Dragon Age Inquisition : codex Lieux

Dragon Age Inquisition codex Lieux

Nations et régions, cités et villages, suites importants et étendues désertes... Thédas ne manque pas d'endroits où installer ses pénates.

 1. Antiva
 2. Boscret
 3. Caer Bronach
 4. Caer Oswin
 5 DLC. Cirque des Dorsales de givre
 6 DLC. ou  5. Coracavus
 7 DLC. ou  6. Darse
 8 DLC. ou  7. Des Dorsales de givre
 9 DLC. ou  8. Fort connor
10 DLC. ou  9. Férelden après l'enclin
11 DLC. ou 10. Golefalois
12 DLC. ou 11. Grand pavillon forestier
13 DLC. ou 12. Halamshiral
14 DLC. ou 13. L'Empire orlésien
15 DLC. ou 14. L'Empire Tévintide
16 DLC. ou 15. L'Emprise du lion
17 DLC. ou 16. L'Immatériel
18 DLC. ou 17. L'Oasis interdite
19 DLC. ou 18. L'exil de Lornan
20 DLC. ou 19. La Côte orageuse
21 DLC. ou 20. La Plaine exaltée
22 DLC. ou 21. La Porte du Ponant
23 DLC. ou 22.
24 DLC. ou 23. La cité-État de Kirkwall
25 DLC. ou 24. La culture Féreldienne
26 DLC. ou 25. La forteresse Inébranlable
27 DLC. ou 26. Le bourbier délaissé
28 DLC. ou 27. Le Miroir de la mère, la folie de Réville
29 DLC. Le Palais des perles noires
30 DLC. ou 28. Le Passage des pénitents
31 DLC. ou 29. Le Refuge de Thérinfal
32 DLC. ou 30. Le Saint temple cinéraire, redécouvert
33 DLC. ou 31. Le bazar d'été
34 DLC. ou 32. Le berceau de Sulevin
35 DLC. ou 33. Le temple de Mythal
36 DLC. ou 34. Les Anderfels
37 DLC. ou 35. Les Marches solitaires
38 DLC. ou 36. Les Plaines sifflantes
39 DLC. ou 37. Les Ruines endormies
40 DLC. ou 38. Les Terres sauvages d'Arbor
41 DLC. ou 39. Les Tombes émeraude
42 DLC. ou 40. Névarra
43 DLC. ou 41. Riveïn
44 DLC. ou 42. Séhéron
45 DLC. ou 43. Thaig d'Heidrun
46 DLC. Tréfonds
47 DLC. ou 44. Val Royeaux
48 DLC. ou 45. A propos de Fort Céleste


Antiva

Dans le reste du monde civilisé, il est communément admis qu'Antiva n'a pas de roi. Or, je puis vous assurer, aimables lecteurs, qu'il n'en est rien. La lignée royale d'Antiva est restée intacte depuis deux millénaires et demi... sauf que plus personne ne lui prête attention.

La nation est effectivement gouvernée par un conglomérat de princes marchands. Non des princes au sens littéral, mais des directeurs de banques, de grands comptoirs et de vignobles. Leur pouvoir, ils le doivent uniquement à leur fortune.

Toutefois, ce n'est pas le singulier gouvernement d'Antiva qui en fait le renom, ni même ses vins d'une qualité pourtant inégalée ; non, Antiva est connue avant tout pour sa Maison des Corbeaux. Les Antivans étant réputés aptes à tout sauf au combat, l'on peut trouver une certaine ironie à ce que la nation possède les assassins les plus terribles au monde. Leur notoriété est telle qu'Antiva ne s'encombre pas d'une armée : nul roi n'ose ordonner à ses troupes d'attaquer ses frontières, nul général n'est assez fou pour prendre la tête d'une telle invasion. L'attaque aurait toutes les chances de réussir, mais ses investigateurs passeraient promptement de vie à Trépas.

- Extrait de A la poursuite du savoir, pérégrinations d'un érudit chantriste de frère Génitivi.

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Boscret

Boscret est un petit village tranquille, une étape insignifiante pour les Seigneurs et Dames en route vers Val Royeaux ou Dénérim, peuplée de gens simples et accueillants. Ils élèvent du bétail et récoltent tout ce qui veut bien sortir de terre, mais leurs principales ressources proviennent du commerce.

Alors que je dînais seul à l'auberge locale, une vieille bâtisse pittoresque perchée sur un barrage, j'entendis le tenancier mentionner l'existence de galeries sous le village. Je fus surpris d'apprendre que les terres environnantes étaient criblées d'un vaste réseau de grottes. Les gens du cru me contèrent alors des histoires de bruits étranges et de lueurs surnaturelles, d'expéditions entières avalées par des fissures souterraines, ou des hurlements qui transpercent la nuit, venus d'on ne sait où, et qui se taisent presque aussitôt.

Je me contentai de hocher les épaules d'un air dubitatif, puis j'entrepris une petite marche digestive dans la compagne environnante. Le ciel était dégagé et la lune baignait les collines de sa douce lumière, mais alors que je traversais une charmante petite clairière, j'entendis un sifflement grinçant. Laissant tomber mon bâton de marche, j'entrevis l'entrée d'une petite grotte, à moitié dissimulée par la végétation. Ai-je vraiment entendu des bruits de pas s'éloignant précipitamment dans la pénombre, ou n'était-ce qu'un petit animal nocturne en fuite ?

Cette nuit-là, j'ai laissé une bougie allumée dans ma chambre plus longtemps que nécessaire.

- Extrait du journal d'un voyageur de Val Chevin, écrit trois mois avant le début du cinquième Enclin.

La mare de trois truites dissimule un entonnoir naturel d'une profondeur de plusieurs centaines de mètres. Des engeances ont émergé de cette fosse, ainsi que d'autres grottes environnantes, pour attaquer Boscret durant l'Enclin. L'inondation qui a détruit le vieux-Boscret a exterminé les hordes viciées et l'eau a formé la présente mare.

Si le barrage n'avait pas été endommagé, nous n'aurions jamais survécut aux engeances. Était-ce l'oeuvre du Créateur ? Je ne veux pas croire qu'il puisse faire preuve d'autant de cruauté envers Ses enfants, malgré nos incontestables défauts.

- Extrait des mémoires de soeur Vaughn de Boscret.
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Ressources disponibles : Elfidée, Herbe en fuseau, Lotus sanguin, Champignon des Tréfonds, Embrium, Fer, Obsidienne, Éternalite.

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Caer Bronach

Le roi Brandel a fait construire Caer Bronach en 8:26 des Bontés, en vue d'en faire une garnison d'étape pour les soldats Féreldiens aux prises avec les envahisseurs Orlésiens. Le village de Boscret tire son nom du premier capitaine du fort, Ser Venar Boscret, qui défendit les lieux plus longtemps que quiconque ne l'aurait cru face à l'avant-garde de l'armée Orlésienne.

Quand la défaite du fort sembla inévitable, Ser Boscret ouvrit les portes en brandissant un drapeau blanc et provoqua en duel tous les berruiers de l'armée impériale. Amusé, un officier Orlésien releva le défi, et succomba sans tarder à la lame de Ser Boscret. Huit autres suivirent, contraints par l'honneur et les soldats spectateurs de l'affronter seuls les uns après les autres. Le dixième opposant réussit enfin à porter le coup de grâce, largement aidé par les blessures des précédents combats qui avaient affaibli Ser Boscret.

Impressionnés par la ténacité et l'endurance du défunt capitaine, les officiers restants épargnèrent les centaines d'habitants du petit village qui entourait le front, et regagnèrent leur capitale.

- Extrait du recueil Forteresse, châteaux, tours et autres édifices notables de Férelden d'Henry Lannon.

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Caer Oswin

Il ne passe pas un jour sans que je m'inquiète pour Loren. Depuis la mort de sa femme et de son fils à Hautecime au début de l'Enclin, il se renferme de plus en plus. Il ne reçoit presque plus personne à Caer Oswin. La dernière fois que j'ai réussi à le voir, c'était après avoir insisté sans relâche auprès de ses nouveaux gardes pour qu'ils me conduisent jusqu'à lui. Je dis "nouveaux" gardes, je devrais dire "étranges" : pratiquement tous les domestiques d'Oswin ont été renvoyés. Ces hommes-là ne portaient pas les couleurs du Bann Loren, et ils avaient plus l'air de gardiens de prison que de réels protecteurs. Loren, quant à lui, était des plus pâles et frisait le délire. Je lui ai fait promettre de voir un guérisseur, mais je doute qu'il s'y soit tenu. Les gardes m'ont pressés vers la sortie, et depuis, on ne me laisse même plus passer la porte. Personne n'a vu Loren depuis des mois maintenant. Je crains le pire, mais je ne peux rien prouver. Je ne peux que prier pour que le reste du Bannorn s'en rendre compte et agisse avant qu'il ne soit trop tard.

- Extrait d'une lettre de la Banne Alfstanna Eremon, 9:40 du Dragon.

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Cirque des Dorsales de Givre

Halvor arrive souvent aux alentours de l'Hivernale, mais vu le temps qu'il fait, je ne l'avais pas cherché. C'est pour ça que quand sa voix a rugi dans le marché, j'ai été surpris :

"Bas-terrien ! Tu devais m'offrir un verre à ma prochaine visite. Et un dîner. Mais tu voulais peut-être éviter de payer ta dette ?"

J'avais peut-être essayé d'esquiver le paiement du pari, mais j'étais heureux de régler la note à la taverne ce soir-là. J'ai demandé à Halvor où l'avait emmené son dernier voyage, et il me répondit qu'il faisait commerce avec un village Alvar dans le Cirque des Dorsales de Givre. Puis il leva les sourcils en voyant mon expression. Alors je lui ai parlé des histoires que mon oncle nous racontait quand on était petits, où les expéditions courageuses se perdaient dans des endroits comme la Porte du Ponant, les Marais de Nalashin... et le Cirque des Dorsales de Givre. Il rit et reconnut que ce pouvait être un endroit cruel. Il décrivit des forêts denses (certainement plus grandes que celles que j'ai vues) et des marais sombres. Sa règle pendant ses voyages semblait se résumer à : "prend garde, car tout peut te tuer". Les animaux sont violents, les falaises sont abruptes et tu ne dois pas oublier la volonté des dieux (là il parle des dieux Alvars). Bien sûr, la chasse est bonne, le commerce est équitable et le village Alvar est impressionnant.

"Est-ce que les gens disparaissent vraiment dans la forêt ?" lui demandai-je.

"Il n'y a pas beaucoup de bas-terriens qui viennent. Et encore moins en repartent". Sa dernière phrase était une blague, mais je ne suis pas sûr de visiter ce village d'ici peu.

