sale bête me marche sur le pied. On me paie pas assez pour que je risque mes pieds. »

« Je crois pas qu’ils piétinent les feux pour les éteindre. J’en allume tout le temps, jamais vu un gurn débarquer. »

« Ils sont inoffensifs, tant qu’on les traite pas comme du bétail. Ceux qui ont été élevés, peut-être, mais pas les sauvages. Une fois, on a voulu en seller un, essayer de le débourrer comme un cheval. Cette bosse serait bien pratique contre les flèches. Mauvaise idée. Ça a mal fini pour Cinq-Orteils. On l’appelait Six-Orteils, avant, mais pas à cause de ses pieds. Il s’est pris un bon coup de corne. »

« Traire ces trucs ? Et puis quoi encore ? »

- Extraits au sujet des Gurns, voix des caravanes compilés par Philliam, barde de son état !

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Géant

9:38 du dragon, 4 Démétra, suite de mes réflexions sur les géants.

Je suppose que leur présence sur ces terres est due à des perturbations dans leur environnement. Des engeances ont peut-être détourné des cours d’eau souterrains et ainsi fait disparaitre leurs proies. La nourriture semble être leur seule motivation : je les ai vus manger de la viande, des céréales, des feuilles, tout ce qui peut être digéré, sans se soucier du goût ni de la texture. Leur capacité à trouver de quoi se nourrir est si poussée que le terme de « troll » serait plus juste d’un point de vue académique, mais on ne peut en vouloir aux fermiers pour leur dénomination objective. Quoi qu’il en soit, ces géants ne sont-ils vraiment que des bêtes à l’instinct destructeur ?

J’ai suivi un spécimen du nord, où ils sont un peu plus communs. (Se reproduisent-ils à Tévinter ? Est-ce à cause de la douceur du climat ? De la corruption des champs silencieux ?) Il suivait les cours d’eau, préférant se laisser flotter, mais à aucun moment je n’ai vu de lueur d’intelligence dans ses yeux, et il n’a jamais semblé envisager davantage que son environnement immédiat. Mais ils m’intriguent tout de même, car ils possèdent des mains, ce qui signifie qu’ils peuvent potentiellement les lever pour rendre grâce. A travers la création, les êtres bipèdes dotés de mains ont toujours été le signe d’un dessein supérieur. O Créateur, quelle leçon tirer de l’observation de Tes étranges enfants ? Je l’approcherai demain, en Ton nom.

Extrait annoté à la suite, d’une écriture différente :

Dernière entrée dans les lettres de frère Estomahr, ses seules possessions récupérées intactes, probablement parce qu’elles étaient déjà plates. La recommandation d’un archiviste : rappeler aux néophytes que l’histoire de « sœur Dariel dans l’antre des loups » n’est qu’une métaphore.

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Hahl

La première chose à comprendre concernant les hahl, c’est que ce ne sont pas nos serviteurs. Ce ne sont pas nos animaux de compagnie. Ce sont nos frères et nos sœurs. Souvenez-vous que Ghilan’nain, la mère de tous les Hahl, chassait autrefois pour le peuple. Sans les hahl, il n’y aurait pas de Dalatiens.

Deuxièmement, il est important de savoir qu’on ne peut pas forcer un hahl à faire quelque chose contre sas volonté. J’ai entendu parler de shemlens qui croisent des troupeaux et tentent de les capturer à l’aide de cordes et de brides. Ils regrettent vite leur bêtise quand ils finissent empalés sur leurs cornes. N’oubliez jamais que c’est à dos de hahl que nos chevaliers allaient autrefois combattre. Le sang guerrier coule toujours dans leurs veines et ils préfèrent se battre jusqu’à la mort plutôt que de s’avouer vaincus. Comme les Dalatiens, les hahl sont fiers. Un hahl sait qui il est, et refuse que quiconque le rabaisse.

Alors, comment les atteler aux aravels ? Comment les monter, ou les charger ? Et bien… Comme quand vous voulez qu’un frère, une sœur ou un ami vous rendre service : il suffit de demander. Si vous avez gagné la confiance d’un hahl, il vous donnera sa bénédiction. C’est incroyable que les humains ne pensent jamais à demander l’amitié d’un hahl. Cela dit, ce sont des shems… Ils ne respectent rien.

Adara, éleveuse de hahl du clan Ralafeïrin, à son apprenti.

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Horreur

Presley :

Quoi que tu fasses, ne t’approche pas de ces templiers rouges avec d’énormes bosses dans le dos. Ils lancent du lyrium ! On peut le voir s’accumuler dans la paume de leur main avant qu’ils le projettent. Henley s’en est pris dans la figure ; il aurait un paquet de cicatrices si je n’avais pas été la pour soigner ses blessures après avoir extrait les cristaux. On s’est mis à attaquer le templier avec nos sorts, mais d’un coup, l’air est devenu rance. J’ai eu la nausée, comme quand on reste près d’une grande quantité de lyrium brut. Lyra a failli s’évanouir. Je l’ai attrapée et j’ai filé. Avec un peu de chance, ce monstre aura trouvé des proies plus intéressantes que nous.

Je n’ai jamais porté les templiers dans mon cœur, mais les voir mutilés par le lyrium ne m’apporte aucune joie. Je ne comprends pas pourquoi ils s’infligent cette torture.

