Codex dragon age 2 : Savoir (suite)




Embrium

L'embrium est une fleur de la famille des orchidées. C'est grâce à son exceptionnelle beauté que ses vertus thérapeutiques éclatèrent au grand jour.

La fille adorée du seigneur Ignace Poulenc d'Orlaïs se mit un jour à souffrir d'une terrible maladie pulmonaire que ses guérisseurs ne parvenaient à soigner. Voyant leur fille agoniser, les parents entourèrent son lit de fleurs aux couleurs vives et éclatantes, dans l'espoir qu'elles lui apporteraient un peu de chaleur pour apaiser ses derniers jours. Assez étonnamment, la jeune fille commença à se remettre du mal qui, jusqu'alors, la rongeait, et à gagner un peu plus de forces chaque jour. Ses parents, bien que perplexes, étaient fous de joie. Intrigués, les guérisseurs finirent par découvrir que le parfum d'une des fleurs réduisait les difficultés respiratoires de l'enfant. Cette fleur, l'embrium, fut connue plus tard sous le nom de fleur de la panacée.

La variante de cette plante présentant également des propriétés magiques est connue sous le nom d'embrium obscure.

- Extrait de l'Abrégé de botanique, d'Inès Arancia, botaniste -

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Felandaris

Signifiant "l'herbe du démon" en elfique, cette plante porte on ne peut mieux son nom puisqu’elle ne pousse que là ou le Voile est mince.

La felandaris est une plante facilement reconnaissable.
Comparable à une main squelettique s'extirpant d'une tombe obscure, cet arbuste glauque et dépourvu de feuilles est sinueux, et ses longues branches tortueuses sont piquées d'épines.
Nombreux sont ceux qui pourraient jurer que cette plante dégage une aura palpable de malveillance. Face à la felandaris, n'importe quel jeune herboriste se trouve décontenancé.

- Extrait de l'Abrégé de botanique, d'Inès Arancia, botaniste -

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Poussière de paillettes

La poussière de paillettes est extraite d'une certaine roche des cavernes de la Côte escarpée réduite en poudre. Lorsque cette roche étincelante débarqua sur les marchés des Marches libres grâce aux explorateurs, elle remporta instantanément un franc succès auprès des riches dames qui se plaisaient à la réduire en poussière pour s'en poudrer le visage. Cependant, les rougeurs et la toux entrainées par son application ternirent bientôt l'éclat que donnait de prime abord de ce produit à la peau.

La poussière de paillettes se révéla en effet dangereuse pour la santé, surtout en cas d'ingestion ou d'inhalation. Hautement inflammable, cette substance réserva de mauvaises surprises à plusieurs dames qui s'en saupoudraient les cheveux à la lumière d'une bougie. Une douzaine de décès furent à déplorer dans de telles circonstances.

Aujourd'hui, la poussière de paillettes, qui se trouve habituellement sous forme de poussière de paillettes volatile, n'est manipulée qu'en quantités infimes et par des alchimistes confirmés. La poudre obtenue grâce aux roches de grottes infestées d'engeances est connue sous le nom de poussière de paillettes souillée.

--Extrait de l’Encyclopédie d'alchimie, du seigneur Cerastes de Marnas Pell

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Orichalcum

Si, comme le lyrium, l'orichalcum est un métal qui se trouve habituellement sous forme liquide, contrairement à ce dernier qui se trouve dans les mines, l'orichalcum se trouve dans des sortes de bassins d'où il peut être pompé.

L'orichalcum profond, forme la plus courante de ce métal, se trouve généralement dans les mines d'extraction d'opales. Plus rare, le souffle de wyverne se trouve dans de plus petits bassins de montagne, assimilables à de petites sources. Une croyance populaire veut qu'une goutte d'orichalque mélangée à du vin produise un puissant aphrodisiaque, mais la forte odeur de lessive qui s'en dégage en dissuade plus d'un de mettre cette légende à l'épreuve ; moi le premier.

--Extrait du manuel de l'alchimie appliquée à la métallurgie, Tome I, par le seigneur Cerastes de Marnas Pell

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Argentite

Pendant longtemps, l'étincelante argentite fut prisée par les nains pour son utilisation en joaillerie, dans la fabrication de runes et dans la forge des armes. A la surface cependant, les apothicaires et les guérisseurs sont ceux qui se servent le plus de ce métal. Ce métal étant inoxydable, beaucoup de traditions lui attribuent des vertus d'antidote.

