Codex Dragon age origins : Culture et histoire



 93 - Aravels
 94 - La Dalatie
 95 - La Longue marche
 96 - Uthenera
 97 - Vallaslin : lettres de sang
 98 - Les Anderfels
 99 - Antiva
100 - Les Alvars
101 - Banns
102 - La forêt de Breciliane
103 - Calendrier de Thédas
104 - Les Chasinds
105 - Les elfes citadins
106 - Culture du bascloitre
107 - Arlathann-1ère partie
108 - Arlathann-2ème partie
109 - Les elfes dalatiens
110 - Dénérim
111 - Sectes draconiques
112 - Histoire féreldienne-1ère partie
113 - Histoire féreldienne-2ème partie
114 - Culture féreldienne
115 - Culture féreldienne : chiens
116 - Géographie féreldienne
117 - Les Marches libres
118 - Politique féreldienne
119 - Les Dorsales de givre
120 - Gwaren
121 - Hautecime
122 - Lac Calenhad
123 - Lothering
124 - Sa Majesté Maric Theirin
125 - Le Névarra
126 - Familles nobles de Férelden
127 - Les Anciens dieux
128 - L'empire orlésien
129 - Les parias
130 - Les castes
131 - Vie quotidienne à Orzammar
132 - Tréfonds
133 - la cité d'Orzammar
134 - La perte de Kal Sharok
135 - Légions des morts
136 - Maison Aeducan, Bouclier
137 - Les Hauts
138 - Politique d'Orzammar
139 - La Lice
140 - Foi naine
141 - Stalata Negat
142 - Histoire d'Orzammar-1er chapitre
143 - Histoire d'Orzammar-2ème chap
144 - Ostagar
145 - Par Vollen: le septentrion occupé
146 - Les Qunaris
147 - Golefalois
148 - Le Riveïn
149 - L'empire tévintide
150 - La légende du Titan
151 - Géographie de Thédas
152 - Le vénadahl: l'arbre du peuple
153 - Les Gardes des ombres
154 - Les terres sauvages de Korcari
155 - Engeances
156 - Les Enclins

EntréeDétails
093Aravels- Scénario elfe dalatien : examinez une note derrière l'aravel au sud est du campement dalatien
- parlez à Elora au campement dalatien de Breciliane
094La Dalatie- Scénario elfe dalatien : examinez un parchemin dans les arbres au sud du campement dalatien, après Merrill
- écoutez l'histoire de Sarel au campement dalatien
095La Longue marcheexaminez les parchemins derrière Varathorn au campement dalatien
096Utheneratrouvez l'armure Titan dans la chambre funéraire elfe au niveau inférieur des ruines de Breciliane, quêtes "le trésor du mage" et "le rituel elfique"
097Vallaslin : lettres de sangexaminez les encriers près d'Athras dans le campement dalatien
098Les Anderfelsexaminez le livre sur la gauche en entrant dans La Perle à Denerim
099Antivaexaminez le livre dans la pièce la plus au nord-est du Domaine du Iarl de Denerim (intérieur)
100Les Alvarsexaminez un livre devant une maison du village de Darse
101Bannsexaminez un livre dans le domaine du iarl Eamon au quartier marchand de Denerim
102La forêt de BrecilianeScénario elfe dalatien : examinez une souche d'arbre dans la forêt
103Calendrier de Thédasexaminez un livre dans la Chantrie de Golefalois
104Les Chasindsécoutez la conversation des 2 chasinds accusés de vol à Lothering
105Les elfes citadins- Scénario elfe citadin : obtenu automatiquement au début
- Scénario elfe dalatien : examinez le petit parchemin à coté de Paivel dans le campement dalatien
- examinez une pile de livres dans les logements du Bascloître de Denerim
106Culture du bascloitre- Scénario elfe dalatien : obtenu automatiquement au début
- débloquez la zone Bascloître à Denerim
107Arlathann - 1ère partie- Scénario elfe dalatien : examinez un parchemin au campement dalatien
- parlez à Lanaya au campement dalatien
108Arlathann - 2ème partieScénario elfe dalatien : examinez un parchemin poussiéreux posé sur des caisses en bois
109Les elfes dalatiens- Scénario elfe dalatien : obtenu automatiquement au début
- Scénario elfe citadin : questionnez Soris et Taeodor sur les elfes dalatiens
110Dénérimexaminez un livre aux Merveilles de Thedas au quartier marchand de Denerim
111Sectes draconiquestrouvé dans la maison de frère Genitivi au quartier marchand de Denerim
112Histoire féreldienne - 1ère partie- Scénario elfe citadin : examinez un tas de livres dans le domaine du Iarl de Denerim
- examinez une pile de livres dans la chambre du Iarl Eamon au 1er étage du château de Golefalois
113Histoire féreldienne - 2ème partie- Scénario elfe citadin : examinez le livre à coté de Paivel au campement dalatien
- examinez un livre dans le domaine du Iarl Eamon à Denerim
114Culture féreldienne- Scénario elfe citadin : examinez le tas de livres dans le magasin d'Alarith
- examinez un livre sur le comptoir de la pièce principale de La Perle à Denerim
115Culture féreldienne : de l'importance des chiens- Scénario humain noble : obtenu pendant la quête "Mâtin malin"
- examinez une note dans le chenil vide après avoir terminé la quête "Sang corrompu"
116Géographie féreldienne- Scénario humain noble : obtenu après la leçon d'histoire d'Aldous dans la bibliothèque
- inspectez un livre au château de Golefalois (étage principal)
117Les Marches libresexaminez un livre dans le domaine du Iarl Eamon
118Politique féreldienne- Scénario humain noble : entrez dans la chambre de Fergus
- entrez dans la taverne du Noble Chenu au quartier marchand de Denerim
119Les Dorsales de givreexaminez un livre dans les cavernes du temple en ruines de Darse
120Gwarenexaminez un livre dans la bibliothèque du domaine du Iarl de Denerim
121Hautecimeobtenu au début :
- du Scénario humain noble
- du conclave
122Lac Calenhadexaminez la pancarte "Lac Calenhad - baignade interdit" dans le village de Golefalois
123Lotheringentrez dans Lothering
124Sa Majesté Maric Theirinobtenu en discutant avec Loghain à Ostagar après avoir persuadé le garde
125Le Névarraexaminez un livre dans la taverne du Noble Chenu au quartier marchand de Denerim
126Familles nobles de Férelden- Scénario humain noble : obtenu après la leçon d'histoire d'Aldous dans la bibliothèque
- taverne du Noble Chenu au quartier marchand de Denerim
127Les Anciens dieuxexaminez le livre dans la pièce le plus au sud-est dans le temple en ruines de Darse
128L'empire orlésienexaminez le livre dans le bureau du Iarl Eamon au château de Golefalois (étage principal)
129Les parias- Scénario nain roturier : obtenu automatiquement au début
- examinez les gravats dans les taudis d'Orzammar
130Les castes- Scénario nain roturier : parlez à Unna dans le cornal roturier d'Orzammar
- Scénario nain noble : parlez à Ronus Dace dans la salle du trone du Palais Royal d'Orzammar
- examinez la gravure murale près de l'entrée des Taudis dans le cornal roturier d'Orzammar
131Vie quotidienne à Orzammar- Scénario nain noble : entrez dans le cornal Adamant
- inspectez la gravure murale dans l'armurerie de Janar dans le cornal roturier d'Orzammar
132Tréfondsexaminez un livre dans le Façonnat d'Orzammar
133la cité d'Orzammar- Scénario nain roturier : entrez dans le cornal roturier d'Orzammar
- Scénario nain noble : examinez le cristal dans la chambre du garde
- examinez la sculpture au sol située entre l'entrée du cornal roturier d'Orzammar et le pont qui mène à la Lice
134La perte de Kal Sharokexaminez la plaque près de l'entrée des Tréfonds dans le cornal roturier d'Orzammar
135Légions des mortsexaminez un livre dans le Façonnat d'Orzammar
136Maison Aeducan, Bouclier d'Orzammar- Scénario nain noble : examinez la pile de livres dans la chambre de Bhelen
- examinez la gravure murale près de Nerav Helmi dans le cornal Adamant à Orzammar
137Les Hautsexaminez une des statues dans le Panthéon des Héros d'Orzammar
138Politique d'Orzammarexaminez un livre dans le Façonnat d'Orzammar
139La Lice- Scénario nain roturier : obtenu au début de la quête "Prouver votre loyauté"
- Scénario nain noble : entrez dans la Lice
- examinez la gravure murale dans la Lice
140Foi naine- Scénario nain roturier : obtenu au début de la quête "Prouver votre loyauté"
- Scénario nain roturier : examinez la gravure dans la Lice
- examinez un livre dans le Façonnat d'Orzammar
141Stalata Negatexaminez une pierre runique après le 2ème pont des Tranchées des Morts dans les Tréfonds
142Histoire d'Orzammar - 1er chapitre- Scénario nain noble : examinez un livre sur l'étagère devant la chambre du garde au Palais Royal d'Orzammar
- examinez la statue près de la sortie sud-ouest à la Croisée de Caridin
143Histoire d'Orzammar - 2ème chapitre- Scénario nain noble : examinez un livre au Palais Royal d'Orzammar (nécessite l’accès à la salle du trône)
- examinez la statue sur le pont dans les Tranchées des Morts aux Tréfonds
144Ostagarparlez au garde après le pont à votre arrivée à Ostagar
145Par Vollen : le septentrion occupéexaminez un livre dans le domaine du Iarl Eamon au quartier marchand de Denerim
146Les Qunaris- parlez à Sten à Lothering
- examinez un livre aux Merveilles de Thedas dans le quartier marchand de Denerim
147Golefaloisobtenu à l'arrivée à Golefalois
148Le Riveïnexaminez un livre dans la taverne du Noble Chenu au quartier marchand de Denerim
149L'empire tévintide- Scénario Mage : examinez la statue dans le dépôt au sous-sol pendant la quête "Liens du sang et de la magie"
- examinez un livre dans la pièce où se trouvent le démon du désir et le templier dans le quartier des templiers (3ème étage) de la tour du cercle, quête "Le cercle brisé"
150La légende du Titandérangez l'esprit d'une des tombes dans la forêt de Breciliane, quête "le trésor du mage"
151Géographie de Thédasexaminez un livre aux Merveilles de Thedas dans le quartier marchand de Denerim
152Le vénadahl : l'arbre du peupleexaminez la pancarte de l'arbre dans le bascloître de Denerim
153Les Gardes des ombresrencontrez Duncan pendant le scénario d'origine
154Les terres sauvages de Korcariobtenu à l'arrivée à Ostagar
155Engeancesrencontrez Duncan pendant le scénario d'origine
156Les Enclins- Scénario nain roturier : parlez à Duncan dans la Lice d'Orzammar
- inspectez le foyer à la Croisée de Caridim dans les Tréfonds