- Lettre écrite par un marchand Féreldien à son cousin, à Hautecime.
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Ressources disponibles : Elfidée, Embrium, Champignon des Tréfonds, Felandaris, Grâce sylvestre, Éternalite, Argentite.

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Coracavus

A la périphérie de l'Empire Tévintide, une prison fut érigée : Coracavus, la fosse sans fond.

Loin du centre culturel de l'Empire, Coracavus servait à enfermer et punir les populations locales qui contestaient l'autorité de Tévinter dans la région, ainsi que les citoyens soi-disant "locaux" qui se pensaient à l'abri des lois Tévintides, si loin de toute civilisation.

Parfois, on envoyait aussi à Coracavus les prisonniers politiques qui ne pouvaient être condamnés à mort. Il était de notoriété publique que l'argent n'y achetait aucune faveur et qu'un nom prestigieux n'y protégeait personne des mauvais traitements. On dit même que certains, une fois la sentence prononcée, suppliaient que l'on commue leur peine en condamnation à mort.

- Extrait de Bref historique de l'Empire Tévintide, Tome 3 de Tyrus Altim.

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Darse

J'aimerais vous parler de Darse, le village des Dorsales de Givre, voisin du Saint Temple Cinéraire. Comme nous le savons tous, il abritait autrefois ceux qui se faisaient appeler les "disciples d'Andrasté"; après des années d'isolement, ces descendants des constructeurs du Temple s'étaient éloignés de leurs nobles origines pour devenir des adorateurs de dragons. Lorsque le Garde des Ombres a découvert le Temple jalousement gardé par les disciples, ce qu'il restait de la secte s'est dispersé, et la glace et la neige se sont emparées de Darse.

Je suis passée par Darse lors de mon pèlerinage au Saint Temple Cinéraire. Un orage a éclaté et je me suis réfugiée dans la Chantrie du village. Bien que poussiéreux, les murs de ce lieu déserté étaient solides et m'ont protégée des vents cinglants. Une paix profonde m'a envahie, et j'ai vu la beauté incroyable de Darse, que ni les horreurs du passé ni les ravages du temps ne pouvaient altérer. Il ne saurait être condamné à l'oubli.

Darse est un symbole historique et religieux cher à Orlaïs, à la Chantrie et au Trône du soleil. Je souhaite qu'il soit restauré, mis au service d'Andrasté et préservé à travers les âges. Qu'il devienne un sanctuaire pour les pèlerins qui se rendent au Saint Temple Cinéraire. Que ces pèlerins y trouvent refuge et, en admirant les cieux clairs et les sommets argentés qui sont l'oeuvre du Créateur, que Sa gloire leur soit révélée. Maintenant et à jamais, qu'il soit le havre des fidèles.

- Extrait d'un discours de la Divine Justinia V en 9:35 du Dragon.

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Des Dorsales de Givre

Même les montagnes avaient jadis un coeur. Lorsque le monde était neuf, Korth le Père des cimes siégeait au pic de Bélénas, la montagne au centre du monde d'où il voyait tous les recoins de la terre et du ciel. Il vit des hommes forts s'affaiblir, des hommes braves céder à la lâcheté, des hommes sages perdre la raison, tout cela par amour.

Afin que jamais Korth ne fût trahi par son propre coeur, il se l'arracha et le dissimula où nul n'oserait le chercher. Il l'enferma dans un coffre d'or qu'il enfouit sous terre, puis érigea autour, pour le protéger, des montagnes comme le monde n'en avait jamais connu : les Dorsales de Givre.

Mais sans son coeur, le Père des cimes céda à la cruauté. Il n'était plus en son sein que vents montagnards acérés qui hurlaient et gémissaient tels des âmes en peine. La nourriture avait perdu sa saveur, la musique sa beauté, les hauts faits leur bravoure. Il envoya avalanches et tremblements de terre pour tourmenter les tribus humaines. Dieux et hommes se dressèrent contre lui, l'accusèrent de tyrannie ; mais faute de coeur, Korth était immortel. Bientôt, plus aucun homme, plus aucun dieu n'osait défier Korth.

La Dame des cieux manda aux meilleurs de ses enfants, les plus agiles, les plus rusés, les plus rapides, de sillonner les montagnes en quête du coeur manquant, et durant un an et un jour, ils cherchèrent sans trêve. Mais hirondelle comme corbeau, vautour comme aigle, goéland comme albatros lui faisaient tous le même constat d'échec.

C'est alors que la perdrix des neiges prit la parole et se proposa de retrouver le coeur du chef-dieu. Les autres se rirent de ce minuscule oiseau, trop humble pour prendre son envol et qui passe la moitié de son temps à sautiller au sol. La Dame refusa de donner sa bénédiction à la petite créature, car les montagnes étaient trop dangereuses même pour les aigles ; mais la perdrix des neiges partit néanmoins.

L'oiseau voyagea au plus profond des Dorsales de Givre. Lorsqu'il ne pouvait voler, il marchait tant bien que mal. Agrippé au sol pour endurer les pires vents des montagnes, il parvint finalement dans la vallée où battait le coeur. Après tous les méfaits du dieu, il était beaucoup trop lourd pour que l'humble perdrix le rapportât ; aussi lui fit-elle quitter la vallée en le faisant rouler, petit à petit, tant et si bien qu'il dévala un à-pic. Et lorsque le coffre d'or toucha le sol, il se fracassa. Gorgé comme il était, le coeur était sur le point d'éclater. De douleur, le dieu de la montagne vint découvrir ce qui était survenu.

Lorsque Korth approcha de son coeur, celui-ci regagna d'un bond sa poitrine. Alors, Hakkon Vintervind enserra la poitrine de Korth de trois bandes de fer et trois bandes de glace, afin que plus jamais il ne pût s'échapper. Et tous les dieux restants louèrent la perdrix des neiges plus encore que l'aigle le plus noble.

- "La perdrix des neiges : conte Alvar", extrait de Férelden : folklore et Histoire de soeur Pétrine, érudite chantriste.
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Ressources disponibles : Elfidée, Fer

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Fort Connor

Fort Connor fut bâti par le jeune Iarl Eamon après que les Orlésiens furent boutés hors de Férelden. Il fut nommé ainsi en hommage au père d'Eamon, tombé à la bataille des Collines occidentales, qui donna également son nom à son petit-fils.

Déterminé à ériger Golefalois en symbole de la puissance de Férelden, le Iarl fit construire Fort Connor pour surveiller les Marches Solitaires de toute invasion ennemie. L'édifice démontra la solidité de ses fortifications face aux engeances du cinquième Enclin, cédant uniquement sous les assauts des émissaires. A l'époque, Eamon avait déclaré que Fort Connor "ne pouvait être détruit que par la magie, et pour ça, le Créateur nous a donné les templiers".

- Extrait du Guide touristique de Golefalois de soeur Dorcas Guerrin.

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Férelden après l'Enclin

Il suffit de se promener au marché de Dénérim pour se rendre compte de la ténacité de Férelden. On aurait du mal à croire que les engeances ont ravagé la cité de notre vivant. Ceux qui ont vécu ces événements en gardent des cicatrices, mais la vie continue.

A présent, les enfants jouent dans la rue ; des enfants pour qui l'Enclin n'est qu'une histoire que leurs parents racontent. J'ai entendu un petit garçon demander ce qu'était une engeance. Pour lui, ce n'était qu'un mot entendu de la bouche des enfants plus âgés. Nous enseignons "qu'un enfant bien éduqué fait la fierté de ses parents et du Créateur". Qu'Andrasté me pardonne, mais son ignorance souriante m'a procuré une grande joie.

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Si Alistair règne avec la garde des ombres

Ce sont le roi Alistair et son épouse qui ont rendu cela possible. On dit que notre souverain a du mal à supporter l'absence de la reine. Mais tout de même, je trouve ses actions particulièrement étonnantes.

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Je trouve donc les actions de nos dirigeants particulièrement étonnantes.

Malgré les événements de Kirkwall, Férelden continue d'offrir l'asile aux mages rebelles, ce qui n'apportera que des ennuis à nos portes. C'est déjà le cas, d'ailleurs. Le bruit court parmi les marchands qu'Osterburg instaure des sanctions commerciales en signe de protestation. On entend aussi parler de conflits entre templiers et mages dans les Marches Solitaires.

Mère Diana dit que je dois l'accompagner au Conclave de Darse. Elle dit qu'il faut avoir foi en la Divine Justinia, et que, quoi qu'il advienne, la volonté du Créateur sera faite. Je pense au sourire de ces enfants qui n'ont pas grandi dans la mort et la peur, et je prie pour qu'il en soit ainsi.

- Une lettre de soeur Kira de la Chantrie de Dénérim à sa soeur des Marches Libres.

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Golefalois

Sa Majesté le roi Calenhad Theirin est connu pour avoir déclaré : "Le sort de Golefalois est celui de tout Férelden". Effectivement, le château représente la première et dernière ligne de défense de la seule voie d'accès à Férelden, et jamais nul envahisseur n'a pris Férelden sans s'être au préalable emparé de Golefalois.

Le château, qui est toujours qualifié d'imprenable après avoir été capturé à trois reprises, surplomb en outre l'une des bourgades les plus grandes et les plus prospères de Férelden. Le village de Golefalois jouit d'un bel emplacement, près du col montagneux menant à Orzammar ainsi qu'à la frontière Orlésienne, ce qui en fait une plaque tournante du commerce extérieur. Golefalois a donc le statut de comté malgré la petite taille du domaine.

Le village est peuplé en majorité de pêcheurs et de marchands qui acheminent des produits nains à Dénérim via le Col d'Orlaïs. Certains matins d'automne, lorsque tout le village fleure le poisson fumé, les marchands dans leurs plus beaux atours s'évertuent à n'en rien laisser paraître.

- Extrait de A la poursuite du savoir : pérégrinations d'un érudit chantriste de frère Génitivi.
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Les événements de la guerre civile Féreldienne ont laissé Golefalois en ruines. Sa reconstruction est lente, mais la cité s'est relevée de façon remarquable après le supplice infligé par le jeune Seigneur Connor Guerrin.

Suite à la Bataille de Dénérim, le Iarl Eamon a confié le comté à son frère cadet afin de consacrer au trône son attention la plus entière. Il a laissé au jeune Iarl Teagan l'immense responsabilité de reconstruire la cité, et le défi peut-être encore plus grand de gérer l'afflux de mages dans la région depuis l'éclatement des Cercles.

- Extrait de Le nouveau visage de Thédas de soeur Pétrine, érudite chantriste.

