Dragon Age Inquisition : codex Histoire (suite)

Dragon Age Inquisition codex Histoire

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Le premier Enclin - chapitre 2

Nos contemporains n'ont que rarement conscience de ce qu'engendra le deuxième péché. Bien sûr, les bonnes gens, les fidèles maudiront les utilisateurs des arcanes interdits, à grand renfort de crachats et de claquements de doigts ; mais plus aucun n'est en vie qui se rappelle de première main cette horreur libérée jadis. Des archives qui pouvaient exister à l'époque, aucune n'a survécu au chaos et à l'ignorance qui s'ensuivit. Seuls nous sont parvenus les témoignages de survivants, transmis à travers les âges sombres, et le dogme didactique de la Chantrie. Un héritage aussi précieux qu'il est rare.

Je ne pense pas commettre un euphémisme en affirmant que le deuxième péché mit toute vie en Thédas sur la sellette. Les engeances sont plus virulentes que la pire des épidémies, une force de la nature impitoyable qui fut infligée à notre monde telle un vent mauvais. Les récits des Enclins suivants (car tel est le nom obscur qui fut donné à ces invasions) nous indiquent que les engeances propagent maladie et famine partout sur leur passage. La terre même est viciée par leur présence, le ciel se couvre de nuages d'un noir furieux. Il n'est point exagéré, mes amis, de dire qu'un rassemblement massif d'engeances est annonciateur d'un cataclysme effroyable.

Ces magisters maudits qui devinrent les premières engeances fouaillèrent la terre pour trouver le réconfort dans l'obscurité des Tréfonds nains ; c'est là, au milieu des ténèbres, qu'ils se multiplièrent. Qu'ils fussent animés d'un dessein ou simplement de quelque vestige de leur adoration passée, ils tentèrent de retrouver les Anciens dieux qu'ils servaient jadis. Leurs recherches furent couronnées de succès en la présence de Dumat, premier des Anciens dieux, autrefois appelé dragon du silence avant que le Créateur ne l'emprisonnât sous terre, avec tous ses frères, pour avoir commis le premier péché : usurpé la place du Créateur dans le coeur de l'homme.

Le dragon somnolent s'éveilla, libéré de la prison du Créateur par ses disciples abjects, et reçu lui-même la souillure. Dumat devint alors le premier archidémon, son terrible pouvoir désormais soumis à la volonté d'une conscience pourrissante et impie. La horde des engeances sur ses traces, Dumat fendit à nouveau les cieux pour défaire le monde que le Créateur avait fait. L'Ancien dieu était devenu l'oeil d'un noir cyclone qui ravagerait le monde tout entier.

- Extrait d'Ainsi tomba Thédas de frère Génitivi, érudit chantriste.

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Le premier Enclin - chapitre 3

Le monde durant le premier Enclin était bien différent de celui que nous connaissons aujourd'hui. Hormis la tutelle civilisée de l'Empire tévintide, la race humaine était surtout constituée de tribus barbares disséminées qui s'entredéchiraient pour le contrôle des ressources. Parallèlement, à des lieues sous les grandes chaînes montagneuses de Thédas vivait une culture naine aussi organisée et évoluée que la nôtre était primitive.

Quand les engeances quittèrent leurs tanières souterraines pour affluer à la surface, les humains, d'abord rétifs, entreprirent de résister. Les armées tévintides s'évertuèrent à repousser les multitudes de créatures abjectes et l'immonde souillure des terres alentour, mais elles ne pouvaient se trouver partout à la fois. L'on se rappelle - à raison - le premier Enclin comme d'un temps d'inimaginable dévastation, mais nous péchons trop souvent par arrogance en oubliant le tribut que payèrent les nains dans leur royaume montagnard isolé.