93 - Aravels


Si le/la garde des ombres n'est pas un(e) elfe dalatien(ne)...
Les Dalatiens, regroupés en petits clans consanguins, emploient pour voyager des chariots ornés de gravures complexes nommés aravels, que tirent de grands cervidés blancs, les hahl. Ces aravels offrent une vision spectaculaire de par leurs arrondis élégants, leurs grands drapés et leurs soieries flottant au vent, qui arborent souvent les bannières nobles représentant jadis la maison de cette famille. La plupart des humains les appellent "charavels", contraction du terme original et de "char à voile". Les hahl sont l'apanage des elfes ; qui n'est pas de ce sang les trouvera entêtés, presque impossibles à dresser. Aux yeux des Dalatiens, ce sont de nobles animaux, d'une lignée supérieure aux chevaux. La plupart des humains seront d'ailleurs forcés de constater que les hahl sont aussi beaux que les elfes eux-mêmes ; bon nombre de nobles tévintides sont d'ailleurs clients d'un trafic de bois de hahl, ce que les Dalatiens considèrent comme un affront impardonnable.

Rares sont ceux d'entre nous qui peuvent se targuer d'avoir observé de près un charavel dalatien. Les humains qui en voient poindre la voilure à l'horizon sont avisés de prendre la fuite, car les clans dalatiens n'apprécient guère de voir des humains envahir leur camp. Plus d'un récit évoque à ce titre le sort d'humains querelleurs qui se retrouvèrent criblés de cruelles flèches dalatiennes.

--Extrait de "A la poursuite du savoir : pérégrinations d'un érudit chantriste" de frère Génitivi.

Haut de page



94 - La Dalatie


si le/la garde des ombres est dalatien...
Entendez donc conter l'histoire de la grande Andrasté. Les shemlens l'appellent prophétesse, épouse de leur Créateur. Mais pour nous, elle est héroïne de guerre ; comme nous, c'était une esclave éprise de liberté. Nous avons rejoint sa rébellion face à l'Empire et nos héros ont péri à ses côtés, oubliés, sur les bûchers tévintides.

Mais nous sommes restés fidèles à nos prétendus alliés jusqu'à la fin de la guerre. Notre récompense : la Dalatie, une contrée dans l'Orlaïs méridionale. Ainsi commença la Longue marche vers notre nouvelle terre d'attache.

Halamshiral, "la fin du voyage", était notre capitale, érigée loin du joug des humains. A nouveau, nous pouvions oublier le passage incessant du temps. Notre peuple entreprit peu à peu de retrouver la culture et les traditions que l'esclavage nous avait volées.

Las, ce temps n'était pas voué à durer. La Chantrie nous envoya d'abord des missionnaires puis, lorsqu'ils furent expulsés, des templiers. Nous fûmes chassés d'Halamshiral, éparpillés. Certains se réfugièrent dans les cités des shemlens, dans le dénuement, guère plus tolérés que la vermine.

Nous autres avons suivi une voie différente : nous avons embrassé la nature, sans jamais nous arrêter assez longtemps pour attirer l'attention de nos voisins shemlens. Dans l'exil que nous nous sommes imposé, nous avons su entretenir les bribes de savoir et de culture qui nous avaient été transmises.

"La fin de la Longue marche", d'après la tradition orale de Gisharel, Archiviste du clan dalatien Ralafeïrin.


si le/la garde des ombres n'est pas dalatien...
On oublie trop souvent que quand la sainte Andrasté exhorta les opprimés à se soulever, les elfes furent les premiers à lui répondre.

Les plus humbles esclaves de l'Empire devinrent son avant-garde, et lorsque vint la victoire, ils en récoltèrent les fruits : une contrée, dans le sud de l'actuelle Orlaïs, nommée Dalatie.

Ce fut un grand exode d'elfes pour rallier leur nouveau foyer - leur "terre d'attache" comme ils l'appellent aujourd'hui - à travers océan, désert et montagnes. Leur cité, la première en leur nom depuis la mythique Arlathann, était appelée Halamshiral. C'était pour les elfes l'avènement d'un nouvel âge.

