Codex Dragon age 2 : Les Créatures







Abomination

"Nous arrivâmes par une nuit noire comme l'encre. Voilà des jours que nous traquions ce maléficien ; enfin, nous l'avions acculé... pensions-nous.

A notre approche, une demeure en bordure du village explosa, envoyant échardes et roches grosses comme le poing dans notre direction. Nous n'eûmes que quelques moments pour nous regrouper avant qu'un déluge de feu ne tombe du ciel, dans un fracas apocalyptique accompagné d'un rire dément au centre du village.

Le mage se tenait là, perché au sommet de la plus haute tour du village. Mais il n'était plus humain.

Nous tentâmes tant bien que mal de dévier les sorts tout en priant le Créateur à gorge déployée ; mais plus nous nous débattions, plus la créature redoublait d'ardeur. Je vis mes camarades tomber, carbonisés par le feu du ciel ou écrasés par les débris. La monstrueuse créature - on eut dit un démon portant la peau d'un homme comme habit ;- m'aperçut et se fendit d'un sourire cruel. Je compris que nous lui avions rendu service : c'était grâce à nous que le mage avait conclu ce pacte, qu'il s'était abandonné au démon pour survivre à notre assaut."

--Transcription du compte-rendu d'un ancien templier à Combrelande, 8:84 des bontés.

Les mages, on le sait, sont capables de se déplacer à travers l'Immatériel en ayant parfaitement conscience des alentours, contrairement à ceux qui y pénètrent en rêve et en repartent à peine conscients de ce qu'ils ont vécu. Pour une raison indéterminée - cette même conscience ? Ou peut-être tout simplement leurs aptitudes magiques ? - les mages attirent les démons.

Un démon qui rencontre un mage tentera donc immanquablement de le posséder, en employant la force ou en lui proposant un marché quelconque, selon la force du mage. Si le démon prend l'ascendant, il en résultera une union impie appelée abomination. Ces dernières sont responsables de certains cataclysmes parmi les pires de l'Histoire ; d'où la création du Cercle des mages, destiné à rassembler les mages pour en faciliter la surveillance.

Par chance, les abominations sont rares. Le Cercle dispose de méthodes visant à neutraliser quiconque présente un risque de possession démoniaque trop élevé, ainsi que les quelques individus disposés à abandonner leur libre-arbitre pour conclure pareille union. Une fois une abomination créée, toutefois, elle fait tout son possible pour amener ici-bas ses congénères. Étant donné que des détachements entiers sont déjà tombés face à une seule abomination, il n'est guère étonnant que la Chantrie surveille le Cercle des mages avec le plus grand sérieux.

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Entité innommable

"En gagnant le premier étage de la tour, nous fûmes accueillis par une vision effroyable : un entrelacs d'ossements portant l'habit d'un de nos enchanteurs de rang. Nous nous connaissions depuis des années, d'innombrables apprentis s'étaient succédé sous sa tutelle, et la voilà pantin d'un démon."

--Transcription du récit fait par un templier à Antiva, 7:13 des tempêtes.

Comme chacun le sait, les démons n'ont pas de forme ici-bas. Lorsqu'ils pénètrent en notre monde, par une déchirure du Voile ou l'invocation d'un mage du sang, il leur faut s'emparer d'un corps.

Quand un démon de l'orgueil possède le cadavre d'un mage, une entité innommable apparaît. Malgré son aspect décharné, il s'agit d'une créature féroce qui possède non seulement tous les sorts d'un mage vivant mais aussi des capacités curatives, et même le don d'animer d'autres cadavres.

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Cadavre

"Qui remet en question l’iniquité de la magie du sang, celui-là n’a jamais eu à pourfendre les cadavres de ses frères, tombés devant un maléficien."

--Chevalier-capitaine Benedictus, dans une lettre à la Divine, 5:46 des exaltés.

Contrairement à ce que pensent les superstitieux, les morts-vivants ou « cadavéreux » ne sont pas des défunts revenus assouvir leur vengeance, mais bien des cadavres possédés par les démons.

Le cadavre lancinant, contrôlé par un démon de la paresse, provoque faiblesse et épuisement parmi ses ennemis. Celui possédé par un démon de la colère se contente de foncer tête baissée sur l’ennemi. Le cadavre dévoreur est le fruit du démon de la faim et se nourrit des vivants. Quant aux démons majeurs, ils ne daignent que rarement posséder un hôte mort.