Les nains affrontèrent des hordes autrement plus vastes que l'humanité, en rivalité directe avec eux pour le contrôle des souterrains. Malgré la puissance et la technologie qu'ils mirent en oeuvre, les sauvages engeances enfoncèrent leurs rangs, détruisirent d'abord les thaigs les plus isolés avant d'engloutir des royaumes tout entiers. Ce fut toute une civilisation qui disparut en l'espace de quelques décennies. Face à ce qu'il convient d'appeler un génocide, ce que nous avons baptisé premier Enclin fait figure de simple escarmouche. Les territoires nains ont toujours subi le plus fort des combats et le plus gros des sacrifices.

Quatre royaumes nains parvinrent finalement à conjuguer leur puissance pour contre-attaquer ; ce fut cette coopération qui les sauva. Mais pour le reste des terres, il était trop tard. Les engeances s'étaient emparées des Tréfonds, ces majestueux passages souterrains qui couraient à travers les contrées naines de tout Thédas. Les engeances étaient maintenant à même de frapper partout à la surface.

De toute évidence, l'humanité n'était pas préparée à un tel assaut. Nos méthodes guerrières ne nous étaient d'aucun secours. Il nous fallait trouver un autre moyen de nous battre.

Ainsi vint notre salut, sous le nom de Gardes des ombres.

- Extrait d'Ainsi tomba Thédas de frère Génitivi, érudit chantriste.

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Le premier Enclin - chapitre 4

Constitués à la forteresse de Weisshaupt dans les Anderfels, les Gardes des ombres offrirent à l'humanité de l'espoir en son heure la plus sombre. Ces vétérans, forts de décennies à combattre les engeances, prêtèrent serment de mettre tout en oeuvre pour endiguer l'avancée des ténèbres qui avaient envahi la contrée. Ces vaillants humains, elfes et nains mirent en commun leur savoir de l'ennemi et se dressèrent d'une seule voix pour arrêter le carnage de l'archidémon.

Et leurs efforts furent couronnés de succès. Les ménestrels évoquent aujourd'hui encore la bataille de Nordbotten, première charge des Gardes des ombres à raison d'un pour 10 ou 20 engeances. Ces escadrons de Gardes des ombres, montés sur leurs puissants griffons, qui s'élevaient dans les cieux voilés pour affronter le terrible archidémon à coups de lances et de sorts.... Quel spectacle ce devait être !

Contre toute attente, les Gardes des ombres remportèrent cette première bataille. Ils levèrent les bras en signe de triomphe, et soudain l'espoir revint. Un siècle durant, ils menèrent le combat contre les hordes de l'archidémon Dumat, à la tête des résistants humains et des rares nains survivants, à perdre et gagner tour à tour du terrain sans jamais baisser les bras. Partout en Thédas, ils recrutèrent quiconque avait le talent et la force de lever haut la bannière des Gardes des ombres, qu'il fût esclave elfe ou noble humain ; enfin, près de deux siècles après l'essor de l'Ancien dieu, les Gardes des ombres levèrent les armées des hommes et des nains pour la bataille des Champs silencieux, qui vit la chute de Dumat. Le premier Enclin venait de prendre fin.

L'Empire tévintide allait bientôt connaître une autre épreuve en la personne de la prophétesse Andrasté. L'Enclin finit par ne plus être qu'un lointain souvenir. Privées de Dumat, les engeances ne passaient plus pour une menace ; ce qui, rétrospectivement, était bien malavisé. Le labeur des Gardes des ombres était loin d'être terminé.

- Extrait d'Ainsi tomba Thédas de frère Génitivi, érudit chantriste.

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Le premier Grand enchanteur

Le grand enchanteur Lothaire Hardouin a été le premier dirigeant du Cercle des Mages fondé en 1:20 des Divines. Après les exploits de Hardouin au combat lors du deuxième Enclin, l'Empereur Drakan en personne a soutenu sa candidature. L'histoire se souvient d'un admirable dirigeant, bien que certains soupçonnent que Drakan avait à l'origine un autre mage en tête pour le poste, qui aurait été en contact avec l'Inquisiteur Améridan.

Ces théories séduisantes sont basées sur une lettre jamais terminée et adressée à un capitaine de l'armée, ainsi que sur la liste d'invités d'une fête à laquelle Améridan et l'Empereur auraient assisté. Si la moindre preuve a existé, elle a certainement été réduite en poussière. Dans l'intérêt de l'histoire, mieux vaut ne pas y voir autre chose qu'une hypothèse.