Jahna

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Hurleur

Toute une unité s'est enfoncée dans le sol, et seul Tarquin est revenu. C'est Cyra qui l'a découvert, tremblant et couvert de sang. Nous lui avons demandé ce qu'il s'était passé mais n'avons obtenu que des marmonnements incohérents en guise de réponse. Cyra ne le prend pas bien. Elle est proche de la famille de Tarquin et a peur de la réaction de la magister Nastasia en découvrant ce qu'il reste de son fils.

J'ai toujours bon espoir que son esprit se remette. Tarquin a besoin de repos et de vin, c'est tout.
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Cela fait presque deux semaines déjà, mais Tarquin fait des progrès considérables. Il ne se balance plus sur le lit, les genoux serrés contre la poitrine. Hier, il a même laissé Cyra lui tenir la main. Les marmonnements ont laissé place au silence, mais je pense que les mots ne tarderont pas à revenir.

Nous avons envoyé une autre unité pour enquêter. Comme il fallait s'y attendre, elle a découvert les traces d'un massacre. Cyra pense que l'unité de Tarquin a été prise dans une embuscade. des corps à moitié dévorés, des blessures imputables à des armes rudimentaires... Tout porte à croire à une attaque d'engeances.
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Tarquin a parlé aujourd'hui. Un seul mot, mais c'était suffisant. "Hurleur. Hurleur. Hurleur."

Cyra l'a serré contre elle alors que les tremblements reprenaient.

- Extrait du Codex vicié, un recueil secret d'études sur les engeances, consultable uniquement par les membres du Magisterium à la bibliothèque impériale de Minrathie.

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Hurlock

Ceux qui voulaient par la force s’emparer
Des cieux les pervertirent. Où était
Or ne fut plus que noirceur.
Ceux qui avaient été seigneurs-mages,
L’élite de leur ère,
Ne furent plus hommes, mais monstres.

- Oraisons, 12 :1

Le péché fut la sage-femme qui délivra les engeances ici-bas. Quand les Magisters tombèrent de la Cité d’Or, le monde entier partagea leur sort ; car ils n’étaient pas seuls.

Nul ne sait d’où proviennent les engeances. Ces parodies d’humains prolifèrent telle une infestation de sauterelles dans les endroits les plus sombres. Elles font souvent des captifs qu’elles tirent vivants jusque dans les Tréfonds, pour les dévorer comme le feraient les araignées. Peut-être sont-elles simplement le fruit des ténèbres. Toujours est-il que cette malédiction n’a guère de difficulté à se perpétuer.

Le dernier Enclin eut lieu durant l’Ère des tours. Une fois encore, ce fut au cœur de Tévinter qu’il apparut pour se propager vers Orlaïs au sud et les Marches libres à l’est. Le fléau s’étendit jusqu’à Férelden, mais la dévastation, la perversion des terres cessa bien avant nos frontières. Ici, les engeances relèvent toujours de la légende. Dans les terres du septentrion, toutefois, en particulier Tévinter et les Anderfels, les engeances hantent les Marches solitaires, menace constante qui fond sur les fermiers et les villages isolés.

- Extrait de Férelden : folklore et Histoire de sœur Pétrine, érudite chantriste.

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Hyène

La hyène commune est un prédateur remarquable qui peut prospérer dans les conditions les plus difficiles. Les meutes qui travaillent de concert peuvent abattre des proies aussi puissantes et massives qu’un grand ours. C’est un spectacle incroyable, mais gardez bien vos distances, car l’une de ces beautés a tué mon bronto en moins d’une minute.

- Extrait de La Nature de Thédas : volume deux de Stéphane d’Eroin.

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Les templiers rouges

Les templiers rouges, comme leur nom l’indique, sont des templiers qui ont ingéré du lyrium rouge, avec exactement les mêmes résultats que Mérédith à Kirkwall : pouvoirs améliorés, nouveaux pouvoirs, force surnaturelle. Néanmoins, la substance les transforme en monstres au fil du temps. Des cristaux se forment à l’intérieur de leur corps et vont jusqu’à transpercer leur boîte crânienne, à ce que l’ont m’a dit. A la fin du processus, le templier rouge perd définitivement l’esprit et abandonne son âme à une folie aveugle.

La Chantrie a-t-elle poussé nos templiers au-delà de leurs limites, ou cette déchéance était-elle inévitable ? Puisse le Créateur nous venir en aide, je prie que nous ne soyons pour rien dans la métamorphose de nos bons et preux chevaliers d’horribles bêtes démoniaques.

- Lettre à une amie de Mère Célérès de la Grande cathédrale.

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Loup noir

Les éclaireurs ont signalé des comportements étranges chez les loups.

La Brèche et les autres failles ont causé des bouleversements sans précédent dans le Voile. De telles altérations de l’environnement pourraient expliquer cette agressivité inhabituelle. Si c’est le cas, je ne peux pas encore évaluer l’ampleur de l’impact. Combien de loups sont-ils touchés par ce déséquilibre environnemental ? Quel danger représentent-ils pour les autres membres de la meute ? Et pour la population locale ?

Une enquête plus approfondie est nécessaire.

- Rapport soumis à Cassandra Pentaghast par Minaeve, apprentie mage et chercheuse pour l’Inquisition.

