Dragon age 2 : codex savoir (fin)

Dragon age 2 codex


Le Créateur

Rien n'avait de nom
Ni les cieux, ni la terre, ni l'océan ni le Soleil.
Seul existait le silence.
Alors la Voix du Créateur retentit,
Le premier Verbe,
Et son Verbe devint tout ce qui serait jamais :
Rêve et idée, espoir et peur,
Possibilités infinies.
De cette matière, il créa ses premiers-nés.
Et il leur dit :
Je vous forge en Mon image
Et vous octroie gouverne
Sur toute Ma création.
Que votre volonté
Préside à toute chose.

Alors au centre des cieux,
Il fit jaillir
Une cité aux tours d'or,
Aux rues pavées de musique,
Aux bannières qui flottaient sans un souffle de vent.
En ce lieu Il trôna, à attendre
D'admirer les merveilles
Que créerait Sa progéniture.

Les enfants du Créateur se rassemblèrent
Au pied de Son trône d'or
Et chantèrent des hymnes et louanges sans fin.
Mais leur chant
Etait celui des pavés.
Ils brillaient des reflets
De l'or sur le trône du Créateur.
Ils portaient haut les bannières
Qui flottaient sans aide.

Et la voix du Créateur retentit
En l'Immatériel : J'ai façonné Mon premier-né
A Mon image. Vous avez reçu mainmise
Sur tout ce qui existe. La création est soumise
A votre vouloir.
Pourtant vous n'en faites rien.
Le royaume que Je vous ai donné
Est informe, inconstant.

Et Il sut que Son ouvrage avait failli.
Aussi le Créateur se détourna-t-Il de ses premiers-nés
Et prit à l'Immatériel
Une once de sa chair vivante
Qu'Il plaça loin des esprits. Et telles furent Ses paroles :
En ce jour, Je décrète
Qu'il est opposition en toute chose :
Pour la terre, le ciel
Pour l'hiver, l'été
Pour les ténèbres, la Lumière.
Seule Ma volonté peut rompre l'équilibre
Et insuffler au monde une nouvelle vie.

Et le monde n'était plus informe, inconstant,
Mais solide, immuable,
Doté de noms pour les cieux et la terre, l'océan et le Soleil.
Pour finir, le Créateur
Façonna dans le monde tangible
L'homme. Aussi immuable que la terre,
A l'âme peuplée de rêves et idées, espoirs et peurs,
Possibilités infinies.

Alors le Créateur dit :
A toi, mon deuxième enfant, Je lègue ce don :
En ton coeur brûlera
Une flamme inextinguible
Dévorante et jamais satisfaite.
Je t'ai façonné de l'Immatériel,
Et à l'Immatériel tu reviendras
Chaque nuit en songe
Pour te souvenir à jamais de Moi.

Alors le Créateur ferma à jamais les portes
De la Cité d'Or
Et en ce lieu Il trôna, à attendre
D'admirer les merveilles
Que créerait Sa progéniture.

--"Oraisons" 5:1-8.

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La Chantrie impériale

D'aucuns prétendent que la Chantrie est pareille ailleurs qu'ici, que la Divine de Val Royeaux règne sans partage aux yeux du Créateur et que nul en Thédas n'en a jamais douté.

Ne les croyez pas.

"La magie doit servir l'homme, et non l'asservir" : ce deuxième commandement du Créateur n'a jamais revêtu le même sens dans l'ancien Empire tévintide que dans le reste du monde. Pour la Chantrie locale, il fallait comprendre que les mages ne doivent pas contrôler l'esprit d'autrui et s'efforcer en toute chose de mettre leur magie au service des souverains. Lorsque les prêtresses tévintides modifièrent le Cantique de la Lumière pour refléter cette interprétation du commandement, la Divine de Val Royeaux leur ordonna de s'en tenir au Cantique d'origine. Elles refusèrent, prétextant la déchéance de Val Royeaux ; en l'an 4:87 des tours, après une escalade constante du conflit, la Chantrie tévintide élut à sa tête un dirigeant "légitime et non corrompu", un homme et de surcroît l'un des membres les plus influents du Cercle des mages tévintide : le Divin Valhail. Inutile de dire que la simple existence de ce "Divin noir" passa pour un blasphème hors des frontières de Tévinter.

Après quatre Marches exaltées pour venir à bout de ces "rebelles", la Chantrie de Val Royeaux n'était parvenue qu'à entériner la séparation. Si les préceptes de la Chantrie impériale sont identiques dans les grandes lignes à ceux de la Chantrie traditionnelle, ils répriment moins la magie et cautionne les prêtres masculins. C'est aujourd'hui le Cercle des mages qui gouverne directement Tévinter, depuis qu'en 7:34 des tempêtes, l'archonte Nomaran fut élu directement parmi les rangs des enchanteurs, sous un tonnerre d'applaudissements de la populace, et ce malgré les anciennes règles qui interdisaient aux mages de se mêler de politique. En l'espace d'un siècle, les véritables souverains des diverses maisons impériales - les mages - assumaient leur place ouvertement au sein du gouvernement. Le Divin impérial continue à être nommé parmi les Premiers enchanteurs et endosse le double manteau de Divin et de Grand enchanteur.

Aux yeux de tout chantriste non tévintide, c'est là une suprême hérésie, un retour à l'ère des inquisiteurs qui nous a valu les Enclins. Mais le fait est que l'Empire tévintide, laissé à la merci des terribles Qunari, est parvenu à survivre. Tôt ou tard, les hostilités reprendront entre le Divin noir et la prétendue "Divine blanche".

--Extrait des Edits du Divin noir de père David le Qarinien, 8:11 des bontés--

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Hiérarchie chantriste

La Divine est le chef attitré de la Chantrie, bien que depuis le schisme entre Val Royeaux et l'Empire tévintide, il existe de facto deux Divins simultanément : une femme que l'on appelle officieusement la Divine blanche, qui siège à la Grande Cathédrale de Val Royeaux, et le Divin noir, un homme qui trône dans la Flèche d'argent de Minrathie.

Ni la Divine, ni le Divin n'acceptent de reconnaître l'autre et les noms officieux passent pour sacrilèges. Homme ou femme, on appelle toujours un Divin "votre Sainteté" ou "votre Perfection".

Juste après les Divins viennent les Grandes prêtresses. Chacune préside sur de nombreuses chantries et représente la plus haute autorité religieuse à l'échelle régionale. Elles se rendent à Val Royeaux lorsque le Collège des prêtresses tient assemblée, mais restent la plupart du temps au poste qui leur a été attribué. Il convient de s'adresser à une grande prêtresse par "votre Grâce" ou "votre Excellence".

Vient ensuite la mère (ou, dans la Chantrie impériale, le père). Si une mère se voit confier une chantrie donnée, le terme "Révérende" est antéposé à son titre. Il s'agit là des prêtresses responsables du salut de leurs fidèles. Une mère ou Révérende mère est appelée "votre Révérence".