Mais l'ancienne ère eut tôt fait de les rattraper. En leur cité sylvestre, les elfes s'en revinrent à leurs dieux immémoriaux et muets. Ils cultivèrent un isolationnisme de plus en plus marqué, jusqu'à poster en faction des Chevaliers d'émeraude qui gardaient jalousement leurs frontières en refoulant toute tentative de lien commercial ou diplomatique. De sombres rumeurs commencèrent à circuler dans les terres voisines de la Dalatie, des rumeurs de sacrifices humains aux dieux elfiques.

Puis survint l'attaque des elfes sur le village sans défense d'Aunevermes. La Chantrie répliqua par la Marche exaltée sur les Dalatiens, qui mit un terme à l'ère du royaume elfe. L'on rasa Halamshiral, l'on en chassa les elfes qui, éparses, ne durent leur survie qu'à la charité d'autrui.

--Tiré de "Férelden : folklore et Histoire" de soeur Pétrine, érudite chantriste.

Haut de page



95 - La Longue marche


Quand notre peuple quitta Tévinter, nous n'avions rien hormis l'assurance que pour la première fois depuis des siècles et des siècles, nous étions libres.

Shartan avait pour rêve de nous donner à tous une terre d'attache, où nous pourrions vivre selon notre gré. Après la grande lutte qui coûta la vie à tant d'entre nous, y compris Shartan, nous reçûmes la Dalatie. Qu'importait alors que cette terre fût au sud d'Orlaïs, bien loin de Tévinter ? Notre foyer nous tendait les bras. Et nous partîmes à sa rencontre.

Nous donnâmes à notre voyage le nom de Longue marche, car il était bien tel. Nos maigres possessions en baluchon, nous avions pris la route. Certains n'avaient pas de chausses, mais ils marchaient néanmoins. Familles entières, femmes enceintes, jeunes et vieux sans distinction avaient tous entrepris de traverser à pied le pays. Ceux qui ne pouvaient marcher, nous les portions quand nous le pouvions ; dans le cas contraire, nous les abandonnions.

Nombreux furent ceux qui périrent en chemin, certains de fatigue, d'autres de découragement. Beaucoup furent assaillis par des bandits humains, alors même que nous ne possédions rien. Au gré de la route, les voix s'élevaient en nombre croissant contre notre décision de quitter Tévinter. "Au moins, à Tévinter", disaient-elles, "nous avions de la nourriture, de l'eau et un toit. Qu'avons-nous ici ? Rien d'autre que le ciel, et les fausses promesses de l'horizon." Certains s'en retournèrent vers Tévinter. Mais la plupart d'entre nous poursuivîmes.

Et nous qui n'avions pas baissé les bras, les dieux nous récompensèrent de la Dalatie. Notre peuple nomma sa nouvelle cité Halamshiral, "la fin du voyage". Et pour un temps, ce fut notre foyer.

D'après la tradition orale de Gisharel, Archiviste du clan dalatien Ralafeïrin.

Haut de page



96 - Uthenera


Aux yeux des elfes du temps d'Arlathann, l'uthenera était un acte de révérence. Les elfes ne connaissaient pas les affres du temps. Sans être immortels, ils ne subissaient pas ses déprédations physiques et mentales. Seul leur esprit pouvait péricliter.

Le fait était rare, mais on dit que les elfes les plus vieux atteignaient un âge où la vie leur devenait un fardeau, où leurs souvenances se faisaient trop pesantes. Plutôt que de sombrer dans l'apitoiement, ils s'effaçaient de leur plein gré pour laisser les générations plus jeunes guider leur peuple.

Uthenera signifie "long sommeil" et désigne le retrait du doyen dans une chambre, mi-couche, mi-tombe. En la présence respectueuse de sa famille au grand complet, il tombe dans un sommeil dont il ne s'éveillera pas avant des siècles, sinon jamais. Au fil des siècles, le corps se détériore et le doyen meurt véritablement. Durant tout ce temps, la famille visite régulièrement la chambre pour rendre hommage à celui qui a consenti pareil sacrifice.

L'arrivée des humains accéléra le métabolisme des elfes et l'uthenera tomba en désuétude. Après la chute d'Arlathann, il disparut purement et simplement.

--Tiré des "Leçons du passé" d'Hassandriel, seigneur d'Halamshiral, 2:7 des gloires.

Haut de page



97 - Vallaslin : lettres de sang


si le/la garde des ombres est dalatien...
Lorsque les enfants de notre peuple arrivent à l'âge adulte, ils gagnent le privilège de porter les vallaslin, les lettres de sang. Ils nous différencient des shemlens et des elfes qui s'y sont acoquinés ; ils nous rappellent que plus jamais nous ne perdrons nos traditions ni nos croyances.

Il convient d'aborder ce rituel avec les plus grands égards. Le futur porteur des vallaslin doit s'y préparer en méditant sur les dieux et les coutumes de notre peuple, ainsi qu'en purifiant son corps et sa peau. Le moment venu, c'est l'Archiviste du clan qui applique les lettres de sang, dans le silence le plus complet. Tout cri de douleur est signe de faiblesse. Qui ne peut tolérer la douleur des vallaslin ne saura endosser les responsabilités d'un adulte. L'Archiviste peut interrompre le rituel s'il juge que le porteur des vallaslin n'est pas prêt. Il n'y a là aucune honte, car tous les enfants sont différents et l'enfance de nos ancêtres durait des siècles.

D'après la tradition orale de Gisharel, Archiviste du clan dalatien Ralafeïrin.

si le/la garde des ombres n'est pas dalatien...
Après ma rencontre avec les elfes dalatiens sur la route du Névarra, j'étudiai le moindre ouvrage sur les elfes qui me passait sous la main. Je compulsai mythes, légendes, Histoire pour tenter de séparer le bon grain de l'ivraie. Mais les livres ne disent pas tout ; je savais que pour comprendre véritablement les Dalatiens, il me faudrait partir à leur rencontre, ce qui rétrospectivement était une idée catastrophique. A ma décharge, j'étais jeune et quelque peu éméché lorsque l'idée surgit dans mon esprit. Hélas, même après avoir cuvé, elle continuait à me séduire et refusait obstinément de quitter mes pensées.

Après que l'idée eut érodé ma résolution pendant plusieurs mois, je finis par céder et me mis en quête des Dalatiens. Des semaines durant, j'errai à travers les forêts qui bordent Orlaïs, avant de découvrir - ou plutôt d'être découvert par - un chasseur dalatien dont j'avais maladroitement activé un piège ; soudain, je me retrouvai suspendu à un arbre, une corde autour des chevilles.

Me voilà donc sans défense, cul par-dessus tête, la culotte présentée à la ronde. Ma situation peut prêter à rire aujourd'hui, mais je puis dire en toute franchise que je ne l'eus pas souhaitée à mon pire ennemi. Par chance, mon bourreau retint son bras, peut-être interloqué par mes pitreries : que peut-on craindre d'un humain suspendu comme un animal qu'on égorge ?

Il s'assit donc, alluma un petit feu et se mit à dépecer le cerf qu'il venait de prendre. Bientôt, je trouvai le courage de parler. Je jurai mes grands dieux que je ne venais pas lui faire du mal, ce à quoi il répondit en riant que si j'en avais eu l'intention, j'avais échoué dans les grandes largeurs. Pour finir, nous en vînmes à converser ; et par converser, j'entends que je lui posais des questions auxquelles il daignait parfois répondre.