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Mabari

Les chiens font partie intégrante de la culture féreldienne. Parmi eux, les plus prisés sont de loin les mabaris, une espèce vieille comme les légendes que l’on dit descendre des loups qui servaient Dane. Réputés pour leur intelligence et leur loyauté, ces chiens ne sont pas qu’une arme de guerre doublée d’un signe extérieur de richesse : c’est l’animal qui choisit son maître, avec qui il passera le restant de sa vie. Partout à Férelden, être flanqué d’un mabari est un signe indiscutable de valeur.

Les mabaris jouent également un rôle essentiel dans la stratégie militaire féreldienne. Ces molosses dressés peuvent sans mal désarçonner un chevalier ou rompre une formation de vougiers, voire provoquer la panique parmi les soldats les plus endurcis, saisis de terreur face au déluge de crocs et d’aboiements.

- Extrait de Férelden : folklore et Histoire de sœur Pétrine, érudite chantriste.

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Mage

Les mages ne sont ni des démons ni des monstres. Ce sont des hommes et des femmes comme les autres, si ce n’est qu’ils maîtrisent une arme surnaturelle que peu possèdent. J’insiste sur le fait que je ne pense pas que tous les mages doivent être passés au fil de l’épée, comme certains le voudraient. Mais il est vrai que les mages vivent chaque instant avec une arme toujours dégainée et prête à l’emploi, qu’ils le veuillent ou non. Ceux qui affirment qu’ils sont inoffensifs devraient plutôt se demander comment les apostats qui projettent du feu quand les templiers attaquent peuvent être aussi doués pour semer la mort. A l’Académie, nous savons bien qu’aucun talent ne vient sans pratique.

Si vous affrontez un mage, vous devez vous approcher de lui, quel que soit le danger, sans quoi vous risquez de perdre le contrôle de la situation. L’attaque d’un mage frappe rarement avec la force d’une lame de berruier, mais elle est souvent imprégnée d’énergies surnaturelles : du feu qui cuit un homme dans son armure, de la foudre qui prive ses membres de leur force, etc. rester en retrait, c’est lui donner le temps d’altérer le champ de bataille à son avantage, que ce soit par l’invocation d’un mur de glace, d’un allié démoniaque ou de flammes magiques pour renforcer les armes de ses alliés. Il est bien connu que celui qui contrôle le champ de bataille sort souvent vainqueur du combat. Vous devez forcer le mage à réagir à vos actions tout en continuant de l’attaquer.

Les mages portent rarement des armures lourdes, mais leur magie peut les protéger aussi efficacement que le métal. J’ai insisté sur le fait qu’il fallait surveiller les hanches et les bras de votre adversaire plutôt que ses mains, mais quand il s’agit d’un mage, ses bras et ses mains pourraient être vos seuls indices. Si son corps est protégé contre votre lame, tentez d’entraver ses bras ou de l’immobiliser au sol. Ce n’est ni élégant ni honorable, mais lorsque l’on combat un mage, il n’y a pas d’honneur. Seule la survie compte.

- Extrait de Réflexions sur l’usage des lames du maitre d’armes Massache de Jean-Mien, étude obligatoire à l’Académie des Berruiers.

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Musard

En face à face, un adversaire équipé d’une armure légère et de lames courtes ne représente que peu de danger pour un berruier expérimenté. Cependant, tous les combats ne sont pas des duels. Si vous partez du principe que l’ennemi partage vos valeurs, vous mourrez. La seule règle sur laquelle les combattants s’accordent presque tous, c’est qu’il vaut mieux ne pas mourir, mais un Garde des ombres ou un garde-corps de l’empereur pourraient contester cette sagesse communément admise.

Un escarmoucheur frappera par surprise, se reposant sur ses alliés pour attirer votre attention. Dans une bataille opposant de nombreux hommes dans chaque camp, vous devez partir du principe que l’ennemi possède de telles troupes. Lorsque vous combatte en formation, vous ne devez pas rompre le rang pour profiter d’un avantage apparent. Vous vous retrouveriez sans défense et mettriez en péril ceux qui dépendent de vous. Lorsque vous combattez seul, évitez les coups qui pourraient affaiblir votre garde.

Quand vous savez que vous affrontez ce genre d’ennemi, soyez vigilant et n’oubliez pas que votre armure est plus solide que la sienne. S’il se cache, ne le poursuivez pas dans les ombres, où il aurait l’avantage. S’il vous harcèle à distance, ne vous laissez pas appâter. Un berruier mérite mieux comme mort qu’une dague empoisonnée glissée sous son armure. C’est pourtant le sort qui attend ceux qui, dans leur impatience, poursuivent un ennemi qu’ils jugent indigne de leur honneur.

Soyez calme, soyez méthodique et attendez que votre adversaire soit envahi par la peur de votre épée et de votre bouclier. C’est là qu’il se décidera à vous attaquer directement, pensant que ses lames sont assez rapides pour contourner votre bouclier. Au moment où il agira, vous pourrez le tuer.

- Extrait de Réflexions sur l’usage des lames du maître d’armes Massache de Jean-Mien, étude obligatoire à l’Académie des berruiers.

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Observations d’un palefrenier

Vous n’avez jamais vu un fringant cavalier chevauchant à travers la plaine sur son fier destrier ? Dommage pour vous. Ces animaux sont plutôt communs, mais ils ont un coût, alors il faut les protéger contre les menaces extérieures comme l’Enclin, le vol ou les bandits de grand chemin. Garçon d’écurie, ça ne s’improvise pas. Une vrai monture n’est pas une bête e somme qu’on brise à coup de fouet pour lui faire tirer la charrue jusqu’à la mort, où le joujou d’un noble amateur de chasse au renard : c’est un esprit libre, un miracle quotidien, et ça se mérite.