Frères et soeurs forment le tout-venant de la Chantrie. Ils sont répartis en trois groupes principaux : confirmés, initiés et prêtres. Les confirmés sont les frères et soeurs convers de la Chantrie, les petites gens qui se sont tournés vers la foi pour y trouver le secours. Ce sont souvent des individus qui ont mené une vie difficile ou impie et ont choisi de vivre en reclus, voire des orphelins et autres infortunés qui ont été élevés au sein de la Chantrie. Les confirmés s'occupent de la Chantrie en échange d'une vie de méditation et de tranquillité, loin de toute indiscrétion.

Seuls ceux qui prononcent leurs voeux deviennent initiés. Il s'agit là d'hommes et de femmes qui étudient, qui les sciences de l'esprit, qui les disciplines martiales. Tous les initiés reçoivent une éducation académique, mais seuls ceux qui souhaitent devenir templiers apprennent à combattre.

Véritables érudits de la Chantrie, les prêtres ont voué leur vie à la poursuite du savoir. On les trouve souvent dans les archives, à superviser les bibliothèques et autres dépositaires de savoir ancestral. Les plus âgés de ces prêtres, à qui l'on confie de telles archives, portent le titre de "doyen", bien qu'un tel rang reste inférieur à celui de mère. Tous les autres frères et soeurs sont appelés en antéposant leur titre à leur nom, par exemple "frère Génitivi".

Il est à noter en outre que le tutoiement est de mise au sein de la Chantrie ainsi qu'envers autrui, indépendamment de son rang et de son origine ; car aux yeux de la Chantrie, nous sommes tous frères et soeurs. Il reste néanmoins conseillé de vouvoyer les chantristes, sous peine de devenir immédiatement candidat à un prosélystisme effréné.

--Extrait d'un guide à l'intention des ambassadeurs riveniens--

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Templiers

Bras armé de la Chantrie, l'Ordre des templiers a la réputation d'être stoïque et inflexible. Capables de dissiper et résister à la magie en sus de leurs puissantes aptitudes martiales, les templiers ont pour vocation principale de traquer les apostats, ces mages qui refusent de se plier à l'autorité du Cercle, ainsi que de lutter contre mages du sang et abominations.

Si les mages vouent souvent une certaine rancoeur aux templiers qui symbolisent la férule de la Chantrie sur la magie, les habitants de Thédas les considèrent comme des sauveurs et des guerriers saints, champions de toutes les vertus, armés d'une piété suffisant à protéger le monde des ravages de la magie impie. En réalité, l'Ordre recherche avant tout des guerriers chevronnés dotés d'une dévotion sans faille envers le Créateur, le sens moral n'étant pas le critère de choix principal : en effet, les templiers doivent faire preuve d'une certaine distance émotionnelle vis-à-vis de leurs missions, or la ferveur religieuse convient mieux à cette fin qu'un sens aigu de la moralité qui risque de les mener à contester certains ordres difficiles.

Les templiers tirent leur puissance du lyrium, un minerai que l'on dit source de toute création. Tandis que les mages s'en servent pour leurs sorts et rituels, les templiers l'ingèrent dans son état brut pour améliorer leur résistance à la magie. L'utilisation du lyrium est régulée par la Chantrie, mais cela n'empêche pas certains templiers de souffrir d'une dépendance dont les effets comprennent paranoïa, obsession et démence. C'est en toute connaissance de cause que les templiers se soumettent à ce "traitement" au service de l'Ordre et du Créateur.

C'est cette piété aveugle qui effraie le plus les mages lorsqu'ils s'attirent les attentions des templiers : il est alors impossible de les raisonner et pourvu qu'ils soient préparés, la magie est quasiment sans effet sur eux. Poussés par la foi, les templiers sont l'une des forces les plus craintes et respectées de Thédas.

--Extrait du Bon distinguer des récurrences de Halden, Premier enchanteur d'Osterburg, 8:80 des bontés--

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La fondation de la Chantrie

La fraternité est un autre aspect de la vie au Cercle. Lorsqu'un mage devient enchanteur, il peut s'allier à une fraternité, une clique de mages non limitée au Cercle dont il dépend, ayant pour but de porter leurs intérêts communs jusqu'au Collège des mages à Combrelande. Les plus grandes fraternités sont aujourd'hui :

- les Loyalistes, qui préconisent loyauté et obéissance envers la Chantrie ;
- les Equitables, défenseurs de la modération auquel tout mage devrait selon eux se conformer ;
- les Libertaires à l'influence croissante, qui revendiquent officiellement plus de pouvoir pour les Cercles, officieusement une séparation complète vis-à-vis de la Chantrie, opinion bien entendu dangereuse ;
- les Isolationnistes, petit groupe convaincu que les mages doivent se retirer dans un territoire éloigné pour éviter les conflits avec la populace ;
- les Lucrosiens, hérauts des intérêts économiques du Cercle, qui font passer en priorité l'accumulation de richesses et l'influence politique.

Jusqu'à aujourd'hui, une alliance entre Loyalistes et Equitables a empêché les Libertaires de gagner trop d'ascendant, mais certains signes indiquent que les Equitables envisagent de s'allier aux Libertaires. Si c'est le cas, bien des mages prédisent une guerre intestine parmi les Cercles.

--Extrait de L'Histoire du Cercle des mages du Premier enchanteur Asymbel--

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Hiérarchie du Cercle

Il n'est pas simple de protéger le tout-venant des mages et les mages d'eux-mêmes. Chaque tour du Cercle doit être dotée d'un semblant d'autonomie, car le Créateur nous a donné à tous la responsabilité de nos actes : nous vautrer dans le péché, ou atteindre grâce et gloire par la seule force de notre volonté.

Vous, qui aurez pour tâche de protéger le Cercle, devez en comprendre les rouages. Chaque tour a le Premier enchanteur pour coeur. C'est à lui de déterminer la marche que suivra son Cercle, de choisir quels apprentis peuvent être mis à l'épreuve pour devenir mages de plein droit ; vous serez amené à coopérer étroitement avec lui.

Les enchanteurs de rang sont les assistants du Premier enchanteur, conseil restreint des mages les plus respectés et expérimentés de la tour. C'est ce groupe qui choisit le successeur du Premier enchanteur. Puis viennent les enchanteurs, précepteurs et mentors de la tour ; vous devez établir un dialogue avec eux pour connaître la conjoncture du Cercle, car les enchanteurs savent toujours ce qui se passe parmi les enfants.

Tous ceux qui ont surmonté leur Confrontation mais n'ont pas pris d'apprenti sont mages. C'est en ce groupe, en cette jeunesse oisive et inexpérimentée, que surviennent généralement les agitations. Enfin, les apprentis non éprouvés représentent la majeure partie de la tour, mais l'incomplétude de leur formation leur est plus nuisible à eux qu'à autrui.

--Chevalier-capitaine Serain, dans une lettre adressée à son successeur--

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Histoire du Cercle

Comme le veut un axiome universel, il n'est rien qui incite plus à méfaire que de se voir interdire de faire quelque chose. Hélas, la Chantrie de l’Ère des Divines semblait avoir quelques problèmes à saisir ce concept : sans pour autant bannir la magie - bien au contraire, car elle en avait besoin pour entretenir la flamme éternelle qui brûle dans chaque Chantrie - elle relégua les mages au rang d'allumeurs de bougies et de lampes, voire au besoin nettoyeurs de chevrons et de gouttières.

