Le Palais des perles noires : Les codex

CatégorieEntrée de codexNotes
PersonnagesXénon l'antiquaireInteragissez avec Xénon l'antiquaire
Savoir
Nu d'Andrasté - censuréexaminez la statue d'Andrasté
Les pommes d'Arlathan en conserveexaminez un tonneau (Acte I)
Le coffret hurlantexaminez une boite (Acte I)
Un flacon de larmesexaminez un grand vase (Acte I)
Le panier de chaussettes égaréesexaminez un panier (Acte II)
Caisse de scarabées-faucheurs vivantsexaminez une caisse en bois (Acte II)
Velours de Cailanexaminez un portrait (Acte II)
L'encyclopédie spontanéeexaminez un livre (Acte III)
Baguettes de coudrier brisées - ni reprises, ni échangéesexaminez une caisse en bois (Acte III)
Coffre des invitations sans réponsesexaminez un coffre en bois (Acte III)

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Personnages


Xénon l'antiquaire

codex XenonAvez-vous reçu l'invitation ? Si tel est le cas, vous avez bien de la chance. Xénon n'est pas un homme ordinaire, comme vous le découvrirez par vous-même en visitant le Palais des Perles Noires. L'artefact que verrez sur lachaise n'est pas à vendre ; il appartient au propriétaire. Ne soyez pas surpris s'il vous adresse la parole : Xénon se sert de cette babiole occulte comme porte-parole depuis qu'il a perdu la voix.

L'histoire raconte que Xénon était un aristocrate de Kirkwall pendant l’Ère de l'acier, il y a presque trois cents ans de cela.
Obsédé par sa quête d'immortalité, il conclut un pacte avec une puissante sorcière (la légendaire "Sorcière des garous" d'Antiva, selon certains) pour qu'elle exhausse son voeu. Certes, il obtint la vie éternelle, mais pas la jeunesse éternelle. Son corps se dégradant peu à peu, il consacra son immense fortune à la recherche de subterfuges pour le préserver. Parfois magiques et souvent dangereux, la plupart échouèrent.

Tout ce qu'il reste de lui à présent, c'est une masse inerte de chairs difformes, et je crois pour ma part que l'esprit de Xénon s'est décomposé en même temps que son corps. Il a trouvé refuge dans les Bas-fonds et a rassemblé une collection époustouflante. S'il vous a invité, c'est qu'il pense que vous disposez des fonds dont il a besoin pour poursuivre ses recherches.

Ne vous avisez pas de voler quoi que ce soit : le golem est bien réel.

Libre à vous d'explorer le magasin, mais je vous suggère de ne pas vous y attarder trop longtemps. Vous pourriez assister à un des "bains" que lui donne toutes les heures son domestique pour éviter que sa peau ne se dessèche.

Croyez-moi : vous ne voulez pas voir ça.

-- Extrait d'une lettre d'origine inconnue, 8:49 des bontés

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Savoir


Nu d'Andrasté - censuré

La pierre peut-elle être animée d'une volonté autonome ? Peut-elle allier une autorité toute féminine à une vertu édifiante ? C'est le défi qui fut lancé au sculpteur Arwand de Glace, artisan et fils de l'impératrice Vougiène d'Orlaïs. En ces temps d'excès, c'était là une entreprise oiseuse, mais il y répondit néanmoins, habité d'une passion malsaine et disposant des ressources d'une nation entière. Son sujet ? Notre sainte patronne, dépeinte cependant dans un style peu conventionnel.

Dans sa folle ambition, Arwand reproduisit l'effigie d'Andrasté, épargnée par les affres de la guerre et dépourvue de son linceul funèbre. La statue était aussi vivante, imposante et obscène qu'inspirée. Le spectateur était immédiatement sous son emprise, tant spirituellement que physiquement, ce qui ne tarda pas à inquieter les dignitaires de la Chantrie. Ressentant eux aussi son attraction, ils blêmirent à l'idée que l'image de notre sainte patronne puissent posséder des charmes aussi inavouables.

Comme on ne pouvait détruire l'oeuvre sans rompre l'équilibre entre l'empire et le sacré, on fit appel à la censure sous couvert d'une cérémonie honorifique. Les enchanteurs furent chargés d'envelopper la statue avec le voile masquant l'Immatériel. notre sainte patronne demeure à jamais gravée dans la pierre, mais les mortels sont désormais privés de son trésor et de sa gloire. Elle reste voilée, dans tous les sens du terme.