Selon la légende qui circule parmi les Anderfels, un chevalier, qui était parti en guerre des années durant, aurait été mordu par une vipère, à peine de retour chez lui. Sa femme appliqua immédiatement sur la morsure un bandage contenant un médaillon d'argentite, à la manière d'un cataplasme. Au matin, le poison ne le faisait plus souffrir et le chevalier vécut encore de longues et belles années.

--Extrait du manuel de l'alchimie appliquée à la métallurgie, Tome I, par le seigneur Cerastes de Marnas Pell

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Herbe en fuseau

Si l'on en croit un vieux dicton rural, l'herbe en fuseau guérit les âmes en peine. Faites pousser cette herbe verdoyante dans votre jardin et vous attirerez sûrement des voisins qui, sans même essayer de connaître la raison de votre chagrin, chercheront à vous donner du réconfort.

Aussi cette plante est-elle utilisée en assaisonnement de plats destinés à accélérer la guérison des malades. Qui en fait pousser en abondance accompagne probablement les malades en fin de vie.

--Extrait de l'Abrégé de botanique, d'Inès Arancia, botaniste

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Tréfonds

Aucun nain de ce monde n'a souvenir des Tréfonds en leur état ancien, ce réseau de tunnels qui connectait les thaigs. Pour être honnête, le terme "tunnels" ne leur fait pas justice : ce sont des oeuvres d'art dont la géométrie des murs témoigne de siècles d'élaboration, ornées de statues des Hauts qui veillent sur les voyageurs, éclairées et chauffées par les mouvements magmatiques. Les matelumes de la surface vantent la Voie impériale construite par les inquisiteurs, cette route surélevée qui parcourait des milliers de kilomètres, incontestablement l'oeuvre de la magie. Peut-être est-elle comparable aux Tréfonds, bien que les nains n'aient pas eu à recourir aux arcanes.

J'imagine que cela n'a plus d'importance : aujourd'hui, les engeances sont maîtres des Tréfonds. Lorsqu'Orzammar en scella l'accès, ainsi qu'à tout ce qui se trouvait au-delà, nous abandonnâmes à jamais notre royaume d'antan à cette vermine noire. Quand je pense qu'aujourd'hui même, Bownammar grouille de genlocks qui abattent nos statues et profanent nos chefs-d'oeuvre ! La corruption recouvre tout ce que nous y avons érigé. Chaque nain qui tente une expédition dans les Tréfonds remarque qu'année après année, leur infâme présence se propage.

Et les matelumes croient les engeances parties pour la seule raison qu'elles n'affluent pas à la surface ? Tss. Un jour, quand Orzammar aura disparu corps et bien, ils comprendront leur erreur. Les engeances n'auront d'autre choix que de remonter, et elles ne s'en priveront pas. Ceux de la surface seront pris dans un Enclin éternel.

--Transcription d'un entretien avec un membre de la caste naine des mineurs, 8:90 des bontés.

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Les Qunari - Asit tal-eb

Lorsque l'ashkaari constata les ravages que la nuée de sauterelles avait causés,
Il comprit, enfin, l'ordre du monde.
Les fléaux doivent semer souffrance et malheur,
Et la Terre doit parfois trembler,
Car c'est ainsi que le monde est fait.
Asit tal-eb. Ainsi soit-il.
L'être et le monde ne font qu'un.
L'existence est un choix.
L'âme perdue ne nourrit le monde que de sa souffrance.
La vie est un choix devant lequel il ne faut reculer.

-- Extrait du Qun, Chant 4

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Les Qunari - Saarebas

Selon l'enseignement du Qun, tout être vivant a une place et un but dans le monde ; et c'est uniquement lorsqu'il est à sa place et maîtrise son être que l'équilibre peut être atteint. Si cet équilibre venait à s'altérer, il subirait aussitôt mille souffrances. La maitrise de soi est donc le premier et le plus important des objectifs de sa vie.

Ceux qui naissent sous le signe de la magie viennent au monde avec un handicap terrible, car à tout instant, un démon peut leur dérober leur être. C'est pour cela que les Qunari les appellent les Saarebas, ce qui signifie "les funestes", et les traitent avec mille précautions. Incapables de se maîtriser réellement, les Saarebas doivent être placés sous le contrôle d'un arvaaead, "celui qui tient le mal à l'écart". Contrairement à ce que l'on pourrait croire, le mal n'est pas incarné par les mages, mais plutôt par la perte d'un mage, ou par les abominations et la souffrance qu'il s'ensuit inévitablement.

