Dragon Age 2 : codex Savoir




- Aventures du Renard noir
- Histoire de la Chantrie - Chap 1
- Histoire de la Chantrie - Chap 2
- Histoire de la Chantrie - Chap 3
- Histoire de la Chantrie - Chap 4
- La geste d'Iloren
- Mort d'un templier
- Étude ..du 5ème Enclin, Tome I
- Étude ..du 5ème Enclin, Tome II
- Les premiers enfants du Créateur
- La garde civile de Kirkwall
- Kirkwall à travers les âges : chap 1
- Kirkwall à travers les âges : chap 2
- Kirkwall à travers les âges : chap 3
- Kirkwall à travers les âges : chap 4
- Les sermons de Divine Rénata I
- Vallaslin : lettres de sang
- Calendrier de Thédas
- Les elfes citadins
- Culture du bascloitre
- Arlathann : 1ère partie
- Arlathann : 2ème partie
- Les elfes dalatiens
- Le Carta
- La famille Amell

- Le mystère de Kirkwall
- L'Edit de Llomerryn
- Ambroisie
- Viveracine
- Champignon des Tréfonds
- Sang de dragon
- Elfidée
- Embrium
- Felandaris
- Poussière de paillettes
- Orichalcum
- Argentite
- Herbe en fuseau
- Tréfonds
- Les Qunari - Asit tal-eb
- Les Qunari - Saarebas
- Les Qunari
- Les écumeurs de la Mer d'écume
- Les chercheurs de la Vérité
- Les surfaciens
- Tevinter : les inquisiteurs
- Tal-Vashoff
- L'esclavage dans l'Empire tévintide
- La Coterie
- Les Gardes des ombres

- Andrasté, Compagne du Créateur
- Le Droit d'oblitération
- Une réponse honnête sur les ..
- Les commandements du Créateur
- Le Créateur
- La Chantrie impériale
- Hiérarchie chantriste
- Templiers
- La fondation de la Chantrie
- Hiérarchie du Cercle
- Histoire du Cercle
- Engeances
- L’Immatériel
- Lyrium
- La cellule clandestine de mages
- Maléficiens
- Mana et magie
- Possession démoniaque
- Le Qun
- Les règles cardinales de la magie
- La magie du sang : l'école interdite
- Par-delà le Voile : esprits et ..
- Les Apaisés
- Le Voile
- Le savoir interdit