Seuls une poignée de Dalatiens, me dit-il, cherchaient activement les voyageurs humains pour les dépouiller. La plupart des siens ne demandaient qu'à ce qu'on les laissât en paix. Il semblait d'avis que châtier les humains pour les exactions de leurs ancêtres ne conduirait qu'à plus de violence. Je l'interrogeai à propos des tatouages élaborés qui ornaient son visage ; il les désigna comme ses vallaslin, ses "lettres de sang". Les siens symbolisaient Andruil la chasseresse, l'une des divinités elfiques les plus révérées. Il m'apprit que les Dalatiens se marquent afin de se rendre différents des humains et de ses congénères qui ont choisi de vivre sous tutelle humaine. Les vallaslin rappellent à son peuple que plus jamais ils ne doivent abandonner leurs croyances.

Quand il eut fini de dépecer le cerf, il coupa la corde qui me retenait. Le temps que je me redresse et que je surmonte les vertiges qu'avait entraînés le reflux du sang quittant ma tête, il avait disparu.

A mes lecteurs, je déconseille de partir en quête des Dalatiens. J'eus beaucoup de chance de rencontrer mon interlocuteur et de m'en tirer indemne. Peut-être le Créateur veille-t-Il sur ceux qui recherchent le savoir d'un coeur franc ; j'aime à penser que c'est le cas.

--Extrait de "A la poursuite du savoir : pérégrinations d'un érudit chantriste" de frère Génitivi.

Haut de page



98 - Les Anderfels


Les Anderfels sont une terre de contrastes flagrants. C'est l'endroit le plus désolé au monde, ravagé par deux Enclins qui ont rendu des pans entiers de steppes à ce point stériles qu'un cadavre ne peut même plus y pourrir, faute d'insectes et d'asticots.

C'est aussi un endroit regorgeant de merveilles, tel le mont Mardain et sa gigantesque statue en stuc de notre Dame, les mains tendues pour porter une flamme éternelle ; telle aussi la forteresse de Weisshaupt, ses murs de roche vivante surplombant les plaines désertiques.

A l'image de leur pays, les Andériens sont également un peuple de contrastes : les prêtres les plus dévots et les soldats les plus dangereux, la nation la plus pauvre au monde mais aussi la plus redoutée.

--Extrait de "A la poursuite du savoir : pérégrinations d'un érudit chantriste" de frère Génitivi.

Haut de page



99 - Antiva


Dans le reste du monde civilisé, il est communément admis qu'Antiva n'a pas de roi. Or je puis vous assurer, aimables lecteurs, qu'il n'en est rien. La lignée royale d'Antiva est restée intacte depuis deux millénaires et demi... à ceci près que plus personne ne lui prête attention.

La nation est effectivement gouvernée par un conglomérat de princes marchands. Non des princes au sens littéral, mais des directeurs de banques, de grands comptoirs et de vignobles. Leur pouvoir, ils le doivent uniquement à leur fortune.

Toutefois, ce n'est pas le singulier gouvernement d'Antiva qui en fait le renom, ni même ses vins d'une qualité pourtant inégalée ; non, Antiva est connue avant tout pour sa Maison des Corbeaux. Les Antivans étant réputés aptes à tout sauf au combat, l'on peut trouver une certaine ironie à ce que la nation possède les assassins les plus terribles au monde. Leur notoriété est telle qu'Antiva ne s'encombre pas d'une armée : nul roi n'ose ordonner à ses troupes d'attaquer ses frontières, nul général n'est assez fou pour prendre la tête d'une telle invasion. L'attaque aurait toutes les chances de réussir, mais ses instigateurs passeraient promptement de vie à trépas.

--Extrait de "A la poursuite du savoir : pérégrinations d'un érudit chantriste" de frère Génitivi.

Haut de page



100 - Les Alvars


Jadis contraints à l'exil à travers les Dorsales de givre, les Alamarri se scindèrent en trois factions : l'une s'établit dans la vallée de Férelden, une autre fut repoussée dans les terres sauvages de Korcari et la dernière s'en retourna dans les montagnes. Les Féreldiens modernes n'ont plus guère en commun avec leurs ancêtres alamarri et les Chasinds ont oublié une bonne partie de leurs traditions, mais les Alvars, eux, sont restés pratiquement inchangés depuis lors.

Pas plus que chez les Chasinds, la cohésion ne règne parmi les Alvars. Chaque tribu est livrée à elle-même et n'a de comptes à rendre qu'à son suzerain. Ils vénèrent toujours leurs propres dieux : Korth le Père des cimes, Hakkon Vintervind, la Dame des cieux ainsi que des dizaines de dieux animaux dont les étrangers ne connaissent pas le nom.

Dans les montagnes, rien ne dure. Vent et pluie finissent par venir à bout du plus solide des bastions. Les terres arables d'une année sont prises dans les glaces la suivante. Le gibier se déplace perpétuellement. Même entre eux, les Alvars ne font jamais de promesses absolues : lors d'un mariage, l'époux doit ainsi défaire un imbroglio de noeuds tandis que l'épouse chante une hymne aux dieux. Au terme du chant, le nombre de noeuds défaits correspond aux années qu'elle passera avec lui. Il n'existe aucune alliance permanente dans les Dorsales de givre, ce que le plat-pays oublie trop souvent.

--Tiré de "Férelden : folklore et Histoire" de soeur Pétrine, érudite chantriste.

Haut de page



101 - Banns


La vallée centrale de Férelden a toujours représenté un paradoxe : aucun bann n'en détient plus de quelques centaines d'arpents, mais ils gouvernent ensemble un territoire plus grand que celui des tierns et iarls réunis. Ce collège de banns indépendants, ou bannorn, est au coeur de la politique féreldienne.

Nul n'a jamais occupé le trône de Férelden sans avoir gagné au préalable l'approbation des banns. La reine Fionne, qui eut l'infortune de monter sur le trône en l'an 18 de l'Ere de l'acier, écrivit à leur sujet : "cette année, l'hiver n'est pas encore arrivé que les marivaudages nous ont valu trois guerres ; la laine, cinq ; une autre avait pour sujet de discorde un pommier. Comment ces mêmes banns tout occupés à s'entretuer ont-ils pu s'unir il y a tout juste un an pour me donner la couronne ?"

--Tiré de "Férelden : folklore et Histoire" de soeur Pétrine, érudite chantriste.

Haut de page



102 - La forêt de Breciliane


Il est en la forêt de Bréciliane certains endroits où le Voile est si fragile que la différence entre rêve et réalité n'a plus lieu d'être. Dans l'un d'entre eux naquit un façonneur de bois sous des auspices tellement sinistres que sa mère le nomma Abelas, c'est-à-dire "peine". Et ce nom n'était pas usurpé. Il ne parvenait à garder aucun apprenti, perdait ses réserves d'arcs accident après accident, tant et si bien qu'il se retrouva dans le dénuement le plus total. Le reste du clan commençait à craindre que sa mauvaise étoile ne les affectât également, aussi parlait-on de le bannir.

Abelas les entendit conspirer et, bien décidé à faire tourner la chance, s'engagea seul dans la forêt pour trouver un arbre approprié au façonnage d'arcs.

Il finit par apercevoir un jeune sorbier des oiseleurs qui poussait près d'un cours d'eau ; mais lorsqu'il leva sa hache, l'arbre poussa un cri d'effroi et le supplia de l'épargner. "Si je ne prends pas ta vie," répondit Abelas, "c'en sera fini de la mienne." De deux coups, il abattit l'arbre et en façonna les trois plus beaux arcs qu'il avait jamais créés. Satisfait, Abelas s'en retourna au camp et s'empressa de donner ses créations aux chasseurs.