- Extrait d'Introduction à l'excellente et fascinante histoire d'Orlaïs du Seigneur Renaures, publié en 9:35 du Dragon.

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Les Chevaliers d'émeraude

Pleurez pour le passé, c'est là que demeure la gloire.
Car ici, l'arc a été tendu, l'épée transmise, les serments prêtés.
Ainsi est née la gloire dans le coeur des elfes.

Chantez pour le passé, où reposent nos prédécesseurs.
Car pour chaque chevalier fut plantée une graine,
Leurs racines s'entremêlant avec leurs frères et soeurs.
Ainsi est née la forêt, reflet de notre puissance.

Faites le deuil du passé, et de tout ce qu'il a emporté.
Car nous avons cru aux rêves et perçu l'immortalité.
Nous avons cru aux promesses et à l'espoir.
Ainsi avons-nous rêvé en vain, car nous avons perdu ces dons il y bien longtemps.

Maudissez le passé, là où sont nés les mensonges.
Car sous les rayons de leur soleil, notre peuple s'effondre.
Les contrées jadis offertes par leur Dame,
Á présent volées en son nom.
Ainsi, lorsque ces paroles seront lues, nous ne serons plus là.

N'oubliez pas le passé, c'est tout ce qu'il reste.
Car pour chaque chevalier fut plantée une graine,
Leurs racines s'entremêlant avec leurs frères et soeurs.
Ainsi demeure la forêt, reflet de noter chagrin.

Pleurez pour le passé, il nous emportera tous.
Car ici reposent nos sauveurs fraîchement tués.
D'autres gisent hors de notre portée.
Ainsi, nous nous souvenons.

Que le vrai nom se consume dans les flammes et entre à Din'an Hanin,
là où finit la gloire.

Andrale, dont le chant porta l'inspiration
Soran, dont la main tenait l'arc
Siona, qui gardait le pont
Talim, qui sauva l'enfant
Rin, qui les mit hors de danger
Ilan, qui montait la garde
Elandrin, que nous trahîmes

Les noms sont suivis d'un vide, comme si d'autres devaient être gravés.

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Les Gardiens de la porte

Et alors que je marchais dans le désert, je vis une grande silhouette en armure qui occultait le ciel. Je crus tout d'abord que ce n'était rien de plus qu'une statue hérissée de pointes, mais en approchant, cette image trompeuse laissa place à un guerrier aussi gracieux que gigantesque qui pointait son bâton à lame sur moi, l'extrémité grésillant d'énergie. Bien que ma position fût délicate (la magie de l'instinct brûlait à quelques mètres de mon visage), je gardai mon sang-froid et demandai à ce puissant golem de se montrer clément.

Le colosse en armure parla d'une voix à faire trembler le ciel et crier les étoiles. Il avait besoin de magie pour rester en vie, dit-il et le sang de la terre était l'énergie qui lui permettait de survivre. Étant au fait des nains et du lyrium qu'ils fournissaient à nos mages, je parlais au golem du mage Atronis, qui vivait non loin de là, à Perivantium, et il partit sans un mot de plus.

C'est de là que m'est venue l'inspiration pour mes gardiens de la porte, aussi fantastique que cette histoire puisse paraître. Quant à ma demande que chaque gardien crée à partir de mes plans soit serti d'une petite barbe de lyrium, je dois dire que c'est un simple caprice de ma part. Si l'Archonte Ishal en aimable autocrate, juge bon de s'assurer que mes statues soient connues dans tout l'Empire (il paraît qu'il y en aura une à la Porte du Ponant), je chérirai le faible espoir qu'un jour, peut-être, j'en verrai une autre marcher.

- Histoire racontée par Appius Trius, célèbre sculpteur dont les créations enflammaient l'imagination de ceux qui les observaient, relatée dans Les artistes de la Tévinter antique.