Emplacement des codex

Entrée de codexActeNotes
Aventures du Renard noirIen examinant un livre dans le manoir de Fenris
Histoire de la Chantrie - Chap 1Iun livre dans la Chantrie
Histoire de la Chantrie - Chap 2IIun livre dans la Chantrie, près de la grande Prêtresse
Histoire de la Chantrie - Chap 3IIun livre sur le pupitre ou se tenait la Prétresse, à examiner avant la fin du combat, quête Suivre le Qun
Histoire de la Chantrie - Chap 4IIIun livre dans la Chantrie
La geste d'IlorenIun livre dans le camp dalatien dans les Terres brisées
Mort d'un templierIun livre sur des caisses derrière les marchands d'armures et d'armes à la Potence
Étude ..du 5ème Enclin, Tome IIlivre sur une table dans les quartiers d'Aveline au Fort du vicomte
Étude ..du 5ème Enclin, Tome IIIIun livre dans la Hauteville de jour
Les premiers enfants du CréateurIun livre dans la hutte de Merrill
La garde civile de KirkwallIun écusson sur la cheminée près d'Aveline dans le Fort du vicomte
Kirkwall à travers les âges : chap 1Iau premier étage de l'auberge du Pendu
Kirkwall à travers les âges : chap 2Idans la cave du domaine des Amell, quête Droit du sang
Kirkwall à travers les âges : chap 3Iun livre dans le manoir de Fenris
Kirkwall à travers les âges : chap 4Iun livre dans la clinique d'Anders
Les sermons de Divine Rénata IIun livre dans la Chantrie
Vallaslin : lettres de sangIun livre dans le camp dalatien dans les Terres Brisées
Calendrier de ThédasIIun livre dans le domaine de Hawke
Les elfes citadinsIreçu automatiquement en entrant dans le Bascloitre de la Basseville
Culture du bascloitreIen examinant un livre au pied de l'arbre du Bascloitre dans la Basseville
Arlathann : 1ère partieIun livre dans le camp dalatien dans les Terres Brisées
Arlathann : 2ème partieIun livre dans la hutte de Merryl au bascloitre de la Basseville
Les elfes dalatiensIaprès avoir parlé à l'archiviste Marethari pendant la quête Bien loin de la maison
Le CartaIaprès avoir parlé au nain Anso pendant la quête Publicité mensongère
La famille AmellIarmoiries sur le mur de la cave du domaine des Amell, quête Droit du sang
Le mystère de KirkwallI12 parties à trouver, 4 à chaque acte :
- tas de briques au nord-est de la Potence
- un tableau dans le bureau à coté des quartiers du vicomte au Fort du Vicomte
- note au sud-ouest de la Mine d'os
- débris dans le Bascloitre de la Basseville de nuit
Le mystère de KirkwallII- une note sur le sol près de la sortie du donjon de la Potence pendant la quête Dissidence
- une note dans le campement Qunari aux Docks
- un livre à l'étage dans la chantrie
- dans des gravats à la Basseville
Le mystère de KirkwallIII- petite pièce à côté du bureau de Meredith dans le vestibule des templiers de la Potence, quête En fuite
- à récupérer sur le quai à l'ouest dans la Poissonnerie de Smetty, aux Docks de nuit pendant la quête secondaire Le plus grand trésor de Gamlen
- A l'extrême sud des égouts de Sombrerue pendant la quête d'Anders Justice
- sur les Docks pendant la quête La goutte d'eau
L'Edit de LlomerrynIlivre sur une table devant le bureau du vicomte au Fort du Vicomte
AmbroisieIIIen prenant une ambroisie pendant la quête d'Isabela Pas de repos pour les crapules
Viveracine-après avoir trouvé une viveracine
Champignon des Tréfonds-après avoir trouvé un champignon des Tréfonds
Sang de dragonIIIen prenant le sang du dragon Sur le corps du Dragon-sire pendant la quête secondaire Massacre minier
Elfidée-après avoir trouvé une elfidée
Embrium-après avoir trouvé de l'embryum
FelandarisIIIen ramassant un Felandaris pendant la quête Une nouvelle voie
Poussière de paillettes-en ramassant de la poussière de paillette
Orichalcum-en trouvant une orichalque
Argentite-en trouvant de l'argentite
Herbe en fuseau-en trouvant une herbe en fuseau
TréfondsIun pilier pendant la quête Expédition dans les Tréfonds
Les Qunari - Asit tal-ebIobtenu selon votre choix pendant la quête Un berger dans un troupeau de loups
Les Qunari - SaarebasIobtenu pendant la quête Un berger dans un troupeau de loups
Les QunariIun pilier dans le campement des Qunari aux Docks
Les écumeurs de la Mer d'écumeIaprès avoir parlé à Martin, quête secondaire Je l’ai trouvé, je le garde
Les chercheurs de la VéritéIune note à la Potence
Les surfaciensIaprès avoir parlé à Bodahn dans la Hauteville
Tévinter : les inquisiteurs-obtenu en emmenant Fenris à la Potence
Tal-VashoffIobtenu pendant la quête La promesse de la poudre noire
L'esclavage dans l'Empire tévintideIen terminant la quête secondaire Publicité mensongère
La Coterie--
Les Gardes des ombresIaprès avoir parlé à Varric
Andrasté, Compagne du CréateurIune bannière dans la Chantrie de la Hauteville
Le Droit d'oblitérationIIIaprès avoir parlé à Orsino dans le vestibule des templiers de la Potence, quête principale Un plat qui se mange froid
Une réponse honnête sur les ..-après avoir parlé avec Aveline et Wesley au début du jeu
Les commandements du CréateurIun livre dans la Chantrie
Le CréateurIun livre dans la Chantrie
La Chantrie impérialeIun livre dans le manoir de Fenris
Hiérarchie chantristeIun livre dans le Fort du vicomte de la Hauteville
TempliersIIreçu en entrant dans l'Immatériel, quête secondaire Terreurs nocturnes
La fondation de la ChantrieI/IIun livre dans la Chantrie à l'acte I ou dans le Fort du Vicomte à l'Acte II
Hiérarchie du CercleInote sur une table dans l'entrée du Fort du Vicomte
Histoire du CercleIun livre dans la cave du domaine des Amell, quête Droit du sang
EngeancesIreçu automatiquement au début du jeu
L’ImmatérielIIreçu en entrant dans l'Immatériel, quête secondaire Terreurs nocturnes
LyriumIaprès avoir trouvé l'idole de lyrium, quête L'expédition dans les Tréfonds
La cellule clandestine de magesIIaprès avoir accepté la quête d'Anders Dissidence
MaléficiensIun livre à l’Auberge du Pendu
Mana et magieIun livre dans la hutte de Merrill
Possession démoniaqueIaprès avoir parlé au démon à l'apparence d'un spectre des roches pendant la quête Expédition dans les Tréfonds
Le QunIaprès avoir parlé à l'Arishak à la fin de la quête La promesse de la poudre noire
Les règles cardinales de la magieI/II- un livre dans la maison de Gamlen à l'acte I
- un livre près des articles de mage à la Potence à l'acte II
La magie du sang : l'école interditeIaprès avoir parlé à Décimus pendant la quête Acte de miséricorde
Par-delà le Voile : esprits et démonsIIprès de l'autel dans le cimetière des Terres brisées
Les ApaisésIobtenu pendant la quête Apaisement
Le VoileIlivre sur une caisse dans la première pièce du sanctuaire pendant la quête Des ennemis en notre sein
Le savoir interditIIen trouvant les livres de la quête Savoir interdit