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Démon du désir

"De toutes mes études, le moment le plus déstabilisant fut sans doute mon entrevue avec le démon du désir. Sa disposition à me parler indiquait qu’il ne s’agissait pas d’un simple monstre poussé par son seul instinct, mais d’un être rationnel qui me portait autant d’intérêt qu’il m’en inspirait. Il avait revêtu une forme qu’il convient d’appeler féminine, même si je n’ai aucun doute qu’il pouvait en prendre d’autres. L’avait-il choisie parce que je voulais qu’il le fasse, ou parce que je m’attendais à ce qu’il le fasse ? Elle – car il convient désormais d’employer le féminin ‘ elle, donc, me lança un sourire chaleureux et rit d’une voix mélodieuse. Je sentis mon vieux cœur se réchauffer.

Malgré la peur que m’inspiraient cette créature et sa faculté légendaire à dominer le cœur des hommes, je ressentis un soulagement sans limite en me plongeant dans ses yeux noirs. Cette terrible créature de l’Immatériel, découvris-je en lui parlant, était tout simplement incomprise, comme le sont les mages."

-–Tiré du journal de Malcus, ex-enchanteur de rang du Riveïn, déclaré apostat en 9:20 du dragon.

De toutes les menaces que dissimule le Voile, aucune n’est plus insidieuse et innocemment mortelle que le démon du désir. La croyance populaire le décrit comme un marchand de luxure qui offre ses faveurs à sa proie pour la tuer au plus fort de l’acte ; mais s’il est vrai qu’un tel démon peut procurer le plaisir, il pourvoit aussi à tout autre désir humain : richesse, pouvoir, beauté et bien d’autres encore.

Autrement plus intelligents que les démons bestiaux de la faim et de la colère, plus ambitieux aussi que ceux de la paresse, ces noirs esprits comptent parmi les plus aptes à posséder les mages. ils ne sont pas rares à être asservis par un démon du désir sans même s’en apercevoir, manipulés à force d’illusion et de duperie. Ces démons peuvent même exercer un contrôle mental pur et simple sur leur proie, bien qu’ils préfèrent la corruption à des méthodes aussi peu élégantes. Plus la tromperie est élaborée, plus la victoire leur est douce.

Il n’y a guère que les démons de l’orgueil pour surpasser ceux du désir, lorsque la colère les prend. Leurs capacités mentales leur permettent de changer d’apparence et même de modifier l’environnement à loisir ; et si en désespoir de cause ils doivent recourir à des expédients plus physiques, il faut alors compter sur leur force et leur rapidité redoutables. La plupart du temps, un démon du désir qui se sait en mauvaise posture tentera de conclure un marché pour conserver sa liberté. Il existe à ce titre bien des histoires de mages qui forcent le démon à exécuter l’un de leurs souhaits, pour se voir en définitive le dindon de la farce.

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Dragons

Dragonneaux

Un dragon qui vient d'éclore mesure approximativement la taille d'un cerf et est animé d'une faim vorace. Il vit quelque temps dans la tanière de sa mère avant de partir seul à l'aventure. Faibles et sans ailes, les dragonneaux naissent en larges portées, car seule une poignée parviendra à l'âge adulte.

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Golem

Jadis un élément des défenses d’Orzammar, les golems ont pratiquement disparu aujourd’hui, car le secret de leur fabrication fut perdu il y a plus d’un millénaire. Les rares golems qui ont subsisté sont étroitement gardés par le Façonnat et uniquement envoyés au combat dans les situations critiques. il est aujourd’hui rigoureusement impossible d’acheter un golem, mais les nains en avaient jadis vendu bon nombre aux inquisiteurs tévintides.

Ce sont des armes de guerre dévastatrices, des engins de siège vivants capables de projeter des rochers comme une catapulte ou de décimer les rangs ennemis comme un tremblement de terre.

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Hurlocks

Plus grands que les genlocks, leurs cousins, les hurlocks font à peu près la taille d’un humain, mais ces troupes de choc des engeances sont dotées d’une force et d’une constitution considérables : un seul hurlock peut souvent tenir en respect plusieurs adversaires simultanément. Ils s’ornent parfois de tatouages grossièrement encrés qui recensent leurs victimes et leurs actes, même si l’on ne sait trop s’ils obéissent à une signalétique précise.Chefs de meutes

Les chefs de meutes hurlocks sont plus intelligents et rompus au combat. Ils font souvent office de commandants, voire de généraux.

