Dragon Age Inquisition : codex Groupes

Dragon Age Inquisition codex Groupes

Les organisations et peuples de Thédas sont nombreux et souvent intransigeants.


 1 DLC. De la cuisine alvar
 2 DLC. Extrait d'un journal
 3 DLC. ou  1. Hiérarchie chantriste
 4 DLC. ou  2. L'Ordre de la Promesse ardente
 5 DLC. ou  3. L'ordre des templiers : Fin d'un traité
 6 DLC. ou  4. L'ordre des templiers : Un rôle traditionnel
 7 DLC. ou  5. La Chantrie impériale
 8 DLC. ou  6. La fondation de la Chantrie
 9 DLC. ou  7. La guerre civile orlésienne
10 DLC. ou  8. La Guilde Marchande des nains
11 DLC. ou  9. La société tévintide
12 DLC. ou 10. Le Carta
13 DLC. ou 11. Le Cercle des mages
14 DLC. ou 12. Le conseil des Messagers
15 DLC.
16 DLC. ou 13. Le Magisterium
17 DLC. ou 14. Les "Gris" Vashoff
18 DLC. ou 15. Les Alvars
19 DLC. ou 16. Les Gardes des ombres
20 DLC. ou 17. Les Pentaghast
21 DLC. ou 18. Les Qunari
22 DLC. ou 19. Les Tal-Vashoff
23 DLC. ou 20. Les Venatori
24 DLC. ou 21. Les amis de Jenny la rousse
25 DLC. ou 22. Les chercheurs de la Vérité
26 DLC. ou 23. Les cuirassés qunari
27 DLC. ou 24. Les elfes dalatiens
28 DLC. ou 25. Les elfes sentinelles
29 DLC. ou 26. Les rééducateurs Ben-Hassrath
30 DLC. ou 27. Les surfaciens
31 DLC. ou 28. Mages renégats
32 DLC. ou 29. Qunari : les Ben-Hassrath
33 DLC. Sha-Brytol
34 DLC. ou 30. Tamassrans qunari
35 DLC. Une tradition de renaissance


De la cuisine alvar

Que trouve-t-on dans les chaudrons alvars ? Ou plutôt, que n'y trouve-t-on pas ! Bien loin des crèmes et sauces délicates de Val Royeaux ou des tourtes riches et des fromages vieillis dont les Féreldiens raffolent, les Alvars doivent subsister grâce à ce que leur offrent leurs vallées montagneuses. Rien n'est trop humble pour leur appétit, des petits escargots succulents trouvés sur les roches des coteaux aux pousses de fougères récoltées au printemps. Pour autant, il arrive aux Alvars de chasser des aliments plus dangereux (et plus nourrissants) : hahls, béliers, cabézards et rôdailleurs sont tous candidats à des dîners partagés autour du feu. Les épices "basses-terriennes" sont également utilisées, mais leur raffinement les réserve aux grandes occasions. (D'ailleurs, mon cadeau de départ au suzerain de Dent-de-fennec était, à sa demande, dix bocaux de chacune des denrées suivantes ; grains de poivre noir, moutarde en poudre et céréales antivanes.)

Les recettes de cuisine alvars privilégient l'aspect pratique. Les ragoûts sont fréquents, car ils peuvent mijoter jusqu'au soir sans demander trop d'attention. Les villages situés au bord des lacs ou des rivières enrobent le poisson dans de l'argile et des feuilles âcres, puis le laissent cuire toute la journée sur des charbons ardents. Cependant, la majorité des préparations culinaires alvars se concentrent sur l'hiver. Dés le dégel printanier, le village fourmille d'activités incessantes en préparation de la longue nuit qui les attend : la viande est fumée, les légumes sont mis en conserves et les fruits sont séchés et entassés dans des caves rudimentaires en terre battue.

Malgré cette course contre les saisons, les Alvars laissent généreusement de précieux morceaux de viande et des tas de baies fraîches sur des plaques de bois ou de pierre autour de leur village. ils pensent que ces "offrandes" apaisent un étrange groupe d'êtres qu'ils considèrent comme des "dieux" et qui habitent dans la forêt. Un voyageur averti essaie de ne pas juger, et j'ai été traité avec toute l'attention due à un hôte, mais je n'ai pas réussi à m'habituer à la vue de toute cette nourriture gâchée par un peuple aussi pragmatique.

- Extrait de La suite des voyages du marquis d'Lussard, avec une attention particulière portée sur la nourriture et la boisson, entièrement illustrée par l'auteur.

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Extrait d'un journal

Je me suis disputée avec la mage alvar jusque tard dans la nuit. S'il n'y avait pas la trêve avec ces barbares pour combattre les engeances, nous en serions venues aux mains. Leur conception du Créateur est tellement puérile ! Ils s'imaginent que c'est un "esprit" et que nous Lui avons déplu parce qu'Il ne "répond à aucune de nos prières". Lorsque j'ai essayé de lui expliquer la doctrine du Cantique, la mage a persisté à me poser des questions idiotes telles que : "Andrasté n'avait-elle pas de dieux ?" ou "Pourquoi n'avez-vous pas chanté un autre Créateur ?"
Je lui ai demandé de quoi elle parlait, et ses réponses m'ont fait froid dans le dos.

Les Alvars prennent les esprits pour des dieux ; ils les traitent comme des maîtres qu'il faut apaiser et satisfaire. La mage a décrit, à mon grand effarement, la manière dont les Alvars invoquent délibérément des esprits censés "leur donner de la force au combat" ou leur demandent conseil. Elle m'a raconté que certains esprits "vivent" depuis des dizaines de générations aux côtés de son village, et qu'ils prennent parfois la forme d'un animal ou d'un parent décédé "quand ils transmettent leur sagesse".

Le plus étrange dans tout cela, c'est que si un "dieu" est détruit, les Alvars entament une année d'offrandes, de prières et de rituels sur lesquels je n'ai pas voulu en savoir plus. A la fin de cette année, un nouvel esprit prend le nom et le rôle de l'ancien. J'ai essayé de lui expliquer qu'il ne s'agissait pas d'un "dieu", mais d'un simple esprit attiré par leurs désirs. La mage alvar a déclaré, avec un air ridicule de supériorité, que c'était précisément le but.

Si elle ne m'avait pas sauvée hier des griffes d'un hurlock déchaîné, j'aurais tout raconté aux templiers.

- Extrait du journal intime d'Illna Allenish, une mage qui servait dans l'armée féreldienne pendant le cinquième Enclin.

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Hiérarchie chantriste

La Divine est le chef attitré de la Chantrie, bien que depuis le schisme entre Val Royeaux et l'Empire tévintide, il existe de facto deux Divins simultanément : une femme que l'on appelle officieusement la Divine blanche, qui siège à la Grande Cathédrale de Val Royeaux, et le Divin noir, un homme qui trône dans la Flèche d'argent de Minrathie.

Ni la Divine, ni le Divin n'acceptent de reconnaître l'autre et les noms officieux passent pour sacrilèges. Homme ou femme, on appelle toujours un Divin "votre Sainteté" ou "votre Perfection".

Juste après les Divins viennent les Grandes prêtresses. Chacune préside sur de nombreuses chantries et représente la plus haute autorité religieuse à l'échelle régionale. Elles se rendent à Val Royeaux lorsque le Collège des prêtresses tient assemblée, mais restent la plupart du temps au poste qui leur a été attribué. Il convient de s'adresser à une grande prêtresse par "votre Grâce".

Vient ensuite la mère (ou, dans la Chantrie impériale, le père). Si une mère se voit confier une chantrie donnée, le terme "Révérende" est antéposé à son titre. Il s'agit là des prêtresses responsables du salut de leurs fidèles. Une mère ou Révérende mère est appelée "votre Révérence".

Frères et soeurs forment le tout-venant de la Chantrie. Ils sont répartis en trois groupes principaux : confirmés, initiés et prêtres. Les confirmés sont les frères et soeurs convers de la Chantrie, les petites gens qui se sont tournés vers la foi pour y trouver le secours. Ce sont souvent des individus qui ont mené une vie difficile ou impie et ont choisi de vivre en reclus, voire des orphelins et autres infortunés qui ont été élevés au sein de la Chantrie. Les confirmés s'occupent de la Chantrie en échange d'une vie de méditation et de tranquillité, loin de toute indiscrétion.

Seuls ceux qui prononcent leurs voeux deviennent initiés. Il s'agit là d'hommes et de femmes qui étudient, qui les sciences de l'esprit, qui les disciplines martiales. Tous les initiés reçoivent une éducation académique, mais seuls ceux qui souhaitent devenir templiers apprennent à combattre.