J'invite dès à présent mes lecteurs à considérer l'attitude des mages investis d'un tel rôle.

A la non-surprise générale, donc, les mages de Val Royeaux soufflèrent les flammes sacrées de la cathédrale et se barricadèrent dans le jubé ; générale, sauf pour Divine Ambroisie II qui, outrée, voulut ordonner une Marche exaltée sur sa propre cathédrale. Même les plus dévots de ses templiers l'en découragèrent. 21 jours durant, les feux restèrent éteints tandis que les négociations suivaient leur cours, à en croire la légende, à grands cris de part et d'autre du jubé.

Les mages consentirent de bon coeur à s'exiler dans une lointaine forteresse hors de la capitale, où ils vivraient sous la vigilance des templiers ainsi que d'un conseil de leurs propres doyens. En marge de la société normale, en marge de la Chantrie, les mages formeraient leur propre société fermée, le Cercle, séparés pour la première fois de l'Histoire humaine.

--Extrait de Des feux, des Cercles et des templiers : Histoire de la magie dans la Chantrie de soeur Pétrine, érudite chantriste--

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Engeances

Ceux qui voulaient par la force s'emparer
Des cieux les pervertirent. Où était
Or ne fut plus que noirceur.
Ceux qui avaient été seigneurs-mages,
L'élite de leur ère,
Ne furent plus hommes, mais monstres.
--Oraisons 12:1.

Le péché fut la sage-femme qui délivra les engeances ici-bas.
Quand les inquisiteurs tombèrent de la Cité d'Or, le monde entier partagea leur sort ; car ils n'étaient pas seuls.

Nul ne sait d'où proviennent les engeances. Ces parodies d'humains prolifèrent tels une infestation de sauterelles dans les endroits les plus sombres. elles font souvent des captifs qu'elles tirent vivants jusque dans les Tréfonds, pour les dévorer comme le feraient les araignées. Peut-être sont-elles simplement le fruit des ténèbres. Toujours est-il que cette malédiction n'a guère de difficulté à se perpétuer.

Le dernier Enclin eut lieu durant l’Ère des tours. Une fois encore, ce fut au coeur de Tévinter qu'il apparut pour se propager vers Orlaïs au sud et les Marches libres à l'est. Le fléau s'étendit jusqu'en Férelden, mais la dévastation, la perversion des terres cessa bien avant nos frontières. Ici, les engeances relèvent toujours de la légende. Dans les terres du septentrion, toutefois, en particulier Tévinter et les Anderfels, on dit que les engeances hantent les Marches solitaires, menace constante qui fond sur les fermiers et les villages isolés.

--Tiré de Férelden : folklore et Histoire de soeur Pétrine, érudite chantriste.

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L’Immatériel

De tout temps, l'homme a étudié l'Immatériel, car depuis lors que nous rêvons, nous arpentons ses chemins sinueux pour parfois apercevoir brièvement la cité en son coeur, toujours à portée de main comme nos propres pensées, mais à jamais séparée de notre monde.

L'Empire tévintide consacra jadis des fortunes colossales en or, en lyrium et en esclaves humains à la cartographie de l'Immatériel, entreprise qui se révéla totalement futile. Bien que ce domaine soit divisé entre puissants esprits, tout l'Immatériel est en constante mutation. L'Empire parvint à trouver les royaumes disparates et instables d'une douzaine de seigneurs démons, ainsi qu'à recenser quelques centaines de types d'esprits, avant de devoir abandonner le projet.

La relation du rêveur à l'Immatériel est complexe. Même lorsqu'un mortel pénètre dans ce monde à l'aide de lyrium, il n'est pas capable d'exercer une quelconque influence. Les esprits qui y résident n'ont pas cette entrave ; toutefois, la Chantrie nous enseigne que leur faille est de n'avoir ni imagination ni ambition. Ils créent ce qu'ils voient en leur visiteur assoupi, construisent des doubles complexes de nos cités, de nos congénères, de notre vécu. Mais comme le reflet que projette un miroir, ces doubles sont dénués de contexte, de vie propre. Même les démons les plus puissants ne font que plagier les noires pensées et les peurs des mortels, et construisent leurs royaumes sans autre ambition que de goûter à la vie.

--Tiré de De l'apaisement et du rôle de l'Immatériel en la culture humaine du Premier enchanteur Asymbel--

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Lyrium

Plus de la moitié des richesses d'Orzammar sont dues à une substance d'une extrême rareté : le lyrium. La Chantrie y voit les "eaux de l'Immatériel" dont fait état le Psaume des oraisons, l'essence même de la création dont s'est servi le Créateur pour façonner le monde. Seule une poignée de familles parmi la caste des mineurs se risquent à extraire ce minerai, en trouvant des filons "à l'oreille" ; car dans sa forme brute, le lyrium chante et ceux qui en ont la disposition peuvent l'entendre malgré les strates rocheuses.

Les nains ont beau jouir d'une résistance naturelle, le lyrium brut est à ce point dangereux à manipuler que seuls les mineurs vétérans s'en chargent. Même chez les nains, l'exposition à ce minerai non traité peut provoquer surdité ou perte de mémoire. Chez les humains et les elfes, tout contact direct avec le lyrium engendre des nausées, des cloques et la démence. Quant aux mages, ils ne peuvent pas même s'approcher du lyrium non traité sous peine de mourir sur l'heure.

Malgré ses dangers, le lyrium est le minerai le plus précieux au monde. Dans l'Empire tévintide, il valait plus cher que le diamant. Les nains vendent une infime partie du minerai traité à ceux de la surface et gardent la majorité de leur production pour leurs forgerons qui en créent les meilleures armes et armures naines. Le lyrium traité qui parvient en surface est expédié exclusivement à la Chantrie qui veille à sa régulation. Il est ensuite fourni aux templiers qui s'en servent pour traquer et combattre les maléficiens, ainsi qu'aux mages.

C'est aux mains de ces derniers que le lyrium livre tout son potentiel. Leurs artisans formori en font toute une palette d'objets utiles, depuis les plus pratiques comme les pierres de construction magiquement durcies, jusqu'à la légendaire armure d'argent du roi Calenhad.

Mélangé à un liquide et consommé, le lyrium permet aux mages de pénétrer conscients dans l'Immatériel, où les autres n'arrivent qu'en rêve. Ces potions peuvent également contribuer à lancer certains sorts particulièrement difficiles en démultipliant temporairement les capacités du mage.

Toutefois, la consommation prolongée de lyrium engendre une dépendance, un besoin irrésistible. Au fil du temps, les templiers perdent leurs repères, n'arrivent plus à distinguer le passé du présent, le rêve de la réalité. Leurs pires souvenirs et cauchemars hantent leur quotidien et les font sombrer dans la folie de la persécution. Il est également arrivé que les mages subissent des mutations physiques : ainsi, les inquisiteurs de l'Empire tévintide auraient été à ce point affectés par leurs abus de lyrium que leur propre famille ne parvenait plus à les reconnaître, ni même à retrouver la trace de leur humanité passée.