Les chevaux
Il n’y a pas meilleur cheval que le pur-sang féreldien, un animal robuste et nerveux. Ne vous laissez pas trompez par sa taille, il n’est pas fait pour travailler aux champs. Des siècles d’élevage méticuleux ont changé une race commune en gloire galopante, une créature aussi à l’aise au cœur d’une charge sabre au clair que d’une longue chevauchée en terre étrangère. Mais attention à ceux qui s’imaginent que son endurance et sa vitesse sont sans limite : poussez-le trop loin, et vous mordrez la poussière. Littéralement. Il sait ce qu’il a à faire et il attend la même chose de vous. Un cavalier averti en vaut deux, surtout s’il veut rester en vie.

Le destrier aux flammes de l’Inquisition
Je n’aurais jamais cru voir un jour une telle armure équine, sans parler de la pureté de la race. Un véritable pur-sang, affublé des atours d’un véritable maître. C’est une combinaison totalement unique, et cet animal en est parfaitement conscient. Monture et cavalier, destinés aux plus grands exploits ; ne nous décevez pas, la barre a été placée très, très haut.

Le hahl rouge
C’est un honneur d’en voir un de près et d’avoir survécu pour en parler. La fierté de l’écurie, de toutes les écuries. Même les Dalatiens disent qu’il est rare d’en apercevoir de loin. Les quelques âmes qui sont parvenues à en dresser un, et elles sont vraiment très peu nombreuses, disent qu’il n’existe pas d’animal plus digne de confiance, plus en phase avec son cavalier, plus majestueux. Vous voulez en imposer plus que lui ? Laissez-vous pousser des ailes.

La « Licorne des marais »
Je me demande encore ce que vous avez déterré là. J’en ai parlé à un mage, et j’ai eu une réponse incompréhensible, façon « je plane dans l’Immatériel ». J’ai eu plus de chance avec votre Apaisée, même si j’en ai encore la chair de poule. Pour faire simple, il y a une espèce d’esprit là-dedans. J’ai cru comprendre que ça pouvait être un démon… Le revers de la médaille, si on peut dire. Le problème, c’est que pour moi, cheval est synonyme de « liberté »… Alors c’est quoi, le revers de la liberté ? Le chaos ? Un truc du genre, sûrement. Bref, quelle que soit la chose qui habite cet animal, c’était un pure race, un destrier orlésien digne des plus grands berruiers, qui a reçu les meilleurs soins de son vivant. Vu ses blessures, je pense qu’il est tombé dans un combat contre des démons et que son maître à lui-même abrégé ses souffrances. L’esprit de loyauté, de liberté où de je ne sais quoi qui fait galoper les chevaux l’a ramené de l’au-delà et voilà fin de l’histoire. Tout ce qu’il veut, c’est servir son maître. Ce sera une bonne monture, j’en suis sûr, et je le mettrai à l’écurie comme les autres, mais je refuse de lui brosser la crinière.

Le dracolisk
J’en ai entendu parler, vu quelques-uns. Pas aussi rares qu’on le pense, mais très difficiles à maîtriser. Quand on commence par « mauvais caractère » et « entêté », ce n’est jamais bon signe pour un dresseur. Franchement, ils sont mauvais par nature, point. Éperonnez un cheval un peu trop rudement et il vous coincera contre un arbre ; si vous avez le malheur de battre les flancs de cet animal de travers, il vous arrachera un bras. Ceci étant dit, tout n’est pas à jeter : c’est une monture aussi solide et rapide qu’une autre, et les cavaliers qui arrivent à la monter forcent l’admiration partout où ils passent. Ce n’est pas vraiment « Je peux faire ce qui vous semble impossible », mais plutôt « Je peux faire ce que vous n’oseriez jamais faire. »

Le grand phacochard des montagnes, ou « cochard mortis »
Il y a des mains. Il peut manipuler des objets. C’est le plus dur à avaler, pour moi. Non mais franchement, qui m’a fichu une bestiole pareille ? Elle en impose, c’est sûr, et elle est têtue comme un destrier vétéran. Cet animal sait qu’il est costaud, et il sait que vous le savez. Je m’attendais à le voir renifler bêtement comme ses cousins de taille raisonnable, mais… Celui-ci a des mains et le regard vif. Faites bien attention à bien le seller comme il faut, c’est le genre à exprimer vivement son mécontentement quand il est fatigué de vous porter… Enfin, s’il est capable de se fatiguer. Des mains. Des mains, bon sang.

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Ogre

Depuis son retour de Séhéron, mon frère Viro s'est découvert une passion pour les cornes. Il en a amassé une belle collection en se servant sur les cadavres de Qunari. Au début, il les gardait dans son atelier, mais ces abominables trouvailles ont rapidement envahi le domaine tout entier.

Vous pouvez donc imaginer sa joie quand, lors d'une partie de chasse, nous avons croisé la route d'un ogre dont les cornes noires scintillaient tel du mica. Je l'ai prévenu que les engeances n'étaient pas comme les Qunari, et que les ogres étaient particulièrement féroces, mais Viro avait un bon coup dans le nez. Cela dit, il n'a jamais eu besoin d'excuses pour ignorer sa petite soeur...

"Passe par la droite et prends-le à revers", m'a-t-il lancé, déjà en marche vers la créature.