Véritables érudits de la Chantrie, les prêtres ont voué leur vie à la poursuite du savoir. On les trouve souvent dans les archives, à superviser les bibliothèques et autres dépositaires de savoir ancestral. Les plus âgés de ces prêtres, à qui l'on confie de telles archives, portent le titre de "doyen", bien qu'un tel rang reste inférieur à celui de mère. Tous les autres frères et soeurs sont appelés en antéposant leur titre à leur nom, par exemple "frère Génitivi".

- Extrait d'un guide à l'intention des ambassadeurs riveniens

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L'Ordre de la Promesse ardente

Lorsque la première Inquisition fut créée, le premier Enclin avait ravagé le monde et anéanti le puissant Empire Tévintide. Il y avait à l'époque plusieurs cultes d'Andrasté qui s'arrachaient le titre d'héritier légitime de sa foi, et tout autant de groupes qui prétendaient incarner la solution au chaos dont souffrait le monde. L'Ordre de la Promesse ardente était l'un d'entre eux, un collectif d'hommes et de femmes qui affirmaient non seulement que la fin du monde était proche, mais aussi qu'elle était nécessaire.

Thédas devait être purgé par le feu et renaître sous forme de paradi. Voilà ce qu'ils promettaient et s'évertuaient à accomplir. Nul ne sait s'ils se sont jamais approchés de leur but.

L'Inquisition finit par écraser ces "Prometteurs" lors d'une bataille connue sous le nom de "Purge de Churneau". La secte refit surface au début de l'Ère du Divin, voulant prendre les rênes de l'Inquisition devenue "Chercheurs de la Vérité". S'ensuivirent des battues chantristes qui ne vinrent pas à bout des "Prometteurs" avant l'Ère des Exaltés.

- Extrait de À la poursuite du savoir : pérégrinations d'un érudit chantriste de frère Génitivi.

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L'ordre des templiers : Fin d'un traité

Votre Sainteté,

Les chercheurs sont bien conscients du rôle que vous avez joué dans la rébellion. Vous me convoquez "en urgence" à la Grande cathédrale au milieu de la nuit simplement pour échanger des banalités ? Et à mon retour, je découvre la Flèche blanche en proie au chaos... Et l'un de vos agents parmi les apostats.

Croyiez-vous vraiment que je n'y verrais que du feu ? Vous pensiez-vous au dessus de toute répercussion ? La Chantrie maudira le jour où elle a placé une femme aussi incompétente sur le Trône du soleil. Je refuse de vous regarder détruire les fruits de siècles de tradition et de vertu.

En l'an vingt de l’Ère des Divines, le Traité du Névarra a été signé. Les chercheurs de la Vérité ont baissé leur bannière et accepté de servir à la droite de la Chantrie. Ensemble, nous avons créé le Cercle des mages. Maintenant que le Cercle n'est plus, je déclare par la présente le Traité nul et non avenu. Ni les chercheurs de la Vérité, ni l'Ordre des templiers ne reconnaissent désormais l'autorité de la Chantrie. Nous accomplirons la volonté du Créateur à notre seule discrétion.

Signé en l'an quarante de l’Ère du dragon,

Seigneur chercheur Lambert van Reeves

- Lettre envoyée par l'ancien seigneur chercheur à la Divine Justinia.

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L'ordre des templiers : Un rôle traditionnel

Bras armé de la Chantrie, l'Ordre des templiers a la réputation d'être stoïque et inflexible. Capables de dissiper et résister à la magie en sus de leurs puissantes aptitudes martiales, les templiers ont pour vocation principale de traquer les apostats, ces mages qui refusent de se plier à l'autorité du Cercle, ainsi que de lutter contre mages de sang et abominations.

Si les mages vouent souvent une certaine rancoeur aux templiers qui symbolisent la férule de la Chantrie sur la magie, les habitants de Thédas les considèrent comme des sauveurs et des guerriers saints, champions de toutes les vertus, armés d'une piété suffisant à protéger le monde des ravages de la magie impie. En réalité, l'Ordre recherche avant tout des guerriers chevronnés dotés d'une dévotion dans faille envers le Créateur, le sens moral n'étant pas le critère de choix principal : en effet, les templiers doivent faire preuve d'une certaine distance émotionnelle vis-à-vis de leurs missions, or la ferveur religieuse convient mieux à cette fin qu'un sens aigu de la moralité qui risque de les mener à contester certains ordres difficiles.

Les templiers tirent leur puissance du lyrium, un minerai que l'on dit source de toute création. Tandis que les mages s'en servent pour leurs sorts et rituels, les templiers l'ingèrent dans son état brut pour améliorer leur résistance à la magie.
L'utilisation du lyrium est régulée par la Chantrie, mais cela n'empêche pas certains templiers de souffrir d'une dépendance dont les effets comprennent paranoïa, obsession et démence. C'est en toute connaissance de cause que les templiers se soumettent à ce "traitement" au service de l'Ordre et du Créateur.

C'est cette piété aveugle qui effraie le plus les mages lorsqu'ils s'attirent les attentions des templiers : il est alors impossible de les raisonner et pourvu qu'ils soient préparés, la magie est quasiment sans effet sur eux. Poussés par la foi, les templiers sont l'une des forces les plus craintes et respectées de Thédas.

- Extrait du Bon distinguer des récurrences de Halden, Premier enchanteur d'Osterburg, 8:80 des bontés.

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La Chantrie impériale

D'aucuns prétendent que la Chantrie est pareille ailleurs qu'ici, que la Divine de Val Royeaux règne sans partage aux yeux du Créateur et que nul en Thédas n'en a jamais douté.

Ne les croyez pas.

"La magie doit servir l'homme, et non l'asservir" : ce deuxième commandement du Créateur n'a jamais revêtu le même sens dans l'ancien Empire tévintide que dans le reste du monde. Pour la Chantrie locale, il fallait comprendre que les mages ne doivent pas contrôler l'esprit d'autrui et s'efforcer en toute chose de mettre leur magie au service des souverains. Lorsque les prêtresses tévintides modifièrent le Cantique de la Lumière pour refléter cette interprétation du commandement, la Divine de Val Royeaux leur ordonna de s'en tenir au Cantique d'origine. Elles refusèrent, prétextant la déchéance de Val Royeaux ; en l'an 3:87 des tours, après une escalade constante du conflit, la Chantrie tévintide élut à sa tête un dirigeant "légitime et non corrompu", un homme et de surcroît l'un des membres les plus influents du Cercle des mages tévintide : le Divin Valhail. Inutile de dire que la simple existence de ce "Divin noir" passa pour un blasphème hors des frontières de Tévinter.

Après quatre Marches exaltées pour venir à bout de ces "rebelles", la Chantrie de Val Royeaux n'était parvenue qu'à entériner la séparation. Si les préceptes de la Chantrie impériale sont identiques dans les grandes lignes à ceux de la Chantrie traditionnelle, ils répriment moins la magie et cautionne les prêtres masculins. C'est aujourd'hui le Cercle des mages qui gouverne directement Tévinter, depuis qu'en 7:34 des tempêtes, l'archonte Nomaran fut élu directement parmi les rangs des enchanteurs, sous un tonnerre d'applaudissements de la populace, et ce malgré les anciennes règles qui interdisaient aux mages de se mêler de politique. En l'espace d'un siècle, les véritables souverains des diverses maisons impériales - les mages - assumaient leur place ouvertement au sein du gouvernement. Le Divin impérial continue à être nommé parmi les Premiers enchanteurs et endosse le double manteau de Divin et de Grand enchanteur.

Aux yeux de tout chantriste non tévintide, c'est là une suprême hérésie, un retour à l'ère des inquisiteurs qui nous a valu les Enclins. Mais le fait est que l'Empire tévintide, laissé à la merci des terribles Qunari, est parvenu à survivre. Tôt ou tard, les hostilités reprendront entre le Divin noir et la prétendue "Divine blanche".

- Extrait des Édits du Divin noir de père David le Qarinien, 8:11 des bontés.

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La fondation de la Chantrie

Kordillus Drakan, roi de la cité-Etat d'Orlaïs, était un homme à l'ambition peu commune. En l'an -15 des anciens, le jeune souverain entama la construction d'un grand temple dédié au Créateur et jura qu'à son achèvement, il aurait non seulement uni les cités-Etats rivales du sud, mais aussi propagé le culte andrastien partout ici-bas.

Le temple fut achevé en -3 des anciens. En son sanctuaire, Drakan s'agenouilla devant la flamme éternelle d'Andrasté et fut couronné souverain de l'Empire orlésien. Son premier acte en tant qu'empereur fut de déclarer la Chantrie religion andrastienne impériale.

Il fallut trois ans et plusieurs centaines de votes avant qu'Olessa de Montsimmard ne fût nommée à la tête de la Chantrie. Lors de son sacre au titre de Divine, elle prit le nom de Justinia, en l'honneur de la disciple qui avait recueilli les chants d'Andrasté. Le monde entrait alors de plain-pied dans l’Ère des Divines.