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Grand pavillon forestier

Le fait que le grand pavillon forestier soit si éloigné du château de Golefalois peut surprendre, mail il y a pour cela une raison bien précise. Plus d'une ère avant l'occupation Orlésienne de Férelden, le Iarl Jacen Guerrin ordonna sa construction pour offrir des quartiers confortables à son "grand ami", Ser Corram le barde, chanteur célèbre et fin bretteur. La Iarles Marguerite, l'épouse de Jacen, acceptait évidemment la relation de son époux avec Corram, mais à une simple condition : que le barde ne vive pas au château pour éviter tout scandale.

"La chevauchée du Iarl Jacen" résonna dans les tavernes pendant de longues années, pastichant gentiment les efforts du Seigneur pour revenir du pavillon avant le lever du soleil. Ser Corram y vécut heureux jusqu'à sa mort, à l'âge de quatre-vingt-dix ans, plusieurs années après le décès du Iarl Jacen. La Iarles Marguerite ordonna que le corps de Corram soit incinéré avec tous les honneurs, drapé d'une cape de chasse qui appartenait à son époux.

Après la mort du barde, le pavillon servit à recevoir les invités de la famille du Iarl, ou fit office de quartiers d'été pour ses plus jeunes membres. Il fut abandonné suite aux événements tragiques du cinquième Enclin.

- Extrait du Guide touristique de Golefalois de soeur Dorcas Guerrin.

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Halamshiral

Après la glorieuse reconquête de la Dalatie, la capitale elfique resta déserte et en ruine durant des années, ce qui eut tôt fait de la transformer en un refuge pour les brigands, les détrousseurs et toutes sortes de mécréants. La région fut inexploitée jusqu'à l'Ère des Exaltés où Alphonse Valmont, le grand lion en personne, décida d'y faire bâtir un palais en l'honneur de ses valeureux frères, morts pour défaire les armées de l'Empereur illégitime Xavier Drakan. D'abord appelé Château Lion, il fut conçu pour servir de villégiature aux frères de l'Empereur et à leurs familles.

C'est autour du palais que se développa Halamshiral. Les premières évocations de cette cité remontent à l'Ère des Tempêtes, lorsque l'Empereur Cyril accorda le titre de marquis au Ser Réginald Montclair et lui confia "l'administration d'Halamshiral".

A l'Ère des Bontés, un soulèvement des elfes détruisit Château Lion. Au moment de sa reconstruction, l'Empereur Judicaël 1er nomma cette nouvelle villégiature le Palais d'Hiver. Conçu davantage pour l'Empereur et sa famille proche que pour les branches cadettes de la maison Valmont, il devint le centre névralgique de la Cour Impériale lors des durs mois d'hiver.

- Extrait de L'histoire architecturale d'Orlaïs, volume 1 d'Élodie Ferrneau.

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L'Empire Orlésien

Val Royeaux compte bien des Seigneurs et Dames.

Et pour cause. Autrefois, la hiérarchie nobiliaire à Orlaïs relevait de l'incompréhensible : barons, baronnes, baronnets, surbarons et une pléthore d'autres encore, chacun doté de ses propres origines et de ses nuances relatives. L'aristocratie Orlésienne est aussi ancienne que compétitive. Toute la noblesse, qu'elle le veuille ou non, s'adonne à ce qu'elle appelle le "Noble Jeu" : une guerre de réputation et de relations qui se livre à coups de rumeurs, le scandale étant l'arme par excellence. Aucune erreur n'est donc permise dans ce jeu qui a fait couler plus de sang que tous les conflits armés jamais menés par Orlaïs.

La hiérarchie changea du tout au tout sous le règne de l'Empereur Drakan, qui fonda l'Empire Orlésien sous sa forme actuelle et créa la Chantrie. Aucun grand homme n'est plus vénéré en Orlaïs ; à Val Royeaux, sa statue rivalise en taille avec celle d'Andrasté. Drakan décréta que le Noble Jeu déchirait Orlaïs et décida d'abolir tous les titres, sauf le sien et ceux de Dame et Seigneur.

On m'a informé, non sans quelques gloussements satisfaits, que cette mesure n'avait pas mis fin au Noble Jeu comme l'escomptait Drakan. Désormais, Seigneurs et Dames collectionnaient les titres officieux plutôt qu'officiels, tels que "patron exalté de Tassus Klay" ou encore "oncle du champion de Tremmes". Devant la complexité et le ronflant de ces titres à rallonge, on ne peut que plaindre le pauvre portier du bal qui doit tous les égrener à l'arrivée de chaque convive.

L'aristocratie diffère également de celle de Férelden sur d'autres points. Le droit des Orlésiens à la souveraineté provient directement du Créateur. Le concept de souveraineté par mérite leur est étranger, de même que celui de rébellion. Qui n'est pas noble aspire à l'être, ou du moins à s'en attirer les bonnes grâces, et cherche en permanence à nouer des relations avec ses supérieurs dans le cadre du Noble Jeu.

Et parlons des masques. Et des cosmétiques. Je n'ai jamais vu autant de peinturlurage, hormis peut-être aux chenils de Hautecime. Mais c'est une autre histoire.

- Extrait de Par-delà les Dorsales du Bann Téoric des Collines occidentales, 9:20 du Dragon.

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L'Empire Tévintide

En bien ou en mal, l'Empire a marqué Thédas pour toujours.

La Voie impériale fonctionne toujours dans quasiment tout Thédas. Les ruines des forteresses Tévintides et des centres d'études magiques parsèment encore notre paysage, même si la gloire de l'Empire a passé depuis. L'influence de cet ancien Empire est plus ancrée. Sans Tévinter, il n'y aurait eu ni Enclin, ni Andrasté, ni Chantrie. Tout notre univers aurait été bouleversé.

La puissance et la grandeur de l'Empire ont peut-être diminué, mais sa présence reste palpable, même dans les parties les plus reculées de Thédas. N'importe quel enfant a déjà entendu une histoire sur Tévinter d'aujourd'hui : une nation décadente, dirigée par l'Archonte et sa cour de Magisters (également appelés "inquisiteurs" Tévintides) qui ne sont que de grands Seigneurs et mages indubitablement corrompus. Leur Chantrie n'est qu'une farce, leur Divin Noir n'est qu'un homme issu du Cercle des Mages de Minrathie. La sacro-sainte loi du Créateur, qui stipule que la magie doit servir l'homme et non l'asservir est bafouée. Les mages de l'Empire prétendent que leur devoir le plus sacré est de servir les hommes, mais ils préfèrent servir les intérêts politiques.

Et le pire est que tout ceci est fondé sur l'esclavage, ce qui doit valoir quelques larmes à la divine Andrasté. Pendant que la plupart des nations interdisaient le commerce d'esclaves à l'intérieur de leurs frontières, elles exportaient par bateau des esclaves à vendre à l'Empire, contournant les interdictions contre de telles atrocités. Cela nourrissait la faim insatiable de l'Empire pour des gens capables de combattre les Qunari, de travailler dans les mines et les carrières, de construire des palais aux Magisters, de balayer les rues, de s'occuper des tas de fumier, et de répondre aux caprices de leur maître mage.

- Extrait de Cité Noire, Divin Noir : étude sur l'Empire Tévintide par soeur Pétrine, érudite de la Chantrie.

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L'Emprise du Lion

L'ancien nom de ces massifs escarpés est oublié depuis longtemps. Après le couronnement du premier Empereur Valmont pendant l'Ère des Exaltés, les montagnes furent rebaptisées "Emprise du Lion" en l'honneur de la maison Valmont, au blason orné d'un lion.

En parcourant ces colline lointaines, j'ai découvert les vestiges d'un passé oublié, magnifiquement mêlés aux marques du présent. De charmants villages parsemaient le paysage, des reliques de la nation perdue des elfes éparpillées parmi eux. De jeunes femmes vendaient des baies sauvages sur un marché niché dans l'ombre d'une forteresse sinistre et décrépie, qui aurait pu être le siège d'un Seigneur Dalatien. Des enfants jouaient dans les champs, sous le regard des statues silencieuses de dieux dont ils ignoraient le nom. Je déambulai sur des chemins tranquilles, bordés de fleurs sauvages et surplombés par les hautes arches d'un ancien pont, toujours majestueux malgré son état de ruine.

Malheureusement, mon séjour dans les montagnes fut de courte durée et je dus bientôt reprendre la route vers Halamshiral. Mais je me repris à penser à l'Emprise du Lion, et à la grâce avec laquelle elle supporte le passage des ans. Je me demandai ce que lui réservait l'avenir, en rêvant à la manière dont il marquerait ce lieu. Quoi qu'il arrive, sa beauté n'en sera qu'agrémentée, comme les rides délicates sur le visage d'une noble Dame qui racontent une vie bien vécue.

- Extrait de A la poursuite du savoir : pérégrinations d'un érudit chantriste de frère Génitivi.
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Ressources disponibles : Elfidée, Lotus noir, Fadortie, Fadortie brûlante, Grâce sylvestre, Felandaris, Pierre de sang, Pierre d'aurore, Argentite.

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L'Immatériel

De tout temps, l'homme a étudié l'Immatériel, car depuis lors que nous rêvons, nous arpentons ses chemins sinueux pour parfois apercevoir brièvement la cité en son coeur, toujours à portée de main comme nos propres pensées, mais à jamais séparée de notre monde.

L'Empire Tévintide consacra jadis des fortunes colossales en or, en lyrium et en esclaves humains à la cartographie de l'Immatériel, entreprise que se révéla totalement futile. Bien que ce domaine soit divisé entre puissants esprits, tout l'Immatériel est en constante mutation. L'Empire parvint à trouver les royaumes disparates et instables d'une douzaine de Seigneurs démons, ainsi qu'à recenser quelques centaines de types d'esprits, avant de devoir abandonner le projet.

La relation du rêveur à l'Immatériel est complexe. Même lorsqu'un mortel pénètre dans ce monde à l'aide de lyrium, il n'est pas capable d'exercer une quelconque influence. Les esprits qui y résident n'ont pas cette entrave ; toutefois, la Chantrie nous enseigne que leur faille est de n'avoir ni imagination ni ambition. Ils créent ce qu'ils voient en leur visiteur assoupi, construisent des doubles complexes de nos cités, de nos congénères, de notre vécu. Mais comme le reflet que projette un miroir, ces doubles sont dénués de contexte, de vie propre. Même les démons les plus puissants ne font que plagier les noires pensées et les peurs des mortels, et construisent leurs royaumes sans autre ambition que de goûter à la vie.

- Extrait de De l'apaisement et du rôle de l'Immatériel en la culture humaine du Premier enchanteur Asymbel.

