Dragon Age Inquisition : codex Magie

Dragon Age Inquisition codex Magie

A travers Thédas, la magie est un pouvoir redouté ou dénigré, mais qui s'avère souvent utile. Plus la magie est étudiée, mieux les gens se portent ; qu'ils la manient ou la fuient.

1. Confessions d'un dépendant au lyrium
2. Esprit de sagesse
3. Esprits et démons
4. L'Appel
5. L'art perdu du feu voilé
6. La Brèche
7. La Cité Noire
8. La création du phylactère
9. e Rite de l'apaisement
10. Le Voile
11. Le danger des saarebas
12. Les Apaisés
13. Les eluvians
14. Les lois de la nature dans l'Immatériel
15. Les ocularums
16. Les runes naines
17. Lyrium
18. Lyrium rouge
19. Phylactères
20. Runes de feu voilées des Tréfonds
21. Vitaar


Confessions d'un dépendant au lyrium

Une cellule de prison, un bout de papier sur lequel me confesser, à peine assez de pain et d'eau. C'est tout ce que j'ai gagné en fauchant une misérable fiole dans les réserves de lyrium. Le chevalier-lieutenant Freyan a réduit mes rations habituelles pour "insubordination". Insubordination, mon cul. C'est parce que je l'ai vu déserter son poste pour retrouver sa donzelle. Il a voulu me donner une leçon.

J'ai soif, mais l'eau ne me désaltère pas. Elle devrait être plus... bleue.

Le lyrium, on le prend comme un médicament, au début. Il fait chanter tout le corps comme si c'était le feu du créateur lui-même. On n'a peur de rien, pas même des abominations. Ensuite, ça supprime même les cauchemars.

Mais la ration ne suffit pas. Quand on n'en prend pas assez, on a les mains froides. On a l'impression que le ciel nous écrase. On oublie des choses. Alors il faut rester, pas le choix.

Les templiers de rang ont tous le même air, le regard trouble.

"Signez votre confession", qu'ils m'ont dit. J'essaie. Je n'arrive pas à savoir de quel nom.

- Confessions d'un templier anonyme, trouvées dans les archives de la Chantrie de Montsimmard en 8:27 des Bontés.

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Esprit de sagesse

L'esprit est apparu dès la fin du rituel d'invocation. Esprits et démons n'ont pas d'identité sexuelle à proprement parler, mais celui-ci, à l'instar du rare et dangereux démon du désir, s'est présenté sous des traits féminins. Bien que sa forme n'ait pas été menaçante, il a montré une confiance et une force mentale que l'on rencontre habituellement chez les plus puissants des démons.

L'esprit de sagesse était poli et courtois ; il a répondu à nos question sur l'Immatériel et a même fait preuve de patience face à notre perplexité devant certaines de ses réponses. Il ne nous a imposé aucun chantage de quelque nature que ce soit, ce qui est très rare avec les créatures invoquées, même s'il nous a lui-même posé des questions. Héras lui a détaillé une démonstration mathématique qu'il venait d'élaborer, Étrenne lui a exposé son étude des thèmes magiques dans le Cantique de la Lumière, et le jeune Rhys lui a parlé de sa mère.

Quand nous avons terminé, l'esprit nous a remerciés pour cette conversation avant de disparaître, sans que personne n'ait eu à le renvoyer. Nous avons découvert plus tard que le rituel d'invocation que nous avions mis au point présentait un défaut de taille : l'esprit n'était soumis à aucune obligation d'apparaître ou de rester parmi nous. Cela signifie qu'il a volontairement choisi de passer quelque temps avec nous. Héras était très inquiet de savoir un esprit aussi puissant libre de tout mouvement, et il a modifié le rituel pour renforcer l'enchantement coercitif. Je comprends sa démarche, mais je dois admettre avoir beaucoup apprécié cette conversation, moi aussi. Je doute que l'esprit nous ait parlé si librement si nous l'avions retenu contre son gré.

- Extrait d'Esprits de la Flèche de l'enchanteur de rang François.