- Tiré de Férelden : folklore et Histoire de soeur Pétrine, érudite chantriste.

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La guerre civile orlésienne

Quand le grand duc Gaspard a tenté de s'emparer du trône de l'Impératrice Célène d'Orlaïs, nous avons pensé que le commerce allait en souffrir. Pour combattre la propagande qui la disait trop tolérante avec les elfes, Célène a été contrainte d'écraser une révolte elfique à Halamshiral, où ses forces ont été décimées par une attaque de Gaspard qui l'a coupée de Val Royeaux. Quand elle est parvenue à s'enfuir et à rejoindre la capitale orlésienne (on ne compte plus les histoires rocambolesques à ce sujet), nous avons commencé à fermer les échoppes familiales, pensant que l'armée de Gaspard allait mettre les Marches centrales à feu et à sang en avançant vers le nord et les cités loyales à Célène.

Au lieu de cela, les humains se sont montrés parfaitement raisonnables. Nous avons gagné une fortune en vendant fourrures et argent à Val Royeaux, la mainmise de Gaspard sur le sud d'Orlaïs empêchant la circulation des marchandises depuis Férelden. Les nobles de Montfort et de Val Chevin ont aussi acheté des violettes par centaines, comme si elles avaient le pouvoir d'éradiquer les engeances. Célène aurait apparemment fait des fleurs mauves le symbole de la loyauté des humains envers elle.

A Férelden, la moitié des cités seraient à feu et à sang ; mais à Orlaïs, les nobles plaisantent et les marchands continuent de vendre leurs articles pendant que les armées de Gaspard et de Célène s'affrontent en Dalatie. Les seuls qui souffrent vraiment sont les paysans, mais ça a toujours été comme ça.

Engagez des gardes supplémentaires pour la prochaine caravane, mais gardez le lyrium pour Férelden ; nous faisons déjà bien assez de profits ici.

- Extrait d'une lettre de Dernal Harrick, un marchand nain, à sa famille d'Ostwick.

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La Guilde Marchande des nains

La Guilde Marchande des nains est assurément l'institution naine la plus puissante de la surface. Peu à peu, elle est devenue ce que l'Assemblée est au peuple d'Orzammar : un cercle prestigieux auquel tout le monde souhaite appartenir et le moyen le plus sûr pour graver les échelons du pouvoir et faire fortune.
L'Arbre généalogique de tous les chefs de la Guilde, sans exception, remonte jusqu'aux maisons nobles ou aux castes Marchandes d'Orzammar. La Guilde, qui réglemente le commerce entre la cité naine et la surface, contrôle ainsi discrètement toute l'économie d'Orzammar…bien que le roi ou l'Assemblée ne reconnaîtraient cette emprise pour rien au monde.

Particulièrement conservatrice, la Guilde a pourtant commencé à s'ouvrir aux familles dominantes, notamment à celles du monde de la banque, non sans créer quelques remous en son sein.

- Extrait du Petit guide de la bonne société pour les douairières, de Dame Alcyone.

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La société tévintide

Vu de l'extérieur, il est facile de résumer l'Empire tévintide à ses mages et ses esclaves elfes, mais l'identité de Tévinter est triple, composée de trois mondes parfaitement distincts. Il y a donc les mages, la noblesse locale, à ce point obnubilés par les guerres de pouvoir intestines qu'ils en oublieraient presque leurs ennemis, comme les Qunari. Les Altus de haute naissance méprisent les Laetan, qui méprisent à leur tour les Praeteri. Ils s'affrontent pour la domination du Magisterium, où les factions se font et se défont du jour au lendemain avec pertes et fracas, et où chaque famille doit afficher une citoyenneté exemplaire ou subir l’opprobre et la censure.

viennent ensuite les Soporati, où "dormeurs", les citoyens non-mages qui, bien que largement majoritaires, sont entièrement soumis à la volonté des mages. Nombre d'entre eux acceptent mal leur condition et manigancent en secret contre l'élite, même s'ils espèrent secrètement que leurs enfants reçoivent le don de magie, incroyable outil de promotion sociale qui peut apparaître chez n'importe qui, même un esclave. On oublie trop facilement que Tévinter abrite aussi une large classe de Publicains, les fonctionnaires de l'Empire et chefs des légionnaires. On y trouve également une caste de marchands très importante, des démunis tellement nombreux qu'ils pourraient peupler une petite nation, et les mystérieux voleurs appelés "Praesumptors", qui sont traités avec un certain respect.

Et enfin, il y a les esclaves. D'aucuns pourraient croire qu'ils sont égaux entre eux, mais ce n'est pas le cas. Il faut faire la distinction entre les liberati affranchis, les serviteurs personnels des magisters, ceux qui travaillent à la ferme et dans les ateliers, et les "servus publicus", chargés de toutes les tâches que refusent d'accomplir les honnêtes citoyens. Il est très difficile de se hisser au-dessus de son rang, mais les esclaves impériaux, peut-être inspirés par leurs propriétaires, feront tout pour essayer. Les castes de la société tévintide peuvent paraître futiles d'un point de vue extérieur, mais pour les citoyens de l'Empire, c'est le système le plus souple de Thédas, et celui qui récompense le mieux le mérite personnel.

- Extrait de A la poursuite du savoir : pérégrinations d'un érudit chantriste de frère Génitivi.

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Le Carta

Les nains parias d'Orzammar n'ont que peu de perspectives d'avenir. Poussés à vivre dans des ruines croulantes à l'orée économique et sociale de la puissante capitale naine, nombreux sont ceux à se tourner vers la mendicité, la prostitution ou le crime.

Tout comme les fleuves finissent par se jeter dans la mer, tous les parias qui optent pour le crime finissent par intégrer le Carta. Le Garde des ombres décima les rangs de cet ancien cartel alors qu'il recrutait les nains pour l'aider à défaire l'archidémon Urthëmiel. Incapable de recouvrer l'influence qu'il avait auparavant à Orzammar, le Carta porta son attention "plus haut". Il constitua des escouades de nains qui investirent la surface et organisèrent des réseaux de contrebande d'armes, de lyrium, d'articles de luxe, d'esclaves et d'autres marchandises entre la capitale naine et les terres humaines.

Malgré la prospérité de leur commerce, les parias demeurent violents et prêts à tout. Sans dirigeant pour contenir leurs excès, ils ont abandonné jusqu'à la dernière once d'honneur nain, n'ont aucune parole, trahissent leurs alliés et se montrent malhonnêtes en affaire.

- Extrait de La Pierre et ses enfants : les nains de l’Ère du Dragon, par frère Génitivi.

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Le Cercle des mages

Le Cercle des mages a été créé il y a des siècles pour nous protéger et pour protéger les personnes sans magie de ce que nous pourrions faire. Tout homme doté de bon sens admettrait qu'il s'agit là de nobles buts. Je ne peux me résoudre à croire que la Chantrie nous a sciemment infligé l'injustice et l'oppression dont nous avons souffert entre-temps. L'isolement des mages dans des lieux gardés par des templiers était la meilleure option, et peut-être même la seule.

Nous avons récemment dû accepter la triste réalité : ce système est un échec. Le Cercle des mages de la place-forte de Kinloch à Férelden était l'un des plus libéraux, mais même là, nous avons observé la sédition et la dissension, qui ont entrainé une tentative de révolte qui a failli détruire toute la tour. La sévérité fonctionnera peut-être là où le laxisme a échoué ? En contre-exemple; je vous présenterais la Potence de Kirkwall. L'étau que serrait le chevalier-capitaine Mérédith sur le Cercle dont elle avait la charge s'est retourné contre elle et nous a conduits à la situation présente.

Si les Cercles, quelle que soit la manière dont ils sont gérés, ne fonctionnent pas comme prévu, et peut-être qu'ils en sont incapables, que va-t-il se passer ensuite ? Il n'y a pas de réponses évidentes. Les évènements de ces dernières années m'obligent à reconsidérer mes opinions sur la liberté. En tant qu'Équitables, nous avons toujours prôné la retenue et la coopération avec la Chantrie, mais cette approche pourrait se révéler caduque. Je dois envisager que nos frères et nos soeurs libertaires avaient raison depuis le début. Regardez les conflits et le chaos qui consument notre monde. Il se peut qu'un combat pour l'indépendance et pour un meilleur système n'améliore pas notre situation. Mais ce qui est sûr, c'est que cela ne peut pas l'empirer.