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L'Oasis interdite

J'ai retrouvé Bayard à Val Firmin. De là, nous suivrons les mineurs jusqu'à la Porte du Ponant. Le son de ta voix me manque déjà, mais ce contrat nous permettra de subvenir à nos besoins et ce n'est qu'une année, après tout ; nous nous retrouverons bien vite.

Bayard dit que les mineurs appellent l'endroit "L'Oasis interdite". J'imaginais déjà des eaux empoisonnées, comme cela arrive parfois, ou une région habitée par un monstre sorti tout droit des livres de Joaquim. Bayard a éclaté de rire et m'a dit de ne pas m'inquiéter. Quand je lui ai demandé pourquoi on avait donné un nom aussi macabre à cette oasis, il a répondu : "Ne parle jamais de la porte".

- Extrait d'une lettre de Saul Didot à sa femme, Lynette, datée du 9:38 du Dragon. Elle n'eut plus jamais aucune nouvelle de lui.
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Ressources disponibles : Elfidée, Herbe en fuseau, Lotus sanguin, Épine de dragon, Versimite, Champignon des Tréfonds, Pierre du serpent, Hautium

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L'exil de Lornan

Le Iarl Tiranon Guerrin eut son fils aîné relativement tard, et tous les espoirs reposaient sur lui pour reprendre le flambeau de son père. Malheureusement, le jeune Lornan Guerrin s'avéra d'une fainéantise patentée et préférait vider les coffres de son père plutôt que de s'intéresser aux affaires du comté. Dans sa frustration, Tiranon ordonna la construction d'un fort dans les montagnes et y envoya Lornan, décrétant qu'il ne pourrait revenir à Golefalois tant qu'il n'aurait pas maté les bandits qui sévissaient dans la région.

Les chroniques officielles racontent que Lornan reprit sa vie en main, qu'il mit les hors-la-loi en déroute et qu'il était un autre homme quand il revint à Golefalois. Cependant, certains membres de la famille Guerrin murmurent en privé qu'il s'agissait bel et bien d'un autre homme, un soldat qui ressemblait vaguement à Lornan et qu'il s'était illustré dans les combats contre les bandits des montagnes, alors que Lornan serait resté couler des jours tranquilles dans sa forteresse isolée jusqu'à sa mort.

- Extrait du Guide touristique de Golefalois de soeur Dorcas Guerrin.

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La Côte orageuse

J'ignore si le climat de la Côte orageuse est plus rude que sur le reste du littoral nord Féreldien, mais la région ne manque certainement pas d'histoires plus dramatiques les unes que les autres. Les navires de riches marchands tapisseraient ainsi les profondeurs marines suite à la folie et à l'orgueil de leur capitaine. Le fameux, et très probablement fictif, pirate Dénel de Salle aurait quant à lui abandonné la barre ici même pour rejoindre la Garde des Ombres. Et je ne vous parle pas des innombrables jeunes femmes qui auraient tragiquement perdu leur mari dans les vagues déferlantes.

Je n'ai rien vu de tout cela lors de mon bref séjour dans la région. Toutefois, la population y est clairsemée, et tandis que je regardais la Mer d'Écume battre la rive, j'ai compris d'où venaient ces histoires.

- Extrait de A la poursuite du savoir : pérégrinations d'un érudit chantriste de frère Génitivi.
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Ressources disponibles : Herbes en fuseau, Lotus sanguin, Lotus Noir, Pierre du serpent, Pierre estivale.

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La Plaine Exaltée

Le choix de la Plaine Exaltée comme champ de bataille est lourd de sens. C'est ici que le royaume Dalatien connut sa perte il y a des siècles, que les fidèles de l'armée elfique, refusant de se rendre, menèrent leur dernier combat contre les hérauts d'Andrasté : le templier, la soeur et le noble mécène. La cause des hérauts était juste et leur foi les mena à la victoire. C'est ainsi que la Plaine fut nommé "exaltée".

Quelqu'un a dit un jour que ces champs sont caractérisés par la même proportion de beauté que de conflit. Cette description ne semble pas près de changer. Cependant, le conflit que nous apportons en Dalatie sera bientôt oublié si nous nous battons ardemment pour remporter une victoire définitive. Que l'assurance que vous luttez au nom du véritable Empereur vous encourage et vous guide. Jadis, la vérité et la vertu ont triomphé dans la Plaine. Si le Créateur le veut, elles vaincront de nouveau.

- Message du Maréchal Bastien Proulx à ses soldats avant de rejoindre le combat.
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Ressources disponibles : Elfidée, Herbe en fuseau, Lotus sanguin, Elfidée royale, Lotus noir, Champignon des Tréfonds, Fadortie, Embrium, Fadortie brûlante, Fer, Pierre du serpent, Pierre de sang, Véridium, Obsidienne.

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La Porte du Ponant

Difficile de croire que ces terres désolées débordaient de vie, autrefois. La pluie venue du nord franchissait les Pics de Gamordan et rendait les plaines verdoyantes pour trois mois d'affilée. Mais il y a huit siècles, tout a changé. Lors du deuxième Enclin, une faille dans la terre a déversé une myriade d'engeances, infectant la contrée de leur sang corrompu... et elle ne s'en est jamais remise, même après que l'ennemi a été renvoyé dans ses souterrains. Les Gardes des Ombres ont construit la forteresse Inébranlable pour veiller sur le gouffre, mais en fin de compte, même eux l'ont abandonnée aux vents et au sable.

Nous qui survivons tant bien que mal dans cette région perdue sommes conscients de tous les dangers mortels auxquels nous nous exposons : attaques d'engeances, dragons, bandits... sans parler du préoccupant manque d'eau et de gibier. Si nous restons, c'est parce que nous savons que les entrailles de ces contrées abritent des trésors, des ruines datant du grand règne de Tévinter, voire d'époques antérieures. Autour de feux de camp, nous nous échangeons les récits relatant ce que nous avons aperçu au travers de tempêtes de poussière. Mes histoires préférées parlent de reliques capables de rendre à la Porte du Ponant son éclat d'autrefois... mais je n'y crois pas. Á vrai dire, lors de ces nuits où le vent ne souffle pas, je peux admirer du haut d'une colline la beauté sauvage qui s'étend sous les rayons de la lune à des kilomètres à la ronde ; une splendeur dont bien peu d'Orlésiens peuvent profiter. Ces nuits-là, je prie pour que rien ne change.

- Extrait de Terres de l'abîme du Magistrat Gilles de Sancriste.
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Ressources disponibles : Elfidée, Herbe en fuseau, Lotus sanguin, Épine de dragon, Versimite, Viveracine, Champignon des Tréfonds, Barbe de goule, Pierre du serpent, Hautium, Éternalite.

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La Cité-Était de Kirkwall

De la part du bureau du Vicomte régent Bran de Kirkwall : A transmettre à tous les fonctionnaires. Insérez les noms de nos nouveaux "bienfaiteurs" et finissons-en avec leurs tentatives incessantes sous couvert de bonnes intentions.

Aux forces et/ou représentants diplomatiques de (copiez leurs noms et leurs titres insignifiants ici),


Je vous remercie pour votre proposition de (insistance lassante), mais je puis vous assurer que nous croulons sous ce genre de demandes en ce moment. Il m'incombe, en tant que vicomte régent, de vous courroucer, et je m'en excuse sincèrement. Je vous assure que ni ce refus ni mon rôle dans sa communication ne m'enchantent. Peut-être allez-vous rejoindre le choeur de ceux qui remettent en cause ma capacité à agir de la sorte ? Croyez bien que tant que les flèches volent, il est courant que ceux qui recherchent la stabilité, mais manquent de volonté pour se battre dans ce but, s'efforcent de pousser ceux dont ils estiment pouvoir se passer à agir dans leur sens. Et comme j'étais l'une des rares personnes restantes à connaître le protocole en vigueur, il semblerait que la représentation de Kirkwall "libre" me revienne. Ou plutôt, comme la place était libre, j'y ai été installé par un vote peu populaire. Quoi qu'il en soit, c'est une situation peu enviable, mais les précédents ne manquent pas.

Je suppose que mes explications ne décourageront en rien vos demandes pressantes. Kirkwall a toujours été un port essentiel, qui voit passer la majeure partie du commerce entre les Marches Libres et Férelden. Il a changé de mains à de nombreuses reprises, et j'imagine que (nom du soi-disant chef) aimerait que cela se produise de nouveau. A ce sujet, je vous incite à la prudence, car un certain nombre de facteurs ont dévié de la norme historique.

Si Hawke n'est pas devenu(e) Vicomte/Vicomtesse de Kirkwall :

Bien que la charge de vicomte soit vacante depuis la triste fin de la lignée Dumar, nous avons, dans les faits, toujours eu un chef. Le rôle du Héraut dans la stabilisation de Kirkwall ne saurait être minimisé, malgré les actions qui ont été plus largement ébruitées. Vos chefs ont sans doute entendu dire que c'est ici que la rébellion a commencé. C'est exact, et non sans violence, ce qui rend notre stabilité chèrement gagnée d'autant plus précieuse. La rébellion se déplace en périphérie, et notre Héraut et d'autres se consacrent à la préservation de la paix dans le centre.

Si Hawke est devenu(e) Vicomte/Vicomtesse de Kirkwall :

Bien que notre vicomte/Vicomtesse légitime ait en effet abandonné son poste (temporairement m'a-t-on garanti), il/elle a consacré la majeure partie de son court règne à la réparation de notre foyer blessé. Vos chefs ont sans doute entendu dire que c'est ici que la rébellion a commencé. C'est exact, mais c'est également là que cette rébellion a été matée pour la première fois. La rébellion se déplace en périphérie, et notre vicomte/Vicomtesse et Héraut soutient que le centre est beaucoup plus calme.

Nous sommes donc impatients de reprendre le commerce et envisagerons toutes promesses en ce sens. Je vous assure cependant que les "offres" de protection et l'extension des frontières étrangères ou de nouvelles troupes ne sont pas nécessaires.

Mais je suis réaliste avant tout. Si votre demande a été formulée en toute honnêteté, cet appel devrait suffire à clore l'affaire avec courtoisie. Cependant, si votre proposition n'était qu'une formalité avant une tentative d'occupation masquée, je vous citerais les exemples de (citez les deux derniers idiots qui n'ont pas voulu écouter), qui ont également fait l'erreur de voir en nous une cible désespérée. Je vous enverrai ensuite vers la personne qui s'est assurée que les forces de (les deux mêmes imbéciles) ont été expulsées sommairement, dans divers états de démembrement.

Car, (nouvel intrus bercé d'illusions), malgré le fait que mon nom, peu impressionnant en soi, soit assorti du titre de "vicomte régent", le capitaine de la garde Aveline Hendyr/Vallen s'est chargée des questions de défense spontanément et avec une grande efficacité.