Aventures du Renard noir

Né seigneur Rémy Vascal en 8:63 des bontés, le Renard noir était un bandit charismatique dont les exploits inspirèrent tant de récits qu'il est quasiment impossible de faire la part des choses entre Histoire et affabulation. Malgré ses origines nobles, il est devenu en quelque sorte le héros du petit peuple.

Les premiers récits à son sujet le décrivent qui ridiculisait le tyrannique seigneur de Val Chevin. Il apparaissait masqué en public et déjouait les plans du seigneur jusqu'au moment où ce dernier, courroucé, mit un prix rondelet sur la tête de "ce renard vicieux" (d'où le nom). Les conteurs de taverne se font toujours un plaisir de raconter l'histoire de Karolis, principal chasseur de primes sur la piste du Renard noir qui devint finalement son éternel acolyte (après avoir bien failli le tuer plusieurs fois). Le début de l'histoire est souvent tourné en pantalonnade : Karolis est à ce point frustré par l'inexplicable don de survie du Renard noir qu'il en oublie de se défendre et décide de le rejoindre.

Après avoir passé des années à terroriser les hommes du seigneur et à berner ses percepteurs (son passe-temps favori, à en croire les roturiers orlésiens), Rémy fut trahi par son amante Servana de Montfort - mage du Cercle, rien de moins, selon certaines versions - et capturé. Une année de torture plus tard, Rémy était libéré par ses compatriotes, y compris Servana, contrite, et nos larrons quittèrent Orlaïs. Dès lors, le Renard noir apparut à peu près partout en Thédas : au fur et à mesure que sa légende prenait de l'ampleur, de plus en plus de taverniers et de marchands se vantaient d'avoir reçu la visite du Renard noir qui avait accompli quelque exploit en leur gîte. S'il faut en croire les récits, Rémy se joua longtemps des hommes du seigneur à sa poursuite. Il se retrouva mêlé à un imbroglio politique au Névarra, fut pris pour cible par les Corbeaux d'Antiva, puis enlevé par un puissant mage tévintide. Invariablement, Rémy échappait à la mort au dernier instant, contrecarrait le scélérat et passait à la contrée suivante. Ses compagnons Karolis et Servana, le sage nain Bolek et ser Clémentis l'impétueux chevalier ont chacun engendré leur lot de légendes au fil des ans.

Les récits s'accordent pour dire qu'un jour, le Renard noir disparut ; ses compagnons et lui pénétrèrent au coeur de la forêt d'Arlathann, à la recherche de la cité engloutie des elfes, pour ne jamais en revenir. Nombre de légendes décrivent ce qu'il advint d'eux dans cette forêt et avancent qu'un jour viendra peut-être où ils réapparaîtront.

