Codex Awakening : Culture et histoire



101 - Le lion couronné
102 - La ville portuaire d'Amaranthine
108 - Les Howe d'Amaranthine
166 - Noirmarais

167 - Cimetière des dragons
168 - La forteresse de Kal'Hirol
169 - Le Haut Hirol
172 - Nains surfaciens

173 - La Grande corruption
174 - Le Haut commandeur
175 - Les vassaux et leurs suzerain
176 - Fort Bastel


101 - Le lion couronné

Au cours d'une lointaine Satinalia, une assemblée de bardes se tenant à Amaranthine tenta de déterminer quels étaient les chants suscitant le plus d'émotion, et quels étaient les estomacs supportant le mieux le mauvais ragoût.

Le premier barde tomba, à mi-balade, le nez dans son gruau, et le suivant dans les bras d'une serveuse accorte. (Certains s'accordèrent à dire que cette défection était on ne peut plus justifiée.) Le suivant ne parvint pas à supporter les soubresauts de ses boyaux. L'un après l'autre, ils succombèrent qui à la fatigue, qui à l'ennui, qui à l'abus de boisson.

A la fin, plus un seul ne tenait debout. Il ne resta plus que l'adorable Rosalyn, maîtresse du Lion couronné, qui prouva ce jour-là qu'aucun mâme n'arrive à la gracieuse cheville d'une demoiselle.

--Extrait de la Guerre des Lions de Rosalyn la barde--


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102 - La ville portuaire d’amarante

Hors les frontières de Férelden, Amaranthine est désormais synonyme du comté lui-même, mais avant l'invasion orlésienne, la ville n'était qu'un modeste village de pêcheurs en dépit de son port idéal pour le commerce. A cette époque, rares furent les royaumes frontaliers à éprouver le besoin de commercer avec les "barbares" de Férelden.

La ville changea rapidement de visage avec l'arrivée des Orlésiens. Ils érigèrent des quais pour y faire accoster des navires chargés de berruiers, et pendant quelque temps, Amaranthine fut la capitale de Férelden occupé. Le bann d'Amaranthine devint l'un des nobles les plus prospères du royaume, diverses marchandises, dont la laine, arrivant en masse.

Au cours de la libération, les Orlésiens rançonnèrent la ville avant de fuir, mais la laissèrent intacte. Amaranthine s'en remit rapidement. Saluons donc l'ironie de l'histoire, qui attribue l'actuelle prospérité d'Amaranthine à l'occupation orlésienne. Mais défiez-vous d'en faire part aux autochtones...

--Extrait des Annales de Férelden de frère Bedine, érudit chantriste--

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108 - Les Howe d'Amaranthine

Les Howe d'Amaranthine sont l'une des plus anciennes maisons nobles de Férelden. Leur lignée remonte à l'époque de Calenhad, lorsqu'Elias Howe fut l'un des tout premiers à se rallier à Calenhad.

Durant l'occupation, le iarl Tarleton Howe, père de Rendon Howe, jura loyauté aux Orlésiens. Après plusieurs batailles acharnées contre les rebelles, le village du Gué d'Harper, avant-poste gouverné par Tarleton Howe, revint aux Cousland de Hautecime. Tarleton fut pendu.

Rendon fit revenir la famille Howe dans le giron des rebelles Maric Theirin et Loghain Mac Tir. La bravoure de Rendon lors de la bataille du fleuve blanc, aux côtés de Bryce Cousland, racheta l'honneur de la famille. Quand le roi Maric s'empara du trône d'un Férelden libéré, Rendom Howe fut décoré pour services rendus.

--Extrait des Annales de Férelden de frère Bedine, érudit chantriste--

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166 - Noirmarais

Noirmarais est un lieu sinistre, si humide qu'il vous imprègne jusqu'aux os. Laissez vos vêtements sécher toute une semaine, et vous les retrouverez aussi froids et détrempés.

J'ai traité Martan d'imbécile quand il a suggéré qu'on aille y vivre. "C'est un endroit affreux", a-t-il dit, "mais on peut y devenir très riche en ramassant la tourbe". Par la petite culotte détrempée d'Andrasté, il avait vu juste !