Si Aveline est restée aux côtés de Hawke qui n'est pas devenu(e) Vicomte/Vicomtesse :

Bien que nous ayons temporairement manqué de ce genre d'encadrement, elle s'est assurée que les gardes étaient prêts, et j'ai été ravi de son retour. Son activation de la milice de Kirkwall s'est faite avec courage et intrépidité, deux qualités qui me font défaut, alors je la laisse faire.

Si vous tenez à votre santé, je vous conseille d'en faire de même.

Respectueuses salutation, (dernier abruti d'envahisseur couronné),
Vicomte régent Bran

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La culture Féreldienne

Les Féreldiens sont une énigme. Il suffirait d'un désastre pour que leur civilisation en revienne à la barbarie. Ils ont repoussé l'Empire Tévintide du temps de sa gloire par leurs seuls chiens et leur obstination. Inexplicablement, ce peuple rude, obstiné, sale et désorganisé est à l'origine de trois miracles : Notre Prophétesse, un siècle de lumières et la fin du plus grand empire de l'Histoire.

Face à ce peuple, tout ce que vous pouvez prendre pour acquis est ce qui suit : tout d'abord, la loyauté leur importe plus que tout, plus que l'argent, le pouvoir, la raison. D'autre part, bien que leur pays ne possède rien que l'on puisse qualifier de remarquable, ils sont extrêmement fiers de leurs exploits. Sachez en outre qu'insulter leurs chiens peut motiver une déclaration de guerre. Enfin, vous saurez que vous avez sous-estimé les Féreldiens si un jour, vous croyez les avoir compris.

- Lettre de l'Impératrice Célène I d'Orlaïs à son ambassadeur attitré à Dénérim.

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La forteresse Inébranlable

De toutes les décisions que la Garde des Ombres avait été forcée de prendre au fil des années, quitter la forteresse Inébranlable fut sans doute la plus difficile. Elle avait été construite pour servir de bastion face aux engeances qui affluaient de l'Abysse, et incarnait depuis le symbole de l'exploit que nous avions accompli en renvoyant ces créatures dans leurs ténèbres. Nous continuions de protéger les terres d'éventuelles incursions, mais au fil des ères, les souvenirs de notre sacrifice s'effaçaient. La Porte du Ponant tout entière n'était plus qu'un désert, et les coûts d'entretien de la forteresse devenaient de plus en plus durs à justifier. Il n'y avait plus de griffons dans ses weyrs, trop peu de Gardes pour garnir ses fortifications et trop d'honnêtes gens tués par des démons passés à travers le Voile... Chaque nouvelle visite du Commandeur-Garde semblait confirmer un peu plus que l'Inébranlable était avant tout devenue un symbole de notre déclin. Même en cas de nouvelle invasion des engeances, la Garde des Ombres n'aurait finalement eu plus qu'elle-même à protéger.

A l'aube de l'Ère des Bontés, nous scellâmes donc les portes de la forteresse. Nous laissâmes les grandes statues de griffons à l'épreuve des tempêtes de sable, et rejoignîmes Montsimmard dans le deuil et la honte. J'y suis récemment retourné avec une petite expédition afin de récupérer du matériel, et me suis étonné de la voir encore debout. Les nains nous ont fait honneur ; quelque chose me dit que l'Inébranlable ne bougera pas avant plusieurs ères. Si jamais l'Ordre voulait y retourner, en revanche, il serait difficile de la ressusciter. Seuls des esprits parcourent désormais ses couloirs, hantés par les souvenirs de ceux qui ont donné leur vie pour nous protéger des ténèbres.

- Extrait du journal de Veldin, Garde des Ombres d'Orlaïs, 8:58 des Bontés.

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Le Bourbier délaissé

Je reviens d'une semaine dans le Bourbier délaissé. Le marais s'étend à perte de vue et il faut marcher au pas la nuit, quand la brume devient épaisse, mais les anciennes routes sont encore praticables et le gibier est assez abondant pour justifier d'y passer quelques jours. On y trouve du poisson, des oiseaux, et même quelques cerfs.

Il faut savoir une chose, cependant : quand quelque chose meurt dans l'eau, elle est comme préservée dans la tourbe. J'étais sur la piste d'un superbe mâle quand un cadavre a tendu la main pour m'agripper la jambe. Je n'ai pas honte de dire que j'ai couru sans me retourner ; aucune ramure, si belle soit-elle, ne mérite qu'on combatte un démon. Mon cousin du Refuge du pêcheur a trouvé ça drôle. Il dit qu'il doit faire attention de na pas marcher sur un mort-vivant chaque fois qu'il sort du village ! Je me demande comment il fait pour supporter ça.

- Journal d'un chasseur de Dénérim
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Ressources disponibles : Lotus sanguin, Lotus de l'aube, Pierre estivale, Vitriol bleu.

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Le Miroir de la mère, la folie de Réville

Construit en 8:49 des Bontés, le Miroir de la mère de Val Royeaux était la création de l'Empereur Réville le Fou, qui exigea qu'on bâtit un bassin réfléchissant assez grand pour ramener se défunte et vaniteuse mère de l'autre côté du Voile. De nombreuses boutiques durent fermer pour faire de la place à sa folie, et plusieurs monuments dédiés aux héros des quatre premiers Enclins furent tout bonnement abattus. Le bassin n'abrite presque aucune forme de vie, le fond étant recouvert d'une couche de plomb pour renforcer l'effet miroir. Réville entendait y installer des bateaux et s'en servir de plateaux divinatoires, mais les travaux ne prirent fin que la semaine de sa mort. Ces eaux n'ont guère d'utilité aujourd'hui, hormis pour les escapades bucoliques, ou lubriques, de quelques nobles à bord de gondoles élégantes.

- Extrait d'une page arrachée de Visite guidée de la capitale de Philliam, barde de son état !

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Le Palais des perles noires

Ce n'est qu'un mythe, évidemment, rien de plus.

La légende d'une mystérieuse boutique souterraine au gérant immortel (ou, dit-on même, mort-vivant) et aux articles improbables circule depuis des décennies parmi les templiers. De temps en temps, un chevalier curieux et plein de zèle se lance à sa recherche... en vain. On dit que le Palais des perles noires se trouverait à Sombrerue, dans les égouts de Val Royeaux, au fond d'un hangar à bateaux de Llomerryn, au sommet d'une tour à Marnas Pell ou encore caché sous les jupons de la statue géante d'Andrasté au mont Mardain.

Aucune source fiable ne l'a jamais localisé et cela ne risque pas de changer, tout simplement parce qu'il n'existe pas.

On entend toutes sortes de justifications : il ne se montre qu'aux dignes, qu'aux invités, la magie du sang l'a rendu invisible, il n'existe que dans l'Immatériel... Foutaises. Nulle magie ne peut dissimuler à un Chercheur de la Vérité une boutique entière pleine de bibelots. Et non, Tristan, je ne dis pas cela uniquement parce que je l'ai cherchée pendant six mois sans succès.

- Extrait d'une lettre écrite par le Chercheur Benoît à la Divine Justinia V.

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Le Passage des pénitents

Les pèlerins qui souhaitent visiter le Saint Temple Cinéraire sont autorisés à chevaucher jusqu'au pont connu sous le nom de "Passage des pénitents". Qu'ils soient malades ou en bonne santé, jeunes ou vieux, ils doivent ensuite marcher devant les soeurs du temple qui surveillent le mont. Tous sauf les plus âgés et les plus souffrants sont priés de retirer leurs lourds manteaux en traversant le pont, tandis que les vents cinglants débarrassent leur chair de tout attachement orgueilleux à ce monde.

Le pont a également une importante valeur militaire, un usage qu'il remplit principalement depuis le cinquième Enclin. Fort de son emplacement stratégique, le pont sert de fortification particulièrement défendable contre les bandits, les rebelles et même quelques engeances isolées, et protège ainsi le Saint Temple Cinéraire des menaces extérieures.

- Extrait de La voie du Cantique de soeur Dorcas Guerrin.

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Le Refuge de Thérinfal

"J'ai eu vent de vos protestations. Certains ne comprennent pas pourquoi nous nous entraînons ici, dans ce château isolé, alors que notre mission est de combattre la corruption au sein de la population. Vous remettez en question la vision des chercheurs, vous êtes en proie au doute. Qu'êtes-vous venus faire à Thérinfal ? Qu'avez-vous à apprendre ici que vous ne pourriez découvrir par vous-mêmes ?

La patience, voilà ce que vous apprendrez. Ici, loin des distractions et des tentations de la cité, vous mettrez vos talents à l'épreuve. Vous échouerez, vous souffrirez, mais quand nous en aurons terminé avec vous, vous serez un rempart sur lequel nul démon n'aura de prise.

Maintenant, commençons."

Cette transcription d'un discours du seigneur chercheur Alderaï, adressé à un groupe d'aspirants au début de la deuxième phase de leur formation, date du 7:70 des tempêtes. Le Refuge de Thérinfal servit de terrain d'entraînement aux chercheurs jusqu'en 8:99 des bontés, année où leurs finances ne leur permirent plus d'entretenir la forteresse.

- Extrait du recueil Forteresses, châteaux, tours et autres édifices notables de Férelden d'Henry Lannon
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Le trône qui se trouve dans le Grand Hall du Refuge de Thérinfal n'est pas destiné aux mortels. C'est le trône du Créateur, symbole de nos péchés qui ont entrainé Son exil hors de notre monde ; il restera vide jusqu'à Son retour, pour rappeler à Ses enfants qu'ils doivent regagner Sa faveur dans la vigilance, la foi et la servitude absolues.

Si je surprends encore quelqu'un assis sur ce trône, il sera sévèrement puni.

- Message du seigneur chercheur Alderaï à ses aspirants, 7:72 des tempêtes

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Le Saint Temple Cinéraire, redécouvert

Selon la légende, la Sainte urne cinéraire d'Andrasté quitta Tévinter dans les mains d'Havard, disciple de Notre Dame. Blessé par des soldats Tévintides alors qu'il tentait d'empêcher la capture d'Andrasté, Havard arriva trop tard à Minrathie, où Andrasté avait déjà été exécutée. Il ne trouva que ses cendres abandonnées. Dès qu'il les toucha, Andrasté lui apparut.

"Relève-toi, dit-elle, Fière égide, le Créateur ne t'oubliera jamais tant que je te porterai en ma souvenance".

La Fière égide, ainsi nommée par notre prophétesse en personne, écouta Sa parole et vit ses blessures guéries et son esprit rasséréné. Il ramassa les cendres d'Andrasté et regagna les terres des tribus Alamarri, connues aujourd'hui sous le nom de Férelden. Il est dit que le chant d'Andrasté l'aurait ensuite conduit jusqu'à un site sacré, où Havard et ses compagnons auraient bâti un temple pour abriter ses cendres.