- Tiré des "Aventures du Renard noir" de Gaston Gerrault, 9:11 du dragon -

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Histoire de la Chantrie - chapitre 1

Le premier Enclin dévasta l'Empire tévintide. Non seulement les engeances avaient ravagé la contrée, mais les citoyens de Tévinter devaient aussi se rendre à l'évidence : leurs dieux s'étaient ligués contre eux. Dumat, l'Ancien dieu jadis nommé dragon du silence, était apparu pour faire taire le monde ; et malgré toutes leurs suppliques, les autres Anciens dieux n'étaient pas intervenus. Les Tévintides remirent leur foi en question à grand renfort d'assassinat de prêtres et d'incendies de temples pour punir leurs dieux de ne pas avoir volé à leur secours.

En ces temps, même après la désolation semée par le premier Enclin, l'Empire s'étendait à travers tout le monde connu. Bordé de tribus barbares, il était bien préparé aux invasions et attaques de l'extérieur. Ironie du sort, c'est en son sein même qu'apparut la raison de sa perte.

Les peuplades des marches septentrionales et orientales de l'Empire s'étaient soulevées contre leurs puissants seigneurs ; aussi les inquisiteurs tévintides invoquèrent-ils des démons pour mater ces insurrections mineures, laissant des cadavres calcinés pour dissuader toute velléité de révolte ultérieure. C'est alors que l'Empire commença à se désagréger de l'intérieur : où les siècles et les armées adverses s'étaient révélés impuissants, des meutes de citoyens furieux et désespérés avaient réussi. Mais les inquisiteurs avaient foi en leurs pouvoirs et ne pouvaient imaginer avoir survécu à un Enclin pour se voir défaits par leurs propres sujets.

Même après l'Enclin, Tévinter commandait la plus grande armée de tout Thédas, mais celle-ci était morcelée, le moral en berne. Voyant la faiblesse de leur ennemi, les barbares alamarri qui s'étaient étendus à travers toutes les terres sauvages de Férelden, à l'extrême sud de l'Empire, entreprirent non seulement de s'affranchir du joug tévintide, mais aussi de faire tomber leur oppresseur.

Les instigateurs de cette sainte campagne furent Maférath, grand chef de guerre barbare, et sa femme, Andrasté. Leurs rêves et ambitions changeraient à jamais la face du monde.

- Tiré de "Ainsi tomba Thédas" de frère Génitivi, érudit chantriste -

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Histoire de la Chantrie - chapitre 2

Lorsque la prophétesse Andrasté et son époux Maférath prirent le commandement de leur horde barbare, le sud de Tévinter tomba en proie au chaos. L'Empire avait repoussé chaque invasion de par le passé, mais il avait perdu la protection de ses dieux, son armée était exsangue et ses terres venaient de subir les ravages de l'Enclin. Les fidèles voient souvent dans cette invasion survenant à point nommé un autre miracle du Créateur dans la campagne d'Andrasté pour propager Son nom divin.

Car Andrasté était plus que la femme d'un seigneur de guerre : c'était aussi la fiancée du Créateur. Envoûté par la beauté de ses mélopées lorsqu'elle priait les cieux de ses chants, le Créateur Lui-même était apparu devant Andrasté pour lui offrir de Le suivre en laissant derrière elle l'imperfection de l'humanité. Dans sa sagesse, Andrasté avait imploré le Créateur de revenir à Son peuple et de créer le paradis dans le monde des hommes. Le Créateur avait accepté, à la seule condition que le monde entier abandonne l'adoration des faux dieux et accepte les commandements divins du Créateur.

Forte de sa foi inébranlable envers le seul dieu véritable, Andrasté entama la Marche exaltée sur l'Empire moribond. L'un des commandements du Créateur - "la magie doit servir l'homme et non l'asservir" - gagna à Sa cause les opprimés de Tévinter, sous le joug des inquisiteurs.

L'annonce de la Marche exaltée d'Andrasté, de ses miracles et succès militaires, se répandit aux quatre coins du pays. Les Tévintides qui avaient renié les Anciens dieux buvaient les paroles du Créateur. Les masses de citoyens en émoi qui mettaient à sac les temples agissaient désormais au nom du Créateur et de Sa prophétesse Andrasté. Peu à peu, Maférath gagnait de ses armes le sud de Tévinter ; Andrasté, de ses paroles, les âmes des habitants.