Comme en toutes choses, des conséquences inattendues viennent contrarier les meilleures intentions. La modestie aurait voulu qu'on recouvre l'objet d'un simple drap occultant, que l'on aurait pu tirer pour l'examiner. Car enfin, les talents du sculpteur ne sont accessibles que par un toucher exploratoire définissant les contours de son ouvrage au moyen d'une caresse intime. Des mains avides et une curiosité innocente ont donné lieu à toutes sortes d'unions étranges.

-- Extrait de L'art blasphématoire : merveilles interdites de la foi par Foisine de Petitforêt, traduit par Philliam, barde de son état !

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Les pommes d'Arlathan en conserve

J'exprimai mon incrédulité au vendeur qui me répondit froidement qu'il n'appréciait guère mes sous-entendus. A l'en croire, tous les articles du Palais des Perles Noires étaient authentiques - ni faux, ni imitations, ni contrefaçons bon marché.

Je pris sans doute un air sceptique, car ses yeux rétrécirent et il disparut quelques minutes dans les entrailles du magasin. Il sortit ensuite un bocal de pommes de son présentoir et se mit à en ôter le cachet avec soin et révérence.

Fasciné, je ne le quittai pas des yeux alors qu'il ouvrait le bocal pour en tirer une pomme bien rouge. On aurait dit qu'elle avait été cueillie le jour même, à parfaite maturité. A l'aide d'un éplucheur, le vendeur en préleva un minuscule morceau et me l'offrit.

Son goût était incomparable, la saveur d'une pomme en tous points parfaite. En la goûtant, je découvrais l'essence de toutes les pommes jamais dégustées dans les temps passés et à venir. Quand j'eus terminé, un sentiment de perte m'envahit, si intense que j'éclatai en sanglots.

Le reste de la pomme regagna son bocal qui fut de nouveau scellé. Ce seul échantillon me coûta cinq souverains, mais je suis convaincu d'avoir fait une excellente affaire.

-- Extrait des lettres de frère Ferdinand Génitivi à soeur Pétrine, érudite de la Chantrie

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Le coffret hurlant

Assoiffé après des jours et des jours de marche, j'étais sur le rocher pour abréger mes souffrances quand l'inconnu se présenta. Il possédait une outre contenant une ample réserve d'eau pour un homme faisant route vers la Voie impériale. "A partir d'ici", me dit-il, "vous pouvez rallier Solas ou Perivantium". Il me proposa de me donner son outre si j'acceptais en même temps trois autres objets : un éclat de cristal lumineux, une sphère en bronze et un coffret en fer sans charnières.

Je lui demandai alors s'il souhaitait que je les transmette à quelqu'un, mais il insista pour que je les garde. A bout de force et désespéré, j'acceptai sans broncher, malgré l'étrangeté de sa requête. L'homme déposa les objets dans un sac de cuir qu'il me confia avec l'outre d'eau.

"Qu'allez-vous devenir ?", lui dis-je. Il ne répondit pas et se contenta de m'indiquer la direction d'où j'étais venu. "Il n'y a rien par ici," repartis-je, et il m'adressa un sourire.

Le jour suivant, je trouvai la Voie impériale et un conducteur de caravane accepta de me conduire à Perivantium en échange de l'éclat de cristal. Une fois sur place, je troquai la sphère de bronze contre des vêtements neufs et une chambre à l'auberge. Cette nuit-là, j'examinai le coffret sans trouver le moyen de l'ouvrir. Quand je le tins contre mon oreille, je crus entendre une respiration lente et régulière à l'intérieur. Bouillant de curiosité, j'empruntai un lourd marteau à l'aubergiste dans l'espoir de fracasser l'objet. Au moment où le marteau toucha le coffret, celui-ci se mit à hurler. Son cri déchirant pénétra aux tréfonds de mon âme.

Au matin, je donnai la boîte à l'aubergiste et me sentis soulagé d'en être débarrassé.