A la tombée de la nuit, le camp était en émoi. Les chasseurs étaient revenus en rapportant des lièvres qui, une fois ouverts, se révélèrent remplis uniquement de vers et de sciure de bois. Pour le doyen, le doute n'était pas permis : les chasseurs avaient dépossédé un esprit de son hôte, car comme tout le monde le sait, les esprits ont besoin du corps d'une créature pour arpenter le monde des vivants. Le doyen conjura un charme destiné à renvoyer l'esprit dans l'Immatériel et le clan gagna le sommeil le ventre vide.

Le jour suivant, les chasseurs rapportèrent une biche qui, elle aussi, ne saigna que sciure. Dès lors, le clan redouta que l'esprit ne cherchât à les affamer. Qu'avaient-ils fait pour mériter ce châtiment ? Abelas leur parla alors du sorbier aux oiseleurs. Le doyen réfléchit longtemps avant de déclarer qu'il leur fallait remplacer ce qu'Abelas avait pris à l'esprit ; aussi envoya-t-il les chasseurs déterrer une pousse de sorbier pour la rapporter vivante au camp.

Le doyen leur fit ensuite planter le sorbier et implora la clémence de l'esprit.

Un terrible mugissement se fit alors entendre, comme un cri de protestation émanant de la forêt tout entière. Les ténèbres s'emparèrent du clan alors que midi n'était pas encore passé ; et lorsqu'elles se dissipèrent, se trouvait en lieu et place du camp un bosquet de sorbiers, chacun arborant le visage gelé d'un elfe terrifié. A compter de ce jour, tous les clans sont convenus de ne plus couper un seul arbre vivant dans la forêt de Bréciliane, car les esprits n'ont que faire du pardon.

--"Le bosquet de sorbiers - conte dalatien", tiré de "Férelden : folklore et Histoire" de soeur Pétrine, érudite chantriste.

Haut de page



103 - Calendrier de Thédas


Pour la majorité des honnêtes gens, les détails de notre calendrier n'ont guère d'importance et ne leur servent qu'à savoir quand auront lieu les Chavandes, quand il faut s'attendre à ce qu'il neige et quand les récoltes doivent prendre fin. La nomenclature des années n'est utile qu'aux historiens et aux percepteurs ; d'ailleurs, rares sont ceux qui pourraient dire pourquoi notre ère actuelle est celle du dragon.

Nous sommes en 9:30 du dragon, trentième année de la neuvième ère depuis le couronnement de la première Divine chantriste.

Chaque ère dure précisément 100 ans et le nom de la suivante est choisi lors de la 99e année. Les érudits de Val Royeaux conseillent alors la chantrie selon les augures qu'ils ont observés et les autorités chantristes délibèrent des mois durant sur ces recherches, avant que la Divine n'annonce le nom de l'ère imminente. Il s'agit, dit-on, d'un présage de ce que sera le sort de Thédas au cours du siècle suivant.

L'ère actuelle ne devait pas être celle du dragon. Dans les derniers mois de l'ère des bontés, la chantrie se préparait à annoncer l'ère du soleil, symbole de l'Empire orlésien en pleine expansion dans le sud de Thédas et contrôlait à la fois Férelden et l'actuel Névarra. Ce devait être la reconnaissance de la gloire impériale orlésienne.

Mais à la veille de la bataille de la Dane, point critique de la rébellion en Férelden, un singulier évènement se produisit : un dragon-sire prit son essor, semant la dévastation sur son passage. L'on croyait ces créatures pour ainsi dire étientes depuis les chasses aux dragons du Névarra, et selon les témoignages, la vue de cet immense animal qui prenait son envol des Dorsales de givre était aussi majestueuse que terrifiante. Tandis qu'il mettait à sac la contrée en quête de nourriture, Divine Faustine II prononça brusquement l'ère du dragon.

Certains y ont vu un soutien à Orlaïs dans la bataille contre Férelden, car le dragon est l'une des armes du blason des Dufayel dont est issu le roi Meghren, le "roi usurpateur" de Férelden. Que ce fût ou non le cas, le dragon porta son carnage du côté orlésien des Dorsales de givre, où il fit des centaines de victimes et en contraignit des milliers d'autres à fuir vers la côte septentrionale. Les rebelles féreldiens remportèrent la bataille de la Dane, ce qui leur vaudrait leur indépendance.

Beaucoup estiment donc que ce nom est annonciateur de changements violents et radicaux qui affecteront l'ensemble de Thédas. cela reste à voir.

--Tiré du "Théologien studieux" defrère Genitivi, érudit chantriste, 9:25 du dragon.

Haut de page



104 - Les Chasinds


Les "sauvages" chasinds vivent dans les terres sauvages de Korcari depuis que les premières guerres avec les Alamarri les ont poussés vers le sud il y a de cela un millénaire. Selon leur propre culture, ils ont de tout temps été un peuple sylvicole capable de s'adapter rapidement à tout changement d'habitat. Les marais sont riches en gibier et poissons, aussi les Chasinds ont-ils prospéré.

Il fut une période où ces derniers, ainsi que les Alvars des collines, représentaient une réelle menace pour les basses terres du nord. L'Empire tévintide nouvellement arrivé parvenait à grand-peine à réprimer les vagues d'invasions au sud et à l'ouest. La forteresse d'Ostagar fut construite à l'orée de la forêt, à la fin expresse de surveiller les incursions des hordes chasinds. Il fallut attendre le début de l'Ere des Divines pour voir le légendaire guerrier Hafter triompher des Chasinds et mettre ainsi un terme à leurs revendications sur les basses terres.

Aujourd'hui, les Chasinds passent pour pacifiques, même si leurs us et coutumes nous semblent fort primitifs. Ils ont érigé d'étranges huttes dans les terres sauvages de Korcari, construites sur des pilotis voire encastrées dans la canopée. Ils se peignent le visage et se divisent en petites tribus gouvernées par des chamans, à l'instar des Alvars. Bien des récits font état de "sorcières des terres sauvages" qui leur auraient enseigné la magie, des sorcières qui inspirent tout autant la terreur que l'admiration et la gratitude, même si rien n'atteste leur existence. Dans toutes les tribus, un même nom est révéré plus que tous les autres : celui de Flémeth, la plus fameuse sorcière des terres sauvages.

Il est pour ainsi dire impossible de déterminer le nombre actuel de Chasinds dans les terres sauvages, mais les rares voyageurs qui traversent les forêts font état de ce peuple jusque dans les déserts gelés pourtant invivables à l'extrême sud. Gageons que si les Chasinds parvenaient un jour à s'organiser à nouveau, nous aurions tout lieu de les craindre en Férelden. C'est à nos risques et périls que nous nous voilons la face.


--Tiré de "Férelden : folklore et Histoire" de soeur Pétrine, érudite chantriste.

Haut de page



105 - Les elfes citadins


si le/la garde des ombres est un(e) elfe citadin...
Pour les humains, Andrasté était une prophétesse. Pour nous, ce fut une inspiration. Sa rébellion contre Tévinter nous apparut comme une fenêtre sur l'extérieur, que nous tentâmes d'atteindre de toutes nos forces. La rébellion fut brève mais efficace ; même après la mort de la prophétesse, nous poursuivîmes la lutte face à un Empire humain sur le déclin. Finalement, nous remportâmes la liberté et la contrée au sud appelée Dalatie. Nous allions entreprendre une Longue marche pour atteindre notre nouveau foyer.