Les Qunari respectent les Saarebas et ont pitié d'eux, ces derniers vivant sous la menace constante de perdre l'équilibre de leur être, pourtant la plus grande vertu du Qun.

-- Tiré des écrits du voyant de Kont-aar en 8:41 des bontés

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Les Qunari

De tout Thédas, les fidèles du Qun sont probablement le groupe qui donne naissance au plus grand nombre de malentendus. Certes, les guerres qunari furent toujours brutales, mais pas plus que ne le fut le Schisme de la Chantrie. Ni la chute de l'empire, d'ailleurs. Certains de ces malentendus relèvent de leur nature même : la race que l'on nomme "qunari" est tout bonnement impressionnante. La nature en dota les individus de cornes menaçantes, plantant d'étranges yeux sur leur face, si bien que les ignorants ne voient en eux guère plus que des monstres.

D'autres malentendus résultent d'un problème de langue : parmi les adeptes du Qun, ils ne sont que peu à parler la langue commune, et encore moins à la parler correctement. Dans une culture qui prône la domination pour imposer le respect, il est peu dire que les connaissances bancales des Qunari ne les mettent pas à leur avantage. Parmi des étrangers, la plupart préfère garder le silence pour ne pas s'exposer à l'opprobre public.

Mais les principales incompréhensions résultent de leur culture en elle-même. Pour les Qunari, la société est un tout. Une entité vivante unique dont la santé et le bien-être relèvent de la responsabilité de chacun. Chaque individu qui la compose ne représente qu'une infime partie d'un tout, une goutte de sang dans une artère. Chaque individu n'est pas important en tant que tel, mais pour ce qu'il représente par rapport à la créature dans son ensemble. C'est en partie pour cela que la plupart des Qunari que l'on peut rencontrer sont engagés dans l'armée, considérée par le Qun comme l'incarnation physique du corps : des bras, des jambes, des yeux, et des oreilles... Tout ce dont une créature a besoin pour interagir avec le monde. Tout comme l'on ne peut apprendre à connaître autrui par le simple fait d'étudier un échantillon de lui, sa main ou son pied ; il est impossible de rencontrer "réellement" un Qunari tant qu'on n'a pas vu leurs cités. Car c'est là qu'évoluent l'esprit, l'âme de tout Qunari.

A Séhéron et Par Vollen, on peut observer les Qunari dans leur ensemble. Là, l'union des Qunari en tant qu'entité vivante unique, qu'être unique, saute aux yeux. Les travailleurs, que le Qun désigne comme l'esprit, produisent tout ce dont a besoin un Qunari. L'âme, sorte de clergé, est en perpétuelle recherche d'une meilleure compréhension de l'être, du monde, et exhorte le corps et l'esprit à lutter sans relâche pour atteindre la perfection. Chaque individu a une place, qui lui est attribuée par le Qun, une place à partir de laquelle il doit constamment oeuvrer pour le bien de la collectivité. Cette vie est une vie de certitudes, d'égalité, et non d'individualité.

-- Extrait de A la recherche du savoir : carnets de voyage d'un érudit de la Chantrie de frère Génitivi.

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Les écumeurs de la Mer d'écume

Les "écumeurs de la Mer d'écume", ou "les écumeurs", est le nom servant communément à désigner l'association de pirates antivans appelée la Felicisma Armada. Jadis, ces pirates opportunistes prenaient pour proie des vaisseaux du commerce maritime à bord de leurs vaisseaux personnels mouillés au large de la ville côtière de Llomerryn. Régulièrement la cible des représailles des cités d'Orlais et des Marches libres, qui souhaitaient se débarrasser de ces malfrats une bonne fois pour toutes, la flotte de pirates n'avait pourtant de cesse de se renouveler, assurant ainsi la survie des écumeurs.

Cependant, lors de la nouvelle Marche exaltée, les nations de Thédas se retrouvèrent dans la nécessité absolue d'agrandir leur flotte de tous les bateaux disponibles pour lutter contre les Qunari et la puissance massive de leurs cuirassés. Les pirates de Llomerryn se retrouvèrent face à un cruel dilemme : devait-il s'allier sous un même drapeau et combattre aux côtés de ceux qu'ils prenaient jusqu'alors pour cible ou devait-il se ranger aux côtés des Qunari et être annihilés ? C'est ainsi que l'Armada vit le jour. Les pirates apportèrent leurs connaissances sur la furtivité et la feinte, coupant les voies de ravitaillement qunari, allant même jusqu'à lancer des invasions par la mer contre les côtes qunari. Pendant un temps, l'Armada fut considérée comme la première puissance navale de Thédas et malgré la signature de l'accord de Llomerryn, l'association ne fut pas démantelée... au grand dam de certains.