J'ai contourné l'ogre, trouvant étrange qu'il se trouve seul à la surface. D'après mes lectures, les ogres voyageaient habituellement en horde et ne se montraient que durant les Enclins. Il mangeait quelque chose ; j'étais trop loin pour voir si sa proie était animale ou humaine. Tandis que je prenais position et préparais un sort paralysant, Viro s'apprêtait à lancer l'assaut.

C'est alors que l'ogre a fait volte-face, avant que je ne puisse lancer le sort. Sa vitesse était inimaginable. Ses griffes ensanglantées ont saisi le torse de mon frère et brisé ses côtes comme des brindilles. En une fraction de seconde, Viro était mort. J'ai couru chercher des renforts pour le venger, mais à notre retour, la créature et le corps de Viro avaient disparu.

- Extrait du Codex vicié, un recueil secret d'études sur les engeances, consultable uniquement par les membres du Magisterium à la bibliothèque impériale de Minrathie.

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Ombre

Il a souvent été avancé que les démons n’avaient d’autre moyen d’affecter le monde physique que de posséder un corps, vivant ou mort, mais l’ombre est l’exception qui confirme la règle : un démon sous sa forme véritable qui s’est adapté afin d’influer sur le monde qui l’entoure.

Mon hypothèse est comme suit : nous savons déjà que bien des démons sont désorientés lorsqu’ils franchissent le Voile pour pénétrer dans notre monde. Ils sont incapables de distinguer les vivants des morts, la nature éminemment statique de notre univers est étrangère à une créature dont l’expérience physique ne repose que sur des émotions et des souvenirs. La plupart des démons cherchent immédiatement à s’emparer, comme envieux, de tout ce qu’ils identifient comme vivent ; mais qu’en est-il de ceux qui ne le font pas, de ceux qui ne rencontrent nulle vie ou se révèlent impuissants à posséder un corps ? De ceux qui préfèrent la prudence ?

Ceux-là restent à l’affut. Ils rôdent. Ils écument.

Avec le temps, un tel démon parvient à drainer l’énergie psychique de ceux qu’il rencontre, comme il le faisait dans l’Immatériel. Une fois abreuvé, il obtient le pouvoir de se manifester et devient dès lors une ombre. Dédaigneux de la possession, il hante son territoire sous la forme d’une sobre silhouette, dévorant l’esprit de quiconque croise son chemin. Peut-être se croit-il toujours dans l’Immatériel ? Des preuves viennent étayer cette théorie.

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Recherche menée : augmentation des dégâts infligés aux démons

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Ombre de lui-même

Le spécimen était récent, tué quelques heures plus tôt par une patrouille de berruiers aux alentours de la cité. D’une voix fatiguée, leur capitaine m’a informée qu’un groupe de templiers rouges leur avait tendu une embuscade et avait massacré ses hommes. Je lui ai présenté mes condoléances, mais il ne semble pas m’entendre. Celui qui se trouvait sur ma table était rapide, a murmuré le capitaine, bien plus agile que ne le laissait supposer sa carrure.

Imaginez ma nausée quand j’ai disséqué la créature et découvert que le lyrium rouge avait fusionné avec les os, empli les poumons et envahi le cerveau comme une moisissure. En observant le cadavre, j’ai vu le cristal palpiter et se propager d’une infime fraction de centimètre dans la chair. Le sang avait été drainé des tissus, comme si le lyrium s’en nourrissait.

J’ai ordonné à mes assistants de porter des gants et un masque pour brûler le corps. Puisse la postérité me pardonner, je ne veux pas me frotter aux forces qui emplissent cette chose.

- Extrait du journal de professeur Auffret, une naturaliste étudiant à l’université de Val Royeaux.

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Ours

Nous nous sommes rendus dans les bois près de Val Forêt à la recherche d’une grande ourse brune dont la présence inquiétait les villageois. Nous l’avons trouvée à quelques lieues de la porte ouest. Elle s’était installée dans une grotte à flanc de colline, près d’un ruisseau. Nous nous sommes arrêtés à quelques mètres pour observer. Eldwin a lancé un sort pour que la bête ait moins de chances de nous découvrir. La magie est tellement utile.

Au bout de plusieurs heures, l’ourse est sortie de sa tanière. Sa robe avait un bel éclat brun-roux. Une bête phénoménale, suivie de trois oursons. De véritables boules de fourrure brune avec des yeux. Quelles splendides petites créatures.

J’aurais aimé regarder cette petite famille jouer dans le ruisseau toute la journée, mais le vent a tourné et l’ourse nous a sentis, malgré la magie d’Eldwin. Elle a bondi dans notre direction, s’est arrêtée car elle ne voyait rien, puis s’est levée sur ses pattes postérieures en grognant. Quel spectacle prodigieux ! Je dirais qu’elle mesurait une fois et demie ma taille. Rapide, elle a foncé dans notre direction, brisant des branches sur son passage. Je me suis écarté d’un bon, mais Eldwin, paix à son âme, a été trop lent. Une énorme patte s’est abattue sur sa poitrine et il est tombé. Pauvre Eldwin. La nature est impitoyable, mais magnifique.

- Extrait de La Nature de Thédas : volume deux de Stéphane d’Eroin.