--Extrait de A la poursuite du savoir : pérégrinations d'un érudit chantriste de frère Génitivi--

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La cellule clandestine de mages

Au chevalier-capitaine Mérédith. Sujet : la soi-disant "cellule clandestine de mages"

Tous les Cercles de Thédas doivent faire face à des mages isolés qui se rebellent et tentent de s'enfuir. La plupart de ces apostats sont retrouvés et rendus au Cercle ou, s'ils ont succombé aux tentations démoniaques, se voient offrir une miséricordieuse délivrance. Où que j'aie pu servir, nous avons toujours pu compter pleinement sur le soutien de la population dans la poursuite de ces rebelles... jusqu'à ce jour.

Car ici, à Kirkwall, les citoyens aident les mages renégats à fuir. Les apostats ont pu survivre assez longtemps en liberté pour former une "cellule clandestine", un réseau qui procure gîte et couvert aux fuyards. il va même jusqu'à cacher des apostats dans des endroits reculés des Marches libres, rendant les recherches toujours plus difficiles.

Ces derniers temps, le mouvement a gagné en assurance, osant jusqu'à lancer des raids à la Potence pour tenter de libérer des mages n'ayant pas la volonté ou les capacités suffisantes pour s"échapper seuls. cette affaire est des plus préoccupantes. Je préconise une réponse déterminée, à la fois par la voie des armes et de l'opinion, en retorunant contre eux le coeur et l'esprit de ceux qui les soutiennent.

Chevalier-sous-capitaine-Cullen

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Maléficiens

Il a été demandé : "que sont les maléficiens ? Comment les reconnaître ?" Cette question m'a troublée tout autant que vous. C'est en quête de la sagesse du Créateur que vous venez à moi, mais seule notre sainte Andrasté a jamais vu son coeur. J'ai donc fait comme le font tous les mortels et cherché les réponses dans les paroles de Sa prophétesse. Là, mon âme troublée a trouvé le réconfort.

Car ne nous a-t-elle pas enseigné : "la magie doit servir l'homme, et non l'asservir" ? Aussi, je vous le dis, celui qui de la magie domine l'esprit et le coeur d'autrui transgresse la loi du Créateur.

Notre Dame a dit également : "qui sème le confit et nuit au moindre de Ses enfants sans y avoir été contraint, celui-là est maudit par le Créateur". Il ne peut donc exister de doute : la magie qui pour être assouvie doit nuire à autrui, se gorger de son sang, cette magie est maudite par le Créateur.

Les mages qui honorent le Créateur et sont garants de Ses lois, nous les accueillons en frères et en soeurs. Ceux qui rejettent les lois du Créateur et les mots de Sa prophétesse sont des apostats. Seul l'ostracisme et la plus grande sévérité sont de mise face à eux.
--Tiré des Sermons de Justinia I--

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Mana et magie

La mana est ce qui définit un mage, un potentiel qui réside en chacun mais ne se manifeste pas toujours. Tous les hommes ont un lien avec l'Immatériel, ne serait-ce que par leurs rêves. La mana est la mesure de la faculté à canaliser la puissance de l'Immatériel ; c'est cette puissance qui est utilisée pour lancer un sort.

Comme en toute chose, elle a ses limites. De même qu'un homme ne peut soulever qu'un poids donné, un mage ne peut lancer plus de sorts qu'il n'en a la mana. S'il veut avoir recours à une magie au-delà de ses forces, il doit stimuler sa mana à l'aide de lyrium. A défaut, les plus téméraires peuvent également consacrer leur énergie vitale à invoquer la magie ; de temps à autre, quelque apprenti ambitieux se blesse ou meurt ainsi par surmenage.

--Tiré des Cours magistraux du Premier enchanteur Wenselus

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Possession démoniaque

Pourquoi les démons cherchent-ils à posséder les vivants ?

L’histoire affirme qu'il s'agit d'esprits malfaisants, premiers enfants du Créateur, qui nous témoignent jalousie et ressentiment d'avoir accaparé à leurs dépens Son attention. Ils épient les vivants à travers le Voile sans comprendre ce qu'ils voient, animés pourtant par l'envie de s'en emparer. Ils désirent la vie, attirent les vivants par-delà le Voile durant leur sommeil et se repaissent de leur inconscient à l'aide de cauchemars. Dès que possible, ils franchissent le Voile pour passer dans notre monde et s'en saisir.

Nous savons que tout démon qui rencontre un mage cherche invariablement à le posséder ; il en résulte une abomination. Ce que l'on sait moins, c'est que la force d'une abomination dépend de la puissance du démon possesseur. Il en va d'ailleurs de même pour toutes les créatures possédées. Tous les démons ne se valent pas.

Il est en effet possible d'établir une catégorisation des démons. Celle de l'enchanteur Brahm, dressée selon la portion de l'inconscient dont ils se repaissent, prévaut depuis l'Ere des tours.

Selon Brahm, les démons les plus faibles et les plus communs sont ceux de la colère. Ce sont les moins intelligents, les plus prompts aux actes de violence à l'encontre des vivants. Ils épuisent rapidement leur énergie, bien que les plus puissants d'entre eux soient capables de manifester une force impressionnante, voire la faculté de matérialiser le feu.

Viennent ensuite les démons de la faim. Incarnés dans un hôte en vie, ils deviennent cannibales et vampires ; dans un mort, ils se repaissent des vivants. Ils ont le pouvoir de drainer l'énergie vitale et la mana de leurs proies.

Les démons de la paresse, quant à eux, sont les premiers de la classification de Brahm à manifester une réelle intelligence. Sous sa forme véritable, ce démon est appelé ombre, entité quasi indistincte et invisible, car telle est la nature de la paresse. Elle se cache pour mieux ferrer sa proie ; contrainte au combat, elle sème épuisement et apathie.

Les démons du désir, enfin, font partie des plus puissants de leur hiérarchie. Ce sont aussi les plus prompts à proposer un marché aux vivants, en exploitant toutes leurs convoitises - richesse, pouvoir, désir sexuel ; marché qui se retourne généralement contre les vivants. Le démon du désir est maître des illusions et du contrôle mental.

Les démons les plus puissants et les plus redoutés sont ceux de l'orgueil. Maîtres de la magie et dotés d'un intellect surdéveloppé, ils agissent par la ruse et la manipulation. Ce sont eux qui s'emploient le plus activement à posséder les mages et ils n'hésitent pas à faire franchir le Voile à d'autres démons pour parvenir à leurs propres fins... bien que nul ne sache quelles sont au juste ces fins. Un démon majeur de l'orgueil qui franchit le Voile représente un danger d'ampleur mondiale.

--Tiré des "Premiers enfants du Créateur" de Bader, enchanteur de rang d'Ostwick, 8:12 des bontés--

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Le Qun

Il y a bien longtemps, l'ashkaari vivait dans une grande cité au bord de l'océan. Elle connaissait une richesse et une prospérité rayonnantes, mais ses habitants étaient pourtant mécontents. L'ashkaari arpentait les rues de sa cité et voyait tout autour de lui les signes du génie : triomphes architecturaux, chefs-d’œuvre artistiques, palais de marchands prospères, bibliothèques et auditoriums. Mais il voyait également les stigmates de la pauvreté : les indigents, les malades, les perdus, les précaires et les désespérés. L'ashkaari se demanda alors : "Comment un peuple peut-il être à la fois sage et ignorant, riche et ruiné, triomphant et désespéré ?"