Il n'est pas rare que les riches marchands soudoient les chefs de l'Armada, pour ne pas risquer de voir leur flotte tomber aux mains ennemies ou de retrouver leurs marchandises sur les étals du marché noir. Si les batailles sanglantes entre chefs de l'Armada, dont l'union est pour le moins précaire, sont monnaie courante, toute attaque étrangère entraîne cependant une riposte commune, au cours de laquelle les différends sont momentanément mis de côté et tous les membres de l'Armada se serrent les coudes. Au cours du siècle dernier, les écumeurs sont ainsi devenus un fléau bien plus dévastateur qu'ils ne l'étaient auparavant. Nombreuses sont les légendes qui racontent à quel point la vie à bord est trépidante et romantique, mais surtout, ne les gobez pas. Les écumeurs ne sont que des gredins, des malfrats.

-- Extrait du Petit guide de la bonne société pour les douairières, de dame Alcyone

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Les chercheurs de la Vérité

Ser Whitmore,
Lorsque je parlais de pouvoirs plus grands encore que ceux des templiers, je ne faisais aucunement allusion à la Chantrie. Pour sûr, elle contrôle les templiers, mais il n'en a pas toujours été ainsi. jadis, l'Inquisition traquait les hérétiques et les cultistes au même titre que les mages ; et leur règne de la terreur ne prit fin qu'avec l'avènement du Cercle des mages. L'Inquisition prit alors le nom "d'Ordre des templiers", contrôla les mages et devint le bras armé de la Chantrie, pour le meilleur ou pour le pire.

Bien que cela naisse d'un accord commun, beaucoup ignorent que la Chantrie créa un autre ordre, celui-ci chargé de surveiller les templiers : les chercheurs de la Vérité. Je ne sais que peu de choses sur eux, mais une chose est sûre : ils servent la Divine et sont craints des templiers. Lorsqu'un chercheur jaillit de l'ombre, les templiers filent se cacher. Après tout, pourquoi débarquerait-il, si ce n'est pour mettre en exergue l'incompétence des templiers ? Les chercheurs sont d'une efficacité redoutable dans leurs enquêtes sur les sévices survenus dans le Cercle, et chassent plus particulièrement les apostats en cavale. On les dit immunisés contre le contrôle spirituel des mages du sang et il semblerait qu'ils savent lire dans les pensées et effacer les mémoires. Mais cela, ce ne sont sûrement que des extrapolations.

Mais revenons en mon dilemme de base : qui surveille les pouvoirs plus grands encore que ceux des templiers ? D'aucuns disent que c'est la Divine, mais que pourrait-elle savoir, exactement, des activités de ces chercheurs quand leur existence même reste un mystère pour le commun des mortels ?

-- Correspondance d'un prêtre méconnu, trouvée dans les archives de la grande cathédrale, datant de 8:80 de bontés

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Les surfaciens

A Orzammar, la société naine est divisée en castes bien distinctes, au sein desquelles des maisons se disputent le pouvoir et le prestige. Mais ces considérations sont réduites à néant pour les nains qui décident de quitter la Pierre pour rejoindre la surface. A ciel ouvert, l'égalité est de mise. du moins, en théorie.

La pratique est sensiblement différente. Difficile, en effet, de passer outre des milliers d'années de traditions. Même si les surfaciens sont officiellement chassés de leur caste, beaucoup continuent à appliquer entre eux une hiérarchie similaire à celle en vigueur dans leur ancienne caste. Un plus grand respect est voué aux anciennes maisons nobles qu'aux parias opportunistes, et c'est avec mépris que les surfaciens "nobles" les plus démunis considèrent les riches de la "caste inférieure".

L'aristocratie surfacienne se divise grossièrement en deux camps : d'un côté, la kalna, généralement issue de familles nobles ou de castes marchandes, est pour le maintien des castes et de l'échelle sociale ; et, de l'autre, les familles dominantes qui prêchent pour laisser des traditions d'Orzammar sous terre afin de croquer pleinement la vie, à la surface.