Parvenu à destination, notre peuple s'évertua à raviver au mieux notre savoir d'antan. Notre première cité reçut pour nom Halamshiral, "fin du voyage". Une nouvelle nation fut fondée, isolée selon les coutumes des elfes et patrouillée cette fois par les Chevaliers d'émeraude, un ordre chargé de surveiller les frontières à l'affût d'incursions humaines.

Mais comme vous le savez déjà, la catastrophe survint : un petit groupe d'elfes attaqua le village humain d'Aunevermes à proximité. A cet acte de colère, la Chantrie riposta par une Marche exaltée et conquit la Dalatie, forte de sa supériorité numérique.

Nous ne connûmes pas un esclavage semblable au temps naguère, mais il nous était désormais interdit de vénérer nos propres dieux. Nous avions le droit de vivre parmi les humains en qualité de disciples du Créateur et citoyens de second rang. Une fois encore, les fragments de savoir que nous avions préservés durant des siècles tombaient dans l'oubli.

--"Grandeur et décadence de la Dalatie" selon la tradition orale de Sarethia, hahren du bascloître de Hautecime.

si le/la garde des ombres est un(e) elfe dalatien(ne)...
Il est difficile de parler à nos enfants de ceux d'entre nous qui ont choisi de vivre dans les cités shemlens. "Pourquoi voudrait-on être traité ainsi ?" nous demandent-ils ; et parfois, je ne sais que répondre, car je ne peux moi-même le comprendre. Après avoir été libérés, ils sont retournés vivre au service de leurs anciens maîtres. Ils sont parqués comme des animaux chez les shemlens, dans un quartier muré. Ils effectuent les tâches les plus ingrates et n'obtiennent rien en retour. Pourquoi ? Je ne saurais dire.

Nous expliquons aux enfants que nous sommes un peuple fort et fier ; or voilà qu'ils découvrent ces elfes citadins, qui décident de subir le joug des humains. Comment leur enseigner la fierté s'ils savent que d'autres se laissent fouler aux pieds ? Nous leur disons donc qu'il convient de leur témoigner de la pitié, qu'ils ont abandonné leur peuple, leur héritage. Nous leur disons que certains sont à ce point habitués à être contrôlés que la liberté les désoriente. Ils sont faibles, ils n'osent affronter l'inconnu, vivre en nomades ; surtout, ils n'osent espérer jouir un jour de leur propre terre d'attache.

--Gisharel, Archiviste du clan dalatien Ralafeïrin.

si le/la garde des ombres n' est pas un(e) elfe...
Lorsque la sainte Marche exaltée sur la Dalatie provoqua la dissolution du royaume elfe, un grand nombre d'entre eux se retrouvèrent sans foyer. Divine Rénata I déclara alors que tous les pays loyaux envers la Chantrie devaient accorder asile aux elfes en leur sein ; déclaration qui, après les atrocités que les elfes avaient commises à Aunevermes, témoignait de l'extrême charité de la Chantrie. Une condition toutefois à cela : les elfes devaient abandonner leurs dieux païens et vivre sous la tutelle de la Chantrie.

Certains des elfes refusèrent notre bienveillance et se liguèrent pour former les elfes dalatiens, ces nomades qui vivent fidèles à leurs traditions et à leur haine des humains. A ce jour encore, les Dalatiens terrorisent ceux d'entre nous qui s'approchent trop de leurs camps. Toutefois, la plupart des elfes comprirent que le plus sage était de vivre sous la protection des humains.

Ainsi donc, les elfes furent accueillis en nos cités. Nous les invitâmes en nos maisons et leur donnâmes labeur, qui de domestique, qui d'ouvrier agricole. Ici, à Dénérim, les elfes possèdent même leur propre quartier, gouverné par un elfe. La plupart sont devenus des membres productifs de la société, mais il subsiste parmi la communauté elfe une minorité d'insatisfaits. Ceux-là nous jettent leur mécontentement au visage en troublant l'ordre public de toutes les façons qu'ils trouvent.

--Tiré de "Férelden : folklore et Histoire" de soeur Pétrine, érudite chantriste.

Haut de page



106 - Culture du bascloitre


Les bascloîtres existent depuis qu'elfes et shemlens ont partagé leurs terres. Le nôtre n'est pas le plus mal loti : on dit qu'à Val Royeaux, dix mille elfes vivent dans un espace pas plus grand que le marché de Dénérim. Leurs murs sont paraît-il si hauts que la lumière n'atteint pas le vhenadahl avant midi.

Mais ne soyez pas trop prompts à abattre les murs et vous en prendre aux gardes : ils sont là plus pour nous protéger que pour nous enfermer. Après tout, nous ne sommes pas obligés de vivre ici ; parfois, la fortune sourit à une famille, qui achète une maison sur les quais ou en périphérie. Si la chance est de leur côté, ceux-là reviennent au bascloître lorsque les pillards démolissent leur maison. Sinon, ils rejoignent la fosse commune.

En ce lieu, nous sommes une famille. Nous nous entraidons. En ce lieu, nous faisons notre possible pour nous rappeler les traditions d'antan. Les oreilles aplaties qui nous ont quittés ont tout perdu : eux qui ne seront jamais humains, ils ont pourtant cessé d'être elfes. Où se retrouvent-ils ? Nulle part.

--Sarethia, hahren du bascloître de Hautecime.

Haut de page



107 - Arlathann - 1ère partie


Du temps où les ères ne portaient ni nom, ni chiffre, notre peuple était glorieux, éternel, inaltérable. Comme le grand chêne, ils manifestaient constance dans leurs traditions, force dans leurs racines et un essor perpétuel vers les cieux.

La précipitation n'a pas lieu d'être lorsqu'on a l'éternité devant soi. Leurs cérémonies de culte duraient des mois. Toute décision nécessitait des décennies de débats. Une initiation pouvait durer des années. De temps à autre, nos ancêtres sombraient dans un sommeil de plusieurs siècles, sans mourir pour autant, car nous savions qu'ils arpentaient l'Immatériel en songe.

En ces temps, notre peuple appelait la contrée Elvhenan, soit "les terres de notre peuple" dans l'ancien langage ; par extension, ils utilisaient aussi ce terme pour se désigner. Au centre du monde, l'immense cité d'Arlathann, lieu de savoir et de débat où les plus sages des anciens elfes se retrouvaient pour partager leurs connaissances, retrouver de vieux amis et résoudre des désaccords qui duraient depuis des millénaires.

Mais alors que nos ancêtres étaient pris dans le cycle éternel des ères, d'une vie qui, à nos yeux, se déroulait avec une lenteur insoutenable, le monde au-delà des forêts luxuriantes et des arbres immémoriaux était en plein changement.

Les humains, d'abord, arrivèrent de Par Vollen au nord. Appelés shemlens ("êtres vifs") par les anciens, c'étaient de bien pitoyables créatures à la vie éphémère. Lorsqu'ils rencontrèrent les elfes pour la première fois, les humains étaient bravaches et belliqueux, prompts à s'emporter et plus encore à dégainer, trop impatients pour l'allure sereine de la diplomatie elfe.

Mais les humains apportèrent avec eux pire que la guerre : nos ancêtres se révélèrent vulnérables aux maladies humaines. Pour la première fois de notre Histoire, des elfes mouraient de causes naturelles. En outre, ceux qui s'étaient employés à marchander et négocier avec les humains s'aperçurent qu'ils vieillissaient, affectés par leur vie impulsive et effrénée. Beaucoup crurent que leurs dieux les avaient jugés indignes de leur longue vie et leur avaient fait partager le sort des shemlens. Nos ancêtres en vinrent à considérer les humains comme des parasites, tout comme les humains considèrent aujourd'hui les nôtres qui vivent parmi eux. Les anciens elfes entreprirent immédiatement de fermer Elvhenan aux humains, de crainte que cette accélération de leur métabolisme ne marquât la fin de leur civilisation.