Il est dit que le Créateur nous sourit à la bataille des Champs valériens, durant laquelle les forces de Maférath défièrent et pourfendirent la plus grande armée que Tévinter était en mesure de lever. Les marches sud du puissant Empire étaient désormais à la merci des barbares. Le culte du Créateur, aiguillonné par pareils miracles, menaçait de faire tomber l'Empire.

Bien évidemment, le coeur humain est plus puissant que la meilleure des armes ; blessé, il est capable des pires veuleries.

- Tiré de "Ainsi tomba Thédas" de frère Génitivi, érudit chantriste -

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Histoire de la Chantrie - chapitre 3

Il est dit qu'à la bataille des Champs valériens, Maférath se dressa pour contempler ses armées. Il avait conquis les marches méridionales du plus grand empire que le monde avait jamais connu et fait de clans barbares épars une force redoutable. Le coeur empreint de fierté, il se tourna pour féliciter ses hommes et s'aperçut qu'ils s'étaient détournés de lui.

Maférath succomba aux sirènes de la jalousie. Après tout ce qu'il avait entrepris, c'était à sa femme que revenaient les honneurs ; à elle, le pouvoir et l'influence, alors que lui était relégué au rang de second époux, derrière le Créateur. Son coeur s'emplit de colère. Toutes ces conquêtes pour finalement voir sa femme lui être arrachée par un dieu oublié et une légion de racailles en mal de foi... Peut-être cette guerre n'en valait-elle pas la peine.

C'est ici que l'Histoire et le Cantique de la Lumière entrent en désaccord. Selon l'Histoire, Maférath porta ses regards vers le nord, au centre de l'Empire ; il n'y vit que guerre, encore et encore, face à un ennemi qui toujours se relevait, et céda au désespoir. Le Cantique de la Lumière, lui, soutient que Maférath jalousait le Créateur et la gloire qu'Andrasté retirait alors que c'était lui qui avait mené les armées.

Maférath gagna la capitale impériale de Minrathie pour s'entretenir avec l'archonte Hessarian ; il lui offrit son épouse en échange d'une trêve mettant fin une fois pour toutes aux hostilités. L'archonte, soucieux de faire taire la voix de la prophétesse qui montait contre lui son propre peuple, accepta avec empressement. Aussi Maférath conduisit-il Andrasté dans une embuscade où elle tomba aux mains des agents tévintides. Ainsi s'achevait sa Marche exaltée.

Il y avait foule sur la grand-place de Minrathie lors de l'exécution d'Andrasté. Sur ordre de l'archonte, elle fut brûlée vive, supplice parmi les supplices selon l'Empire tévintide ; pour la Chantrie, toutefois, Andrasté fut purifiée par les flammes, qui lui permirent de s'élever aux côtés de son Créateur. Tous les témoignages s'accordent en tout cas à dire qu'en lieu et place des cris attendus, il n'y eut que silence. A la vue de la prophétesse au milieu des flammes, un profond sentiment de honte s'empara de l'assistance, comme si tous avaient été complices d'un blasphème. L'instant était à ce point poignant que l'archonte lui-même dégaina son épée et la plongea dans le coeur de la prophétesse pour abréger ses souffrances.

Alors que l'exécution d'Andrasté devait signifier la défaite du Créateur, elle ne fit que sceller le sort des Anciens dieux et ouvrir la voie à la propagation du Cantique.

- Tiré de "Ainsi tomba Thédas" de frère Génitivi, érudit chantriste -

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Histoire de la Chantrie - chapitre 4

L'assistance présente à l'exécution d'Andrasté avait raison de ressentir le désespoir. Il est dit que le martyre de la prophétesse courrouça le Créateur, qui tourna une fois encore le dos à l'humanité et laissa ceux de Thédas aux tourments des ténèbres.

En ces temps sombres, l'humanité recherchait désespérément une lumière, quelle qu'elle fût : pour certains, c'était le réconfort de sectes démoniaques qui leur promettaient pouvoir et richesses en échange de leur adoration ; d'autres imploraient le pardon des Anciens dieux et suppliaient les grands dragons de revenir ici-bas. D'autres encore en vinrent, perversion entre toutes, à vénérer les engeances en formant des sectes abjectes s'employant à exalter le mal dans sa forme la plus pure. Le monde, dit-on, versa des larmes car ses habitants imploraient un sauveur qui jamais ne vint.