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Chien Mabari

Les chiens font partie intégrante de la culture féreldienne. Parmi eux, les plus prisés sont de loin les mabaris, une espèce vieille comme les légendes, qu'on dit descendre des loups qui servaient Dane. Réputés pour leur intelligence et leur loyauté, ces chiens ne sont pas qu'une arme de guerre doublée d'un signe extérieur de richesse : c'est l'animal qui choisit son maître, avec qui il passera le restant de sa vie. Partout en Férelden, être flanqué d'un mabari est un signe indiscutable de valeur.

Les mabaris sont également un acteur important de la stratégie militaire féreldienne. Ces molosses dressés peuvent sans mal désarçonner un chevalier ou rompre une formation de vougiers, voire provoquer la panique parmi les soldats les plus endurcis, saisis de terreur face au déluge de crocs et d'aboiements.

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Ogre

Immensément plus grands que les autres engeances, les ogres n’apparaissent que rarement sur le champ de bataille. Ils ne se manifestent généralement que durant les Enclins, bien qu’on en ait signalé qui chassaient seuls ou en petits groupes dans les Tréfonds. Un rapport des Gardes des ombres au moins fait état d’un ogre affaibli et peu dangereux dans les terres sauvages de Korcari, en 9:19 du dragon. En temps d’Enclin, il peut s’en trouver une centaine simultanément dans la horde, qui utilisent leur force extraordinaire pour percer les fortifications et enfoncer les lignes de front adverses.

Ils se servent souvent de la force brute pour charger leurs ennemis tels des taureaux, les renverser en frappant le sol de leurs poings, ou projeter sur eux d’énormes rochers. Ce n’est pas une mince affaire d’affronter au corps à corps un géant qui soulève d’une main un guerrier et le broie ou le réduit en charpie de l’autre. Il est possible de se dégager si l’on est suffisamment prompt, ou si un allié parvient à décocher à l’ogre une volée de coups puissants.

Les Gardes des ombres recommandent la prudence près d’un ogre inerte. S’ils n’ont pas reçu un coup critique à la tête ou au cœur, il est possible qu’ils soient en train de rassembler leurs forces, auquel cas ils se régénèrent totalement en quelques minutes. Durant un Enclin, la plupart des Gardes des ombres conseillent d’incinérer toutes les engeances… en particulier les ogres "morts".

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Démon de l'orgueil

"Je vais vous expliquer, mes frères, ce qu’il en coûte d’affronter un démon de l’orgueil."

Ne croyez surtout pas que nos talents soient destinés uniquement à réprimer les mages : non, vous rencontrerez souvent des démons, invoqués par quelque maléficien pour accomplir ses sinistres desseins. Et s’ils posséderont parfois un hôte, ils vous affronteront également sous leur véritable forme… Un redoutable adversaire. Ne le sous-estimez pas.

Orgueil va de pair avec puissance et intelligence. Lorsque nous en rencontrons sous sa forme réelle, ses attaques les plus courantes sont des décharges de feu et de glace. Du feu qui carbonise l’ennemi, une flamme magique qui consume tout ce que vous portez, quelle qu’en soit la facture ; de la glace destinée à figer sur place – prudence, car ils aiment particulièrement recourir à cette technique contre les guerriers. Plus d’un groupe de templiers a commis l’erreur d’assaillir de front un démon de l’orgueil et en a subi les conséquences, croyez-moi. Et si vous pensez que l’aide d’autres mages vous servira, détrompez-vous : les démons de l’orgueil peuvent devenir immunisés à la magie pendant de courtes périodes et, à notre instar, dissiper toute magie dont bénéficie l’adversaire.

Songez-y un instant, mes frères. Veillez à éviter tout orgueil, ou vous risquez fort d’avoir trop en commun avec ce monstre. »

–-Transcription d’un sermon de Vherem, templier-capitaine de Tanterval, 6:86 de l’acier.

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Le Profane

Nous, les oubliés, gardons le souvenir,
De nos doigts ensanglantés gravant dans la pierre,
Nos hurlements niés par une morale inique.
A nos enfants affamés,
Nous offrons les flancs des Dieux.
Nous gisons là, patients, noyés par le silence,
Nous, les moins nombreux. Nous, les profanes.