Pendant des générations, maintenir des liens avec Orzammar fut considéré comme la seule bouée de sauvetage des surfaciens. Apporter des biens de la surface à leurs pairs vivant sous terre et ramener du lyrium et du métal à la surface constituait non seulement le moyen le plus lucratif de gagner sa vie, mais également une sorte de mission sacrée, les surfaciens ayant volontairement accepté l'exil et la perte de leur caste pour mieux servir leur maison ou leur chef. Ces dernières années, cependant, nombre de surfaciens issus de familles dominantes, notamment, commencèrent à se mettre à leur compte. Ouvrant des banques, des sociétés de mercenaires, ou se lançant dans les caravanes commerciales, ils s'imposèrent comme investisseurs et spéculateurs dans le commerce de la surface. Ces nouvelles industries, ou plutôt, ces poules aux oeufs d'or, restent malgré tout dénigrées par les familles conservatrices.

En ce qui concerne les surfaciens moins aisés, une association avec une puissante kalna permet d'ouvrir bien des portes. Ils peuvent, par exemple, être reconnus comme marchands, ou la puissante guilde marchande des nains peut leur offrir des opportunités d'emploi plus rapidement qu'à d'autres nains certes plus qualifiés, mais moins bien entourés.

-- Extrait du Petit guide de la bonne société pour les douairières, de dame Alcyone

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Tévinter : les inquisiteurs

Avant de devenir l'empire et bien avant l'existence de la Chantrie, Tévinter était gouverné par une dynastie de rois et abritait un Cercle des mages, confrérie de mages présente dans chaque cité. Les titres employés dans nos Cercles modernes 'enchanteur, enchanteur de rang, Premier enchanteur) y trouvent tous leur racine. Toutefois, dans les Cercles tévintides, il existait une figure supérieure au Premier enchanteur : l'inquisiteur.

Le conseil des inquisiteurs fut créé, rassemblant les mages les plus puissants du royaume. Ils se réunissaient en Minrathie et administraient toutes les affaires magiques du pays. Lorsque Darinuis s'empara du trône en -1195 des anciens, la cour des inquisiteurs devint la cour royale et la charge d'inquisiteur le seul titre de noblesse reconnu à Tévinter.

Aujourd'hui, l'Empire est une magocratie. Les inquisiteurs issus du Cercle détiennent l'intégralité du pouvoir politique. Tous les jeunes mages rêvent de devenir l'apprenti d'un inquisiteur, car c'est leur meilleure chance d'accéder à cette dignité.

-- Extrait de Cité Noire, déesse noire : étude de l'Empire tévintide, par soeur Pétrine, érudite de la Chantrie

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Tal-Vashoff

S'égarer dans une vieille ruine tévintide au nord de Riveïn est une expérience très surfaite.

Soudain, je fus assailli de toutes parts par des bandes de Qunari qui semblaient opérer de concert. Je pris la fuite et trouvai refuge dans un petit village appelé Vindaar, peuplé d'une majorité d'humains et d'une poignée d'elfes, tous de fervents adeptes du Qun.

C'était le village le mieux organisé que j'avais jamais vu. Toutes les maisons étaient identiques et agencées selon un plan parfaitement orthogonal. Les champs, communautaires semble-t-il, étaient bien entretenus. Cependant, les affres de la destruction étaient omniprésentes, comme si la cité avait subi des sièges répétés : bâtiments en ruines, champs calcinés et moult maisons vides. Je passai la nuit chez la matriarche de Vindaar, qui se présenta simplement comme la "Prophétesse". Quand je voulus lui conter ma rencontre avec mes assaillants qunari, je fis une étrange découverte.

"Les Qunari, me dit la Prophétesse, sont les adeptes du Qun. Mon peuple. Quant aux citoyens qui le rejettent, on les appelle les Vashoff, ce qui signifie "les gris". Les gris en question sont condamnés à l'exil, car ils n'ont pas leur place parmi les Qunari. Hélas, ils sont nombreux à se retourner contre la société qui les a bannis."

"Ces parias s'autoproclament Tal-Vashoff, "les véritables gris". Bien souvent, il leur manque les compétences nécessaires pour gagner leur vie honnêtement, alors ils louent leurs services au plus offrant en tant que mercenaires. Chez les Qunari, même le guerrier le plus médiocre possède une taille prodigieuse et un visage peu amène. C'étaient eux, m'apprit-elle, qui m'avaient agressé dans la campagne et avaient ravagé Vindaar."