Alors l'ashkaari quitta sa terre natale et partit en quête d'autres cités et d'autres nations, à la recherche d'un peuple qui avait trouvé la sagesse suffisante pour mettre fin au désespoir et à l'accablement. Il erra pendant de longues années à travers des empires couverts de palais et de jardins, mais partout les sages, les grands et les puissants côtoyaient les oubliés et les démunis. Il finit par arriver dans un vaste désert, une terre aride où la pierre brute dressait ses crocs vers le ciel. Il y trouva refuge à l'ombre d'un pic et prit la résolution de méditer à cet endroit, jusqu'à ce qu'il trouve la solution à son dilemme ou que la mort l'emporte.

Des jours passèrent et une nuit, alors qu'il fixait l'horizon, il vit le désert sans vie s'éveiller. Une centaine de milliers de sauterelles s'élevèrent de la terre inhospitalière et, formant une masse compacte de poussière mouvante, firent route vers le sud. L'ashkaari se leva et les suivit, marchant dans leur sillage de dévastation de plusieurs kilomètres de large alors que des terres hier encore prospères étaient anéanties. C'est alors que les yeux de l'ashkaari s'ouvrirent.

L'existence est un choix.
Il n'y a pas de chaos dans le monde, mais de la complexité.
La connaissance de la complexité est la sagesse.
De la connaissance du monde découle la connaissance de soi.
La maîtrise de soi est la maîtrise du monde. La perte de soi est la source de la souffrance.
Souffrir est un choix et nous pouvons le refuser.
Nous détenons le pouvoir de créer le monde comme de le détruire.

Alors, l'ashkaari alla retrouver son peuple.

- Extrait du Qun, Psaume premier

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Les règles cardinales de la magie

N'en venez surtout pas à croire que la magie est toute-puissante. Elle a ses limites dont même les plus grands mages ne peuvent s'affranchir.

Nul n'a ainsi trouvé un moyen de voyager - que ce soit sur de longues ou de courtes distances - autre que de mettre un pied devant l'autre. L'immuable nature du monde physique nous en empêche. Vous ne pouvez donc pas apparaître brusquement à Minrathie pour emprunter une tasse de thé, encore moins faire venir jusqu'à votre pupitre la dissertation que vous avez "oubliée" au dortoir des apprentis. Il vous faudra simplement être préparés.

De même, lorsque vous dépêchez votre esprit dans l'Immatériel, votre corps reste à sa place. Cette barrière n'a été surmontée qu'une seule fois, moyennant dit-on les deux-tiers du lyrium de tout l'Empire tévintide ainsi que le sang de plusieurs centaines d'esclaves. Le résultat fut un désastre complet.

Enfin, toute vie a un début et une fin. Le guérisseur doué peut ramener quelqu'un qui a un pied dans la tombe, dont le coeur a cessé de battre mais dont l'esprit s'accroche encore à la vie ; en revanche, lorsque l'esprit a quitté le corps, on ne peut l'y rappeler. N'y voyez pas un échec personnel, mais une loi de l'univers.

--Tiré des Cours magistraux du Premier enchanteur Wenselus

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La magie du sang : l'école interdite

"Tel est vil et perverti
Qui a reçu Mon don
Pour le retourner contre Mes enfants."

--"Transfigurations" 18:10.

A l'origine, les Tévintides d'antan ne considéraient pas la magie du sang comme une école magique à part entière, mais plutôt comme un moyen de parvenir à augmenter la puissance de toute magie. Si elle porte ce nom, c'est bien évidemment parce qu'elle utilise la vie, plus précisément le sang, en lieu et place de mana. Les inquisiteurs avaient ainsi coutume de conserver des esclaves dont ils utilisaient le sang pour lancer les sorts qui dépassaient leurs capacités.

Au fil du temps, toutefois, l'Empire découvrit divers sorts que seul le sang rendait possibles. Bien que le lyrium fût capable d'envoyer l'esprit conscient d'un mage dans l'Immatériel, le sang lui permettait de trouver l'esprit assoupi d'autrui, de pénétrer dans ses rêves et même d'influencer voire de dominer ses pensées. Pire encore, la magie du sang permet d'ouvrir totalement le Voile pour permettre aux démons de s'engouffrer physiquement dans notre monde.

L'avènement du Cantique de la Lumière et la chute de l'ancien Empire qui en résulta a quasiment éradiqué la magie du sang ; c'est indéniablement un bienfait, car elle représente un danger tout aussi grand pour qui la pratique que pour le reste du monde.

--Tiré du Traité sur les quatre écoles du Premier enchanteur Asymbel

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Par-delà le Voile : esprits et démons

L'observateur non averti aura bien du mal à distinguer l'Immatériel des créatures qui l'habitent, sans parler des différents types d'esprits. En vérité, ces distinctions sont très subtiles, même pour les mages les plus perspicaces. Puisque les esprits ne sont pas des entités physiques et ne sont donc pas tenus de revêtir une forme donnée (voire une forme tout court), on ne peut jamais être sûr de ce qui est vivant et de ce qui fait partie du décor ; à ce titre, il est d'ailleurs conseillé au chercheur inexpérimenté de saluer tous les objets qu'il rencontre.

Nous avons souvent tendance à désigner, par le terme "esprit", les créatures inoffensives ou du moins peu offensives de l'Immatériel, mais en réalité, tous ceux qui résident par-delà le Voile sont des esprits. Comme le remarque le Cantique de la Lumière, tout ce qui se trouve dans l'Immatériel n'est qu'un reflet de notre monde ; un reflet maladroit, car les esprits n'ont pas la moindre idée de ce qu'ils copient, aussi une bonne partie de l'Immatériel ressemble-t-elle à un manuscrit traduit puis rétrotraduit du tévintide en orlésien par des initiés saouls.

En règle générale, les esprits sont tout sauf complexes, du moins en l'état actuel de nos connaissances. Chacun s'attache à une facette particulière de l'expérience humaine : colère, faim, compassion, espoir, etc. Cette seule idée devient leur identité. Nous appelons démons les esprits qui s'identifient aux émotions et idées négatives de l'esprit humain.

Le démon le plus commun et le plus faible que l'on rencontre dans l'Immatériel est celui de la colère. Ils ressemblent à des cocottes-minute toujours sous pression, qui n'existent que pour répandre la haine sans avoir forcément d'objet. Les démons de la faim sont un peu plus redoutables : ils ne font guère que manger ou tenter de manger tout ce qui leur passe sous la main, y compris les autres démons (la plupart du temps sans grand succès). Viennent ensuite les démons de la paresse, premières créatures intelligentes que l'on rencontre généralement dans l'Immatériel. Ils ne sont dangereux qu'en ces rares occasions où ils daignent faire l'effort de se lever pour nuire. Les démons du désir sont plus rusés et nettement plus puissants. Ils utilisent toutes sortes d'appâts pour attirer les mortels en leur royaume : richesse, amour, vengeance, selon ce que recèle le coeur de chacun. Les démons les plus puissants que l'on ait rencontrés à ce jour sont ceux de l'orgueil, peut-être parce que de tous leurs congénères, ce sont eux qui ressemblent le plus aux hommes.