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Esprits et démons

Quand je l'ai rencontré, c'était une fleur,
Impérissable, immuable, infinie.
Un esprit d'amour pur et au grand coeur,
Qui jamais ne hait, ne convoite, ne maudit.
Je l'ai rappelée à travers le Voile
Pour une marche, une danse, un baiser volé.
Une beauté parfaite, si pure et si pâle ;
Nul homme sur terre n'aurait pu résister.
Dans ma faiblesse, j'ai dû y retourner,
Contre l'avis des Magisters méfiants,
De sa main ferme mon coeur elle a serré,
Avant de prononcer en souriant :
"L'amour j'étais, le désir cruel je suis,
Ta passion ardente a changé cet esprit".

- Sonnet 126, "L'amoureux et son esprit", extrait de Cantique pour les rêveurs du Magister Oratius.

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L'Appel

Bien peu acceptent d'en parler, mais comment pouvons-nous apprendre à le connaître, ou l'identifier, si nous ne partageons pas nos expériences ? L'Appel n'a rien de honteux. Ce chant qui résonne faiblement dans mon esprit n'est pas une emprise maléfique sur mon âme, mais la marque d'une vie entièrement dévouée à une noble cause. Si toute chose est l'oeuvre du Créateur, cela ne fait-il pas aussi partie de ses desseins ? Ne serait-ce pas une bénédiction, une mélodie omniprésente et rassurante qui nous accompagne dans notre ultime voyage vers l'au-delà ? Et si c'était Son chant ?

Il occupe mes pensées, ressemblant presque à une voix, belle et inhumaine. Je me suis surprise à la fredonner tout haut, il y quelques jours. Ce qui était jadis une intrusion étrangère est aujourd'hui une circonvolution naturelle de mon esprit, s'enroulant autour de mes souvenirs les plus chers : l'entraînement avec Ser Keller, une chevauchée au clair de lune, le visage de ma mère quand je l'ai vue pour la dernière fois. Elle se mêle à eux, à tel point que je pourrais jurer que cette musique, cette sensation d'une présence qui m'observe et m'appelle, a toujours fait partie de moi.

Je présume que c'est précisément contre cela que les Gardes vétérans nous avaient mis en garde. Je ne devrais pas y retrouver la moindre beauté, je ne dois pas oublier que c'est l'oeuvre de la corruption, que mon esprit perd peu à peu sa capacité à distinguer ce monde de celui qui aspire à consumer et détruire toute chose. Il le faut. Je peux le faire.

Je parlerai aux Gardes demain. J'ai surpris leurs regards, je pense qu'ils savent déjà. Je répondrai à l'Appel, je rejoindrai les nains dans les Tréfonds pour y mourir les armes à la main, car tel est le destin des Gardes des Ombres.

Mais si je dois m'éteindre demain, après avoir tant sacrifié, n'ai-je pas le droit d'admirer la beauté du chant de l'Appel ?

- Dernières pages de A mes frères et soeurs Gardes des Ombres de Ser Marjorie Berran.

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L'art perdu du feu voilé

Il a beau s'agir d'une magie elfique, je crois que le feu voilé est digne d'intérêt, car il a été perfectionné à l'apogée de cette civilisation. Les mages s'en servent souvent comme de source de lumière, car sa flamme brûle sans bois ni huile, mais il peut également réveiller des sorts latents, ce qui n'est pas rien. Cela étant, le véritable potentiel du feu voilé réside dans l'écriture. Les runes de feu voilé ne véhiculent pas qu'un sens littéral, elles peuvent transmettre des images, des sons, et même des émotions à leur lecteur. A force de pratique, tout mage peut apprendre cette technique extraordinaire ; les travaux actuels, cela dit, sont bien grossiers à côté de ce que produisaient les elfes de jadis. J'espère que ce livre pourra guider ceux qui, comme moi, souhaitent s'adonner à cet art délicat. Ensemble, redécouvrons des subtilités tombées dans l'oubli.

- Extrait d'Initiation au feu voilé : Enseignements, exercices et applications diverses du Magister Pendictus.