La légende s'arrête là. Pendant des siècles, nous avons cherché le Saint Temple Cinéraire et n'avons trouvé que des rumeurs et autres histoires invraisemblables. Les érudits de la Chantrie ont conclu que ce temple n'existait pas, qu'il n'y avait pas de cendres sacrées. Ce n'était qu'un mythe, une allégorie visant à inspirer et à nourrir la foi.

Et puis le Garde des Ombres est arrivé. Espérant soigner un Iarl mourant grâce aux pouvoirs miraculeux des cendres, le Garde, avec l'aide de l'illustre érudit Ferdinand Génitivi, suivit la trace des
anciens et arriva à une ruine perdue dans les hauteurs des Dorsales de Givre, où la Sainte urne cinéraire l'attendait, comme le disait la légende.

Si le Garde a empoisonné la Sainte urne cinéraire et attaqué Léliana :

Mais le Garde ne partageait pas ces croyances et ne tarda pas à détruire l'urne sacrée. Soeur Léliana, Main gauche de Sa Sainteté la Divine Justinia V, fut prise de colère et attaqua le Garde, qui eut raison d'elle. Des jours plus tard, par la grâce d'Andrasté, elle se réveilla, puis elle s'empressa malgré ses graves blessures de descendre la montagne pour partager la découverte du temple avec le monde.

Si le Garde a empoisonné la Sainte urne cinéraire :

A son retour à Dénérim, frère Génitivi informa les autres érudits de la Chantrie de ce qu'il avait vu. Hélas, ses histoires de ruines enneigées, d'esprits gardiens et de pacte sinistre avec une secte adoratrice de dragons furent jugées trop excentriques pour être vraies, et son récit fut ignoré. Frère Génitivi se donna la mort peu de temps après. Puisse le Créateur guider son âme.

Le traitement infligé par la Chantrie à cet érudit dévoué entacha à jamais son histoire. Plusieurs années après la mort de Génitivi, nous commençâmes à réexaminer ses écrits. Les templiers explorèrent les Dorsales de Givre, marchèrent dans ses pas et trouvèrent le temple. La Sainte urne, en revanche, était détruite depuis longtemps, comme l'avait écrit Génitivi.

Si le Garde n'a pas empoisonné la Sainte Urne cinéraire :
Après le triomphe de la vertu sur le cinquième Enclin, la découverte du temple fut communiquée au monde entier. Cependant, à notre grand désarroi, le temps que nos soldats se rendent sur les lieux, l'urne avait disparu. A ce jour, nous ne savons pas qui l'a prise ni pourquoi. Nous pouvons toutefois être certains que cela s'est produit par la volonté du Créateur.

Le Garde des Ombres ne fit pas part de sa découverte au monde, et frère Génitivi, dont les recherches l'avaient rendue possible, avait disparu sans laisser de trace. Cependant, la vérité est toujours révélée, et des rumeurs se mirent à circuler concernant la cause du rétablissement miraculeux du Iarl Eamon Guerrin. Guidés par leur enquête sur des déclarations au sujet de la Sainte urne cinéraire, des agents de la Chantrie finirent par atteindre le temple, comme le Garde avant eux. Néanmoins, nos soldats ne parvinrent pas à retrouver l'urne.

Les cendres avaient disparu, mais le temple était toujours là et devint alors source d'espoir pour les fidèles. Si la Grande cathédrale est le coeur de notre Chantrie, le Saint Temple Cinéraire en est l'âme. Ici, nous honorons le passé de la Chantrie tout en façonnant courageusement notre avenir.

- Extrait d'une conférence donnée par mère Clothilde, érudite de la Chantrie, à l'Université d'Orlaïs en 9:38 du Dragon.

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Le bazar d'été

Nous renommons ce joyau de Val Royeaux "Le bazar d'été du premier lion" afin de refléter l'esprit de renouveau qui habite la capitale et notre peuple tout entier. Que la force des quatre protège à jamais la Grâce de l'Empire. Que les fruits et la promesse des saisons changeantes se fassent le symbole du commerce et du rassemblement. Car ici, au nom du lion Valmont, nous montrerons au monde comment les Orlésiens répondent à l'adversité. Notre ambition ne peut être menacée, car elle incarne la vérité de la tradition et la promesse du progrès. L'Enclin ne trouvera aucune prise dans le coeur du commerce.

- Dédicace au bazar d'été "pour les victoires passées et à venir", plaque posée en 5:30 des Exaltés.

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Le berceau de Sulevin

La lame de Sulevin : une épée pleine d'ambition.

A l'époque où notre peuple dirigeait la Dalatie, le but de la lame était de défendre nos frontières. Lorsque la Chantrie nous envahit, son but devint de protéger les innocents. Nombre d'illustres guerriers la brandirent au combat.

Pourtant, peu connaissent son nom ou osent le prononcer.

La Marche Exaltée se prolongeait, et la victoire était proche pour les forces de la Chantrie. Désespéré, un groupe d'elfes s'empara de la lame de Sulevin, et leur soif de vengeance donna à l'épée un nouveau but.

"Si la Chantrie nous prend pour des monstres, se dirent-ils, pourquoi la contredire ?"

Ils versèrent alors le sang d'innocents pour nourrir leur magie et vaincre leurs ennemis. Mais à leur grand dam, le rituel échoua. Du sang sur les mains, des corps à leurs pieds, les elfes entendirent des pas dans le noir. Des esprits qui avaient traversé le Voile vinrent leur ôter la vie et assouvir ironiquement la vengeance de ceux qu'ils venaient de massacrer.

Depuis, la lame de Sulevin repose en morceaux à l'endroit maudit où les elfes tentèrent leur rituel. Un jour, peut-être, quelqu'un la reforgera et lui donnera un nouveau but. Mais à quel prix ? L'emplacement a été perdu il y a longtemps, et ceux qui se lancent à sa recherche n'en reviennent jamais ; certains accusent les mêmes esprits qu'autrefois.

Nous avons beau nous languir du passé, il est des souvenirs qu'il vaut mieux enterrer.

- Histoire rapportée par Néria, première apprentie de l'Archiviste Elindra du clan Ralafeïrin, à Mathias Laren, scribe de l'Inquisition.

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Le temple de Mythal

Une fois de plus, Génitivi se trompe lourdement ! Les anciens "temples" elfiques étaient tout sauf de simples autels. Des fouilles exhaustives ont montré que de nombreux bâtiments étaient érigés autour de l'édifice central, comme une cité bâtie autour d'un palais. De fait, ces vastes complexes religieux devaient être de véritables villes, grouillant de centaines de préposés, commis et ministres du culte. Chaque croyance avait ses propres rituels, absolutions et prières adressés à leur saint protecteur de prédilection, à toute heure du jour ou de la nuit. Le temps et les efforts qui leur étaient consacrés devaient dépasser l'entendement.

Il m'arrive de me réjouir que ces rites païens soient tombés dans l'oubli. Les "divinités" que vénéraient les elfes de jadis, si elles ont jamais existé, étaient de toute évidence des démons se faisant passer pour des forces supérieures. On ne peut que frissonner d'horreur en imaginant les atrocités commises au pied de leurs trônes.

- Extrait d'un essai d'Atronus d'Antiva, érudit et naturaliste à la Cour royale Antivanne.

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Les Anderfels

Les Anderfels sont une terre de contrastes flagrants. C'est l'endroit le plus désolé au monde, ravagé par deux Enclins qui ont rendu des pans entiers de steppes à ce point stériles qu'un cadavre ne peut même plus y pourrir, faute d'insectes et d'asticots.

C'est aussi un endroit regorgeant de merveilles, tel le mont Mardain et sa gigantesque statue en stuc de notre Dame, les mains tendues pour porter une flamme éternelle ; telle aussi la forteresse de Weisshaupt, ses murs de roche vivante surplombant les plaines désertiques.

A l'image de leur pays, les Andériens sont également un peuple de contrastes : les prêtres les plus dévots et les soldats les plus dangereux, la nation la plus pauvre au monde mais aussi la plus redoutée.

- Extrait de A la poursuite du savoir : pérégrinations d'un érudit chantriste de frère Génitivi.

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Les Marches Solitaires

Mon Seigneur Iarl Teagan,

Je me suis retiré dans les Marches Solitaires pour profiter du calme et de la paix loin de la vie politique, et parce que les grands espaces étaient parfaits pour élever mes chevaux. Au lieu de cela, la guerre entre les mages et les templiers a transformé vos magnifiques collines en champs de bataille livrés aux flammes.

Les fermiers qui vivent dans les Marches Solitaires sont de braves gens. Beaucoup d'entre eux ont quitté le village de Golefalois car les souvenirs laissés par l'Enclin et les morts-vivants leur rendaient la vie insupportable. Maintenant, nous avons des apostats qui courent partout en mettant le feu à tous ceux qui les regardent de travers, et des templiers qui pillent les maisons et tuent ceux qui protestent en les accusant de soutenir les mages.

Ma femme Elaina a envoyé nos ouvriers dans sa famille à l'est, mais il y a beaucoup de pauvres gens ici qui n'ont nulle part où aller. Nous voyons chaque jour arriver de nouveaux réfugiés, venus d'un village attaqué par des mages fous ou d'une ferme réduite en cendres par des templiers qui ne font pas la différence entre une binette et un bâton.

J'imagine que vous avez peu de ressources à nous consacrer, mais tout ce que vous pourrez faire pour alléger le fardeau de ces pauvres hères sera très apprécié. Je ferai tout ce que je peux de mon côté, et si vos hommes ont besoin de meilleures montures, dites-le-moi.

Bonne chance à vous, mon Seigneur. N'oubliez pas d'empêcher Duchesse de gonfler le ventre quand vous la sellez.

Toujours à votre service,
Dennet

- Lettre de l'ancien maître palefrenier de Golefalois au Iarl Teagan (non distribuée).
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Ressources disponibles : Elfidée, Herbe en fuseau, Lotus sanguin, Grâce cristalline, Elfidée royale, Champignon des Tréfonds, Embrium, Fer, Pierre de drake, Onyx, Obsidienne.

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Les Plaines sifflantes

Félicité :

Garde un peu les pieds sur terre : même s'il y a vraiment une cité antique enfouie dans les Plaines sifflantes, tu crois vraiment que l'Université va t'envoyer
sur place dans l'espoir de déterrer un vieux fragment de bas-relief intéressant ? J'ai déjà passé quelques jours à la bordure des Plaines. Là-bas, les animaux sauvages sont soit venimeux, soit couverts de griffes et de crocs. Les journées sont caniculaires, les nuits glaciales, et aucune des pauvres âmes que l'on y croise n'a une bonne raison de s'y trouver. Ai-je vraiment besoin d'ajouter que les dragons adorent y faire leur nid, dans les rochers ? Demande donc à Alphonse comment il s'est fait sa cicatrice sur le bras, il te racontera.