--"La chute d'Arlathann", d'après la tradition orale de Gisharel, Archiviste du clan dalatien Ralafeïrin.

Haut de page



108 - Arlathann - 2ème partie


Qu'est-il advenu d'Arlathann, me demandez-vous ? Las, nous n'en savons rien. Même nos dépositaires du savoir d'antan ne possèdent aucune archive à ce sujet. Nous ne disposons que de comptes-rendus des jours avant la chute et d'une fable évoquant le bon plaisir des dieux.

Le monde humain changeait alors même que les elfes sommeillaient. De clans et tribus épars était né le puissant Empire tévintide qui, pour une raison inconnue, partit à la conquête d'Elvhenan. Quand ils envahirent la grande Arlathann, notre peuple, redoutant la maladie et la perte de son immortalité, décida de fuir plutôt que de prendre les armes. Fort de sa magie, de ses démons et même de ses dragons, l'Empire tévintide marcha sur Arlathann sans rencontrer de résistance, détruisant demeures, galeries et amphithéâtres millénaires. Les nôtres furent parqués comme des esclaves et la promiscuité avec les humains accéléra leur métabolisme jusqu'à tant que chaque captif devînt mortel. Les elfes invoquèrent leurs dieux, mais en vain.

Nos ancêtres ont laissé la légende suivante pour expliquer le silence des dieux : Fen'Harel, le grand loup, seigneur des duperies, approcha les dieux du bien et du mal pour leur proposer une trêve. Les dieux du bien acceptaient de s'isoler dans les cieux, ceux du mal de s'exiler dans l'abîme, pour ne jamais plus pénétrer en terre adverse. Mais les dieux ne savaient pas que Fen'Harel comptait les trahir ; lorsqu'ils s'aperçurent de son stratagème, ils étaient confinés dans leur royaume, incapables d'interagir avec le monde des mortels. A n'en pas douter, il s'agit d'une fable, mais les elfes qui voyagent dans l'Après affirment que Fen'Harel hante toujours le monde des rêves pour veiller à ce que jamais les dieux ne quittent leur prison.

Toujours est-il qu'Arlathann était tombée devant ces mêmes humains qui n'étaient que vulgaires nuisibles aux yeux de nos ancêtres. Il est dit que les inquisiteurs tévintides usèrent de leur immense pouvoir destructeur pour forcer le sol à engloutir Arlathann tout entière, au mépris d'éternités de connaissances, de culture et d'art. Tout le savoir des elfes n'était plus que souvenirs.

--"La chute d'Arlathann", d'après la tradition orale de Gisharel, Archiviste du clan dalatien Ralafeïrin.

Haut de page



109 - Les elfes dalatiens


si le/la garde des ombres est un(e) elfe dalatien(ne)...
Un jour viendra où les empires humains s'effondreront. Nous en avons été témoins à de multiples reprises. D'ici-là, nous nous cantonnons à nos contrées sauvages ; nous élevons les hahl, construisons nos aravels et restons toujours en mouvement pour nous prémunir des humains. Nous tâchons de rester fidèles à nos traditions, de réapprendre ce que nous avons oublié.

Nous invoquons les dieux d'antan, bien qu'ils ne répondent pas et n'aient pas entendu nos appels depuis la chute d'Arlathann, dans l'espoir qu'un jour ils se souviennent de nous : Elgar'nan le doyen du Soleil, Lui qui destitua son père, Mythal le protecteur, Fen'Harel le grand loup, Andruil la chasseresse, Falon'Din l'ami des morts, Dirthamen le gardien des secrets, Ghilan'nain la mère des hahl, June le maître des façons et Sylaise le veilleur des foyers.

Nous nous assemblons tous les dix ans pour l'Arlathvenn, afin de perpétuer les récits d'antan ; car quand les royaumes humains auront disparu, nous devrons être prêts à enseigner aux autres ce que signifie être elfe.

--D'après la tradition orale de Gisharel, Archiviste du clan dalatien Ralafeïrin.

si le/la garde des ombres n'est pas un(e) elfe dalatien(ne)
En compagnie d'une caravane marchande, je quittai Val Royeaux en direction du nord et du Névarra. Deux jours n'avaient pas passé depuis la frontière orlésienne que nous fûmes attaqués par des bandits, qui apparurent sans crier gare de derrière les arbres et criblèrent de flèches nos chariots. La quasi-totalité de nos gardes moururent sur le coup ; ceux qui avaient survécu dégainèrent et chargèrent parmi les arbres, à la poursuite de nos agresseurs. Des cris retentirent, assourdis par la forêt, puis plus rien.

Après un long silence, les bandits réapparurent : des elfes couverts de tatouages, vêtus de peaux, qui firent main basse sur toutes les provisions et objets précieux qu'ils pouvaient emporter avant de s'en retourner dans les bois.

J'appris plus tard qu'il s'agissait des Dalatiens, ces elfes sauvages qui rôdent dans la nature à la lisière des terres habitées et détroussent voyageurs et fermiers isolés. Ils ont repris le culte de leurs faux dieux et l'on dit qu'ils s'adonnent à une magie bien à eux, au mépris de la société humaine.

--Extrait de "A la poursuite du savoir : pérégrinations d'un érudit chantriste" de frère Génitivi.

Haut de page



110 - Dénérim


Lorsqu'en Férelden, on dit "aller à la cité", c'est invariablement de Dénérim que l'on parle. Aucun autre endroit du royaume ne rivalise avec elle, que ce soit en taille, en démographie, en richesse ou en importance. C'est le siège de la famille Theirin, la capitale de Férelden, la plus grande ville portuaire et, en vertu d'une ancienne tradition, le théâtre du Conclave.

Dénérim fut aussi la ville natale d'Andrasté ; ou du moins l'une d'entre elles, car plusieurs autres sites revendiquent l'origine de la prophétesse, notamment Jader en Orlaïs. La Chantrie se refuse à se prononcer sur la question, mais il est de notoriété publique qu'Andrasté était féreldienne de naissance. Qui fait un pèlerinage à Dénérim est toutefois avisé de ne jamais prononcer le nom de Jader.

La cité est adossée au Pic du dragon, un mont isolé portant la balafre d'antiques coulées de lave. Du vivant d'Andrasté, il aurait empli le ciel d'une immense colonne de cendres noires et projeté des rochers en fusion jusque dans les Marches libres, mais on le considère aujourd'hui éteint. Pour certains, il n'est qu'en sommeil et vomira de nouveau cendres et feu lorsque mourra le dernier roi féreldien, mais la probabilité en est infime.

--Extrait de "A la poursuite du savoir : pérégrinations d'un érudit chantriste" de frère Génitivi.

Haut de page



111 - Sectes draconiques


Supposons, pour l'heure, qu'un dragon-sire n'est qu'un simple animal. Un animal rusé, assurément, mais dépourvu de conscience propre. Il faut l'avouer, jamais dans les annales un dragon n'a tenté de communiquer ni laissé penser par ses actes qu'il possédait une intelligence réelle.

Comment expliquer, alors, l'existence présumée des "sectes draconiques" au fil de l'Histoire ?