-Message griffonné sur un mur du thaig Revann aujourd'hui disparu, découvert par l'exploratrice Faruma Helmi, 5:10 des exaltés. Auteur inconnu.

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Démon de la colère

Rencontrer un démon de la colère sous sa vraie forme, dans l'Immatériel, est une vision d'horreur : une entité élémentaire de feu, le corps visiblement fait de lave amorphe, deux petites fentes irradiant une lumière sinistre en guise d'yeux. Les capacités d'un tel démon sont basées sur le feu qu'il génère. Non seulement il brûle quiconque s'approche, mais les plus puissants d'entre eux sont capables de tirer des jets de feu et même des tempêtes de flammes qui peuvent toucher toute une zone.

Par bonheur, même les plus forts des démons de la colère n'ont pas l'intelligence des autres types. Leurs tactiques sont simples : attaquer l'ennemi à vue en y mettant toute la force dont ils disposent, jusqu'à la mort de l'adversaire. Certains démons de la colère insufflent dans l'hôte leurs dons de feu, mais leur véritable forme n'apparaît hors de l'Immatériel que si elle est invoquée par un mage.

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Revenant

"Un détachement au complet, anéanti par une seule créature. Je me suis d'abord refusé à le croire, votre Perfection, mais il faut nous rendre à l'évidence. Les témoignages du seul survivant, pour erratiques qu'ils puissent paraître... font état d'autre chose qu'un simple squelette. La description des dons de cette créature rejoignait avec une effrayante précision celle qu'en avaient faite nos frères de Marnus Pell, il y a près d'un siècle : des hommes entraînés dans les airs pour aller s'empaler sur l'épée de la créature, des attaques si rapides qu'elle parvenait à assaillir plusieurs adversaires simultanément. Non, votre Perfection, ce que nous avons là, il convient de l'appeler par son nom : revenant."

--Tiré d'une lettre à Divine Amara III, 5:71 des exaltés.Un revenant est un cadavre possédé par un démon de l'orgueil ou du désir... ce qui en fait l'un des possédés les plus dangereux qui existent. Beaucoup manient la magie, mais la plupart possèdent arme et armure et préfèrent se servir de leurs talents martiaux. Ils sont vulnérables aux attaques physiques mais se régénèrent rapidement ; si l'ennemi fait mine de fuir, ils ont coutume d'user de télékinésie pour le ramener à portée. Enfin, ils sont capables de frapper simultanément plusieurs adversaires alentour. Veillez si possible à rester à portée et frappez sans tarder, car tel est le seul moyen de vaincre pareille créature.

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Spectre des roches

J'ai passé vingt ans dans la Légion des morts. J'ai vu des araignées plus grandes que des brontos, des mères couveuses se prélassant, putréfiées, au milieu de rejetons souillés, et d'autres aberrations dont le pire ennemi était leur propre chair. Mais la plus odieuse infamie qu'il m'a été donné de voir, je l'ai croisée dans un vieux puits de mine du thaig d'Heidrun.

Tandis que nous y traquions un émissaire, nous nous retrouvâmes bloqués par des éboulis. Le combat fut terrible. L'émissaire massacra mes hommes jusqu'à ce que nous ne fussions plus que quatre. Notre serment sur le point d'être honoré, nous nous rendîmes compte que notre affrontement avait éveillé une créature depuis longtemps assoupie...

Ce que j'avais cru être des éboulis s'était mêlé sous mes pieds en une forme ignoble : une créature de pierre enveloppant un squelette humain brisé. Un spectre des roches. L'esprit d'un nain à ce point corrompu que la pierre elle-même le rejetait. Il broya l'émissaire d'un coup de poing de pierre et tourna son crâne énuclée vers nous. Nous fuîmes à toutes jambes le long du tunnel, ses pas de golem tonnant dans notre dos.

Une fois le thaig atteint, nous nous retournâmes, sachant qu'à découvert nous ne pourrions échapper au spectre. Mais lorsqu'il arriva à la sortie, il brisa les charpentes qui consolidaient le tunnel, s'enfermant à jamais dans le puits. Peut-être nous a-t-il soudainement pris en pitié. A moins que son âme égarée ait vu en les nôtres... des soeurs ?