Laisse ce désert aux chasseurs de trésors, petite soeur. Ce ne sont pas les ruines qui manquent, dans notre empire. Pourquoi ne pas en trouver une dans un climat plus clément, comme à Montsimmard au printemps ?

- Lettre d'une étudiante en troisième année de l'Université de Val Royeaux, envoyée à sa petite soeur.
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Ressources disponibles : Elfidée, Épine de dragon, Versimite, Viveracine, Barbe de goule, Aria vandale, Filon d'amrita, Pierre du serpent, Lazurite, Aurum volcanique, Névarrite.

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Les Ruines endormies

24 Démétra

Deux chasseurs sont arrivés de la Porte du Ponant aujourd'hui en portant un troisième, inconscient, sur leurs épaules. Il errait à la Porte du Ponant quand ils l'ont trouvé, et il s'est écroulé à leurs pieds avant d'avoir pu leur révéler son identité. Il se passe tellement de choses horribles là-bas, je suis surprise qu'il ne lui ait pas tranché la gorge sans se poser de questions. Au lieu de cela, ils l'ont emporté avec leur butin et l'ont traîné jusqu'ici.

Serise l'a forcé à avaler un peu d'eau mélangée à des plantes. Alain a dit qu'il me montrerait comment préparer la concoction demain.
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26 Démétra

Serise et Alain ont décidé de me laisser m'occuper du patient. Ils pensent qu'il va mourir, donc je ne risque pas d'empirer les choses.

Malgré tout, je continue à lui administrer son remède et je fais tout mon possible pour soulager ses souffrances. L'homme murmure dans son sommeil, il répète qu'il n'y a pas de vent. Je suis tentée d'ouvrir la fenêtre, mais il fait trop froid et j'ai peur que ça l'affaiblisse encore davantage.
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5 Frimnaire

Mon patient a ouvert les yeux.

"Le varghest a pris le reste. Et j'ai trouvé les ruines. Tout était endormi. Il n'y avait pas de vent". Il avait l'air lucide.

Je lui ai demandé : "A la Porte du Ponant ?".

"Oh, un soldat…"

Il venait d'apercevoir la statuette que j'avais placée sur sa table de chevet pour Satinalia. C'est idiot, je sais, mais je me suis dit que ça pourrait le réconforter.
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8 Frimnaire

Mon patient a pris un repas léger. Parler l'épuise, mais il a tout de même essayé.

"Tout était si calme, comme endormi. Il n'y avait pas de vent".

Quand je lui ai dit que ça avait l'air paisible, il ouvrit de grands yeux terrifiés.

"Les démons étaient encore là".

J'ai essayé de le calmer, mais il avait un besoin impérieux d'expliquer les images troublantes qui le tourmentaient. Plus tard, je l'ai surpris en train de fixer le petit soldat. "Ils ne pouvaient pas bouger", a-t-il murmuré. Je lui ai dit que je pouvais enlever le jouet, si ça le gênait, mais il a secoué la tête.
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20 Frimnaire

Serise et Alain ont déclaré que mon patient était en mesure de reprendre la route. Il est parti alors que je rendais visite à ma soeur.

Je pense que ses "ruines endormies" n'étaient qu'une hallucination provoquée par le traumatisme qu'il a subi à la Porte, mais je ne pourrai jamais en être totalement sûre. J'aurais aimé lui dire au moins au revoir. Serise dit qu'il a emporté le soldat. Peut-être qu'il lui a vraiment apporté un peu de réconfort, finalement.

- Extrait du journal de Nicolette Envers, apprentie guérisseuse.

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Les Terres sauvages d'Arbor

Cruxis :

Faites confiance aux elfes, pour une fois. Les Dalatiens ne s'aventurent pas dans les Terres sauvages d'Arbor, et quand un peuple capable de partir en guerre pour un muret en ruine ignore volontairement de vastes vestiges elfiques au sud, c'est très mauvais signe. La forêt regorge de curiosités et de merveilles, comme des arbres aussi hauts que des donjons, mais quiconque s'y aventure trop profondément n'en revient jamais.

Vous m'avez demandé si je pouvais identifier l'architecture elfique en me basant sur les rares croquis des murs extérieurs, et j'ai observé que ces derniers présentaient des similitudes étonnantes avec certaines constructions en pierre d'Arlathann. Ceci semble indiquer qu'il s'agit d'un ancien temple elfique, datant de deux ou trios siècles avant l'Empire Tévintide. Je préfère me cantonner à ce seul fait, car le reste n'est que conjecture et je ne veux pas vous encourager à persévérer dans cette folie.

- Lettre d'un érudit Tévintide au Magister Cruxis, un mage de haut rang qui mena une expédition dans les Terres sauvages d'Arbor un an plus tard. Nul n'en revint jamais.
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Ressources disponibles : Elfidée, Grâce sylvestre, Felandaris, Coeur d'orage, Argentite.

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Les Tombes Émeraude

Notre peuple appelle ce lieu les Tombes Émeraude. Il y a bien longtemps, avant la chute de la Dalatie, un arbre était planté pour chaque guerrier qui s'engageait à devenir gardien de notre terre. Ensemble, ces guerriers formaient l'ordre des Chevaliers d'émeraude d'Halamshiral, et la forêt composée de leurs arbres se nommait la Marche Émeraude.

Lorsque les humains se mirent à empiéter une fois de plus sur nos frontières, les Chevaliers d'émeraude se rassemblèrent pour nous protéger de cette intrusion. Mais les humains étaient nombreux, et grâce à la puissance de leur Chantrie, ils finirent par conquérir la Dalatie. La plupart des Chevaliers périrent au combat en tentant de défendre nos terres. Les arbres qui représentaient jadis une puissance armée devinrent le symbole vivant de leur sacrifice : les Tombes Émeraude.

Il paraît que la plupart des humains d'Orlaïs préfèrent appeler cet endroit "le Grand bois", car ils trouvent son véritable nom de mauvais augure. Ils refusent d'y voir autre chose que des arbres, des feuilles et de la mousse, et ne veulent pas entendre parler du sang qui a été versé. Mais nous, le peuple, nous n'oublions pas. Nous ressentons le poids des pertes et nous voyons non pas des arbres, mais des vies données pour la liberté.

- D'après les récits de Gisharel, Archiviste du clan dalatien Ralafeïrin.
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Ressources disponibles : Elfidée, Herbe en fuseau, Lotus sanguin, Elfidée royale, Champignon des Tréfonds, Fadortie, Embrium, Lauriers prophétiques, Fadortie brûlante, Grâce sylvestre, Fer, Pierre de sang, Pyrophite, Obsidienne, Éternalite, Coeur d'orage, Pierre d'aurore.

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Névarra

A quatre reprises je tentai de franchir la frontière Orlaïs-Névarra, et à quatre reprises je fus refoulé par les berruiers. Je décidai donc d'emprunter une voie détournée : revenir à Férelden par bateau, puis en prendre un autre pour gagner le Névarra. Le jeu en valait largement la chandelle.

Tout le pays déborde littéralement d'oeuvres d'art, des statues de héros qui pavent les rues mêmes des villages les plus arriérés jusqu'à l'éblouissant Collège des Mages de Combrelande, tout en dorures. L'endroit le plus spectaculaire est peut-être cette vaste nécropole au sortir de la capitale. Contrairement à la plupart des disciples d'Andrasté, les Névarrans ne brûlent pas leurs morts ; ils les embaument précautionneusement et les enferment dans des tombes grandioses. Certains Névarrans parmi les plus riches entament dès leur jeune âge la construction de leur propre tombe, qui devient alors un incroyable palais doté de jardins, bains-douches et salles de bal, à jamais silencieuses, destinées aux seuls morts.

- Extrait de A la poursuite du savoir : pérégrinations d'un érudit chantriste de frère Génitivi.

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Riveïn

Il n'est nul endroit, pas même au coeur de l'Empire Tévintide ou dans les rues d'Orzammar, où j'ai eu plus qu'en Riveïn le sentiment d'être étranger.

Jamais le Cantique de la Lumière n'est réellement parvenu aux oreilles des Riveniens. Les années qu'ils ont passées sous le joug des Qunari ont converti une bonne partie du pays à la voie du Qun. Mais la résistance au Cantique ne s'arrête pas à la guerre Qunari : les Riveniens refusent de se départir de leurs aruspices, des femmes sages qui tiennent surtout du rebouteux, communient avec les esprits et vont jusqu'à se laisser volontairement posséder. La Chantrie interdisant expressément pareilles pratiques, elle va à l'encontre de traditions millénaires riveniennes.

- Extrait de A la poursuite du savoir : pérégrinations d'un érudit chantriste de frère Génitivi.

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Séhéron

L'objectif est la peur.

Sur les marchés de Séhéron, les Qunari doivent craindre que tous ceux qui leur servent à manger soient des rebelles qui cherchent une occasion d'empoisonner leur repas. Les rebelles doivent craindre que le moindre fermier qu'ils croisent dans les champs soit un espion des Ben-Hassrath prêt à rameuter des soldats. Et les roturiers, les paysans ? Ils doivent craindre tout le monde. Ils voient des rebelles allumer des feux qui tuent à la fois des Qunari et des roturiers. Ils voient des Ben-Hassrath arrêter des roturiers que tout le monde sait innocents. Lorsque ces événements ne surviennent pas naturellement, nous avons le devoir de les provoquer.

Ce n'est que lorsque les roturiers de Séhéron craindront les rebelles et haïront les Qunari qu'ils considéreront l'Empire Tévintide comme une meilleure option. Les mesures que nous prenons peuvent sembler cruelles, mais pour réussir, nous devons semer le trouble jusqu'à ce que tout Séhéron déteste à la fois les rebelles et les Qunari.

Ce n'est que lorsque le peuple sera brisé que nous pourrons le sauver. Ce n'est que lorsqu'il craindra tous les autres qu'il acceptera l'aide de l'Empire. Un bon soldat est prêt à tuer dix hommes pour en sauver vingt. Nous devons semer la terreur à Séhéron pour un jour y apporter la paix.

- Extrait d'un manuel d'entraînement des agents de Tévinter qui rejoignent les Siccari (dont l'existence a été officiellement démentie).