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Les champions de la justice

Bénis soient ceux qui résistent à la corruption Et affrontent le mal sans faillir.
Loués soient les soldats de la paix, champions de la justice.

Bénis soient les vertueux, lumières des ténèbres.
Dans leur sang est inscrite la volonté du Créateur.

- Psaume des Bénédictions, 4 : 10-11

En prêchant ces paroles, Andrasté montra à ses partisans un chemin vertueux. Le passage "Dans leur sang est inscrite la volonté du Créateur" est souvent interprété comme la nécessité de sacrifier sa vie pour une cause juste, mais à l'instar du reste du Cantique, des sens plus profonds se cachent sous la surface. "Dans leur sang" pourrait être une référence à la continuité, une ligne ininterrompue d'attitudes humbles censées satisfaire le Créateur.

Plutôt qu'un combat physique contre les démons ou les apostats, Andrasté considérait ce verset comme un avertissement : ses fidèles jugent vos intentions et remettront en doute ceux qui projettent de les égarer. Les champions de la justice sont ceux qui ont le courage d'admettre leurs fautes tout en préservant leur prochain des mêmes erreurs.

Sans surprise, la quatrième strophe est populaire dans les branches plus militantes de la Chantrie, comme les chevaliers-enchanteurs et l'Ordre des templiers.

- Notes sur le Cantique de la Lumière de Mère Bezoria de la Grande cathédrale, 9:39 du dragon.

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Les femmes de la guerre

Inventaire de Fort Céleste : quatre statues d'origine Chasind

Comme de nombreux éléments architecturaux à Fort Céleste, ces quatre statues ne faisaient pas partie de la structure d'origine. Des marques bien plus récentes que la structure suggèrent qu'elles furent placées là par des Féreldiens pour représenter Andrasté. Voilà un exemple typique d'appropriation : il ne s'agit pas de Notre Dame, mais de figures Chasinds certainement dotées à l'origine de têtes d'animaux. Le nombre rappelle la tradition barbare qui consiste à personnifier les saisons sous les traits de guerrières portant les attributs de la mort et de la renaissance. L'hiver se distingue par sa brutalité, liée à leur supposée coutume selon laquelle ils tuaient quiconque osait fuir le combat. Un sort d'autant plus radical que l'exécution était laissé aux soins de citoyens ordinaires qui les attendaient à leur camp. Leur engagement était tel que la mort par la main du peuple était préférable à la honte causée par un moral brisé. Et cette violence était incarnée par leurs dieux animistes.

Archiviste Banon

Ci-joint une page issue d'une analyse historique :

Car elle qui a livré la guerre,
Avancera bardée d'acier.
Les audacieux elle accueillera,
Et couvrira d'or et d'étain.
Mais elle qui a tendu la main,
Saura aussi souffler le froid
Aux honteux qui fuient la mêlée.
Gloire à la lame de notre mère.

- Extrait de Le sang barbare : La mythologie Chasind expliquée, recueil de l'Université d'Orlaïs.

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Les jumeaux de l'ombre

Dans les légendes Dalatiennes, Dirthamen et Falon'Din sont les frères jumeaux inséparables. Des fragments d'histoires elfiques découvertes après la chute d'Arlathann, retranscrits en Tévintide et récemment prêtés à notre université, décrivent ces deux dieux comme des "âmes jumelle", sans toutefois établir de lien familial. Les récits les plus anciens ne les nomment jamais directement : Falon'Din est appelé "l'ombre de Dirthamen" et Dirthamen "le reflet de Falon'Din".

Du peu que nous savons, leur relation n'était pas de nature amoureuse et allait au-delà de la plus forte des amitiés. Les légendes de Dirthamen et de Falon'Din sont sans doute des allégories illustrant les relations complexes entre les elfes qui échappent à notre compréhension.

- Extrait de Traité sur les coutumes hérétiques et païennes des elfes de Senallen Tavernier de l'Université d'Orlaïs, commandé par l'Impératrice Célène.