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La Brèche

Que représenterait une ouverture dans le Voile, qui sépare notre monde du domaine des rêves et des démons ? Pour le commun des mortels, le simple fait de penser à cette séparation des plus fragiles est une chose terrifiante. Le Voile n'est pas une barrière physique, ce n'est pas une structure établie à un endroit donné ; il est partout. Il est dans les maisons, dans la rue, dans les champs cultivés, dans les montagnes les plus isolées. A tout moment, il pourrait tomber en lambeaux, laissant les démons et toutes sortes d'horreurs inonder notre monde comme de l'eau à travers un barrage qui vient de céder. On dit que les petites failles peuvent être refermées... mais qu'en est-il des plus grosses ? Et si un événement magique catastrophique créait une faille si grosse et si terrible qu'elle en altérait l'intégralité de l'ensemble du Voile ? Une telle "brèche" menacerait notre monde tout entier, et les craintes d'intrusions démoniaques occasionnelles ne seraient plus que de jolies anecdotes à côté des monstres que nous devrions affronter. S'il y a une raison pour laquelle nous devons avoir peur de la magie, c'est surtout celle-là.

- Extrait de Le vrai danger de la magie de la Dame Chercheuse Alandra Vaël

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La Cité Noire

Qui se retrouve dans l'Immatériel ne peut manquer d'apercevoir la Cité Noire, l'une des rares constantes de ce lieu en perpétuelle mutation. Où que l'on se trouve, la Cité Noire est toujours visible, quoique toujours au loin ; la seule règle géographique de l'Immatériel est, semble-t-il, que tout point est équidistant de la Cité Noire.


La Cantique nous enseigne que la Cité Noire était autrefois le siège du Créateur d'où Il gouvernait l'Immatériel, dépeuplé lorsque les hommes se détournèrent de Lui. Ni rêveurs ni esprits ne s'y rendent. Même les démons les plus puissants semblent éviter cet endroit.

Jadis, dit-on, la Cité était toute d'or et de lumière, jusqu'au jour où un groupe de puissants Magisters Tévintides conçut le moyen d'y pénétrer. Ce faisant, la Cité se retrouva souillée et noircie. Mais gageons que la couleur était le moindre de leurs soucis.

- Extrait de Par-delà le Voile : esprits et démons de l'enchanteur Mirdromel.

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La création du phylactère

La nuit où ils amenèrent le garçon à la Flèche Blanche, je convainquis le chevalier-capitaine Belrose de reporter le rituel au matin et nous le laissâmes se reposer. Le voyage avait été long et le jeune homme n'arrivait plus à garder les yeux ouverts, le pauvre. J'étais certaine qu'il ne chercherait pas à s'enfuir. Médine lui trouva un lit propre avec les autres jeunes apprentis et quand je revins avec son souper, il était déjà endormi.

Le lendemain matin, je montrai à Médine comment préparer la fiole. D'abord, un simple charme pour protéger le verre, puis un sort pour empêcher le sang de coaguler. La dernière étape exigeant la présence de l'apprenti, j'envoyai un jeune templier prévenir que nous étions prêtes.

Le garçon fut escorté jusqu'à la chambre par Belrose en personne. Je voyais bien qu'il venait de se réveiller. Il avait encore une trace de terre sur le visage. Je lui dis de s'approcher et lui nettoyai la joue tout en lui expliquant le rituel : "On va devoir te prendre un peu de sang, parce que tu es précieux et qu'on ne veut pas que tu te perdes. Si ça arrive, le sang nous permettra de te retrouver et de te ramener à la maison".

Je laissai Médine manier la lancette, cette fois. Mes mains tremblaient encore plus que d'habitude ce jour-là et je ne voulais pas faire une entaille trop profonde. Je serrai le garçon contre moi, et Médine pratiqua une petite incision bien nette sur sa paume, exactement comme je lui avais appris. Je sentis le garçon se débattre, puis il se mit à pleurer. Il essaya de retirer sa main, mais Médine la tenait fermement et
fit couler le sang dans la fiole.

Elle lança ensuite le sort, comme nous l'avions répété. Dans la fiole, le sang bouillonnait et brillait en présence du mage auquel il appartenait. C'était terminé. Un autre phylactère, un autre lien forgé. Il était sous la coupe de la Flèche Blanche.

Le garçon ne pouvait pas détourner son regard du sang. Il était captivé et semblait avoir totalement oublié sa douleur et ses larmes. "Tu vois ? C'est de la magie, lui affirmai-je. Quand tu seras plus vieux, je t'apprendrai". Belrose laissa le garçon tenir son phylactère quelques minutes avant d'aller le mettre sous clé.

- Extrait des mémoires de l'enchanteresse Réva Claye, 8:72 des Bontés.