A la mort d'Andrasté, toutefois, ses disciples n'abandonnèrent pas ses préceptes ; après son exécution, ils récupérèrent ses cendres sacrées qu'ils emportèrent en secret dans un temple caché. L'emplacement de ce dernier a disparu dans les limbes de l'Histoire, mais les cendres d'Andrasté restent le symbole de la foi inébranlable envers le Créateur, et du pardon que l'humanité peut encore espérer malgré l'affront qu'elle a commis.

Au fil du temps, le culte d'Andrasté s'étendit et prospéra jusqu'à donner naissance au Cantique de la Lumière. Chantez ce Cantique aux quatre coins de Thédas, disait-on, et le monde gagnera enfin l'attention du Créateur. C'est ce chant qui valut au culte d'Andrasté le nom de Chantrie andrastienne. Ceux qui embrassaient les croyances de la Chantrie recevaient pour mission de répandre la bonne parole d'Andrasté.

La Chantrie fit bien des convertis, y compris de puissants noms de l'Empire et des cités-Etats qui forment aujourd'hui Orlaïs. La parole du Créateur était telle que le jeune roi Drakan entreprit une série de Marches exaltées afin d'unir les cités-Etats et créer un empire tout dévoué à la volonté du Créateur. C'est ainsi que l'Empire orlésien devint le siège du pouvoir chantriste, la grande cathédrale de Val Royeaux la source du mouvement dont découle notre Chantrie moderne. Drakan, devenu entre-temps empereur Drakan I, créa le Cercle des mages, l'Ordre des templiers et l'office sacré de la Divine. Bon nombre de chantristes le placent pratiquement sur un pied d'égalité avec Andrasté.

La Chantrie moderne est l'admirable garante de la foi, mais c'est aussi une oeuvre nécessaire qui protège Thédas des puissantes forces cherchant à lui nuire. A l'instar des Gardes des ombres, qui protègent le monde des Enclins, la Chantrie protège l'humanité d'elle-même. Plus encore, la Chantrie se consacre à mériter le pardon du Créateur, afin qu'un jour Il retourne et fasse du monde le paradis qu'il devait être.

- Tiré de "Ainsi tomba Thédas" de frère Génitivi, érudit chantriste -

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La geste d'Iloren

Durant les jours qui suivirent l'avènement de Zazikel, les créatures des ténèbres recouvrirent la totalité de la contrée. Toutes les nations du monde, shemlens comme elvhenan, ployaient devant l'archidémon.

Dans le nord lointain, où les collines arpentent les plaines et la terre subit constamment les affres d'un soleil indifférent, ces terres que les shemlens appellent Anderfels, demeurait un de nos clans, survivant à grand-peine à l'Enclin.

Iloren était leur Archiviste. Chasseur de son jeune temps, rusé comme un loup, il avait toujours une longueur d'avance sur les engeances qui traquaient son peuple. Mais le vieux chasseur ne le savait que trop : même les hahl ne peuvent courir indéfiniment. Il leur faudrait faire front sous peine d'être rattrapés.

Au pied du mont Mardain, les engeances acculèrent le clan d'Iloren. Cette nuit-là, la Lune était étranglée par les nuages, la terre recouverte d'une épaisse brume sortie de nulle part, si bien que les Elvhenan ne pouvaient distinguer le haut du bas. C'est dans cette confusion que les engeances passèrent à l'assaut.

Mais Iloren s'était préparé à les recevoir. Tout autour du camp, les chasseurs avaient disposé herbes sèches, broussailles et ronces. Lorsque retentirent les premiers bruits de pas, Iloren et les autres hahrens invoquèrent les anciens arcanes. Leurs éclairs n'atteignirent pas les engeances, mais ils touchèrent néanmoins leur cible : l'océan de petit bois s'embrasa et pas une des créatures ténébreuses ne parvint jusqu'au clan d'Iloren.

- Tiré de la "Geste d'Iloren", écrite par Zathrian selon les récits oraux transmis d'un Archiviste à l'autre depuis des générations -

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Mort d'un templier

Craquelée, poussiéreuse, la terre aspire les gouttes salées qui tapotent sa surface. Un insecte minuscule reste immobile quelques secondes à en ressentir les vibrations, puis détale en laissant derrière lui son ennemi invisible. Les gouttes tombent, les cercles sombres fusionnent, comme par volonté de refléter leur créateur.