Les Tal-Vashoff livrent une guerre sans merci au Qun, aux Qunari et parfois à l'ordre établi lui-même. Comme ils ne font pas le poids contre l'armée qunari, ils s'attaquent généralement aux fermes, aux voyageurs et aux imprudents qui s'éloignent un peu trop de la protection des Qunari. J'ai eu de la chance d'en réchapper.

-- Extrait de A la recherche du savoir : carnets de voyage d'un érudit de la Chantrie, par frère Génitivi

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L'esclavage dans l'Empire tévintide

Aujourd'hui encore, et bien que ce commerce ait été déclaré illégal, l'esclavage prospère à Thédas. Qui n'a pas entendu parler d'elfes démunis qu'on a appâtés sur des bateaux avec force promesses d'emplois bien rémunérés à Antiva et qu'on a mis aux fers, une fois en mer ? Les humains aussi sont la proie de ce vaste coup monté.

Avec un peu de chance, ils finissent "serviteurs", à Orlaïs. En général, les nobles les traitent correctement, de crainte que la vérité n'éclate au grand jour. Les Orlésiens font des pieds et des mains pour donner l'illusion que l'esclavage est illégal.

Bien sûr, le plus grand importateur d'esclaves est l'Empire tévintide, qui s'effondrerait rapidement sans les hordes d'esclaves affluant sans relâche de tout le continent. Là-bas, ils n'ont pas plus de valeur que du bétail. Ils sont battus et servent de chair à canon dans l'interminable guerre contre les Qunari, quand on ne les utilise pas comme ingrédients dans les rituels de magie noire.

-- Extrait de Cité Noire, déesse noire : étude de l'Empire tévintide, par soeur Pétrine, érudite de la Chantrie

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La Coterie

La cupidité et la souffrance humaine sont les deux piliers fondateurs de Kirkwall. Dans ses milieux clandestins, tout est à vendre, et chacun une proie potentielle.

Les bandes criminelles y sont légion et certains existent depuis que l'Empire utilise la cité comme plaque tournante du commerce des esclaves. Alliances, espionnage, manipulation, trahison et guerre ouverte sont monnaie courante dans l'éternelle course au pouvoir.

La Coterie, guilde des voleurs vieille de près d'un siècle, n'a que récemment pris une place prépondérante dans le milieu du crime. Il y a une vingtaine d'années, la bande la plus puissante était une ancienne guilde connue sous le nom de Sabrathan, mais quand son chef a été trahi par ses associés, la Coterie a profité du tumulte pour prendre le dessus.

Depuis lors, elle a planté ses griffes dans toutes les sphères de Kirkwall ou presque, y compris la garde civile, la guilde marchande des nains et certains des citoyens les plus influents de Kirkwall. Nul doute que la Coterie se taille la part du lion dans tous les domaines et que rien n'échappe à son emprise.

-- Extrait de A la recherche du savoir : carnets de voyage d'un érudit de la Chantrie, par frère Génitivi

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Les Gardes des ombres

Voilà déjà 90 ans que le premier Enclin faisait rage. Le monde était en proie au chaos d'un dieu perverti, dans le silence obstiné des autres dieux tévintides. Les rares écrits datant de cette époque que nous avons retrouvés sont emplis de désespoir, car tous, des plus grands archontes aux plus humbles esclaves, étaient persuadés que la fin du monde était arrivée.

La forteresse de Weisshaupt, parmi la désolation des Anderfels, fut le théâtre d'une réunion, celle de soldats tévintides, de vétérans qui n'avaient connu de tout leur vivant que guerre et tourment. Ils quittèrent Weisshaupt après avoir renoncé à leur serment envers l'Empire. Ce n'étaient plus des soldats : c'étaient les Gardes des ombres.

C'est ainsi que les Gardes des ombres se lancèrent dans une campagne agressive contre l'Enclin, à attaquer où l'on ne faisait jusque-là que se défendre, à reconquérir des terres que l'on croyait perdues. L'Enclin était loin d'être terminé, mais leurs victoires firent grand bruit ; bientôt, tout Thédas se portait à leur aide.

Leur nombre et leur réputation allèrent croissant. Enfin, en l'an 992 de l'Empire tévintide, ils affrontèrent l'archidémon Dumat à la bataille des Champs silencieux. Le nord de Thédas y perdit un tiers de ses armées, mais Dumat tomba et les engeances se replièrent sous terre.

Toutefois, les Gardes des ombres étaient loin d'avoir terminé leur office.