- Lettre de l'enchanteur de rang Vormann Quine de Combrelande à un collègue, datée de 9:39 du dragon

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Le conseil des Messagers

Légalement, les titres et les blasons de la noblesse orlésienne ont été bannis. Mais même le pouvoir d'un empereur fait pâle figure devant une culture et une tradition millénaires. La lignée des plus vieilles familles d'Orlaïs remonte aux chefs de guerre cirians, et beaucoup d'entre elles sont liées aux grandes maisons d'Antiva, du Riveïn et des Anderfels. Ces familles refusaient d'abandonner leur héritage, mais comme leurs titres n'étaient pas légaux, elles s'enlisaient dans des conflits de droits de naissance et de succession, auxquels s'ajoutait la myriade de nouveaux titres que l'empereur Reville avait offerts à ses partisans.

Lorsque Judicaël Ier accéda au trône, il hérita du chaos politique laissé par son père, Reville le Dément, qui avait coûté la vie à son frère, Étienne II. Dans une tentative de rallier les nobles de sa cour, l'une des premières mesures de l'empereur Judicaël fut la création du Conseil des messagers. Le Conseil deviendrait l'ultime arbitre de toutes les disputes concernant les titres, et son pouvoir en la matière dépasserait même celui de l'empereur.

- Extrait d’Étude du gouvernement orlésien de soeur Pétrine, érudite chantriste.

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Le Magisterium

Ceux qui vivent hors des frontières de l'Empire Tévintide pensent souvent à tort qu'un "Magister" (ou "Inquisiteur" Tévintide, comme on les appelle parfois) est simplement un mage, et qu'il suffit d'être mage pour faire partie de la classe dirigeante. Cette idée fausse a sans doute été renforcée par certains Tévintides qui, en se prévalant de ce titre en Terre étrangère, escomptaient se draper de l'aura qu'il y confère. En vérité, le titre de Magister revient à ceux qui siègent au Magisterium, chambre haute du sénat impérial et institution responsable de promulguer les lois, ainsi que de choisir un nouvel Archonte en l'absence d'héritier approuvé. La chambre basse du sénat est le Publicanium. Constituée de représentants élus, elle n'a aucun pouvoir réel et reste considérée comme un appareil purement bureaucratique. Les Magisters, pour en revenir à eux, sont issus du Cercle des Mages et de la Chantrie Impériale, mais la plupart héritent leur siège d'un ancêtre lointain, qui l'a reçu par la faveur d'un Archonte il y a bien longtemps. Il n'est pas techniquement indispensable qu'un Magister soit mage... et de fait, après la Transfiguration qui a vu l'abandon des anciens dieux et l'avènement du culte Andrastien, la plupart n'en étaient pas. Depuis l'Ère des Tours, cependant, les non-mages ont été progressivement évincés du Magisterium. Un vrai Magister est donc aujourd'hui une figure du pouvoir Tévintide. Tous les autres mages sont à leur service, et tout mage qui n'est pas bien né n'a aucune influence hormis celle qu'il peut se ménager de par son talent et sa fortune personnelle.

- Extrait de Le nord ancien de soeur Pétrine, érudite chantriste.

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Les "Gris" Vashoff

Pourquoi toutes ces questions sur le Qun ? Je ne suis pas un Qunari. J'ai rencontré un cordonnier humain l'autre jour. Vous pourriez peut-être réparer mes chaussures ?

Vous connaissez plus de Qunari que moi, j'ai vécu toute ma vie au Névarra.

Non, je ne suis pas un Tal-Vashoff. Les Tal-Vashoff sont des rebelles. On ne peut pas se rebeller contre quelque chose qu'on ne connaît pas. Je suis un "Vashoff".

Non, ce n'est pas le même mot. "Vashoff", pas "Tal-Vashoff". On ne m'avait pas dit que les humain étaient durs d'oreille.

Non.

Non.

Je déteste les humains.

- Partie inutilisée de la transcription d'un entretien avec Issala, une chevrière Qunari, trouvée dans les notes du frère Génitivi.

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Les Alvars

Jadis contraints à l'exil à travers les Dorsales de givre, les Alamarri se scindèrent en trois factions : l'une s'établit dans la vallée de Férelden, une autre fut repoussée dans les terres sauvages de Korcari et la dernière s'en retourna dans les montagnes. Les Féreldiens modernes n'ont plus guère en commun avec leurs ancêtres alamarri et les Chasinds ont oublié une bonne partie de leurs traditions, mais les Alvars, eux, sont restés pratiquement inchangés depuis lors.

Pas plus que chez les Chasinds, la cohésion ne règne parmi les Alvars. Chaque tribu est livrée à elle-même et n'a de comptes à rendre qu'à son suzerain. Ils vénèrent toujours leurs propres dieux : Korth le Père des cimes, Hakkon Vintervind, la Dame des cieux ainsi que des dizaines de dieux animaux dont les étrangers ne connaissent pas le nom.

Dans les montagnes, rien ne dure. Vent et pluie finissent par venir à bout du plus solide des bastions. Les terres arables d'une année sont prises dans les glaces la suivante. Le gibier se déplace perpétuellement. Même entre eux, les Alvars ne font jamais de promesses absolues : lors d'un mariage, l'époux doit ainsi défaire un imbroglio de noeuds tandis que l'épouse chante une hymne aux dieux. Au terme du chant, le nombre de noeuds défaits correspond aux années qu'elle passera avec lui. Il n'existe aucune alliance permanente dans les Dorsales de givre, ce que le plat-pays oublie trop souvent.

- Extrait de Férelden : folklore et Histoire de soeur Pétrine, érudite chantriste.

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Les Gardes des Ombres

Depuis des mois, l'Enclin ravage la contrée. Les armées des grands rois s'étaient amassées pour un ultime combat. Lorsque le soleil fendit les nuages qui diapraient le ciel enténébré, il illumina une horde d'engeances à perte de vue, dirigée par l'Archidémon.

Et c'est alors que tout semblait perdu, en cet instant où mort et désespoir allaient l'emporter, qu'apparurent les Gardes des Ombres.

Ils arrivèrent dans un bruissement d'ailes plus assourdissant que cent tambours de guerre, et se dressèrent devant les armées des hommes. Les Gardes des Ombres, résolus et intrépides, avancèrent, éternel rempart entre hommes et engeances. De leurs corps, ils firent un bouclier, et restèrent à protéger les hommes jusqu'à la mort de l'Archidémon et de toutes ses engeances. Cet exploit accompli, sans demander ni récompense ni reconnaissance pour leur sacrifice, les Gardes des Ombres s'en retournèrent. Lorsqu'enfin les nuages se dissipèrent et que le soleil embrassa de nouveau la contrée, les grands rois surent qu'ils n'avaient pas perdu un seul homme, qu'aucune goutte de leur sang n'avait été versée.

Le combat qu'évoque ce récit, les Gardes des Ombres ne l'ont jamais livré, et pourtant il transparaît dans toutes leurs batailles. Ils nous ont toujours défendus contre les engeances, en subissant les pertes à notre place.

- Adaptation d'une légende sur les Gardes des Ombres

Le récit présenté ci-dessus est largement répandu, bien qu'il soit sujet à des variantes régionales.
Les Marchéens remplacent parfois les "grands rois" par des titres correspondant à ceux de leurs Cités-États.
Certaines versions de Férelden font état de seulement deux Gardes au lieu d'une armée entière, une représentation des héros nationaux qui ont vaincu l'Archidémon à Dénérim lors du cinquième Enclin.

Les "bruissement d'ailes" fait référence aux griffons que les Gardes auraient chevauchés au combat. Bien que ces créatures aient disparu longtemps avant le dernier Enclin, elles figurent encore dans de nombreuses histoires, soit pour servir de métaphore au courage sans bornes des Gardes, soit pour satisfaire un public qui en redemande toujours.

- Extrait de Récits des Gardes de soeur Manon.

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Les Pentaghast

Cher ami, j'aimerais rétablir une vérité importante : Les Pentaghast sont le Névarra. Sans nous, cette nation serait encore une Cité-État des Marches Libres parmi d'autres, ou une dépendance d'Orlaïs, ce qui serait d'ailleurs plus plausible, étant donné que la puissance du Névarra est le seul rempart à l'expansionnisme Impérial... puissance sauvegardée par le gènie des généraux Pentaghast et l'influence qu'offre notre fortune familiale. Chose amusante, vous semblez penser que la chasse aux dragons est notre seul trait distinctif. Dois-je vraiment vous rappelez que les dragons ont disparu il y a des siècles et qu'ils ne sont revenus qu'au commencement de cette ère ? Certains membres de notre clan ont repris le flambeau ancestral par nostalgie, mon cousin Ferdinand en tête, mais ces pratiques appartiennent au passé. Aujourd'hui, notre famille compte quatorze branches, dix-huit en incluant nos liens avec les Van Markham, chacune constituée de plusieurs noms et lignées complexes qui nous lient dans les faits à presque toutes les maisons majeures de Thédas. Je suis parfaitement consciente que la santé du roi Markus est déclinante et que ni lui, ni Ferdinand n'ont d'héritier, mais ne vous méprenez pas : il y aura un Pentaghast sur le trône Névarran, et le règne de cet homme ou cette femme sera prospère et pacifique. Il n'y aura pas de guerre civile.