Soif de sang, douleur : ces émotions primaires forment une mixture létale qui aura raison de l'homme le plus fort. C'est à l'esprit que doit revenir l'administration de la force, non au bras ou au coeur. Seuls les plus sages se tournent vers Son sanctuaire intérieur pour séparer l'âme de l'élan vers la folie et le chaos. Des voix susurrent, mielleuses, les promesses de gloire qu'offre la voie des faibles, celle de la chair, qui ne réserve qu'une mort bien pire que celle du plomb ou de l'acier en fusion. Ces promesses creuses sont à jamais l'écho de l'innommable.

Qui mène une vie d'opulence et de matérialisme en vient vite à ne plus comprendre le sens de la haine irraisonnée. De cette haine tapie chez ceux que ne guide pas une indéfectible foi, qui ne cherchent pas à rejeter la noirceur de leur âme. Irraisonnée, corrompue et donc loin de toute innocence, elle laisse une balafre permanente. "Internelle".

La pluie a viré au rouge ; elle paie les dettes des actes passés. Elle sonde, patiente, la terre, tandis que l'esprit s'engourdit. Comment s'est-il retrouvé dans cette situation ? L'esprit reflue, laisse derrière lui le vague souvenir de l'innocence la plus pure. Il est venu à la guerre comme l'enfant vient au monde, inconscient des horreurs qui le guettent comme de la lumière créatrice qui le sauvera.

Au-dessus de lui retentit le froissement du métal sur le cuir. De son premier souffle jusqu'à son dernier, son esprit aura analysé sans répit savoir et expériences. En son for intérieur, il pensait pouvoir se targuer d'être sage, mais seul le plus humble sait qu'il ne sait rien. Parti-pris, conjectures et faux-semblants en tout genre font place au sifflement de l'acier. Les yeux secs, fort de cette ultime compréhension, il apprête enfin son âme à ce dernier voyage vers la promesse divine.

- Tiré de "Mort d'un templier" de ser Andrew, chevalier d'Andrasté et templier archiviste, 9:4 du dragon -

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Étude de l'Histoire du 5ème Enclin, Tome I

Bien que certains de mes contemporains remettent en question l'existence même du 5e Enclin, considérant qu'il pourrait simplement s'agir d'une résurgence massive d'engeances, tous les historiens s'accordent à dire que ce phénomène prit sa source dans les marais des terres sauvages de Korcari, à la frontière sud-est de Férelden en 9:30 du dragon.

La réponse du roi Cailan Theirin face à cette menace fut prompte : il rassembla l'armée royale et tous les Gardes des ombres du pays, puis demanda l'assistance de la noblesse féreldienne. Cette armée composite se plaça en embuscade dans les ruines d'Ostagar, espérant ainsi écraser l'ennemi avant qu'il ne parvienne à atteindre la civilisation. Leurs efforts furent vains.

Les engeances anéantirent les défenses d'Ostagar et décimèrent le roi et son armée. Ils continuèrent leur progression jusqu'à Férelden sans rencontrer la moindre résistance. Seuls deux Gardes des ombres parvinrent toutefois à échapper au massacre. L'histoire ne dit pas comment, mais ceux-ci réunirent plusieurs traités anciens, rappelant aux différentes races des hommes ce serment par lequel ils devaient unir leurs forces contre des hordes ennemies toujours plus écrasantes.

Les Gardes des ombres ayant survécu avancèrent alors jusqu'à la place forte de Kinloch, siège du Cercle de Férelden, où ils rallièrent de force les mages à leur cause.

Cherchant désespérément à enrôler de nouveaux alliés, les Gardes des ombres s'aventurèrent dans la forêt de Bréciliane pour trouver les Dalatiens. A leur tour, les elfes acceptèrent d'unir leurs forces à cette armée grandissante.

Les Gardes des ombres ayant survécu se rendirent alors dans les Tréfonds à la recherche de la Haute Branka dans l'espoir qu'elle sache faire revenir le calme à Orzammar et unir les nains dans la guerre contre l'archidémon. Ils ne parvinrent à retrouver Branka, mais firent la rencontre d'un autre Haut : le légendaire Caridin, lequel forgea une couronne qui mit un terme à la question de la résolution de la succession royale.

Pyral Harrowmont fut couronné roi d'Orzammar et les armées des nains firent route vers la surface.

Malgré leurs exploits, de nombreux dangers les attendaient encore.

- Extrait de l’Étude de l'Histoire du 5e Enclin de soeur Petrine, érudite de la Chantrie -

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Étude de l'Histoire du 5ème Enclin, Tome II

Les Gardes des ombres partirent à la recherche du iarl Eamon, oncle de feu le roi Cailan, dans l'espoir de rallier à leurs troupes la noblesse féreldienne. Lors de leur arrivée à Golefalois, ils apprirent toutefois que le iarl était gravement malade et que ses chevaliers étaient partis à la recherche des légendaires cendres d'Andrasté, leur dernier espoir de le sauver d'une mort certaine.
A ce même moment, le village entourant le fort était quant à lui assiégé par des hordes de morts-vivants. Les Gardes des ombres démasquèrent le démon à l'origine de cette attaque et mirent fin à ses agissements, avant de se joindre à l'expédition des chevaliers d'Eamon visant à sauver leur iarl.

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Les premiers enfants du Créateur

Les premières oeuvres du Créateur étaient les esprits, de glorieuses entités qui peuplaient les nombreuses tours effilées de la Cité d'Or. A en croire le Cantique de la Lumière, ils vénéraient le Créateur d'une dévotion inconditionnelle. Pourtant, l'Eternel était insatisfait. Les esprits avaient beau être pareils à Lui dans la mesure où ils pouvaient manipuler l'éther à leur guise, ils s'abstenaient de le faire. Ils étaient dépourvus d'élan créateur, et même quand on leur en donnait l'ordre, ils ne témoignaient d'aucune imagination susceptible d'insuffler l'ingénuité, la vie.

Le Créateur comprit Son erreur. Il avait créé les esprits à Son image en tout point, sauf le plus important : ils ne possédaient pas en eux l'étincelle du divin. Aussitôt, il chassa les esprits de la Cité d'Or dans l'Immatériel pour s'atteler à sa prochaine création : la vie.

Le Créateur conçut le monde et les êtres vivants qui l'habitaient, séparés de l'Immatériel par le Voile. Ses nouveaux enfants seraient incapables de façonner le monde environnant, il leur faudrait donc lutter pour survivre. En retour, le Créateur leur donna l'étincelle du divin sous la forme d'une âme et observa avec plaisir Ses créations se développer, témoignant toute l'ingénuité qu'Il espérait d'elles.

Jaloux des vivants, les esprits tentaient de les attirer dans l'Immatériel pendant leur sommeil. Ils voulaient en savoir plus sur la vie dans l'espoir de regagner les faveurs du Créateur. Par les yeux des vivants, ils découvraient de nouveaux concepts : l'amour, la peur, la douleur, l'espoir. Ils remodelèrent l'Immatériel pour singer les vies et les sentiments qu'ils observaient, chacun tentant désespérément d'attirer le plus de rêveurs en son royaume pour que lui aussi puisse, par procuration, posséder l'étincelle du divin.

Leur pouvoir allant croissant, certains esprits - ceux qui s'étaient glissés dans les recoins les plus sombres de l'esprit des rêveurs - finirent par mépriser les vivants. Leurs terres n'étaient que tourments et horreur, reflétant les propensions aussi inavouables de leurs victimes pour mieux les appâter. Ces esprits remirent en question la sagesse du Créateur et se proclamèrent supérieurs aux vivants. Ils tirèrent les leçons des ténèbres qu'ils avaient observées et devinrent les premiers démons.

Colère, faim, paresse, désir, orgueil : tels sont les noirs aspects de l'âme qui confèrent aux démons leur pouvoir, les crochets dont ils se servent pour s'agripper au monde des vivants. Ce furent les démons, insinués dans l'esprit des hommes, qui les persuadèrent de se détourner du Créateur pour vénérer de faux dieux. Ils voient en toute vie leur dû et cherchent à s'en emparer, en forgeant des royaumes cauchemardesques dans l'Immatériel, dans l'espoir de prendre un jour d'assaut jusqu'aux cieux.

Et le Créateur une fois encore versa des larmes, car Il avait fait à ses nouveaux enfants le don de la création, et en retour ils avaient créé le péché.

- Tiré des "Premiers enfants du Créateur" de Bader, enchanteur de rang d'Ostwick, 8:12 des bontés -

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