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Peur

Quelles sont, d’après vous, les pulsions les plus primaires de l’humanité ? La colère ? La faim ? La plus primitive de toutes est peut-être la peur. Mêmes les plus jeunes d’entre nous comprennent ce concept, dont la puissance brute domine presque tout le reste. Un démon qui se nourrit de peur n’est pas la plus sophistiquée des créatures. Il imite les formes qu’il perçoit dans les cauchemars des mortels, espérant ainsi déclencher la réaction qu’il recherche. Cependant, certains de ces démons rencontrent des terreurs ancrées bien plus profondément : peur de l’avenir, du chaos et du désordre, de l’échec… Ce type de démon développe un goût bien plus raffiné et sait attaquer la psyché de sa cible au lieu de rechercher une simple frayeur. Craignez les démons de la peur qui se nourrissent des craintes d’une nation. Ils pourraient tellement gagner en puissance qu’ils domineraient l’Immatériel.

- Extrait d’un cours de ser Hayward, templier de renom.

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Phénix

Les Orlésiens considèrent les phénix comme les hérauts du malheur, peut-être parce que ces créatures évoluent dans des environnements inhospitaliers où les voyageurs craignent de se rendre. C’est peut-être aussi parce qu’ils peuvent cracher une sorte de gaz sulfureux qui sent l’œuf pourri et la tourbe des marais, et qu’une nuée de ces créatures dégage une odeur pestilentielle. Les Orlésiens ne pratiquent pas autant les métaphores qu’ils aiment à nous le faire croire.

- Extrait de A la poursuite du savoir : pérégrinations d’un érudit chantriste de Frère Génitivi.

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Revenant

Un détachement au complet, anéanti par une seule créature. Je me suis d’abord refusé à le croire, votre Perfection, mais il faut nous rendre à l’évidence. Les témoignages du seul survivant, aussi erratiques qu’ils puissent paraitre, font état d’autre chose qu’un simple squelette. La description des dons de cette créature rejoignait avec une effrayante précision celle qu’en avaient faite nos frères de Marnas Pell, il y a près d’une ère : des hommes entrainés dans les airs pour aller s’empaler sur l’épée de la créature, des attaques si rapides qu’elle parvenait à assaillir plusieurs adversaires simultanément. Non, Votre Perfection, ce que nous avons là, il convient de l’appeler par son nom : revenant.

- Extrait d’une lettre à la Divine Amara III, 5 :71 des exaltés.

Un revenant est un cadavre sous l’emprise d’un démon de l’orgueil ou du désir, ce qui en fait l’un des adversaires possédés les plus dangereux qui existent. Beaucoup manient la magie, mais la plupart possèdent arme et armure et préfèrent se servir de leur talents martiaux. Ils sont vulnérables aux attaques physiques, mais se régénèrent rapidement ; si l’ennemi fait mine de fuir, ils ont coutume d’user de télékinésie pour le ramener à portée. Enfin, ils sont capables de frapper simultanément plusieurs adversaires alentour. Veillez si possible à rester à portée et frapper sans tarder, car tel est le seul moyen de vaincre pareil créature.

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Rôdailleur

Avant de partir à la chasse aux rôdailleurs, il y a plusieurs choses à retenir. Tout d’abord, ils ne vivent pas seulement dans des grottes. Certains les appellent « rôdailleurs des cavernes », amis j’en ai vu dans le désert, dans des marécages… En fait, partout où l’on pense qu’aucune créature ne peut vivre. Pourquoi ? Parce qu’ils mangent quasiment n’importe quoi, et ils mangent rarement. Quand ils ne chassent pas, ils se mettent en boule et entrent dans une sorte d’hibernation pour conserver leur énergie. Estimez-vous heureux si vous parvenez à les surprendre dans cet état. Le cas contraire, soyez sur vos gardes. Ils peuvent être silencieux pour vous tourner autour quand ils le désirent, d’où leur nom. Ils chassent en groupe. Ils crachent du poison. A vrai dire, j’ai perdu plus d’un compagnon, attaqué par un groupe de rôdailleurs pendant qu’il pissait dans les buissons. Ils encerclent leur proie, la paralysent et la mettent en pièces, pendant que le campement ignore tout du drame qui se joue à moins de dix mètres de là.

- Extrait de Manger dangereusement de Pol Ageire Phridee.

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Snoufleur

On a rencontré quelqu’un. Il se fait appeler Marchand et il nous a proposé trois royaux d’Orlaïs pour qu’on l’accompagne jusqu’à Célestine. Je parie mes genoux qu’en voyant nos arcs, il s’est dit qu’on pourrait le protéger. Il a même pas pensé qu’on pourrait être ceux qui retourneraient nos armes contre lui. Par les raisins du Créateur, jusqu’à ce qu’on arrive à Lydes, j’en avais bien envie. Ce petit peigne-cul arrêtait pas de se vanter qu’il allait être le tuteur du fils d’un grand seigneur. « Monseigneur Snobinard ceci, monseigneur Snobinard cela… » à longueur de temps.

Il nous a montré un petit tableau de monseigneur Snobinard avec sa femme. Le monseigneur, je l’aurais bien cogné, mais sa femme, je lui aurais bien montré mon tuteur.

Ensuite, en traversant la Dalatie, on a croisé un de ces cochons au grand nez, avec leurs pattes tellement courtes que leur ventre traîne par terre. Le Créateur soit loué et tout ça, mais quand il a créé ces bestioles, il avait du abuser du Saint Pinard.