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Le Rite de l'apaisement

Nous l'appelions le Rite de l'apaisement : une âme, marquée au lyrium, plongée dans un état dénué d'émotion et de conscience de soi. Le Rite était nécessaire pour parvenir à une paix profonde et attirer un esprit de foi des profondeurs de l'Immatériel. Une tâche difficile, si l'on considère que l'âme d'un Apaisé est pratiquement invisible à ces êtres. Le candidat devait être pur. S'il s'avérait digne, l'esprit toucherait son âme... l'apaisement serait alors levé et il deviendrait Chercheur de la Vérité. En revanche, s'il s'avérait indigne, l'apaisement serait définitif.

Ce n'est que plus tard, lorsque le premier mage tenta en vain de rejoindre notre Ordre, que nous apprîmes que l'apaisement empêchait les mages d'accéder à leur magie et les immunisait contre la possession démoniaque. Quand le Cercle des Mages fut formé, nous leur donnâmes donc notre rite le plus sacré. C'était un sacrifice que nous faisais pour le bien de tous, pour que de dangereux mages échappent à l'exécution et mènent une vie productive et harmonieuse. Nous ne leur donnâmes pas, en revanche, le secret de son inversion. Ce savoir, tout comme notre lien ancestral avec les esprits de foi, nous l'emporterons dans notre tombe.

- Extrait de l'ouvrage de Cassandra sur les Chercheurs de la Vérité.

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Le Voile

J'abhorre cette idée reçue selon laquelle le Voile est une sorte de "rideau" invisible séparant le monde des vivants de celui des esprits (qu'on lui donne pour nom l'Immatériel ou l'Après, vulgaire question de politique raciale dans laquelle je ne me risquerai pas). Il n'y a pas de "bon côté" ni de "mauvais côté" du Voile. Aucune description physique ne s'y prête, que ce soit celle d'une barrière ou d'un "mur radieux de lumière divine" (merci infiniment pour cette image, Votre Perfection).

Non, franchir le Voile est plutôt comme ouvrir les paupières.

Avant de les ouvrir, vous voyiez notre monde comme vous le faites actuellement : statique, solide, immuable. Maintenant, vous voyez notre monde à la manière des esprits : chaotique, en perpétuelle mutation, un royaume où fantasmes et souvenirs ont autant, sinon plus de substance que la réalité. Pour un esprit, tout est défini par la volonté et le souvenir ; c'est la raison pour laquelle ils sont totalement désemparés en franchissant le Voile. Dans notre monde, l'imagination est intangible. Les objets existent indépendamment du souvenir que nous en avons et des émotions que nous y associons. Les mages possèdent le pouvoir de changer le monde par la force de leur esprit et peut-être est-ce pour cela que les démons sont attirés vers eux, qui sait ?

Quoi qu'il en soit, l'acte de traverser le Voile implique bien moins une transition physique qu'un changement de perceptions. Le Voile est un concept, c'est l'acte de transition en lui-même ; c'est seulement parce que vivants comme esprits ont du mal à effectuer cette transition que le Voile est vu comme une barrière physique.

- Extrait de la Dissertation sur l'Immatériel en tant que manifestation physique de Maréno, enchanteur de rang du Cercle de Minrathie, 6:55 de l'Acier.

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Le danger des saarebas

Ce paquet de notes a principalement été rédigé en qunlat, mais quelques paragraphes ont été traduits en langue commune :

Ceux qui sont nés en dehors du Qun ne peuvent pas comprendre ce qu'il y a de si dangereux à demander l'aide de mages. Ils pensent que la possession démoniaque est la pire chose qui puisse arriver à un mage. Ils ne se rendent pas compte que perdre le contrôle équivaut à se perdre soi-même. Ceux qui sont dans le Qun depuis leur naissance ne comprennent pas pourquoi nous prenons un tel risque avec les saarebas. Nous les avons tellement plongés dans un océan de magie qu'il leur semble à présent impossible de ne pas s'y noyer. Il nous semble donc important de vous éclairer sur les raisons de votre présence ici.

Nous avons découvert que cet endroit fut autrefois la résidence d'un mage elfe qui fut témoin d'un grand tort et sacrifia tout ce qu'il avait pour le redresser. Ce mage créa le Voile qui nous protège aujourd'hui de l'Immatériel. Ce Voile absorbait les pouvoirs des dirigeants du mage, qui abusaient tellement de leur sujet qu'ils auraient fait passer les souverains du sud pour des modèles de sagesse.