--Tiré de Par-delà le Voile : esprits et démons de l'enchanteur Mirdromel.

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Les Apaisés

Les Apaisés sont les membres les moins compris mais les plus visibles du Cercle. Chaque cité de taille respectable possède une échoppe du Cercle des mages, administrée par un Apaisé.

Ce terme n'est guère approprié, car ce sont moins des mages ayant trouvé la paix que des objets inanimés doués de parole. Si une table cherchait à vendre un canif enchanté, elle pourrait se faire passer pour l'un d'eux. Leurs yeux sont dénués d'expression, leur voix monocorde. Ce sont peut-être des artisans incomparables, mais à leur contact, la populace est prise d'une irrésistible envie d'être ailleurs.

--Extrait de A la poursuite du savoir : pérégrinations d'un érudit chantriste de frère Génitivi

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Le Voile

J'abhorre cette idée reçue selon laquelle le Voile est une sorte de "rideau" invisible séparant le monde des vivants de celui des esprits (qu'on lui donne pour nom l'Immatériel ou l'Après, vulgaire question de politique raciale dans laquelle je ne me risquerai pas). Il n'y a pas de "bon côté" ni de "mauvais côté" du Voile. Aucune description physique ne s'y prête, que ce soit celle d'une barrière ou d'un "mur radieux de lumière divine" (merci infiniment pour cette image, votre Perfection).

Non, franchir le Voile est plutôt comme ouvrir les paupières.

Avant de les ouvrir, vous voyiez notre monde comme vous le faites actuellement : statique, solide, immuable. Maintenant, vous voyez notre monde à la manière des esprits : chaotique, en perpétuelle mutation, un royaume où fantasmes et souvenirs ont autant, sinon plus de substance que la réalité. Pour un esprit, tout est défini par la volonté et le souvenir ; c'est la raison pour laquelle ils sont totalement désemparés en franchissant le Voile. Dans notre monde, l'imagination est intangible. Les objets existent indépendamment du souvenir que nous en avons et des émotions que nous y associons. Les mages possèdent le pouvoir de changer le monde par la force de leur esprit et peut-être est-ce pour cela que les démons sont attirés vers eux, qui sait ?

Quoi qu'il en soit, l'acte de traverser le Voile implique bien moins une transition physique qu'un changement de perceptions. Le Voile est un concept, c'est l'acte de transition en lui-même ; c'est seulement parce que vivants comme esprits ont du mal à effectuer cette transition que le Voile est vu comme une barrière physique.

--Tiré de la Dissertation sur l'Immatériel en tant que manifestation physique de Maréno, enchanteur de rang du Cercle de Minrathie, 6:55 de l'acier

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Le panier de chaussettes égarées

Au cours de ma carrière de Premier enchanteur d'Ansburg, j'ai perdu deux cent huit chaussettes de toutes sortes. Elles se sont volatilisées sans laisser de trace. Ser Mallorick, le templier responsable de la blanchisserie du Cercle, m'assure qu'il s'agit d'un phénomène naturel fort répandu.

Balivernes ! En ce bas monde, il est physiquement impossible qu'un objet matériel disparaisse sans laisser de trace. Il n'y a qu'une seule explication rationnelle plausible : les disparitions sont d'origine magique. J'ose espérer que tout le monde en conviendra.

Mes recherches s'appuient sur le postulat suivant : il est communément admis que les objets matériels ne peuvent se déplacer d'un point à un autre sans parcourir la distance qui les sépare. Les chaussettes doivent donc provenir de l'Immatériel, émanations spirituelles propulsées dans notre monde et rappelées dans l'autre au gré des spectres capricieux.

Par conséquent, j'ai échafaudé un plan visant à étudier mes chaussettes sur une période de huit mois. Caché à leur insu derrière un paravent, j'espère observer de mes propres yeux leur comportement naturel, à la fois dans le monde terrestre et dans l'Immatériel.

-- Extrait des Interactions spectrales dans la blanchisserie commune par le Premier enchanteur Luidweg d'Ansburg

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L'encyclopédie spontanée

J'écrivais ceci, et à l'heure où vous lirez ces lignes, elles seront perdues sous un millier d'autres. De se voir présenter ainsi le monde d'une façon tout à la fois intime et distante est proche de l'insoutenable. je sais qu'il y a une infinité de choses à trouver là, mais rien que je puisse apprendre. Cela m'amène à penser que nous sommes bien peu de choses.

Voici quelques-unes des dernières pages :
- Un nouveau-né aux traits riveniens portant la légende "saP iuL",
- Un Qunari dépourvu de corne et coiffé de cheveux finement tressés avec la légende "itneM tnemmeics a éyovne'L",
- Ma femme à nouveau ! La légende dit "elibÉd iraM, tïoC tsoP",
- Deux sphères d'ombre flottant parmi les étoiles, avec la mention "laréH'neF rap eévêr emmoc espilcÉ".


--Notes de l'Érudit Bodalière sur L'encyclopédie spontanée en langue originelle - Auteur inconnu

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Caisse de scarabées-faucheurs vivants

Selon la croyance populaire, le battement sourd émis par les scarabées-faucheurs annonce la mort imminente d'un membre du foyer. A Névarra, ces insectes sont très recherchés et parfois conservés en cage comme porte-bonheur. Les Riveniens, au contraire, les considèrent comme un funeste présage et les exterminent systématiquement.

Cependant, la plus étrange réaction qu'ils aient suscitée s'est produite à Val Royeaux en 8:62 des bontés. Quand son mari est mort des suites d'une longue maladie, dame Ivaline Fernande s'est entichée de ces bestioles, à tel point qu'elle s'est fait faire une longue robe de soie inspirée de leur apparence distinctive, jusqu'à leurs pattes et à leurs ailes. Son apparition à la cour dans cet accoutrement a fait sensation dans l'empire. Une semaine plus tard, toutes les douairières d'Orlaïs arboraient des broches, des masques et des capes évoquant des ailes de scarabée.

Cet engouement prit fin lorsque la veuve du seigneur Verchin se présenta à un bal avec des scarabées-faucheurs vivants dans sa chevelure. L'un deux tomba sur l'empereur alors qu'il saluait dame Verchin, et ses hurlements résonnèrent jusqu'aux confins de la cité. Le souverain horrifié déclara que plus jamais il ne tolèrerait ces créatures en sa présence.

-- Extrait de A la recherche du savoir : carnets de voyage d'un érudit de la Chantrie, par frère Genitivi

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Baguettes de coudrier brisées - ni reprises, ni échangées

La Chantrie a mené plusieurs enquêtes pour déterminer si la rhabdomancie relevait de la magie, mais aucune n'a abouti à une conclusion probante. En 3:86 des tours, la Divine Joyeuse II déclara que la Chantrie autorisait sa pratique, arguant du fait que les rhabdomanciens n'avaient jamais utilisé leurs talents à des fins criminelles.