--Extrait du journal de Véra, couturière--

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167 - Cimetière des dragons

Les légendes parlent d'un lieu où les dragons viennent mourir. Très loin au sud, sur les terres des tribus barbares, il se dit qu'un dragon au crépuscule de sa vie s'étend au sol, laissant le froid mordant l'emporter.

Cela n'a rien d'une légende ! De mes propres yeux, j'ai vu le Cimetière des dragons, où les ossements d'anciens dragons s'entremêlent. J'ai ressenti la puissance qui imprègne ce lieu, et j'ai su que l'Empire devait se l'approprier.

Nous avons érigé une cité sur ces ossements. nous avons creusé profondément, recueillant ce qui restait des dragons primordiaux qui ressemblaient tant à nos Anciens dieux. Avec leurs os, nous façonnâmes des bâtons pour nos inquisiteurs, des armures pour nos guerriers, et des couronnes pour nos archontes. Nous avons créé des phylactères afin d'y entreposer notre sang, et des sarcophages pour nos corps, priant pour que cela nous accorde l'immortalité.

--Extrait des écrits de l'archonte Mélos--


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168 - La forteresse de Kal'Hirol

La forteresse de Kal'Hirol fut dressée par le Haut Hirol, et devint le lieu d'apprentissage suprême des forgerons. c'est dans ses ateliers que le Haut Hirol conçut ses fameuses améliorations apportées aux golems, et c'est là que son apprenti favori mit au point une méthode permettant de stoker le lyrium raffiné que l'on utilise encore aujourd'hui.

Ces découvertes contribuèrent à la prospérité de Kal'Hirol, dont les galeries étaient incrustées d'or et d'argent. Des décennies durant, le thaig fut le havre des apprentis forgerons. Hélas, au fil des ans, seuls les plus riches eurent les moyens de venir s'y former.

Quand les engeances affluèrent, Kal'Hirol fut l'un des premiers grands thaigs à tomber. Une perte énorme pour notre peuple.

--Extrait des écrits du Façonneur Ezérain--

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169 - Le Haut Hirol

Le Haut Hirol était né guerrier. Redoutable combattant et stratège, son humble condition ne suffit pas à le satisfaire. Hirol était convaincu d'être au-dessus du système des castes, et capable d'accomplir tout ce qu'il entreprenait, qu'il s'agisse d'être guerrier, forgeron, ou même noble. Il ne s'accorda nul repos avant d'avoir maîtrisé l'art de la guerre, celui de la forge, et l'art de commander.

Il était excentrique, voire dément. Selon certains, les nombreuses blessures qu'il aurait essuyées lors des Lices en seraient la cause. Et pourtant, Hirol remplit les objectifs qu'il s'était fixés. Formé auprès des meilleurs forgerons et guerriers, il accomplit tant de prouesses dans les deux domaines que l'Assemblée se vit contrainte de l'élever au rang de Haut. Ainsi naquit la maison Hirol.

--Extrait des écrits du Façonneur Ezérain--

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172 - Nains surfaciens

Matelumes, aveugles à la pierre, tels sont les surnoms dont les nains affublent leurs cousins relégués à la surface. La tradition veut que l'ont fasse cas de son dédain en reniflant bruyamment. Un nain qui part en surface trahit sa caste, sa maison et la mémoire de ses ancêtres. Dès lors, il n'est plus le bienvenu à Orzammar.

Cela étant, ces dernières années, de nombreux nains sont allés vivre en surface. Certains sont des parias n'ayant rien à perdre. D'autres ont cédé à l'appel du profit. Pour d'autres, enfin, la chute d'Orzammar n'est qu'une question de temps.

Enfin, il y a les nains de la caste des marchands, et leur effrayant sens des affaires. J'en ai rencontré un qui a bien failli me vendre mon propre chapeau. Selon moi, la plupart des marchands se moquent bien de perdre leur statut ou les faveurs de leurs ancêtres, du moment qu'il y a du profil à faire !

--Extrait des Récits souterrains de frère Génitivi--


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173 - La Grande corruption

(Selon des inscriptions érodées dans les entrailles de Fort Bastel, un clan alvar s'était autrefois établi ici-même :)

-- avec nos guerriers, avec lesquels nul ne rivalisait en force ou en adresse. Ici nous nous installâmes, dans les cavernes creusées par la main de Korth le Père des cimes...

Ruadan, chaman de notre peuple, se détourna des dieux qui avaient toujours veillé sur lui. Dans sa colère, il détruisit les présents du Père des cimes et scella notre perte.

... et Ruadan la poursuivit. Elle se réfugia dans les profondeurs de la terre en priant Korth de la sauver. Il envoya la délivrance. Ils se faisaient appeler nains, et ils veillèrent sur Kaëlah.

Les ténèbres le plongèrent dans la folie, mais le dotèrent de puissance. Il tourna nos guerriers contre nous. Kivéal s'en alla quérir les nains, et ensemble, ils emprisonnèrent Ruadan en ce lieu.

... se souvenir de Kivéal. Puisse Ruadan rester à jamais emprisonné ici.

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174 - Le Haut commandeur

Le chef suprême de notre ordre est le Haut commandeur, mais il ne faut guère escompter son appui, si loin des Anderfels. Même ceux qui sont près de Weisshaupt doivent apprendre à souffrir seuls. Les rumeurs sont fondées ; le Haut commandeur est accaparé par les intrigues politiques des Anderfels, au point d'avoir rarement l'occasion de se pencher sur les affaires de ce monde. J'aime à croire qu'il s'agit là d'une question de survie, et non de préférence personnelle.

Sachez que votre mission est vitale. Vous portez les espoirs de notre ordre. Si nos plus hauts gradés portent un titre nobiliaire en dehors des Anderfels, cela peut grandement jouer en notre faveur lors du prochain Enclin, que nous savons tous inéluctable.

--Rapport confidentiel adressé au commandeur-garde--

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175 - Les vassaux et leurs suzerain

Certains royaumes définissent de façon stricte les droits et devoirs des vassaux envers leur suzerain. En férelden, royaume relativement jeune, les iarls et iarles dirigent en théorie les seigneurs et banns de leur comté. Dans les faits, ces derniers s'efforcent au possible de préserver leur indépendance.

Certains vassaux féreldiens doivent être soumis à l'autorité, par la force si besoin. Chaque vassal a des obligations militaires envers son suzerain, même si plus d'un n'hésite pas a s'affranchir d'un serment ou d'un contrat en bonne et due forme. En contrepartie, les vassaux attendent protection de leur seigneur, même ceux qui ont délibérément provoqué l'autorité. Régner en Férelden exige une mesure égale de force, de persuasion et de rouerie.

--Extrait du Guide de gouvernance, ouvrage anonyme--

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176 - Fort Bastel

Fort Bastel est l'un des plus anciens avant-postes de Férelden ; il est antérieur à Dénérim et Gwaren. Les barbares ennemis de l'Empire tévintide choisirent ce site pour ériger une forteresse, de sorte que leurs feux de signal puissent être aperçus à maintes lieues à la ronde, lorsque des navires tévintides approchaient des côtes.

Fort Bastel a été le théâtre de nombreuses batailles lors de chaque invasion majeure de Férelden. Tévintides, clans barbares rivaux et Orlésiens ont tous pris d'assaut ses remparts. Fort Bastel fut la première forteresse à tomber aux mains des Orlésiens, et la dernière à être libérée de leur joug.

Les sous-sols de Fort Bastel gardent des traces des barbares alvars. Pour les Alvars, Fort Bastel était à la fois une forteresse et un site sacré. Les souterrains abritent des monuments dédiés à leurs dieux, à leurs héros, et à leurs rares victoires militaires.

Les sous-sols de Fort Bastel conduisent aux Tréfonds. certains indices suggèrent un commerce secret entre Alvars et nains, contrairement aux promesses faites aux Tévintides avant l'irruption de l'engeance.

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