Ainsi, chaque action s'accompagne des justes conséquences et toutes les voies finissent au même point.

Grâce à ses puissants pouvoirs, le mage elfe est devenu un agent de la paix à travers le Voile. En décidant de braver les dangers de ce lieu, nous pourrions découvrir comment renforcer le Voile grâce à nos propres mages. Et nous risquons nos vies pour faire cette découverte. Les saarebas qui se sont joints à nous dans ce projet l'ont fait en connaissance de cause et savent parfaitement quels risques ils encourent. Souvenez-vous des mots de l'ashkaari Koslun :

L'existence est un choix.
Il n'y a pas de chaos dans le monde, mais de la complexité.
La connaissance de la complexité est la sagesse.
De la connaissance du monde découle la connaissance de soi.
La maîtrise de soi est la maîtrise du monde. La perte de soi est la source de la souffrance.
Souffrir est un choix et nous pouvons le refuser.
Nous détenons le pouvoir de créer le monde comme de le détruire.

Pour la paix, nous sommes prêts à subir les pires horreurs qui puissent nous attendre ici.
Nous créerons un monde plus sûr, ou nous détruirons l'ancien.

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Les Apaisés

Si l'Inquisitrice/eur est un(e) mage :

Les apprentis ont beau ne pas connaître la nature de la Confrontation, ils sont tous conscients de ses conséquences : devenir mage de plein droit ou disparaître à jamais. Ceux qui craignent d'entreprendre ce rite de passage et ceux que l'on estime trop faibles ou trop instables subissent à la place le Rite de l'apaisement.

A l'instar de la Confrontation, la procédure effective est tenue secrète, mais les résultats sont là encore connus de tous : le rite coupe le lien avec l'Immatériel. L'Apaisé ne rêve pas, il n'est donc plus susceptible d'attirer des démons par-delà le Voile, danger principal chez les mages faibles ou mal préparés. Mais c'est là le moindre des effets de l'apaisement, car l'absence de rêve met également fin à toute faculté magique ainsi qu'à toute émotion.

Ironiquement, les Apaisés ressemblent à des somnambules, jamais ni totalement réveillés ni totalement assoupis. Néanmoins, ils font toujours partie du Cercle ; c'en est même, d'après certains, le maillon le plus important. Ils disposent de facultés de concentration stupéfiantes dans la mesure où il est tout bonnement impossible de distraire un Apaisé, ce qui les prédispose à devenir des artisans à ce point chevronnés qu'ils peuvent même en remontrer aux nains. Les Formori, mages du Cercle dévoués à l'enchantement d'objets, se composent exclusivement d'Apaisés et génèrent tous les revenus de nos tours.

- Extrait de De l'apaisement et du rôle de l'Immatériel en la culture humaine du Premier enchanteur Asymbel.

Si l'Inquisitrice/eur n'est pas un(e) mage :

Les Apaisés sont les membres les moins compris, mais les plus visibles du Cercles. Chaque cité de taille respectable possède une échoppe du Cercle des Mages, administrée par un Apaisé.

Ce terme n'est guère approprié, car ce sont moins des mages ayant trouvé la paix que des objets inanimés doués de parole. Si une table cherchait à vendre un canif enchanté, elle pourrait se faire passer pour l'un d'eux. Leurs yeux sont dénués d'expression, leur voix monocorde. Ce sont peut-être des artisans incomparables, mais à leur contact, la populace est prise d'une irrésistible envie d'être ailleurs.

- Extrait de A la poursuite du savoir : pérégrinations d'un érudit chantriste de frère Génitivi.

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Les eluvians

Il faut que je vous parle de quelque chose : des miroirs. De vieux miroirs datant des temps anciens où notre peuple régnait sur toutes ces terres. Sauf que ce ne sont pas vraiment des miroirs, ce sont des "Eluvians". N'importe quel vieil érudit vous dira que notre peuple utilisait autrefois les Eluvians pour communiquer. N'en croyez rien. Il s'agit en fait de portails : empruntez-en un et vous ressortirez de l'autre côté... C'est ce qu'on m'a dit, en tout cas. Vous vous êtes déjà demandé pourquoi on n'avait jamais trouvé de routes elfiques ? Comme si nos ancêtres ne s'étaient jamais déplacés ? Voilà pourquoi ! Ils utilisaient des Eluvians. Il en reste encore aujourd'hui sur les anciens sites, et certains d'entre eux fonctionnent même. Briala sait où ils se trouvent. Si nous pouvions mettre la main dessus, nous aurions un avantage avec lequel aucun humain ne pourrait rivaliser : la capacité de parcourir la moitié de Thédas en un clin d'oeil.