Il s'ensuivit un bref débat théologique au cours duquel on passa en revue les crimes susceptibles d'être commis par les rhabdomanciens. Imaginant le pire, la Grande prêtresse Willhemina d'Hossberg suggéra qu'ils pouvaient se procurer des larves venimeuses afin de les déposer dans la sébile après l'office. La Chantrie convint que cette menace, quoiqu’inacceptable, restait relativement modérée.

-- Extrait de Feux, Cercles et templiers : histoire de la magie au sein de la Chantrie par soeur Pétrine, érudite de la Chantrie

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Nu d'Andrasté - censuré

La pierre peut-elle être animée d'une volonté autonome ? Peut-elle allier une autorité toute féminine à une vertu édifiante ? C'est le défi qui fut lancé au sculpteur Arwand de Glace, artisan et fils de l'impératrice Vougiène d'Orlaïs. En ces temps d'excès, c'était là une entreprise oiseuse, mais il y répondit néanmoins, habité d'une passion malsaine et disposant des ressources d'une nation entière. Son sujet ? Notre sainte patronne, dépeinte cependant dans un style peu conventionnel.

Dans sa folle ambition, Arwand reproduisit l'effigie d'Andrasté, épargnée par les affres de la guerre et dépourvue de son linceul funèbre. La statue était aussi vivante, imposante et obscène qu'inspirée. Le spectateur était immédiatement sous son emprise, tant spirituellement que physiquement, ce qui ne tarda pas à inquieter les dignitaires de la Chantrie. Ressentant eux aussi son attraction, ils blêmirent à l'idée que l'image de notre sainte patronne puissent posséder des charmes aussi inavouables.

Comme on ne pouvait détruire l'oeuvre sans rompre l'équilibre entre l'empire et le sacré, on fit appel à la censure sous couvert d'une cérémonie honorifique. Les enchanteurs furent chargés d'envelopper la statue avec le voile masquant l'Immatériel. notre sainte patronne demeure à jamais gravée dans la pierre, mais les mortels sont désormais privés de son trésor et de sa gloire. Elle reste voilée, dans tous les sens du terme.

Comme en toutes choses, des conséquences inattendues viennent contrarier les meilleures intentions. La modestie aurait voulu qu'on recouvre l'objet d'un simple drap occultant, que l'on aurait pu tirer pour l'examiner. Car enfin, les talents du sculpteur ne sont accessibles que par un toucher exploratoire définissant les contours de son ouvrage au moyen d'une caresse intime. Des mains avides et une curiosité innocente ont donné lieu à toutes sortes d'unions étranges.

-- Extrait de L'art blasphématoire : merveilles interdites de la foi par Foisine de Petitforêt, traduit par Philliam, barde de son état !

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Coffre des invitations sans réponses

Dans un étrange magasin de Kirkwall trône un vaste coffre plein de lettres et de cartes. A y regarder de plus près, ce sont des invitations à des évènements de toutes sortes : grands bals donnés au palais de Val Royeaux, mariage du couple régnant de Névarra, cérémonies de baptême informelles, six années consécutives de célébrations du solstice à la Chantrie de Combrelande, cinq versions différentes du faire-part d'obsèques de ser Roland Ferrar imprimées à cinq années d'intervalle.

Baptêmes de navires. Messages écrits à la hate suggérant des déjeuners d'affaires, dont un signé en lettres de sang. Quarante années de provocations en duel opposant deux familles rivales d'Antiva. Dix neuf lettres de la guilde marchande des nains intimant à Varric Thetras de Kirkwall d'assister à des réunions cruciales de la guilde. Une superbe carte gauffrée en provenance de la Grande cathédrale, jaunie par le temps, invitant le roi d'Antiva à prendre le thé avec la Divine Théodosia II.

Étant donné les circonstances actuelles de ces missives, il est fort probable que leurs destinataires n'y ont pas donné suite, si tant est qu'ils les aient jamais reçues. Qui pourrait vouloir acheter ça ? Je n'en ai pas la moindre idée.

-- Extrait des lettres de frère Ferdinand Génitivi à soeur Pétrine, érudite de la Chantrie

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Les pommes d'Arlathann en conserve

J'exprimai mon incrédulité au vendeur qui me répondit froidement qu'il n'appréciait guère mes sous-entendus. A l'en croire, tous les articles du Palais des Perles Noires étaient authentiques - ni faux, ni imitations, ni contrefaçons bon marché.

Je pris sans doute un air sceptique, car ses yeux rétrécirent et il disparut quelques minutes dans les entrailles du magasin. Il sortit ensuite un bocal de pommes de son présentoir et se mit à en ôter le cachet avec soin et révérence.

Fasciné, je ne le quittai pas des yeux alors qu'il ouvrait le bocal pour en tirer une pomme bien rouge. On aurait dit qu'elle avait été cueillie le jour même, à parfaite maturité. A l'aide d'un éplucheur, le vendeur en préleva un minuscule morceau et me l'offrit.

Son goût était incomparable, la saveur d'une pomme en tous points parfaite. En la goûtant, je découvrais l'essence de toutes les pommes jamais dégustées dans les temps passés et à venir. Quand j'eus terminé, un sentiment de perte m'envahit, si intense que j'éclatai en sanglots.

Le reste de la pomme regagna son bocal qui fut de nouveau scellé. Ce seul échantillon me coûta cinq souverains, mais je suis convaincu d'avoir fait une excellente affaire.

-- Extrait des lettres de frère Ferdinand Génitivi à soeur Pétrine, érudite de la Chantrie

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Le coffret hurlant

Assoiffé après des jours et des jours de marche, j'étais sur le rocher pour abréger mes souffrances quand l'inconnu se présenta. Il possédait une outre contenant une ample réserve d'eau pour un homme faisant route vers la Voie impériale. "A partir d'ici", me dit-il, "vous pouvez rallier Solas ou Perivantium". Il me proposa de me donner son outre si j'acceptais en même temps trois autres objets : un éclat de cristal lumineux, une sphère en bronze et un coffret en fer sans charnières.

Je lui demandai alors s'il souhaitait que je les transmette à quelqu'un, mais il insista pour que je les garde. A bout de force et désespéré, j'acceptai sans broncher, malgré l'étrangeté de sa requête. L'homme déposa les objets dans un sac de cuir qu'il me confia avec l'outre d'eau.

"Qu'allez-vous devenir ?", lui dis-je. Il ne répondit pas et se contenta de m'indiquer la direction d'où j'étais venu. "Il n'y a rien par ici," repartis-je, et il m'adressa un sourire.

Le jour suivant, je trouvai la Voie impériale et un conducteur de caravane accepta de me conduire à Perivantium en échange de l'éclat de cristal. Une fois sur place, je troquai la sphère de bronze contre des vêtements neufs et une chambre à l'auberge. Cette nuit-là, j'examinai le coffret sans trouver le moyen de l'ouvrir. Quand je le tins contre mon oreille, je crus entendre une respiration lente et régulière à l'intérieur. Bouillant de curiosité, j'empruntai un lourd marteau à l'aubergiste dans l'espoir de fracasser l'objet. Au moment où le marteau toucha le coffret, celui-ci se mit à hurler. Son cri déchirant pénétra aux tréfonds de mon âme.