Bref, je me tourne vers Lockey et je lui dis : « Hé, vise un peu ce souffleur. »

Marchand se met à ricaner. Lockey et moi, on le regarde en se demande ce qui lui prends.

« Souffleur ! » Qu’il dit, comme s’il venait de me surprendre à poil avec sa mère. « On appelle cela un snoufleur ! C’est pourtant bien connu. » Tu parles, c’est du pareil au même. Mais bon, si ça peut lui faire plaisir. Alors je le répète en l’imitant : snooooufleeeeur, en tirant une grimace pas possible. Marchand devient rouge comme une vierge qui voit ses jupes s’envoler. Et ce bon vieux Lockey, il décoche une flèche à la bestiole qui traverse tranquillement la route.

« Maintenant, on l’appelle « mort », parce qu’il est mort » qu’il dit. Ça a mis fin à la conversation.

- Extrait du journal de chasse de Kerr des Collines occidentales, 17 Dictame.

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Sorcelien

Je dois avouer mon inquiétude quant à la multiplication des mages qui lient plusieurs esprits à un seul objet. Parmi les mortalitasi, l’interaction avec les esprits est une chose sérieuse, voire intime. Ces « sorceliens », comme ils se font appeler, lient de nombreux esprits simples, généralement à des livres ou d’autres objets facile à compartimenter et dotés de runes. Ils ont ainsi dépouillé l’interaction avec les esprits de son importance, la réduisant à un simple exercice mécanique.

Que cette magie soit utile au sorcelien, je le concède tout à fait. Bien que le pouvoir contenu dans ces objets soit difficile à concentrer, la magie diffusée est capable de distribuer l’énergie sur une vaste zone, pour renforcer ses alliés, par exemple. Les sorceliens insistent sur le fait qu’aucun esprit individuel n’est capable de briser leur lien, et que les esprits ne peuvent coopérer avec suffisamment d’efficacité pour se libérer tous ensemble. De plus, ils affirment que, comme les liens sont tous connectés personnellement au sorcelien, il n’y a aucun risque que ces libres enchantés tombent entre de mauvaises mains.

Quoi qu’il en soit, les livres sont entre leurs mains, et cela me préoccupe. Bien que cette pratique se soit répandue à travers Thédas, elle semble être d’origine tévintide. Ces mages lient esprits et démons sans retenue, mais il n’est pas naturel pour les esprits de demeurer dans ce monde pendant de longues périodes. Notre créateur a placé le Voile entre notre monde et l’Immatériel pour une bonne raison, après tout. Qui sommes-nous pour critiquer Ses choix ?

Peut-être que mon grand âge me rend plus respectueux.

- Extrait de La vie parmi les morts de l’enchanteur Rodomonte van Heigl, membre sénior des mortalitasi.

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Spectre

A l’instar des feux follets, les spectres sont parfois considérés comme les vestiges d’esprits ou de démons ayant été détruits. Ils ne peuvent façonner l’Immatériel autour d’eux, ni imiter les formes aperçues dans les pensées des rêveurs comme en sont capables de nombreux esprits mineurs. Ce sont plutôt des charognards de l’Immatériel, qui évoluent dans l’ombre d’êtres plus puissants et se nourrissent des miettes de pensées et d’émotions.

- Extrait de Par-delà le Voile : Esprits et démons de l’enchanteur Mirdromel.

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Recherche menée : augmentation des dégâts infligés aux démons.

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Templier rouge

Au début, j’étais simplement méfiante. Certains de mes frères et sœurs avaient un comportement étrange, ils passaient du temps avec des camarades auxquels nous n’avions jamais prêté attention jusqu’ici. Il m’arrivait de les trouver assis tous ensemble, en train de discuter à voix basse ; à chaque fois, ils se taisaient dès mon entrée dans la pièce. Consciente de mon intrusion, je me retirais, en me demandant pourquoi je n’étais pas incluse dans ce groupe. Y avait-il de la dissension dans les rangs des templiers ? Parlaient-ils de rébellion contre les chercheurs de la Vérité ? Comme je ne pouvais le concevoir, je n’ai rien dit. Puis j’ai aperçu les fioles de lyrium que Ser Randall gardait sur lui. Elles étaient enveloppées d’un tissu sombre et il les a recouvertes dès que je suis entrée dans ses quartiers, mais je les ai bien vues. Elles étaient rouges et non bleus. Là encore, j’ai tenu ma langue.

Et maintenant, je le regrette. De plus en plus de mes camarades templiers se taisent quand j’entre dans une pièce, et on ne parle plus vraiment de notre chasse aux mages rebelles. En fait, on ne parle plus de grand-chose. Je vois les fioles rouges qu’ils portent maintenant ouvertement autour du cou. Ils sont plus forts que le reste d’entre nous, et il semblerait que le lyrium bleu soit devenu rare. « Une pénurie », me répond-on. J’ai vu Ser Randall ce matin, et ses yeux étaient rouges. Pour la première fois, je me demande si je devrais abandonner mon poste et fuir l’Ordre pour de bon.

- Extrait du journal de Ser Caitlin de l’Ordre des templiers, 9:41 du dragon.

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Tourbeux

J’accompagnai le marquis d’Archambon dans cette expédition à contrecoeur, bien qu’il insistât sur le fait qu’une exploration pour me montrer la vérité et la beauté du monde pourrait atténuer la consternation avec laquelle je l’observais.