- Extrait d'une lettre de la Baronne Alia Pentaghast, 9:38 du Dragon.

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Les Qunari

De tout Thédas, les fidèles du Qun sont probablement le groupe qui donne naissance au plus grand nombre de malentendus. Certes, les guerres qunari furent toujours brutales, mais pas plus que ne le fut le Schisme de la Chantrie. Ni la chute de l'empire, d'ailleurs. Certains de ces malentendus relèvent de leur nature même : la race que l'on nomme "qunari" est tout bonnement impressionnante. La nature en dota les individus de cornes menaçantes, plantant d'étranges yeux sur leur face, si bien que les ignorants ne voient en eux guère plus que des monstres.

D'autres malentendus résultent d'un problème de langue : parmi les adeptes du Qun, ils ne sont que peu à parler la langue commune, et encore moins à la parler correctement. Dans une culture qui prône la domination pour imposer le respect, il est peu dire que les connaissances bancales des Qunari ne les mettent pas à leur avantage. Parmi des étrangers, la plupart préfère garder le silence pour ne pas s'exposer à l'opprobre public.

Mais les principales incompréhensions résultent de leur culture en elle-même. Pour les Qunari, la société est un tout. Une entité vivante unique dont la santé et le bien-être relèvent de la responsabilité de chacun. Chaque individu qui la compose ne représente qu'une infime partie d'un tout, une goutte de sang dans une artère. Chaque individu n'est pas important en tant que tel, mais pour ce qu'il représente par rapport à la créature dans son ensemble. C'est en partie pour cela que la plupart des Qunari que l'on peut rencontrer sont engagés dans l'armée, considérée par le Qun comme l'incarnation physique du corps : des bras, des jambes, des yeux, et des oreilles... Tout ce dont une créature a besoin pour interagir avec le monde. Tout comme l'on ne peut apprendre à connaître autrui par le simple fait d'étudier un échantillon de lui, sa main ou son pied ; il est impossible de rencontrer "réellement" un Qunari tant qu'on n'a pas vu leurs cités. Car c'est là qu'évoluent l'esprit, l'âme de tout Qunari.

A Séhéron et Par Vollen, on peut observer les Qunari dans leur ensemble. Là, l'union des Qunari en tant qu'entité vivante unique, qu'être unique, saute aux yeux. Les travailleurs, que le Qun désigne comme l'esprit, produisent tout ce dont a besoin un Qunari. L'âme, sorte de clergé, est en perpétuelle recherche d'une meilleure compréhension de l'être, du monde, et exhorte le corps et l'esprit à lutter sans relâche pour atteindre la perfection. Chaque individu a une place, qui lui est attribuée par le Qun, une place à partir de laquelle il doit constamment oeuvrer pour le bien de la collectivité. Cette vie est une vie de certitudes, d'égalité, et non d'individualité.

- Extrait des écrits de la prophétesse de Kont-aar, datés de 8:41 des bontés.

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Les Tal-Vashoff

Notre chariot voyageait entre le port et l'une des grandes cités lorsqu'ils nous sont tombés dessus. Ils hurlaient comme des bêtes. Les marques qu'ils arboraient sur leur visage étaient sauvages et dépourvues de sens, leurs armes primitives étaient abîmées, et ils dégageaient une odeur pestilentielle de sueur.

Les Tal-Vashoff grognaient en combattant. L'un des ouvriers a même été mordu. Les gardes les ont fauchés à l'épée jusqu'à ce qu'ils s'enfuient, puis ils ont achevé ceux qui restaient avec des flèches. Nous avons suivi leur piste dans la forêt jusqu'à leur campement : nous y avons trouvé des femmes, voûtées et recroquevillées comme aucune femme ne devrait l'être, des enfants sales, maigres, sous-alimentés, et des cadavres. Je n'oublierai jamais les cadavres.

Il y avait également d'autres Tal-Vashoff que les gardes ont éliminés. Tandis qu'ils désarmaient le dernier d'entre eux, un garde lui a demandé pourquoi il vivait dans de telles conditions, pourquoi il agissait ainsi. Le Tal-Vashoff l'a regardé droit dans les yeux et lui a répondu : "Je renie le Qun". Puis il s'est jeté sur la lame du garde.

Il m'est arrivé de remettre le Qun en question. Je pense que c'est le cas de beaucoup d'entre nous, même si personne n'ose l'avouer. Mais lorsque j'ai vu cette fureur dans les yeux du guerrier Tal-Vashoff, lorsque j'ai vu cette horrible sauvagerie que seul le Qun peut maîtriser, j'ai compris où était ma place. Je ne suis pas une Qunari parfaite, mais je connais ma place et mon but. Je suis satisfaite.

- Extrait d'un entretien avec une travailleuse Qunari à Kirkwall

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Les Venatori

Je sais ce que vous dites aux autres. Vous parlez de "secte" et colportez les mensonges que la Chantrie nous déverse depuis des millénaires. Regardez autour de vous, mon ami. Regardez ce que la puissante Tévinter est devenue : une nation écrasée, à peine capable de tenir tête aux buffles. Nous avons mutilé nos mages sous l'influence d'une religion étrangère, exalté leur faux Créateur, et sommes devenues la risée de tout Thédas. Aujourd'hui, nous avons l'occasion de récupérer ce qui nous revient de droit, mais pour cela, nous devons agir. Nous ne pouvons pas attendre que le vent tourne, c'est à nous de le faire tourner. Les Venatori sont des chasseurs, recrutés en secret depuis des années. L'heure est venue de verser le sang sudiste et d'asseoir notre mainmise. Á notre retour, nous serons accueillis en vainqueurs et honorerons un nouveau dieu. Les lâches qui ont refusé de nous aider prendront alors la mesure de leur erreur.

- Extrait d'une pièce à conviction enregistré au Cercle des Mages de Vyrante, 9:40 du Dragon.

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Les amis de Jenny la rousse

Ses amis ? Pas touche. C'est tentant, c'est vrai, mais ne tombe pas dans le panneau : on ne sait jamais ce qu'on va récolter. Jenny la rousse, elle est là depuis un bon moment, elle est partout, elle peut jouer gentiment ou frapper dur, mais c'est toujours elle qui choisit. Si tu as des comptes à régler avec quelqu'un, casse ta tirelire et paie-toi un Corbeau. Avec eux, au moins, tu sais comment ça finira.

- Message de Ser Keiter, un marchand itinérant, à son fils Erbal.


C'est une bonne distraction, je trouve. Ils donnent du boulot aux professionnels et du grain à moudre aux Seigneurs. Comme on ne sait jamais vraiment d'où viennent les attaques, on a été payés un paquet de fois pour éliminer des rivaux plus ou moins suspects. Par contre, les bardes devraient lui payer une commission, "elle" leur facilite sacrément le travail.

Antoine


Mon père a voulu s'en prendre à elle, une fois. Vous voulez perdre tous vos amis en un éclair ? Dites que vous recherchez les siens. Il a trouvé un rapport qui disait qu'elle avait été tuée au Névarra. Eh bien avant l'hiver suivant, tous les hommes du détachement en question étaient morts, estropiés ou complétement ruinés. Et devinez un peu quand ce rapport avait été écrit : il y a cinquante-deux ans ! Á choisir, je préfère encore affronter une sorcière. Laissez-la donc taquiner les nobles, ça fait partie du jeu.

- Recommandations du capitaine Varn, milicien privé engagé à Dénérim.


Comment ça marche ? Aucune idée, impossible à dire. Vous passez commande pour que quelque chose de désagréable arrive à quelqu'un, et ça finit par arriver. Est-ce que c'est elle qui l'a fait ? Est-ce que vous avez vraiment besoin de savoir ? Vous avez eu l'impression de jouer dans la Cour des grands, et c'est sûrement tout ce qui compte.

- Entretien avec un client de la taverne de Montsimmard, aucun nom n'a été consigné.


Je sais que c'est elle qui a fait le coup ! Les clés ne disparaissent pas par l'opération du saint Créateur ! Et les chevaux, ils se sont détachés et ont ouvert l'écurie tout seuls, peut-être ? Et puis l'incendie qui a ravagé l'aile sud, l'inondation qui a emporté ma résidence d'été, la chute vertigineuse des prix juste quand j'étais sur le point de vendre mes investissements, le choléra que j'ai attrapé l'année dernière, le temps qui se gâte dès que je pars en voyage ? Vous n'allez pas me dire que tout ça m'arrive par le plus grand des hasards, tout de même. Une minute... votre scepticisme, là…C'est elle, c'est encore son oeuvre ! Vous êtes renvoyé. Tout le monde est renvoyé !