- Extrait d'une lettre découverte dans les cendres d'un bâtiment du bascloître de Verchiel, 9:40 du Dragon.

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Les lois de la nature dans l'Immatériel

Par soucis de simplification, on dit souvent que les lois de la nature ne s'appliquent pas dans l'Immatériel, mais bien que passer de l'autre côté du Voile soit souvent une expérience déstabilisante pour les mages, il reste néanmoins possible d'en décrire les principes généraux. Par exemple, si les objets qu'on y trouve semblent souvent disposés de manière incohérente, il est généralement possible de les manipuler et de les employer de la même façon que leurs équivalents réels. Les livres s'ouvrent et contiennent des pages, même si elles sont vierges ou couvertes de signes incompréhensibles. Une plume et un encrier permettent à leur utilisateur d'écrire, bien qu'il soit possible que la première ait une volonté propre et que le second ne s'assèche jamais. Les nombreux objets suspendus dans les airs, quant à eux, le sont à la hauteur qu'ils auraient occupée si la matière tangible sur laquelle ils reposaient n'avait pas disparu, comme des bougies soutenues par un candélabre fantôme.

Pourquoi les lois du Créateur sont-elles ainsi déformées, plutôt qu'abrogées totalement ? Pourquoi un livre ne se change-t-il pas en dragon, ou une statue n'expose-t-elle pas en milliers d'éclats d'énergie ? A mon avis, c'est parce que la plupart des objets que nous voyons dans l'Immatériel ont été façonnés par la main de l'homme. Une statue est un objet manufacturé, le mortel qui l'a sculptée lui a donné un usage et une raison, et elle sait ce qu'elle est supposée faire. Ironiquement, ce sont les objets naturels qui défient le plus les lois de la nature. Prenons ces énormes rochers qui flottent dans le ciel, par exemple : aucun esprit mortel n'a jamais posé la main sur eux, ne leur a jamais donnée le moindre sens.

Ce n'est que supputations de l'esprit, mais je suppose que si les nains rêvaient et avaient eux aussi façonné l'Immatériel, les rochers ne voleraient pas.

- Extrait de La forme de l'Immatériel de l'enchanteur Ménémy Aserathan.

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Les ocularums

Macabres artefacts, ces crânes perchés au bout d'un bâton entourent d'un rayonnement magique les éclats à proximité, lorsque l'on regarde à travers les orbites.

Alexius a donné des ordres très clairs. Nous devons fouiller la compagne à la recherche d'autres éclats. Sans eux, les Venatori ne pourront pas mettre la main sur le trésor que convoite notre Maître. Pour y parvenir, nous avons besoin des ocularums. Il est presque impossible de trouver les éclats sans eux, bien qu'ils ne soient plus enveloppés de la magie protectrice qui les a dissimulés à nos yeux des siècles durant.

Il doit y avoir d'autres Apaisés dans la région, les rebelles en ont abandonné la plupart lorsqu'ils ont fui leurs Cercles. N'oubliez pas, le crâne sera en phase uniquement si l'Apaisé se trouve près de l'un des éclats au moment où le démon s'empare de lui. En outre, le coup doit être porté immédiatement. Les ocularums fabriqués à partie d'Apaisés abattus à peine quelques minutes plus tard ne parviennent pas à illuminer les éclats.

Je vous fais confiance pour poursuive vos efforts. Notre Maître ne tolérera aucun échec.

- Lettre trouvée dans une maison abandonnée du village de Golefalois.