Dès notre entrée dans les grottes, où une eau froide et saumâtre ruisselait, nous tombâmes nez à nez avec une bête massive aux pattes immenses qu’elle faisait claquer contre la pierre, sa peau distendue retombant sur son dos velu. Archambon la chassa, amusé par sa maladresse et semblant ignorer les gigantesques crocs qui sortaient de sa gueule béante à des angles effrayants. Il m’affirma que la bête, ou « tourbeux » comme les habitants de la région l’appelaient, n’était qu’un vestige de temps anciens, subsistant péniblement dans le monde des hommes en attendant d’être apprivoisée ou abattue.

Cette nuit-là, nous campâmes près d’un lac souterrain, dont les vagues émettaient un bruit qui ressemblait à l’écho des murmures inhumains. Dans le vide sépulcral de la nuit sans étoiles, notre maigre feu semblait tenter une triste rébellion contre le noir infini.

Le tourbeux surgit du lac, ses pattes parfaitement équipées pour le propulser dans l’eau, et approcha ses mâchoires aux dents acérées d’Archambon. Le marquis disparut presque aussitôt, se débattant frénétiquement dans l’eau blanche trépidante tandis que le tourbeux l’entraînait vers le fond.

Cette nuit-là, je compris que ce territoire n’était pas celui des hommes. Ces eaux sombres et somnolentes ne sont que des fourmis traversant inconsciemment un nénuphar au beau milieu d’une mare. La plupart pensent que la terre émeraude est à leur merci. Ceux qui osent jeter un œil dans l’eau et aperçoivent les mystérieux léviathans, au ventre pâle et aux écailles scintillantes de couleurs, ne peuvent que fuir, incapables de décrire la vaste terreur qui sommeille. J’ignore si mon esprit limité saura un jour comprendre ce que mes yeux ont vu, mais jamais plus je ne m’approcherais d’une eau trouble. Voilà ce que m’a appris le tourbeux.

- Extrait d’Anatomie de diverses bêtes terribles du baron Havard-Pierre d’Amortisan.

Le tourbeux aime se cacher dans des lieux ou des eaux sombres. Le maître n’aime pas se baigner.

- Annotation dans la marge du manuscrit par Dunwish, le scribe du baron.

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Varghest

Les varghests sont de lointains cousins des wyvernes et des dragons, mais autrefois, on pensait qu’il s’agissait de la manifestation d’un esprit dans le monde matériel. Les légendes cirianes racontent que les varghests chassent ceux qui ont commis de graves crimes contre leur propre race ; lorsque la créature trouve le coupable, elle l’emmène devant les dieux pour qu’il reçoive son jugement. Cette croyance est peut-être due aux habitudes de chasse de ces animaux, qui préfèrent emmener leurs proies encore vivantes dans leur nid pour nourrir leurs petits.

- Extrait d’Etude des Draconides du sud de Frédéric de Sérault, publiée par l’université d’Orlaïs.

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Wyverne

Les wyvernes, tout comme leurs cousins les dragons, sont en voie d’extinction, suite à une chasse intensive. Les nobles orlésiens sont férus de chasse à la wyverne, bien que ce soit en réalité leurs serviteurs et leurs chiens qui bravent le danger tandis qu’ils s’attribuent les mérites de la prise.

C’est son venin qui rend cette créature si précieuse. Utilisé en alchimie et dans la fabrication de potions, il est également employé dans la conception d’une liqueur rare et puissante appelée Aquae Lucidius. L’infime concentration de venin restant dans l’eau après distillation lui octroie un léger effet hallucinogène.

Les témoignages suivants ont été recueillis parmi les personnes assez fortunées pour s’être offert ce coûteux breuvage :
« Je me sens confus, mais joyeux ! »
« On aurait dit que mon âme avait des ailes et flottait au-dessus de ma tête. »
« J’ai eu une vision de mon arrière-grand-mère et l’ai trouvée étrangement affriolante. »
« Je peux voir à travers le temps ! »

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Émissaire des engeances

Ce dont je me souviens le mieux, c'est de sa langue qui claquait contre une rangée de dents pointues.
J'avais entendu dire que les émissaires étaient capables de parler, mais ses mots n'avaient rien de naturel. Ils se tordaient, maladroits, en sortant de la gueule de la créature avec un cortège de postillons.

"Vous avez déjà connu la sensation de la chair vivante entre vos dents ?" demanda-t-elle à Mila avant de joindre le geste à la parole en lui arrachant la gorge.

Je m'étais brisé la cheville pendant le combat, mais je réussis à m'éloigner tant bien que mal. La douleur que je ressentais n'était rien en comparaison de ce que l'émissaire pourrait me faire. Rycus resta sur place. Je n'ai jamais su s'il couvrait ma fuite, s'il essayait de sauver Mila ou s'il avait tout simplement perdu espoir. Je sentis un afflux de magie noire avant d'entendre son hurlement et un bruit sourd. Je ne me retournai pas, concentré pour ramper aussi vite que possible. En arrivant à la surface, je vis que l'arrière de mes bottes était éclaboussé de sang.

- Extrait du Codex vicié, un recueil secret d'études sur les engeances, consultable uniquement par les membres du Magisterium à la bibliothèque impériale de Minrathie.

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Merci à Gaelle :)
Merci aussi à Camille qui nous a permis de copier les codex qui manquaient à partir de son joli pdf :)
vous pouvez vous le procurer ici : Les archives de l'Inquisition.

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