L'Empire vénérait jadis sept dieux : Dumat, Zazikel, Toth, Andoral, Razikaal, Lusacan et Urthëmiel. Quatre sont devenus archidémons. Les Gardes des ombres ont veillé à travers les ères, par trop conscients que la paix est fugace et que leur guerre n'aura de cesse avant la mort du dernier dieu-dragon.

--Tiré de "Férelden : folklore et Histoire" de soeur Pétrine, érudite chantriste

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Andrasté, Compagne du Créateur

Jadis existait sur la côte de la Mer d'écume un minuscule village de pêcheurs dont l'Empire tévintide réduisit les habitants en esclavage et les vendit sur les marchés de Minrathie, en n'épargnant que vieillards et infirmes. Parmi les captifs, la jeune enfant Andrasté.

Elle grandit donc esclave en une contrée lointaine, puis un jour parvint à s'échapper et entreprit seule le long et périlleux voyage pour retourner en sa terre natale. D'esclave, elle devint femme d'un seigneur alamarri.

Chaque jour, elle élevait aux dieux un chant pour les implorer d'aider les siens, restés esclaves à Tévinter. Les faux dieux des montagnes et des vents ne daignaient pas lui répondre, mais le dieu véritable vint à elle.

Le Créateur parla. Il lui montra tout ce qu'Il avait fabriqué de Sa main : l'Immatériel et le monde et toutes les créatures qui les peuplaient. Il lui fit voir que les hommes L'avaient oublié, qu'ils adoraient idoles muettes et démons, et qu'Il les avait abandonnés à leur sort. Mais sa voix Lui était parvenue et L'avait à ce point ravi qu'Il lui offrait un place à Ses côtés, en souveraine de la création.

Mais Andrasté ne pouvait se résoudre à abandonner son peuple.

Elle supplia le Créateur de revenir parmi Ses enfants, de les sauver du cruel Empire tévintide. A contrecoeur, le Créateur accepta de donner à l'homme une seconde chance.

Andrasté s'en retourna auprès de Maférath, son époux, et lui répéta tout ce que le Créateur lui avait révélé. Ensemble, ils rallièrent les Alamarri et marchèrent sur les seigneurs-mages de l'Empire, le Créateur à leurs côtés.

L'épée du Créateur était la création elle-même : feu et inondation, famine et tremblement de terre. Partout où ils allaient, Andrasté répandait la bonne parole du Créateur et les disciples d'Andrasté se faisaient de plus en plus nombreux, jusqu'à devenir une véritable marée qui se déversa sur l'Empire. Mais lorsque Maférath s'aperçut que toute l'attention était portée sur Andrasté, le serpent de la jalousie enserra son coeur.

Enfin, les armées d'Andrasté et de Maférath parvinrent aux portes de Minrathie, mais Andrasté n'était pas avec eux.

En effet, Maférath avait livré en secret Andrasté aux Tévintides ; en contrepartie, l'archonte lui donnait toutes les terres au sud de la Mer d'écume.

Ainsi donc, devant toutes les armées alamarri et tévintides, Andrasté fut attachée sur un bûcher et brûlée vive tandis que son époux ici-bas faisait détourner les yeux de son armée, car son coeur avait été dévoré. Mais en contemplant le bûcher, l'archonte fut pris de pitié pour Andrasté. Il dégaina son épée et lui offrit la miséricorde d'une mort rapide.

Le Créateur pleura la mort de Sa bien-aimée, maudit Maférath, maudit la trahison de l'humanité et se détourna à nouveau de Sa création en n'emmenant avec lui qu'Andrasté. Depuis lors, notre Dame siège à Ses côtés et l'exhorte inlassablement à avoir pitié de Ses enfants.

--Tiré des "Sermons de Justinia II"--

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Le Droit d'oblitération

En l'an 83 de l'Ere des gloires, l'un des mages du Cercle névarran fut surpris qui pratiquait les arcanes interdits ; aussi les templiers l'exécutèrent-ils sans tarder, faisant souffler un vent de colère sur le Cercle. Certains mages portèrent plusieurs attaques magiques contre les templiers pour venger leur confrère, sans que le chevalier-capitaine fût capable d'identifier les responsables.

Trois mois plus tard, les mages invoquèrent un démon qu'ils libérèrent sur leurs geôliers. Hélas, ne contrôle pas un démon qui veut. Après avoir tué la première vague de templiers qui tentait de le restreindre, le démon s'empara de l'un de ses invocateurs. L'abomination qui en naquit massacra templiers et mages sans distinction avant de fuir dans la campagne.