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Les runes naines

e Cornal adamant d'Orzammar abrite le Façonnat, une institution de la société naine à ce point ancienne que les nains eux-mêmes ignorent tout de ses origines. Elle accueille les gardiens de l'histoire d'un peuple qui n'a jamais connu le soleil ou le passage des saisons, et qui base son calendrier sur la vie et la mort des rois. Mais non contents d'être des historiens, ce sont aussi des artisans, car voyez-vous, l'histoire vivante des nains n'est pas autant écrite que forgée. Leurs annales s'appellent "les Mémoires", des paragraphes entiers de runes minutieusement façonnées avec du lyrium, qui contiennent les pensées des façonneurs qui les ont élaborées.

La confection des runes n'est pas réservée aux Façonneurs, cependant, les plus courantes sont l'oeuvre des membres de la caste des forgerons, utilisant du lyrium ou tout autre métal réactif à la magie. Une fois convenablement gravées sur un objet, elles permettent de lui conférer un large éventail de propriétés fascinantes, à l'instar des runes Tévintides. Mais on trouve des ruines partout dans l'art nain, et toutes n'ont pas une utilité pratique, ou alors pas de manière évidente. On en trouve creusées sur les façades des maisons et des échoppes, brodées sur des vêtements, gravées sur du verre ou même peintes sur des pots de chambre.

La signification de ces symboles est un savoir sacré, sauvegardé précieusement par le Façonnat. Au contraire de ce que pensent de nombreux surfaciens, ils ne constituent pas la langue écrite des nain contemporains: il s'agit plutôt des réminiscences d'un langage perdu, plus ancien qu'Orzammar, le royaume des nains, et même antérieur aux dizaines de milliers d'années d'histoire consignées dans les Mémoires. Le Façonnat admet connaître la signification de quelques douzaines de runes. "Mémoires", de toute évidence, est utilisée pour leurs travaux d'historiens. Beaucoup d'autres sont davantage le fruit des déductions que d'une traduction à proprement parler. Il est facile d'imaginer que les runes qui ornent à la fois les armures et les contreforts des bâtiments signifient"forces" ou "endurance". De nouveaux symboles sont redécouverts de temps à autre dans les Thaigs perdus, sortis de l'oubli par la Légion des Morts et remis aux soins jaloux des Façonneurs, qui s'emploient à déterminer leur utilité et leur origine. Ces symboles sont-ils la langue écrite originelle des nains ? Une langue tombée dans l'oubli après avoir été supplantée par la langue du roi moderne ? C'est difficile à dire, et les mémoires n'offrent aucune réponse.

- Extrait de A la poursuite du savoir : pérégrinations d'un érudit chantriste de frère Génitivi.

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Lyrium

Le lyrium est le Seigneur des métaux. Sous nos pieds, il n'a de cesse de chanter. Lorsqu'il est raffiné par des mains expertes, il se transforme en un liquide argenté, à la fois lisse et chatoyant. La caste naine des forgerons l'allie à de l'acier pour confectionner des armures indestructibles et des lames qui perdurent à travers les âges. Le Façonnat, quant à lui, en fait un gardien de la mémoire vivante. Certains érudits, enfin, le conservent tel quel, comme preuve que le lyrium est bel et bien vivant.

Le plus lucratif est de mettre du lyrium entre les mains des Formori, qui l'associent à des métaux de base, comme l'or, l'argentite, le véridium ou même le fer, pour produire des enchantements. Bien que les mages s'en servent évidemment sous la forme diluée pour renforcer leurs capacités, ce n'est pas recommandé. L'abus de lyrium peut être dangereux, surtout utilisé en grandes quantités. Il est déconseillé par exemple à un lecteur de manipuler du lyrium brut qui tue par simple contact.

- Extrait du Manuel de l'alchimie appliquée à la métallurgie, Tome I par le Seigneur Cerastes de Marnas Pell.

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Lyrium rouge

Pour répondre à votre question, mon Seigneur : oui, j'ai en effet eu vent de ce "lyrium rouge" dont vous parlez. Un fragment est apparu à Kirkwall, et sa seule influence a failli causer la destruction de la cité. Nous ne pouvons encore rien affirmer, mais il semble s'agir de lyrium ordinaire qui aurait été corrompu. Ceux qui touchent du lyrium rouge, ou s'en approchent tout simplement, déclarent l'entendre "chanter", "murmurer" dans leur esprit, ce qui les rendrait progressivement fous.