- Les notes éparpillées du Bann Markal.

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Les Chercheurs de la Vérité

Les Chercheurs de la Vérité ne sont pas des templiers... pas exactement.
Autrefois membre de ce que l'on appelait "l'Inquisition", ils abandonnèrent ce nom à la signature du Traité du Névarra pour devenir l'Ordre que nous connaissons aujourd'hui, qui contrôle et veille sur les templiers. Je n'ai pas la prétention d'en savoir davantage. J'ignore combien de Chercheurs il y a (quelques dizaines ?) ou bien s'ils ont une base d'opération et où elle se trouve (certainement pas près des nôtre en tous cas). Nous ne voyons ces Chercheurs que lorsque l'un d'entre eux est convoqué, en réponse à la plainte d'un Premier enchanteur, par exemple. Il mène son enquête, et s'il conclut qu'un templier a mal agi, il le punit... sévèrement... sans poser de question. Même le chevalier-capitaine se plie à leurs volontés. La présence d'un Chercheur de la Vérité fait trembler tous les templiers, qui n'espèrent qu'une chose : que son regard ne s'arrête pas sur eux.

Bien sûr, les choses ont changé quand le Traité du Névarra a été dénoncé. L'initiative serait venue de la Chantrie, mais c'est le Seigneur Chercheur Lambert qui l'a annoncé. Il a déclaré que les Chercheurs de la Vérité et l'Ordre des templiers chasseraient les mages rebelles quels que soient les ordres de la Divine.
J'ignorais qu'il avait ce pouvoir, qu'il pouvait dire quelque chose et que tout le monde le suivrait... mais c'est bien ce qu'il s'est passé. Après tout, les Chercheurs ont toujours été nos guides. Et aujourd'hui, c'est à la guerre qu'ils nous ont conduits.

- Extrait d'une lettre de Ser Jonathan Perry, 9:40 du Dragon.

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Les cuirassés Qunari

Si vous trouvez que les Qunari sont des adversaires redoutables sur la terre ferme, essayez un peu de les affronter dans un combat naval, pour voir. Calme plat, pas un noeud de vent, mais ces salopards de géants réussissent quand même à nous tomber dessus. On se moque toujours des Qunari pour leur mentalité servile, mais tout le monde a pu admirer leur discipline quand ils se sont approchés lentement, avec des coups de rames parfaitement synchronisés, alors que les esclaves de nos galères pagayaient dans tous les sens.

Ils nous ont accostés avec leur navire deux fois plus long que le nôtre et on a tiré l'arme au clair, prêts pour l’abordage. Au lieu de ça, des explosions ont soulevé la mer d'huile. Il y avait de la fumée partout. Des boulets d'acier de la taille d'un cochard volaient au-dessus de nos têtes, comme si quelqu'un les balançait au lance-pierres. Ils déchiquetaient tout sur leur passage : coque, mât, marins... Notre bateau tombait en miettes comme un jouet d'enfant. Je serais mort noyé comme tous les autres si un navire marchand n'était pas venu examiner l'épave.

C'est ce jour-là que j'ai compris que même si l'Empire Tévintide a une chance de vaincre les Qunari sur la terre ferme, il ne pourra jamais les battre en mer. C'est aussi ce jour-là que j'ai décidé de changer de vocation et de devenir garde de navire marchand.

- Extrait d'Exilés de l'Empire de Grégorias Pépegit.

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Les elfes Dalatiens

Si l'Inquisitrice/eur est Dalatien :

Un jour viendra où les empires humains s'effondreront. Nous en avons été témoins à de multiples reprises. D'ici-là, nous nous cantonnons à nos contrés sauvages. Nous élevons les hahl, construisons nos aravels et restons toujours en mouvement pour nous prémunir des humains. Nous tâchons de rester fidèles à nos traditions, de réapprendre ce que nous avons oublié.

Nous invoquons les dieux d'antan, bien qu'ils ne répondent pas et n'aient pas entendu nos appels depuis la chute d'Arlathann, dans l'espoir qu'un jour ils se souviennent de nous : Elgar'nan le doyen du Soleil, Lui qui destitua son père, Mythal la protectrice, Fen'Harel le loup implacable, Andruil la chasseresse, Falon'Din le chalant des morts, Dirthamen le gardien des secrets, Ghilan'nain la mère des hahl, June le maître des façons et Sylaise la veilleuse des foyers.

Nous nous assemblons tous les dix ans pour l'Arlathvenn, afin de perpétuer les récits d'antan : car quand les royaumes humains auront disparu, nous devrons être prêts à enseigner aux autres ce que signifie être elfe.

- D'après les récits de Gisharel, Archiviste du clan Dalatien Ralafeïrin.

Si l'Inquisitrice/eur n'est pas Dalatien :

En compagnie d'une caravane marchande, je quittai Val Royeaux en direction du nord et du Névarra. Deux jours n'avaient pas passé depuis la frontière Orlésienne que nous fûmes attaqués par des bandits, qui apparurent sans crier gare de derrière les arbres et criblèrent de flèches nos chariots. La quasi-totalité de nos gardes moururent sur le coup. Ceux qui avaient survécu dégainèrent et chargèrent parmi les arbres, à la poursuite de nos agresseurs. Des cris retentirent, assourdis par la forêt, puis plus rien.

Après un long silence, les bandits réapparurent. Des elfes couverts de tatouages, vêtus de peaux, qui firent main basse sur toutes les provisions et objets précieux qu'ils pouvaient emporter avant de s'en retourner dans les bois.

J'appris plus tard qu'il s'agissait des Dalatiens, ces elfes sauvages qui rôdent dans la nature à la lisière des Terres habitées et détroussent voyageurs et fermiers isolés. Ils ont repris le culte de leurs faux dieux et l'on dit qu'ils s'adonnent à une magie bien à eux, au mépris de la société humaine.

- Extrait de Á la poursuite du savoir : pérégrinations d'un érudit chantriste de frère Génitivi.

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Les elfes sentinelles

Si L'Inquisitrice/eur est du côté des mages :

Nous sommes tombés dans une embuscade des elfes après cinq jours de marche dans les Terres Sauvages, comme le maître l'avait prédit. Ils sont beaucoup plus rapides que tous ceux que j'ai vus jusqu'à présent, et ils connaissent la forêt comme s'ils étaient nés dans les arbres. Ceux qui s'échappent disparaissent en se fondant dans l'ombre des frondaisons. Ils sont résistants et n'ont peur de rien, chacun de ces maudits elfes que nous abattons oppose une résistance acharnée.

Les attaques sont moins fréquentes depuis que nous avons doublé la garde, nous avons dû en tuer suffisamment pour les faire réfléchir un peu. D'après Corypheus, ces elfes se donnent le nom de "sentinelles". Quand nous passions en revue les détails de l'assaut final sur leur Temple, il m'a dit qu'ils étaient les derniers "véritables" prêtres de leurs Anciens Dieux. Je lui ai demandé comment il le savait. Je ne sais pas ce qui m'a pris. Quand je me suis rendu compte de ma bêtise, les mots avaient déjà quitté ma bouche. Á ma grande surprise, la maître s'est contenté de me regarder et de tendre une main ouverte, où est apparu un orbe magique en lévitation.

Il m'a dit que c'était un objet de facture elfique et que certains évènements laissaient à penser qu'il était en sa possession pour une raison précise. Le maître s'est alors retourné. Me croyant congédié, j'avais pris la direction de la porte quand sa voix m'a arrêté net. Il a dit, avec une solennité que je n'avais encore jamais vue chez lui, qu'il y avait beaucoup de choses qu'il ne pouvait pas me dire, qu'il me cachait pour me permettre de me concentrer sur la Source. Il a ajouté que je devrai faire de grands sacrifices, mais que plus rien n'aurait de secret pour moi quand je serai devenu l'hôte.

Je l'ai quitté sur ces mots, mais je n'arrive pas à les ôter de mon esprit. Je pourrais jurer avoir décelé une note de regret dans ses dernières paroles, et j'aimerais savoir pourquoi.

- Page calcinée d'un registre tenu par Samson, récupéré par les espions de l'Inquisition dans les décombres d'un campement de templier rouges des Terres d'Arbor. Tout le reste est illisible.

Si l'Inquisitrice/eur est aux côtés des templiers :

Les elfes continuent d'attaquer sans relâche. Nos meilleurs glyphes de protections, nos pièges les plus habiles ne font que les ralentir, mais ils commencent à paniquer. Corypheus nous avait mis en garde contre les sentinelles du Temple de Mythal, et nous sommes maintenant à leurs portes. Nous en avons tué tellement, ils doivent maintenant se rendre compte qu'ils ne pourront pas nous empêcher de prendre la Source des Lamentations. Nous devons être la première véritable menace qu'ils affrontent depuis le début de leur longue surveillance, il y a des siècles.