La Grande prêtresse envoya une légion de templiers aux trousses du fugitif, qui fit 70 victimes avant d'être occis un an plus tard.

Afin que plus jamais la catastrophe du Névarra ne se reproduisît, Divine Galatée accorda à toutes les Grandes prêtresses de la Chantrie le pouvoir d'annihiler un Cercle s'il devenait impossible de le sauver. Ce Droit d'oblitération a été mis en pratique à 17 reprises durant les 7 derniers siècles.

--Extrait de "Des feux, des Cercles et des templiers : Histoire de la magie dans la Chantrie" de soeur Pétrine, érudite chantriste--

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Une réponse honnête sur les apostats

Un mage qui ne bénéficie pas des enseignements du Cercle et ne porte pas la parole d'Andrasté dans son coeur est appelé apostat et représente un danger pour nous tous. Sans la tutelle sacrée de la Chantrie, il peut s'aventurer imprudemment dans les arts occultes - magie du sang ou invocation démoniaque, et devenir ainsi un maléficien. En outre, l'esprit d'un mage est toujours une porte pour les esprits de l'Immatériel ; sans une formation convenable, cette porte reste ouverte et vulnérable. Lorsqu'un démon la franchit pour s'emparer du mage, il engendre une abomination. Dépourvues de raison, les abominations ne connaissent que la démence et massacrent indifféremment hommes, femmes et enfants. Des cités entières ont fait les frais de leur folie et des milliers d'innocents ont péri de leurs mains.

La Chantrie et ses templiers doivent s'assurer que cela ne se reproduise pas.

Si je connaissais un meilleur moyen de traiter le problème de la magie, je n'hésiterais pas une seconde. A vous entendre, nous devrions laisser les mages s'autogérer. Croyez-moi, ce n'est pas une solution. Regardez l'Empire,tévintide : livrés à eux-mêmes, sans aucune surveillance de la Chantrie, les inquisiteurs abusent de leur pouvoir, piétinant et asservissant le commun des mortels. Les esclaves sont exterminés par centaines afin de satisfaire leur soif de puissance. Il leur arrive même de sacrifier des mages qui, à l'instar de la hiérarchie sociale humaine, se répartissent en diverses catégories - du plus fort au plus faible incapable ne serait-ce que d'allumer un cierge. L'Empire n'a d'yeux que pour les meilleurs, les autres sont jetés en pâture aux loups.

Imaginez que vos enfants grandissent dans une telle société. Si un mage l'exigeait, vous seriez contraint de lui livrer votre propre fille, sans même savoir le sort qu'il lui réserverait. Ni vous, ni elle ne pourriez lui résister. Les templiers et le Cercle sont l'unique rempart de la population sans défense contre la magie. Dans l’intérêt général, nous nous devons de refuser certaines libertés aux mages. Hélas, il n'existe pas d'autre moyen. J'explique aux apprentis que c'est une épreuve imposée par le Créateur afin d'évaluer notre foi. La plupart comprennent que nous agissons ainsi pour leur bien.

- Extrait d'une lettre de la Grande prêtresse Francesca d'Osterburg au seigneur Guthrie Abholz -

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Les commandements du Créateur

Telles sont les vérités que le Créateur m'a révélées :
Comme il n'existe qu'un monde,
Une vie, une mort, il n'existe
Qu'un dieu, notre Créateur.
Ceux qui consacrent leur amour à de faux dieux,
Ceux-là sont des pécheurs.

La magie doit servir l'homme, et non l'asservir.
Bien méprisables sont ceux
Qui ont retourné Sa manne
Contre Ses enfants.
Ceux-là seront nommés maléficiens et leur nom sera maudit ;
Ils ne connaîtront le repos ni en ce monde,
Ni dans l'au-delà.

Du plus humble des esclaves au plus grand des rois,
Tous les hommes sont nés
Des mains du Créateur.
Qui sème le conflit et nuit
Au moindre de Ses enfants sans y avoir été contraint,
Celui-là est maudit par le Créateur.

Qui de ses actes est parjure, menteur,
Et cherche à duper, qu'il sache ceci :
Il n'est qu'une Vérité.
Notre Créateur est omniscient
Et jugera de leurs mensonges.

Rien n'est infini ici-bas.
Ce que gagne l'un, l'autre le perd.
Qui vole son prochain
Porte atteinte à son être et son esprit.
Notre Créateur le constate le coeur lourd.

--"Transfigurations" 1:1-5.

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