-Extrait du journal d'Amrun, combattant de la Légion des morts-

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Ombre

"Il a souvent été avancé que les démons n’avaient d’autre moyen d’affecter le monde physique que de posséder un corps, vivant ou mort, mais l’ombre est l’exception qui confirme la règle : un démon sous sa forme véritable qui s’est adapté afin d’influer sur le monde qui l’entoure.

Mon hypothèse est comme suit : nous savons déjà que bien des démons sont désorientés lorsqu’ils franchissent le Voile pour pénétrer dans notre monde. Ils sont incapables de distinguer les vivants des morts, la nature éminemment statique de notre univers est étrangère à une créature dont l’expérience physique ne repose que sur des émotions et des souvenirs. La plupart des démons cherchent immédiatement à s’emparer, comme envieux, de tout ce qu’ils identifient comme vivant ; mais qu’en est-il de ceux qui ne le font pas, de ceux qui ne rencontrent nulle vie ou se révèlent impuissants à posséder un corps ? De ceux qui préfèrent la prudence ?

Ceux-là restent à l’affut. Ils rôdent. Ils écument.

Avec le temps, un tel démon parvient à drainer l’énergie psychique de ceux qu’il rencontre, comme il le faisait dans l’Immatériel. Une fois abreuvé, il obtient le pouvoir de se manifester et devient dès lors une ombre. Dédaigneux de la possession, il hante son territoire sous la forme d’une sombre silhouette, dévorant l’esprit de quiconque croise son chemin. Peut être se croit-il toujours dans l’Immatériel ? Des preuves viennent étayer cette théorie.

Une ombre affaiblit les vivants de sa simple présence. En concentrant sa volonté, elle peut drainer très rapidement une cible unique. Certaines sont même capables d’attaquer l’esprit d’une victime vivante pour la désorienter ou la terrifier. Peut-être la tragédie d’une ombre est-elle qu’une fois sa victime drainée, son appétit est moins assouvi qu’aiguisé."

-–Tiré du journal de Malcus, ex-enchanteur de rang du Riveïn, déclaré apostat en 9:20 du dragon.

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Araignées géantes

Les araignées géantes vivent le plus souvent dans les anciennes ruines et autres lieux où le Voile a été fragilisé par une perturbation magique ou un grand nombre de morts. Esprits et démons peuvent alors passer dans le monde physique et tenter de prendre le contrôle des vivants, y compris des araignées.
Certains érudits, toutefois, soutiennent une autre thèse quant à la présence de ces monstres : pour eux, la fragilisation du Voile a entraîné une "fuite" de magie en provenance de l'Immatériel, qui a souillé la faune locale et en a fait des créatures plus grandes et puissantes qu'elles ne le sont d'ordinaire. L'on sait des araignées géantes qu'elles possèdent des poisons virulents et la faculté de projeter des toiles en plein combat, mais les études sont encore rares à leur sujet, aussi l'éventail complet de leurs capacités est-il inconnu.

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Varterral

Avant Arlathann, dans les montagnes, existait une cité aimée de Dirthamen, le gardien des secrets. Inspirés par sa guidance, ses habitants faisaient montre d'une incommensurable sagesse. Et la cité prospérait.

Puis, un jour, un dragon-sire s'établit dans les montagnes, menaçant la cité de son insatiable voracité. A mesure que la bête approchait de la cité, semant chaos et destruction dans son sillage, les anciens suppliaient Dirthamen de les protéger. Trois jours durant, les habitants terrifiés s'enfermèrent dans leurs foyers en scrutant les cieux.

Le quatrième jour, Dirthamen répondit enfin à leurs prières. Il murmura dans les montagnes, et les arbres morts de la forêt s'assemblèrent pour former une créature aussi agile que titanesque, semblable à une araignée : le varterral. Dotée d'une vitesse surnaturelle, d'une puissance colossale et d'un venin redoutable, elle repoussa le reptile. Dés lors, le titan devint le gardien de la cité et de son peuple.

De nombreuses années passèrent et, les dieux prisonniers de Fen'Harel, la population d'Arlathann se retrouva sans défense. Mais le varterral continua de monter la garde indéfectiblement, protégeant la cité jusqu'à ce qu'elle tombe en ruine. Aujourd'hui encore, il veille sans relâche sur ses décombres. Quiconque est assez inconscient pour s'aventurer dans les environs se retrouve nez à nez avec un avatar de la fureur.

_Extrait de "La légende du varterral" selon Gisharel, Archiviste du clan elfique dalatien de Ralafeïrin-

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