Je pensais que les sentinelles combattraient comme les Dalatiens, mais ils sont bien plus dangereux que leurs cousins. Ils sont habités d'une magie que je n'avais ressentie qu'une fois auparavant, en voyant l'orbe de Corypheus. Leurs pouvoirs ont la même saveur. Le maître doit avoir une idée sur la question, mais il ne l'a pas partagée avec moi. Il m'a promis que toutes les réponses s'imposeraient à moi quand je deviendrai l'hôte du savoir contenu dans le Temple. Je le crois, mais il ne m'a pas interdit de mener des recherches de mon côté pour autant. Brûlez cette missive après l'avoir lue et préparez-vous à recevoir des instructions dans une semaine. J'ai besoin d'en apprendre davantage avant de vous donner la marche à suivre.

- Lettre cryptée de Calpernia à son meilleur agent, envoyée avant la bataille des Terres d'Arbor. Interceptée et décodée par les espions de Léliana.

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Les rééducateurs Ben-Hassrath

Le détenu a déjà avoué qu'il avait résisté à son arrestation lorsque les Ben-Hassrath sont venus chercher son collègue. Des preuves indirectes suggèrent qu'il faisait partie d'un groupe prévoyant de devenir Tal-Vashoff. Son collègue est mort en essayant de s'échapper. Le détenu requiert une évaluation pour une possible réinsertion dans la société, plutôt que le traitement au qamek. Il est privé de sommeil et reçoit eau et nourriture en quantités limitées, comme il est précisé ci-dessous.

Jour 1 : le détenu a été enchaîné ; On lui a donné de l'eau, mais pas de nourriture. Il a demandé à utiliser les latrines. On lui a répondu que l'hygiène appartient au Qun, auquel il a décidé de s'opposer. On lui a demandé pourquoi il avait assassiné des Ben-Hassrath, il a répondu qu'il s'était seulement défendu. Il a fini par uriner par terre.

Jour 2 : le détenu a reçu un repas léger et de l'eau. On lui a dit qu'il pourrait utiliser les latrines s'il se montrait capable de suivre le Qun. On lui a demandé pourquoi il avait assassiné des Ben-Hassrath, il a répondu que ce n'était pas un assassinat, qu'il les avait combattus pour défendre son collègue. On lui a dit que le mensonge n'est pas accepté dans le Qun. Il a observé les rééducateurs manger, boire et parler de leurs activités quotidiennes tandis qu'il restait là debout.

Jour 3 : le détenu n'a reçu ni eau ni repas. On l'a fait sortir pour lui montrer un qalaba qui fouillait les ordures à la recherche de nourriture. On lui a dit qu'il ressemblait au qalaba, car ni l'un ni l'autre ne suit le Qun. On lui a également dit que le qalaba valait mieux que lui, car, contrairement à l'animal, qui ne peut suivre le Qun par manque d'intelligence, le détenu a choisi sciemment de le rejeter. On lui a demandé pourquoi il avait assassiné des Ben-Hassrath, il a répondu qu'il était en colère et qu'il essayait de défendre son ami.

Jour 4 : On a montré au détenu des dessins de tamassrans et d'enfants morts, en lui disant qu'ils représentaient des habitants de Séhéron tués par des Tal-Vashoff. On lui a dit que tous les Tal-Vashoff agissaient ainsi et que s'il souhaitait les rejoindre, il devait immédiatement aller au centre d'éducation pour tuer des tamassrans. Il était visiblement perturbé. On lui a demandé pourquoi il avait assassiné des Ben-Hassrath, il a répondu qu'il avait eu tort et que son collègue lui avait menti.

Jour 5 : le détenu continue à manifester des remords. Il est visiblement heureux lorsqu'on lui rappelle que le Qun accepte tout le monde. Il s'est lavé, on lui a donné de nouveaux vêtements, de la nourriture et on l'a laissé dormir. Á son réveil, on lui a demandé s'il préférait être Tal-Vashoff ou Qunari. Il a répondu qu'il resterait Qunari. Il a été libéré pour travailler à la construction des routes et sera surveillé par son équipe.

- Extrait d'un rapport de rééducation Ben-Hassrath sorti clandestinement de Par Vollen.

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Les surfaciens

Á Orzammar, la société naine est divisée en castes bien distinctes, au sein desquelles des maisons se disputent le pouvoir et le prestige. Mais ces considérations sont réduites à néant pour les nains qui décident de quitter la Pierre pour rejoindre la surface. Á ciel ouvert, l'égalité est de mise. Du moins, en théorie.

La pratique est sensiblement différente. Difficile, en effet, de passer outre des milliers d'années de tradition. Même si les surfaciens sont officiellement chassés de leur caste, beaucoup continuent à appliquer entre eux une hiérarchie similaire à celle en vigueur dans leur ancienne caste.

Un plus grand respect est voué aux anciennes maisons nobles qu'aux parias opportunistes, et c'est avec mépris que les surfaciens "nobles" les plus démunis considèrent les riches de la "caste inférieure".

L'Aristocratie surfacienne se divise grossièrement en deux camps : d'un côté, la kalna, généralement issue de familles nobles ou de castes marchandes, est pour le maintien des castes et de l'échelle sociale. Et, de l'autre, les familles dominantes qui prêchent pour laisser des traditions d'Orzammar sous terre afin de croquer pleinement la vie, à la surface.

Pendant des générations, maintenir des liens avec Orzammar fut considéré comme la seule bouée de sauvetage des surfaciens. Apporter des biens de la surface à leurs pairs vivant sous terre et ramener du lyrium et du métal à la surface constituait non seulement le moyen le plus lucratif de gagner sa vie, mais également une sorte de mission sacrée, les surfaciens ayant volontairement accepté l'exil et la perte de leur caste pour mieux servir leur maison ou leur chef. Ces dernières années, cependant, nombre de surfaciens issus de familles dominantes, notamment, commencèrent à se mettre à leur compte. Ouvrant des banques, des sociétés de mercenaires, ou se lançant dans les caravanes commerciales, ils s'imposèrent comme investisseurs et spéculateurs dans le commerce de la surface. Ces nouvelles industries, ou plutôt, ces poules aux oeufs d'or, restent malgré tout dénigrées par les familles conservatrices.

En ce qui concerne les surfaciens moins aisés, une association avec une puissante kalna permet d'ouvrir bien des portes. Ils peuvent, par exemple, être reconnus comme marchands, ou la puissante Guilde Marchande des nains peut leur offrir des opportunités d'emploi plus rapidement qu'à d'autres nains certes plus qualifiés, mais moins bien entourés.

- Extrait du Petit guide de la bonne société pour les douairières, de Dame Alcyone.

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Mages renégats

Attendu que le Cercle a été fondé non pas simplement pour protéger le monde des mages, mais aussi pour permettre à ces derniers d'exercer leur art sans crainte et en toute sécurité.

Attendu que sous le commandement du Seigneur Chercheur Lambert, les templiers, qui avaient fait le serment de protéger le peuple, et donc les mages qui en font partie, des effets néfastes de la magie, ont entrepris de persécuter ses derniers de manière injustifiée, ne faisant qu'aggraver la situation qu'ils étaient supposés résoudre.

Attendu que le Rite de l'apaisement, solution de dernier recours pour empêcher un mage incontrôlable de se blesser ou de blesser autrui, a été utilisé à des fins punitives et politiques, dans le seul but de faire taire des opposants ou de tuer dans l'oeuf toute tentative de discussion.

Attendu que la Sainte Andrasté elle-même avait voulu que la relation entre les mages et les templiers soit celle d'un praticien et d'un protecteur, et non d'un prisonnier et d'un geôlier, comme c'est le cas aujourd'hui, les mages vivant dans la peur de ceux qui ont fait le serment de les protéger.

Nous, le Cercle des Mages, déclarons par la présente que :

La dissolution des Cercles de Férelden et d'Orlaïs prend effet immédiatement, et nous renonçons à notre serment de soumission à l'Ordre des templiers.

Andrasté a dit que la magie devait servir l'homme et non l'asservir, et nous faisons le serment d'utiliser nos dons uniquement pour nous défendre face à ceux qui voudraient nous priver de nos vies ou de nos libertés, au titre de notre culpabilité présumée pour des crimes que nous n'avons pas commis.

Nous condamnons unanimement les mages qui, par errements de l'esprit ou par une colère compréhensible mais mal employée à l'égard de leurs persécuteurs, useraient des dons que leur a offerts le Créateur pour menacer des vies innocentes, et nous nous engageons à aider tout gouvernement légitime et impartial à appréhender ces apostats renégats.

Nous appelons à une nouvelle ère d'entente et de coopération entre les peuples de Thédas, à l'abri des persécutions et des préjugés, et nous espérons bâtir un monde meilleur aux côtés de ceux qui nous traiteront avec respect et amitié, plutôt qu'avec crainte.

Nous soussignés, les mages libres de Thédas,
Á jamais dévoués à Andrasté et au Créateur

- Un tract distribué dans les villes et villages d'Orlaïs et de Férelden

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Qunari : les Ben-Hassrath

Suggérer que tous les Ben-Hassrath sont des espions revient à supposer que tous les artisans sont charpentiers. Les Ben-Hassrath représentent une importante parie du clergé Qunari, responsable d'un certain nombre de tâches au sein de leur société.

Dans les cités, le rôle des Ben-Hassrath s'apparente à celui d'une garde civile, qui oeuvre au maintien de l'ordre public. Les rééducateurs Ben-Hassrath soumettent les criminels et les rebelles au Qun, afin de déterminer s'ils doivent détruire leur esprit à l'aide d'un poison appelé qamek, ou bien les traiter et les rééduquer en vue de les affecter plus tard à des travaux simples.

Dans les régions en crise ou en guerre, les Ben-Hassrath se font chasseur de tête et collaborent avec l'armée Qunari pour localiser les dangereux rebelles Tal-Vashoff. Á l'extérieur des frontières Qunari, le rôle des agents Ben-Hassrath est surtout d'observer et d'informer. Cela peut paraître sournois, mais toutes les nations en font autant avec leurs espions, et les Qunari se méfient énormément (peut-être à juste titre, avec le recul) de nos mages, assez libres en comparaison, et du danger qu'ils représentent.

Notre idée que tous les Ben-Hassrath sont de vils espions décidés à soumettre Orlaïs au Qun est loin d'être fondée. Ce ne sont que des préjugés sur une race dont l'apparence nous dérange, mêlés à la culpabilité de voir autant de paysans, notamment des elfes, préférer vivre avec le Qun que sous le règne de notre Impératrice. Il s'agit en somme d'une société de gens comme les autres ; des gens à la culture et aux valeurs différentes, certes, mais des gens tout de même, aussi complexes et nuancés que les Orlésiens.

- Extrait de Le lion et le taureau : Préjugés raciaux et simplification outrancière des rôles sociétaux Qunari à la Cour Orlésienne, auteur inconnu, publié par l'Université d'Orlaïs.

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Sha-Brytol

Une page arrachée au journal manuscrit de la façonneuse Valta a été découverte parmi les offres commerciales arrivées à Fort Céleste ce matin. La messagère de l'Inquisition a été incapable de dire quand et comment elle l'a obtenue.

Les meurtriers de Renn se cachent dans l’ombre et m’observent à bonne distance. Les Sha-Brytol ont vu que le Titan m’avait offert le don de façonner la pierre. Je suis plus puissante qu’ils ne le seront jamais. Ils me craignent et ils m’adorent. Ils comprennent que je fais partie du Titan qu’ils défendent, mais ne se rendent pas compte qu’il n’a pas besoin de leur protection. Il n’en a jamais eu besoin. J’ignore qui étaient ces nains jadis, quels motifs les ont poussés à rester ici, mis à présent, ils sont perdus.

Je ne dors plus, mais parfois, je m’arrête et je tends l’oreille. Hier (ou il y a une heure ?), je me suis aperçue qu’un Sha-Brytol s’était suffisamment approché pour laisser une offrande : une de leurs armures. Pensaient-ils que j’allais la porter ? Les guider ? Le seul effet qu’a eu leur présent a été de me rappeler l’image de mon cher ami alors que je le rendais à la Pierre. J’ai laissé l’armure sur place.

Demain (non, c’était il y a un instant), j’entre dans l’une de leurs tours. Je sens qu’ils me fuient à toute vitesse. Ils pensent que je viens les détruire, mais je n’ai pas à m’approcher pour ça. Je suis curieuse de voir comment ils vivent, c’est tout. Vivent-ils seulement ? La tour ne m’offre aucune réponse. Silencieuse et rudimentaire, elle me rappelle les descriptions des temples que les surfaciens consacrent à leurs dieux. Les tours sont-elles des temples ? Des forteresses ? Les deux, peut-être.

Une seule pièce a eu un certain intérêt pour moi. Une cour circulaire surmontée d’un dôme était percée en son centre d’un bassin de sang du Titan. Des armures vides entouraient le bassin, disposées en cercle parfait. Est-ce l’endroit où les Sha-Brytol viennent se faire ensevelir dans leur peau de métal ? Quel forgeron fabrique cette armure, et d’où vient-elle ? Mes frères perdus cachent quelque chose. Ils ont un Thaig, quelque part.

Trouver cette citadelle des Sha-Brytol n’a aucun intérêt pour moi, mais ça pourrait en avoir pour quelqu’un d’autre.

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Tamassrans Qunari

La gouvernante Goodwin resta couchée sur les pierres dures des docks de Kirkwall jusqu'à ce que les marins partent avec son sac. Tandis qu'elle se relevait péniblement, une grande main grise se tendit vers elle pour l'aider. C'était un Qunari, l'un de ces géants à cornes qui étaient venus vivre dans la cité.

"Je vous remercie", dit la gouvernante Goodwin d'un ton hésitant en cherchant sa besace. "Si j'avais su que les docks étaient aussi dangereux, j'aurais demandé à l'un des gardes du Seigneur G. de m'accompagner pendant que j'achetais des herbes médicinales pour les enfants".

"Vous êtes une tamassran, dit le Qunari. Avec le Qun, aucun marin n'oserait vous toucher. Que faites-vous ici ?"

"Je ne suis que la gouvernante du Seigneur G., répondit la gouvernante Goodwin, et comme le Seigneur G. ne m'a pas crue quand je lui ai dit que les enfants avaient besoin d'herbes médicinales, j'ai dû aller en acheter moi-même".

"Avec le Qun, dit le Qunari, on croit les tamassrans, on les écoute lorsqu'ils se préoccupent du bien-être des enfants, et toutes les herbes médicinales leur sont fournies. Pourquoi le Seigneur G. n'a-t-il pas cru vos paroles ?"

"C'est un noble, répondit la gouvernante Goodwin, et je suis une simple domestique qui s'occupe de ses enfants". Elle tira sur son châle pour cacher les bleus que les marins, et le Seigneur G. lui-même, lui avaient infligés.

"Avec le Qun, dit le Qunari, nous sommes tous égaux et aucun tamassran ne se considère comme un simple quoi que ce soit".

La gouvernante Goodwin souhaita une bonne journée au Qunari et s'en retourna à la Hauteville, la tête pleine de nouvelles idées.

- Extrait de Les mensonges des nobles, la vérité du Qun, auteur inconnu.

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Une tradition de renaissance

Certaines nations lointaines ont des conceptions divergentes de ce qu'il se passe après la mort. Les Alvars du Sud, par exemple, croient en un au-delà vaguement défini et gouverné par "la Dame des Cieux", où les morts retrouvent les leurs. Cette notion est rassurante, et quelque peu familière. L'idée de la Chantrie selon laquelle, à note mort, nous traversons l'Immatériel pour vivre aux côtés du Créateur est acceptée aussi bien par les brutes Féreldiennes que par les Tévintides décadents. Pourtant, les Alvars croient aussi que certains d'entre eux sont destinés à "renaître", un concept très difficile à comprendre pour les membres de la Chantrie. J'insiste sur le fait qu'il ne s'agit pas d'un esprit qui s'empare d'un corps. Hormis l'invocation des dieux, les esprits n'ont rien à voir avec ce processus. C'est l'essence de l'être, son âme, qui revient, vêtue d'une nouvelle chair.

La base de ce concept est la suivante : les âmes de quelques Alvars "privilégiés" par le destin "migrent" à leur mort pour habiter un nouveau corps qui leur est destiné, afin qu'ils reviennent accomplir des exploits pour le bien de leur village. Ces âmes ressuscitées ne sont pas censées avoir conscience de leur passé, mais on suppose qu'elles sont "guidées" de manière subtile par leurs expériences antérieures, notamment à l'aide de visions et de présages.

Cela élude de manière bien pratique le besoin de preuve que la personne a vécu une "renaissance" ou que de tels événements existent. Enfin, nous ne devrions pas leur jeter l'opprobre trop rapidement, car jusqu'à présent, aucun mort n'est revenu de l'autre côté de l'Immatériel pour décrire le paradis du Créateur.

- Extrait d'une monographie intitulée Visions formidables de la vie et de la mort, écrite par Roberto le Sceptique d'Antiva en 9:31 et interdite par la Chantrie en 9:32.

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Merci à Camille qui nous a permis de copier les codex qui manquaient à partir de son joli pdf :)
vous pouvez vous le procurer ici : Les archives de l'Inquisition.

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