Au matin, je donnai la boîte à l'aubergiste et me sentis soulagé d'en être débarrassé.

--Page arrachée à un mystérieux journal, exposée au Palais des Perles Noires

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Velours de Cailan

Le velours de Cailan est un portrait de feu Cailan, roi de Férelden, peint sur du velours luminescent.

Selon la rumeur, Cailan commanda un grand nombre de ces tableaux qui furent par la suite distribués dans les échoppes de Dénérim tout juste après son couronnement. Une partie des bénéfices des ventes étant reversée au roi, cet argent servit à financer son chenil de chiens de guerre mabaris toujours plus nombreux.

Les mécènes du tout Thédas trouvent les velours de Cailan tout simplement révoltants. Dans sa croisade pour épargner les horreurs de Thédas au monde de l'art, la collectionneuse orlésienne Blanchette de Limoux offre une récompense pour chaque velours de Cailan qu'on lui rapporte. Dame de Limoux a publiquement critiqué les tableaux en disant notamment "je méprise l'art touffu."

-- Extrait du journal de la Hauteville Le trimestriel des Artistes

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Un flacon de larmes

L'étiquette de ce flacon cacheté à la cire, "Larmes versées pendant l'incendie de Treviso", soulève plus de questions qu'elle n'apporte de réponses. A commencer par celle-ci : de quel incendie de Treviso s'agit-il ? Celui de son occupation par les Qunari en 6:35 de l'acier ? Ou bien de sa libération par les armées des Divins blancs et noirs au cours de la seconde Marche exaltée, en 7:52 des tempêtes ? A moins qu'il ne s'agisse de son incendie accidentel en 8:62 des bontés, après qu'un docker ait renversé une lanterne dans un entrepôt plein d'huile ?

En outre, à supposer que l'on parvienne à déterminer l'évènement en question, on ignore toujours qui les a versées. sans doute par une des nombreuses victimes du brasier. Peut-être des parents qui auraient survécu ? Des nobles réfugiés dans leurs résidences secondaires sur la côte antivane ? Notons que nulle part sur l'étiquette il n'est écrit que la tragédie est à l'origine de ces larmes. Ainsi, il pourrait s'agir des pleurs d'une femme de Montsimmard, désolée que personne ne l'ait invitée à danser au dernier bal costumé et ignorant totalement qu'une des plus grandes cités portuaires de Thédas était alors la proie des flammes.

--Extrait des lettres de frère Ferdinand Génitivi à soeur Pétrine, érudite de la Chantrie

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Le savoir interdit


Le livre de sang de Tarohne

Dabbon Hait était-il un seul mage ou une cabale entière ? J'ai trouvé une nouvelle référence à Xebenkeck dans son Journal noir :

"Le sang nourrit, le sang restaure.
Dans le sang l'appel est entendu, dans le sang le pacte conclu.
Mon maître s'est baigné dans une rivière de sang,
Et c'est alors que le grand Xebenkeck est venu !"

Les débuts de Tarohne

La première apparition des Grands proscrits remonte à l'an 4:2 des divines, bien que la plupart des mages la considèrent comme une mascarade. cependant, il fallait bien que quelqu'un forme ce premier pacte, ce premier contact avec l'au-delà. Voici un extrait du témoignage du mage inconnu :

"Les premiers mages se sont abîmés dans l'Immatériel en quête de réponse et de puissance, toujours plus de puissance. Ils y trouvèrent les Grands proscrits : Xebenkeck, Imshael, Gaxkang l'affranchi et l'Indéfini. S'ensuivirent maintes conversations au cours desquelles la trame du monde fut révélée. Ainsi naquit la magie du sang."

Même ceux qui envisagent cette folie n'osent prononcer leurs noms.

Les enseignements de Tarohne

Tout ce que vous avez appris n'est que mensonge. Andrasté n'était qu'une illuminée. Le Créateur lui-même n'est qu'un vaste canular. Il existe bien plus de preuves de l'existence des Grands proscrits et des démons que celles amassées pendant un millénaire au sujet d'un dieu fictif.

Les démons ne sont pas nos ennemis, mais des outils à notre disposition. Extirpez les secrets qu'ils recèlent et transmettez-les à d'autres. Certains d'entre nous mourront, d'autres seront corrompus, mais chaque parcelle de vérité que nous découvrons est une victoire.

Les débuts de Tarohne II

Les pages du grimoire renferment maints secrets. La place d'un mage n'est pas sous le joug des templiers. Nous sommes les maîtres des éléments. Nous commandons aux esprits eux-mêmes. Malgré l'étendue de nos connaissances, les anciens mages tévintides détenaient un savoir plus vaste encore... alors même qu'ils entamaient à peine leur quête pour comprendre la nature de notre monde.

Nous n'étions pas destinés à vivre parmi les mortels, mais à les diriger.

Les prophéties de Tarohne

Le Grimoire des cruautés contient les noms du pouvoir et les clés pour les invoquer. Xebenkeck reviendra se repaître du sang d'un millier de mes ennemis. C'est inéluctable !

Extrait des dernières lettres de Tarohne

J'ai recopié le grimoire avant de le cacher. Il doit perdurer car il nous guide sur la Voie, et la Voie est éternelle. J'y ai posté des gardiens, mais vous devez les vaincre. Décryptez les signes, mes frères et soeurs, car même si mes ennemis m'anéantissent, ensemble, nous ne pouvons échouer. Les tréfonds de l'Immatériel regorgent de secrets inconcevables. C'est là que nous attend notre destinée, notre salut.

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Vipère antivane

Ces arcs aux couleurs chatoyantes sont particulièrement prisés des pirates antivans. Une pluie de flèches peut balayer le pont d'un navire en approche et bouter le feu à ses voiles.
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Courage d'apostat

Certains mages content encore tout bas la légende de Caleth le Renégat. Voulant se libérer du joug des templiers, caleth s'enfuit du Cercle accompagné de ses plus loyaux partisans. Ils atteignirent les montagnes avant les premières tempêtes de neige et y vécurent libres et heureux l'espace d'une saison.
Cependant, les bourgeons du printemps furent rapidement accompagnés d'une grande armée de mercenaires engagée et commandée par l'Ordre des templiers. Voulant éviter un bain de sang, Caleth et ses acolytes se rendirent pacifiquement et acceptèrent de subir le Rite de l'apaisement.
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Anneau de détermination

Cette bague en fer à facettes dégage une mystérieuse énergie. Lorsque votre coeur s'accélère, son éclat se fait plus étincelant.
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Pavois du chercheur

Frappé de symboles des templiers de la Chantrie et émaillé de traces laissées par de nombreux combats, ce grand bouclier de fer est parmi les plus lourds jamais vus. Il s'est vu appliquer des protections contre la magie afin de mieux protéger les chercheurs qui le portent lorsqu'ils poursuivent les mages apostats.
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Puissance de Sten

Cette lourde épée qunari jouit d'un équilibre raffiné. Bien que sa lame soit vierge de toute marque d'usure, le sang qui tâche sa garde de cuir suggère qu'elle a connu son lot de combats.
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