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Thaig d'Heidrun

Une lettre adressée au marchand Levnog, antérieure au premier Enclin :

Levnog,

D'autres marqués ont refusé de faire la route jusqu'au Thaig d'Heidrun. La rumeur de l'incident s'est propagée, et il est impossible de les persuader, même avec une récompense ou un châtiment à la clé. J'ai proposé au mineur Vassov qu'il envoie la cargaison d'Isana avec sa propre équipe, mais je n'ai pas encore reçu de réponse. J'ai demandé aux autres s'ils avaient des nouvelles de leurs contacts à Heidrun : rien. J'ai peur que ce ne soit lié à ces créatures qui portent le visage de la mort. Apparemment, le roi en personne a pris la tête d'un groupe de guerriers pour aller évaluer la situation.

Inutile de préciser que la livraison aura du retard. Ce sera déjà bien si elle arrive.

Jodon

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Tréfonds

Aucun nain de ce monde n'a souvenir des Tréfonds en leur état ancien, ce réseau de tunnel qui connectait les Thaigs. Pour être honnête, le terme "tunnels" ne leur fait pas justice : ce sont des oeuvres d'art dont la géométrie des murs témoigne de siècles d'élaboration, ornée de statues des Hauts qui veillent sur les voyageurs, éclairées et chauffées par les mouvements magmatiques. Les matelumes de la surface vantent la Voie impériale construite par les Magisters, cette route surélevée qui parcourait des milliers de kilomètres, incontestablement une oeuvre magique. Peut-être est-elle comparable aux Tréfonds, bien que les nains n'aient pas eu à recourir aux arcanes.

J'imagine que cela n'a plus d'importance : aujourd'hui, les engeances sont maîtres des Tréfonds. Lorsqu'Orzammar en scella les accès, ainsi qu'à tout ce qui se trouvait au-delà, nous abandonnâmes à jamais notre royaume d'antan à cette vermine noire. Quand je pense qu'aujourd'hui même, Bownammar grouille de genlock qui abattent nos statues et profanent nos chefs-d'oeuvre ! La corruption recouvre tout ce que nous y avons érigé. Chaque nain qui tente une expédition dans les Tréfonds remarque qu'année après année, leur infâme présence se propage.

Et les matelumes croient les engeances parties pour la seule raison qu'elles n'affluent pas à la surfaces ? Tss. Un jour, quand Orzammar aura disparu corps et bien, ils comprendront leur erreur. Les engeances n'auront d'autre choix que de remonter, et elles ne s'en priveront pas. Ceux de la surface seront pris dans un Enclin éternel.

- Transcription d'un entretien avec un membre de la caste des mineurs, 8:90 des Bontés.

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Val Royeaux

Val Royeaux. Tout résident "royelais" prétend habiter la plus grande cité du monde. La plupart des gens prennent cela pour de l'arrogance, mais cachent leur opinion derrière sourires et hochements de tête, car tel est le prix à payer pour qui souhaite faire affaire à la capitale. Val Royeaux est à bien des égards un chef de file mondial : en commerce, en culture et même en termes d'esthétisme démesuré. La cité fut fondée lors de la grande unification d'Evrion, résultat d'un mélange d'influences plus forcé que naturel. Et si ailleurs, un tel amalgame aurait eu tôt fait de susciter le chaos, la prospérité de la région a au contraire permis une spirale ascendante d'indulgence. Au fil des ères, la capitale est devenue un pilier de la civilisation, et ses citoyens l'incarnation de la modernité. Il n'y a qu'à leur demander.

Il est un aspect de Val Royeaux, notoirement scabreux, qui existe en harmonie aux côtés de l'aristocratie et des bureaucrates du palais. Les nobles aiment en effet explorer le côté sombre de la cité aussi souvent que discrètement, ce qui ne fait que renforcer le mystère des lieux. L'aristocratie partout ailleurs est beaucoup plus conservatrice et soucieuse de sa réputation, même si un bref séjour à la capitale pour profiter de ses plaisirs secrets n'est jamais à proscrire. A Val Royeaux, les transgressions sont commises aussi vite qu'elles sont pardonnées. Cela ne veut pas dire que la cité ne connaît aucun scandale ou autre difficulté, mais il faut aller regarder derrière la dorure pour trouver la moindre pratique condamnable, car les Royelais font extrêmement attention à l'image qu'ils représentent. Ainsi dansent les masques de la noblesse dans les coins sombres de la capitale.

- Extrait de Val Royeaux : Excès et démesure de (anciennement) soeur Laudine.

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à propos de Fort Céleste

Une page calcinée du journal d'un enchanteur, presque illisible. On distingue un vieux dialecte féreldien datant de la deuxième moitié de l'Ère des divines.

Expériences sur d'étranges vestiges, première étape:

La question n'est pas "est-ce" unique?" mais "À quel point?" Nous avons trouvé des reliques, mais il y a toujours des reliques. Les elfes ont beaucoup voyagé avant que leur empire ne soit anéanti, mais ils sont rarement retournés là où ils n'avaient rien construit. Cet endroit, ils l'ont visité à maintes reprises. Je le vois aux fragments: l'argile provient de nations différentes, pas simplement d'artisans différents. Les styles correspondent à plusieurs siècles distincts, pas seulement à plusieurs clans. Et pourtant, aucune trace de ruines. Les structures ici sont toutes féreldiennes; l'oeuvre démesurée d'un fou. J'ignore quelle sorte de flèche naturelle se trouvait là. Mais ce qui est sûr, c'est qu'elle a été aplatie. Cela dit, je connais les formes de base, et je m'efforcerai de les ériger comme le voulait la coutume. Nous verrons alors ce que les elfes cherchaient à voir.

L'écriture de la note qui suit est différente, plus grossière:

Je finis ça pour maître Ganot. Son travail a fait venir la foudre. Beaucoup de foudre. Les tiges sont des flaques de métal maintenant, et ses travaux ont brûlé. Maître Ganot a aussi été touché. J'écris pour lui ses derniers mots parce que ses doigts ont été réduits en cendres et qu'il est mort dans la nuit.

"Le voile est vieux, ici."
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Si Fort Céleste a été revendiqué à maintes reprises, il a aussi été saccagé plus d'une fois. Nous avons réussi à retrouver quelques traces de ce passé, et notamment, griffonné sous un pilier, le nom donné par votre sorcière. Il est relativement ancien, mais tout de même bien ultérieur à la reconstruction des lieux. Son auteur connaissait le but premier de ce lieu, ou au moins, il connaissait une légende.

Var'landivalis him sa'bellanaris san elgar
Melanada him sa'miras fena'taldin (mot manquant)
Nadasalin telrevas ne suli telsethenera
Tarasyl'an te'las vehn'ir abelath'vir (mot manquant)

Même avec l'aide de votre elfe, nous n'avons réussi à obtenir qu'une traduction partielle. L'elfique ne repose pas wur des structures phonosémantiques, et requiert une certaine gymnastique d'esprit pour en dégager le sens. Autrement dit, c'est une belle pagaille.

Notre croyance s'est changée en tout. (Affirmation / problème ? Incertain.)
Tout temps devient la première / l'ultime mort, (incertain)
Victoire inévitable / menacée et liberté horrible / promise dans les voiles intacts, (incertain)
Là où le ciel est retenu / contenu, là où le peuple donne / reçoit l'amour qui est une excuse / promesse de / à... (sujet manquant. Incertain.)

Les fragments sont pour la plupart complets. Le rythme est étrange, contrairement aux autres que j'ai trouvés. Peut-être est-ce plus une déclaration qu'un poème ? La langue elfique a tendance à se perdre en méandres.

- Notes de l'archiviste.
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Références possibles à Fort Céleste dans les ouvrages de la grande bibliothèque de Val Royeaux. Ci-après figurent le nom des puissances qui ont pu détenir une forteresse dans la région.
Malheureusement, les archives sont telles que pour beaucoup, le nom est al seule information connue, et parfois même, il ne s'agit que d'une référence à d'autres ouvrages. Votre forteresse s'est faite nomade, mais c'est là l'effet du temps sur une pierre bien taillée.

- L'empire de Tan : référence à un partenaire commercial occupant "l'abri du ciel" dans La ballade de Kin'Tam de Nol (récit rivenien probablement fictif, date inconnue) ;
- Père de Rast : "... et ce Féreldien bâtit sur le ciel...", référence à une destination possible de l'esprit du défunt Bann, dans une berceuse féreldienne datant de l'Ère des exaltés ;
- Dame Bander d'Elle : voleuse féreldienne bannie en 4:83 des ténèbres qui se serait réfugiée "dans les nuages" ;
- La Flèche : chant de taverne orlésien décrivant un "bastion céleste" comme une utopie fantasque, mais faisant également mention de cochards volants et d'un dragon cracheur de bulles ;
- Ti O'rn Vi : gravures possibles de Fort Céleste, mais sans contexte. Langue inconnue (aucune traduction existante), pré-Ère des Gloires ?
- Gravure Tévintide : un bas-relief cassé qui rappelle la porte principale, mais les études laissent plutôt croire à une structure de la région de Minrathie datant d'avant l'Ère des Divines. Inspiration multiple possible, mais chronologie inconnue.

L'étude se poursuit. Nous vous informerons de toute autre référence notable.

- Écrit du bureau du seigneur Ghippin, archiviste de l'Université d'Orlaïs à Val Royeaux.
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Inquisiteur/Inquisitrice,

Vos archivistes m'ont demandé comment j'avais appris le nom et l'emplacement de Fort Céleste. De l'emplacement je peux parler sans peine : quand l'on arpente l'Immatériel, toute forteresse qui a connu suffisamment de combats brille tel un fanal pour les esprits attirés par la mort et le conflit, même après des siècles d'abandon.

Concernant son nom, en revanche, je ne peux rien dire avec certitude. Les souvenirs murmurent des milliers de noms similaires, et il est possible que celui-là ait appartenu à un autre fort, dans une contrée lointaine. Il semble toutefois de bon augure, car il est une particularité de langue que vos érudits semblent avoir manquée. Lorsque les mots ont gagné mon esprit rêveur, Fort Céleste n'était pas une simple forteresse parmi les nuages, ni une allégorie simpliste de la défense des cieux. Fort Céleste, Tarasyl'an Te'las, était "le lieu où le ciel était contenu". Étant donné vos efforts contre la Brèche et notre combat contre ce fou qui cherche à attaquer la Cité Noire dans l'Immatériel, je ne peux qu'espérer que le nouveau bastion de l'Inquisition sera à la hauteur de son nom.

Solas

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Merci à Florent pour sa contribution :)
Merci aussi à Camille qui nous a permis de copier les codex qui manquaient à partir de son joli pdf :)
vous pouvez vous le procurer ici : Les archives de l'Inquisition.

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