Nous ignorons toutefois les conséquences d'un contact prolongé avec le lyrium rouge. La folie, certainement, mais pouvons-nous également envisager une corruption physique ? Qu'arriverait-il si un mage ou un templier utilisaient le lyrium rouge comme ils utilisent le lyrium ordinaire ?

Mais le plus inquiétant, c'est l'idée que le lyrium puisse être corrompu. Traitez tout le lyrium rouge que vous trouvez comme du poison. Ne vous en approchez pas, ne tentez pas de le détruire... et surtout, ne vous en servez pas.

- Extrait d'une lettre partiellement brulée et marquée du sceau de la Garde des Ombres, auteur inconnu

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Phylactères

Un phylactère est un récipient, souvent une fiole en verre, qui contient l'essence d'un être magique. Dans le but de suivre la trace des mages devenus apostats pour échapper à la colèredes templiers, le Cercle des Mages et la Chantrie utilisent de petits phylactères remplis du sang d'apprentis.

Avant qu'un apprenti ne passe sa Confrontation, son phylactère est conservé dans la tour de son Cercle. Les phylactères des premiers enchanteurs, eux, sont stockés à la Flèche Blanche, un Cercle d'Orlaïs et le bastion de l'Ordre des templiers. Les fioles appartenant aux mages puissants et controversés, sans toutefois être apostats, sont soigneusement cachées loin des regards indiscrets. Pour quiconque n'est pas membre de la Chantrie, il est pratiquement impossible de les retrouver. Autant chercher une aiguille dans une botte de foin...

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Runes de feu voilées des Tréfonds

A la lumière du feu voilé, les ruines semblent se mouvoir et serpenter sans cesse. Une voix tonitruante brise le silence :

"Gloire à Mythal, juge et protectrice ! Elle qui a abattue les piliers de la terre et restitué au Peuple le domaine qui leur revenait de droit ! Loué soi son nom pour l'éternité !"

L'espace d'un instant, une odeur de sang emplit l'air puis l'image vivace de lianes verdoyantes enveloppant une sphère de feu apparaît.

La vision laisse alors place au noir le plus total pendant ce qui semble être une éternité. Puis les runes se mettent à crépiter, comme soudainement investies d'une fureur sans nom.

Une nouvelle vision apparaît alors. Celle d'elfes en train de faire effondrer des cavernes pour sceller les Tréfonds autant par la roche que par la magie.

Une terreur indescriptible. Profonde. Glaciale. Le dernier des sorts est lancé.

Une voix murmure :

"La cupidité des Evanuris a bien failli tous nous conduire à notre perte. Ce lieu doit demeurer dans l'oubli. La fureur qu'il abrite ne doit pas se réveiller. Le Peuple doit se soulever avant que ses faux dieux ne les détruisent tous."

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Vitaar

Après un examen approfondi des spécimens Qunari que vous m'avez gracieusement fournis, j'ai pu conclure que les motifs peints sur leur visage et leurs corps ont certes une portée symbolique, mais aussi une utilité pratique. Oh, les dessins et les couleurs qu'ils choisissent ont une significationculturelle
quelconque, c'est certain, mais les Qunari ne font rien sans raison précise, n'est-ce pas ? Ils appellent ces marques des "vitaar", ce qui signifie "armure de poison", dans leur langue. Ils ont en fait des propriétés magiques qui durcissent la peau, la rendant dure comme l'acier, sans en altérer la flexibilité; d'après mes analyses, la peinture employée est principalement constituée de poison, même si l'ajout d'une autre substance (du sang, peut-être le leur) permet de le neutraliser. Cependant, le mélange reste hautement toxique pour les autres races : tout individu non Qunari meurt presque instantanément à son contact (à ce propos, pourriez-vous me fournir un nouvel esclave pour mes expérimentations, je vous prie ?). Le procédé active les qualités magiques du poison et ses vertus protectrices, un peu à la manière des runes de lyrium. Il faudra entreprendre de nouveaux examens pour détailler son fonctionnement et déterminer si nous pouvons l'utiliser d'une quelconque façon. Peut-être avec de spécimens vivants, cette fois ?

- Extrait d'une lettre de Naméria Origanus, apprentie du Magister Varas, 9:32 du Dragon.

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Merci à Camille qui nous a permis de copier les codex qui manquaient à partir de son joli pdf :)
vous pouvez vous le procurer ici : Les archives de l'Inquisition.

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