L'une d'entre elles au moins fait sens, corollaire de l'adoration des Anciens dieux dans l'Empire tévintide antique. Quand éclata le premier Enclin, nombre de citoyens impériaux eurent recours par désespoir à l'adoration des véritables dragons pour remplacer les Anciens dieux qui les avaient trahis. Un dragon, voilà bien un dieu tangible, véridique : il était aussi présent que l'archidémon lui-même et, l'Histoire en atteste, offrait une certaine protection à ses adorateurs.

Les autres sectes draconiques sont sans doute les héritières de la première : certains adorateurs ont peut-être survécu et propagé leur culte. La vénération des Anciens dieux s'étendait à travers tout l'Empire, sans doute pareils secrets ont-ils pu faire bien des émules. Pourtant, des rapports font état de sectes en des lieux que l'Empire n'a jamais atteints, parmi des peuples qui jamais n'auraient pu connaître les Anciens dieux. Comment l'expliquer ?

Les membres d'une secte draconique vivent dans la tanière même d'un dragon-sire, où ils veillent sur ses jeunes sans défense. En contrepartie, le dragon-sire leur permet de tuer un nombre réduit de ces jeunes pour goûter au sang draconique, que l'on dit imbu d'étranges effets durables : force et endurance, mais aussi appétit immodéré pour le massacre, sinon folie pure. Les chasseurs de dragons du Névarra ont décrit ces cultistes comme des adversaires d'une puissance inimaginable. A n'en pas douter, les altérations qu'ils subissent relèvent de la magie du sang, mais comment cette relation symbiotique entre la secte et le dragon-sire a-t-elle pu naître ? Comment les cultistes ont-ils eu l'idée de boire du sang draconique ? Comment le dragon-sire en est-il venu à leur confier sa progéniture, et comment les a-t-il persuadés ?

Faut-il y voir une intelligence draconique que nous ne soupçonnions pas ? Jamais un membre d'une secte draconique n'a pu être capturé vivant ; les comptes-rendus qu'en ont faits les chasseurs névarrans ne rapportent que discours incohérents et récits mystiques invraisemblables. Attendu que les dragons viennent à peine de réapparaître et restent extrêmement rares, nous risquons fort de ne jamais en avoir la réponse, mais la question reste posée.

--Tiré de "Flammes et écailles" de frère Florian, érudit chantriste, 9:28 du dragon.

Haut de page



112 - Histoire féreldienne - 1ère partie


Le Férelden que nous connaissons aujourd'hui n'existait pas avant l'Ere des exaltés. A sa place, la vallée était divisée en dizaines d'anciens clans alamarri qui bataillaient en permanence à propos de terres, d'honneur, de l'allégeance des propriétaires terriens et même, dans un cas resté célèbre, du nom donné à un mabari.

Puis en l'an 33 de l'Ere des exaltés, Calenhad Theirin devint tiern de Dénérim, et tout changea.

La fondation de notre pays ne nous est connue que par l'entremise des vieux chants que les bardes ont transmis à travers les ères. Gorgés d'exagérations flagrantes et de mensonges éhontés, ils n'en sont pourtant pas moins fiables que les traités de certains érudits parmi mes contemporains. Intellectuels et poètes sont en désaccord sur la façon dont Calenhad s'attira le soutien du Cercle des mages, mais le fait est qu'ils lui fabriquèrent une armure d'argent immaculée capable, selon l'avis unanime, de dévier flèches et fer. Calenhad traversa la vallée à la tête de son armée et captura Golefalois - un exploit que seuls deux autres hommes accomplirent - et se présenta devant les banns du Conclave comme leur roi.

Les poètes nous assurent que tous les seigneurs s'agenouillèrent sans hésiter devant Calenhad. Ce que leurs ballades négligent généralement de préciser, c'est qu'il était alors escorté de Guerriers cendrés et de loyaux mages du Cercle.

Calenhad inaugura la lignée des Theirin, qui régnèrent sans interruption jusqu'en l'an 44 de l'Ere des bontés, date de l'invasion orlésienne. Le roi légitime fut forcé de fuir Dénérim et 70 ans durant, un fantoche occupa le trône.

--Tiré de "Férelden : folklore et Histoire" de soeur Pétrine, érudite chantriste.

Haut de page



113 - Histoire féreldienne - 2ème partie


L'occupation fut une sombre période de l'Histoire féreldienne. Notre peuple, épris de liberté depuis la nuit des temps, fut forcé de se soumettre au règne orlésien. L'Empire fit de nos elfes sa propriété et les vendit comme du bétail. Sous couvert d'imposition, les berruiers avaient coutume de déposséder les domaines de leurs richesses, vivres, voire femmes et enfants. 70 années durant, il n'y eut aucun Conclave, car nos vénérables lois avaient été déclarées félonnes par le trône impérial.

Sa Majesté le roi Brandel figurait parmi les résistants. Il tenta de fédérer les autres seigneurs fugitifs pour reconquérir ensemble leurs terres, mais Brandel n'avait ni l'intelligence, ni la force de persuasion. Les nobles jugèrent préférable de se fier à eux-mêmes. Férelden pourrait bien n'être toujours qu'un territoire de l'Empire, n'eut été la fille du roi Brandel, investie de tout le charisme qui faisait défaut à son père. Le règne de la reine rebelle commença par une attaque de nuit, soigneusement planifiée, de l'armurerie impériale à Lothering. Forts de ce succès et des armes qu'ils avaient récupérées, les rebelles se lancèrent à corps perdu dans une campagne contre les Orlésiens.

Le moment décisif de la guerre fut toutefois l'engagement dans l'armée d'un jeune propriétaire terrien. Nommé Loghain Mac Tir, il possédait un talent stratégique remarquable et devint vite le conseiller le plus proche du jeune roi Maric. La reine finit par mourir aux mains de sympathisants orlésiens désireux de s'attirer les faveurs de leurs maîtres peinturlurés. Maric prit alors la tête de la rébellion et Loghain devint son bras droit. Ensemble, ils menèrent une nouvelle campagne contre l'oppresseur orlésien culminant lors de la bataille de la Dane, qui vit l'anéantissement des derniers berruiers de Dénérim. La capitale revenue aux mains des Féreldiens, notre peuple était enfin libéré. Mais la reconstruction de ce que nous avions perdu ne faisait que commencer.

--Tiré de "Férelden : folklore et Histoire" de soeur Pétrine, érudite chantriste.

Haut de page



114 - Culture féreldienne


Les Féreldiens sont une énigme. Il suffirait d'un désastre pour que leur civilisation en revienne à la barbarie. Ils ont repoussé l'Empire tévintide du temps de sa gloire par leurs seuls chiens et leur obstination. Inexplicablement, ce peuple rude, obstiné, sale et désorganisé est à l'origine de trois miracles : notre prophétesse, un siècle de lumières et la fin du plus grand empire de l'Histoire.

Face à ce peuple, veillez à ne jamais prendre pour acquis que ce qui suit : tout d'abord, la loyauté leur importe plus que tout, plus que l'argent, le pouvoir, la raison. D'autre part, bien que leur pays ne possède rien que l'on puisse qualifier de remarquable, ils sont extrêmement fiers de leurs exploits. Sachez en outre qu'insulter leurs chiens peut motiver une déclaration de guerre. Enfin, vous saurez que vous avez sous-estimé les Féreldiens si un jour, vous croyez les avoir compris.

--Impératrice Célène I d'Orlaïs, dans une lettre à son ambassadeur attitré à Dénérim.

Haut de pageCodex suivants

CreaturesObjetsMagie et religionCulture et histoirePersonnagesLivres et chansonsNotesCombinaisons de sortsCommandesEn rapport avec une quête

Aucun commentaire: