Codex Awakening : Livres et chansons





    229 - Journal de Dailan

    2 Pluitanis : d'autres thaigs sont tombés au sud. Le thaig de Varen et Kal'Barosh. Quatre mille victimes. Les engeances sont presque aux portes de Kal'Hirol. Il faut évacuer la forteresse.

    4 Pluitanis : L'exode vers Orzammar va commencer. Plus d'un noble est bouleversé ; Orzammar est une cité marchande bien près de la surface. Ils craignent de perdre leur sens de la Pierre à cause des vapeurs de la surface ! Quelle idée saugrenue. Mais Orzammar est plus facile à défendre.

    7 Pluitanis : les éclaireurs ont aperçu la horde. Elle est immense. Pour fuir les engeances, les officiers ont dit qu'on doit partir tout de suite, en n'emportant que le strict minimum.

    7 Pluitanis (addendum) : je me suis porté volontaire pour rester à l'arrière avec un détachement. On va tâcher de retenir les engeances pour que les autres aient le temps de filer. Ancêtres, ayez pitié de nous.

    9 Pluitanis : les parias sont toujours là, oubliés, en proie à la panique. Ils sont au moins 500. De quoi faire une armée, même si la moitié seulement a le coeur de se battre. Il y a une chance, une toute petite chance, que cela suffise.

    10 Pluitanis : deux cent naines et nains. Ancêtres, faites que 200 suffisent.

    15 Pluitanis : Les engeances nous ont poussé dans la forteresse intérieure. Nous sommes une poignée de survivants, mais on a tenu cinq jours ! Rien n'aurait été possible sans les parias... non, pas les "parias". Les appeler ainsi serait une erreur. Leur sacrifice doit rester dans l'histoire.

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    235 - Annales de Noirmarais

    Il y a quelques années, un dragon femelle écumait la contrée et décimait bétail et population. Il s'établit bientôt non loin du village de Noirmarais. Craignant qu'il ne s'en prenne aux villageois pour nourrir sa progéniture, nous avons envoyé des braves chasser ce montre. Nul ne les a jamais revus.

    Jusqu'ici, la nouvelle baronne avait fait bien peu pour ses gens. Elle sortit alors de son manoir et nous intima de ne pas céder à l'inquiétude, qu'elle était dépêchée par Orlaïs pour régner sur nous, mais aussi pour nous protéger. Elle promit que le dragon serait chassé d'ici au lendemain soir.

    Elle s'en fut seule, au petit matin. Nous étions certains qu'elle avait perdu la raison. Que pouvait donc accomplir une femme seule, face à un dragon ? Au coucher du soleil, on entendit un grand fracas, comme un roulement de tonnerre, si puissant que le sol en tremblait. Notre baronne s'en revint alors triomphante ; du dragon, il ne persistait nulle trace.

    La baronne, quittant toute posture hautaine, chanta et dansa avec les plus humbles. il se murmurait que la baronne était une sorcière, mais peu nous en chalait. sa magie nous avait sauvés, nous lui étions reconnaissants.

    --Extrait des annales du village de Noirmarais--

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    243 - Journal de Kristoff

    Rares parmi les villageois ont eu vent d'engeances en maraude. J'en doutais moi-même, jusqu'à ce qu'un homme me rapporte la présence d'engeances au Noirmarais. Bien que ce marais soit réputé hanté, des hommes intrépides comme lui s'y risquent encore pour recueillir de la tourbe.

    Selon lui, les engeances auraient un chef qui parle, alors que chacun sait que les engeances sont incapables de parole. Plus effrayant encore, il m'a fait la description d'une étrange créature, sorte de ver muni de pattes. A son avis, c'est certainement une erreur, ce monstre accompagnait les engeances.

    Je pars pour Noirmarais demain matin.

    --Extrait du journal de Kristoff, Garde des ombres--

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    247 - Le Psaume de Maférath

    (Ces vers ont été gravés sur des statues de Marchebois. Ils semblent extraits de Psaume de Malférath, que la Chantrie considère comme canon des Couplets apocryphes, indépendants du Cantique de la lumière.)

    Le dépit eut raison de tout ce qui était bon, généreux et aimant, jusqu'à ce qu'il ne reste rien hormis le dépit lui-même, lové autour de mon coeur comme un grand ver.

    Et aux heures les plus sombres, je me suis détourné d'Elle et ai fait le serment de La détruire.

    Au moment de Sa mort, j'ai compris ce que j'avais fait, et j'ai pleuré.

    Je porterai Sa parole dans la terre de mes aînés. C'est la condition de leur salut, et du mien.

    Elle m'est apparue lors d'une vision, et a posé Sa main sur mon coeur.

    Son contact était comme un feu sans brûlure. Et Son contact m'a rendu ma pureté.

    Ne désespère point, me dit-Elle : ta trahison est bénie par le Créateur, car elle m'a fait revenir à Ses cotés.

    Je suis pardonné.

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    251 - Le secret de la baronne

    Le Voile est ténu près du cercle de pierre. Peut-être mes rituels en sont-ils la cause, mais je pense plutôt qu'il a toujours été fragile ici. Je perçois les traces d'une magie ancienne. C'est peut-être ce qui m'a attirée ici. Les filles ont dû le sentir, elles aussi.

    Comme nous approchions du cercle, elles ont senti son étrangeté. Était-ce moi qu'elles redoutaient ? Quelque chose d'ici les change, les réclame pour son propre usage.

    Il est concevable qu'utiliser leur sang pour recouvrer mes forces piège leurs âmes dans l'Immatériel. elles deviennent peut-être ces mêmes démons et spectres qui hantent mes rêves. Je... non, qu'importe. Ce ne sont que des paysannes, et je suis une baronne orlésienne !

    --Extrait du journal de la baronne de Noirmarais--

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    255 - Promesses anciennes

    (L'inscription suivante est gravée dans la pierre :)

    Te voici vaincu, par les Alvars et les nains,
    Emprisonné par le sang de ton peuple,
    Puissent-ils t'y reclure à jamais.

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