--Page arrachée à un mystérieux journal, exposée au Palais des Perles Noires

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Un flacon de larmes

L'étiquette de ce flacon cacheté à la cire, "Larmes versées pendant l'incendie de Treviso", soulève plus de questions qu'elle n'apporte de réponses. A commencer par celle-ci : de quel incendie de Treviso s'agit-il ? Celui de son occupation par les Qunari en 6:35 de l'acier ? Ou bien de sa libération par les armées des Divins blancs et noirs au cours de la seconde Marche exaltée, en 7:52 des tempêtes ? A moins qu'il ne s'agisse de son incendie accidentel en 8:62 des bontés, après qu'un docker ait renversé une lanterne dans un entrepôt plein d'huile ?

En outre, à supposer que l'on parvienne à déterminer l'évènement en question, on ignore toujours qui les a versées. sans doute par une des nombreuses victimes du brasier. Peut-être des parents qui auraient survécu ? Des nobles réfugiés dans leurs résidences secondaires sur la côte antivane ? Notons que nulle part sur l'étiquette il n'est écrit que la tragédie est à l'origine de ces larmes. Ainsi, il pourrait s'agir des pleurs d'une femme de Montsimmard, désolée que personne ne l'ait invitée à danser au dernier bal costumé et ignorant totalement qu'une des plus grandes cités portuaires de Thédas était alors la proie des flammes.

--Extrait des lettres de frère Ferdinand Génitivi à soeur Pétrine, érudite de la Chantrie

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Le panier de chaussettes égarées

Au cours de ma carrière de Premier enchanteur d'Ansburg, j'ai perdu deux cent huit chaussettes de toutes sortes. Elles se sont volatilisées sans laisser de trace. Ser Mallorick, le templier responsable de la blanchisserie du Cercle, m'assure qu'il s'agit d'un phénomène naturel fort répandu.

Balivernes ! En ce bas monde, il est physiquement impossible qu'un objet matériel disparaisse sans laisser de trace. Il n'y a qu'une seule explication rationnelle plausible : les disparitions sont d'origine magique. J'ose espérer que tout le monde en conviendra.

Mes recherches s'appuient sur le postulat suivant : il est communément admis que les objets matériels ne peuvent se déplacer d'un point à un autre sans parcourir la distance qui les sépare. Les chaussettes doivent donc provenir de l'Immatériel, émanations spirituelles propulsées dans notre monde et rappelées dans l'autre au gré des spectres capricieux.

Par conséquent, j'ai échafaudé un plan visant à étudier mes chaussettes sur une période de huit mois. Caché à leur insu derrière un paravent, j'espère observer de mes propres yeux leur comportement naturel, à la fois dans le monde terrestre et dans l'Immatériel.

-- Extrait des Interactions spectrales dans la blanchisserie commune par le Premier enchanteur Luidweg d'Ansburg

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Caisse de scarabées-faucheurs vivants

Selon la croyance populaire, le battement sourd émis par les scarabées-faucheurs annonce la mort imminente d'un membre du foyer. A Névarra, ces insectes sont très recherchés et parfois conservés en cage comme porte-bonheur. Les Riveniens, au contraire, les considèrent comme un funeste présage et les exterminent systématiquement.

Cependant, la plus étrange réaction qu'ils aient suscitée s'est produite à Val Royeaux en 8:62 des bontés. Quand son mari est mort des suites d'une longue maladie, dame Ivaline Fernande s'est entichée de ces bestioles, à tel point qu'elle s'est fait faire une longue robe de soie inspirée de leur apparence distinctive, jusqu'à leurs pattes et à leurs ailes. Son apparition à la cour dans cet accoutrement a fait sensation dans l'empire. Une semaine plus tard, toutes les douairières d'Orlaïs arboraient des broches, des masques et des capes évoquant des ailes de scarabée.

Cet engouement prit fin lorsque la veuve du seigneur Verchin se présenta à un bal avec des scarabées-faucheurs vivants dans sa chevelure. L'un deux tomba sur l'empereur alors qu'il saluait dame Verchin, et ses hurlements résonnèrent jusqu'aux confins de la cité. Le souverain horrifié déclara que plus jamais il ne tolèrerait ces créatures en sa présence.

-- Extrait de A la recherche du savoir : carnets de voyage d'un érudit de la Chantrie, par frère Genitivi

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Velours de Cailan

Le velours de Cailan est un portrait de feu Cailan, roi de Férelden, peint sur du velours luminescent.

Selon la rumeur, Cailan commanda un grand nombre de ces tableaux qui furent par la suite distribués dans les échoppes de Dénérim tout juste après son couronnement. Une partie des bénéfices des ventes étant reversée au roi, cet argent servit à financer son chenil de chiens de guerre mabaris toujours plus nombreux.

Les mécènes du tout Thédas trouvent les velours de Cailan tout simplement révoltants. Dans sa croisade pour épargner les horreurs de Thédas au monde de l'art, la collectionneuse orlésienne Blanchette de Limoux offre une récompense pour chaque velours de Cailan qu'on lui rapporte. Dame de Limoux a publiquement critiqué les tableaux en disant notamment "je méprise l'art touffu."

-- Extrait du journal de la Hauteville Le trimestriel des Artistes

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L'encyclopédie spontanée

J'écrivais ceci, et à l'heure où vous lirez ces lignes, elles seront perdues sous un millier d'autres. De se voir présenter ainsi le monde d'une façon tout à la fois intime et distante est proche de l'insoutenable. je sais qu'il y a une infinité de choses à trouver là, mais rien que je puisse apprendre. Cela m'amène à penser que nous sommes bien peu de choses.

Voici quelques-unes des dernières pages :
- Un nouveau-né aux traits riveniens portant la légende "saP iuL",
- Un Qunari dépourvu de corne et coiffé de cheveux finement tressés avec la légende "itneM tnemmeics a éyovne'L",
- Ma femme à nouveau ! La légende dit "elibÉd iraM, tïoC tsoP",
- Deux sphères d'ombre flottant parmi les étoiles, avec la mention "laréH'neF rap eévêr emmoc espilcÉ".

--Notes de l'Érudit Bodalière sur L'encyclopédie spontanée en langue originelle -- Auteur inconnu

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Baguettes de coudrier brisées - ni reprises, ni échangées

La Chantrie a mené plusieurs enquêtes pour déterminer si la rhabdomancie relevait de la magie, mais aucune n'a abouti à une conclusion probante. En 3:86 des tours, la Divine Joyeuse II déclara que la Chantrie autorisait sa pratique, arguant du fait que les rhabdomanciens n'avaient jamais utilisé leurs talents à des fins criminelles.

Il s'ensuivit un bref débat théologique au cours duquel on passa en revue les crimes susceptibles d'être commis par les rhabdomanciens. Imaginant le pire, la Grande prêtresse Willhemina d'Hossberg suggéra qu'ils pouvaient se procurer des larves venimeuses afin de les déposer dans la sébile après l'office. La Chantrie convint que cette menace, quoiqu’inacceptable, restait relativement modérée.

-- Extrait de Feux, Cercles et templiers : histoire de la magie au sein de la Chantrie par soeur Pétrine, érudite de la Chantrie

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Coffre des invitations sans réponses

Dans un étrange magasin de Kirkwall trône un vaste coffre plein de lettres et de cartes. A y regarder de plus près, ce sont des invitations à des évènements de toutes sortes : grands bals donnés au palais de Val Royeaux, mariage du couple régnant de Névarra, cérémonies de baptême informelles, six années consécutives de célébrations du solstice à la Chantrie de Combrelande, cinq versions différentes du faire-part d'obsèques de ser Roland Ferrar imprimées à cinq années d'intervalle.

Baptêmes de navires. Messages écrits à la hate suggérant des déjeuners d'affaires, dont un signé en lettres de sang. Quarante années de provocations en duel opposant deux familles rivales d'Antiva. Dix neuf lettres de la guilde marchande des nains intimant à Varric Thetras de Kirkwall d'assister à des réunions cruciales de la guilde. Une superbe carte gauffrée en provenance de la Grande cathédrale, jaunie par le temps, invitant le roi d'Antiva à prendre le thé avec la Divine Théodosia II.

Étant donné les circonstances actuelles de ces missives, il est fort probable que leurs destinataires n'y ont pas donné suite, si tant est qu'ils les aient jamais reçues. Qui pourrait vouloir acheter ça ? Je n'en ai pas la moindre idée.

-- Extrait des lettres de frère Ferdinand Génitivi à soeur Pétrine, érudite de la Chantrie

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