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Montavelan

Montavelan fut la première colonie humaine établie en Dalatie, suite à la victoire de la Marche Exaltée. Ce furent d'abord des soldats qui occupèrent les lieux. En 2:21 des Gloires, soeur Amity, Héraut de la Marche Exaltée, posa symboliquement les pierres fondatrices de la Chantrie du village ; La construction de l'édifice fut achevée en 2:22. Laissant de côté son arc et son épée, soeur Amity prit la responsabilité de diriger les fidèles de Montavelan, devenant ainsi la Révérende mère Amity. Elle resta au service du Créateur pendant plus de quarante ans, entièrement dévouée aux Dalatiens et aux nombreux pèlerins venant visiter le site historique. La révérende mère Amity s'éteignit paisiblement dans son sommeil en 2:64 ; Ses cendres sont conservées dans la chambre forte de la Chantrie, où des dizaines de pèlerins se rendent chaque année pour lui rendre hommage.

- Extrait d'Exaltés : Histoire de la Dalatie du Seigneur Adémar Garde-Haut, historien royal.

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Monuments aux morts de la seconde Marche Exaltée

La route des flammes

Rappelez-vous quand les Champions d'Andrasté foulèrent la Plaine Exaltée, appelée Dirthavaren par les elfes.

Le coeur sombre d'Halamshiral fut conquis, mais les elfes, qui refusaient de se soumette au Créateur, lancèrent un dernier défi. Ils se réunirent sur la plaine, et nos Champions répondirent à leur appel. Dans la lumière d'Andrasté, ils marchèrent parmi les flammes : le Seigneur Démétrius Aron, soeur Amity et Ser Brandis du lac Célestine, dit le Heaume d'argent.

La fin de Démétrius

Souvenez-vous du Seigneur Démétrius Aron, le seul des Champions d'Andrasté à avoir succombé.

Les forces de la Marche Exaltée rencontrèrent les elfes sur le champ de bataille ; Nous étions bien plus nombreux qu'eux. Les Champions, justes et bons, donnèrent aux elfes une chance de conclure un accord de paix, mais les elfes refusèrent de baisser les armes, et tuèrent le Seigneur Démétrius. Puisse-t-il reposer en paix auprès du Créateur.

La chute de Lindiranae

Souvenez-vous de la victoire de la Dalatie.

Les elfes, qui n'avaient pas été touchés parla grâce du Créateur, étaient de vrais barbares. La plus redoutable se prénommait Lindiranae, maîtresse de la grande lame Evanura. Irrévérencieuse, jusqu'au bout, elle affronta Ser Brandis, le Heaume d'argent, dans un combat qui la mena à sa perte et à celle de la Dalatie.

Le triomphe de la Lumière

Souvenez-vous du triomphe sur les impies.

Soeur Amity ouvrit la marche vers le Tenasir, un fleuve bordé de sanctuaires dédiés aux dieux elfiques. Elle les abattit, avant d'entonner fièrement, debout sur la rive, le Cantique de la Lumière. La parole d'Andrasté avait gagné la Dalatie et l'avait délivrée du mal.

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Mythal, la Toute-protectrice

Elgar'nan avait vaincu son père, le Soleil, et tout était baigné de ténèbres. Satisfait, Elgar'nan s'employa à consoler sa mère, la terre, en remplaçant tout ce que le Soleil avait détruit ; mais la terre savait que sans Soleil n'était nulle vie. Elle en fit part à Elgar'nan et l'implora de libérer son père, mais tels étaient l'orgueil et la soif de vengeance d'Elgar'nan qu'il refusa.

Alors, Mythal émergea de l'océan de larmes qu'avait pleurées sa mère. Elle plaça la main sur le front d'Elgar'nan et à son contact, celui-ci s'apaisa et comprit que sa colère l'avait dévoyé. Soulagé de son orgueil, Elgar'nan gagna l'endroit où était enfoui son père et lui promit de le libérer si, en retour, celui-ci faisait preuve de douceur et s'en retournait chaque nuit à la terre. Le Soleil, pris de remords, accepta.

Il advint ainsi que le Soleil reprit son essor et baigna la terre d'une douce lumière dorée. Elgar'nan et Mythal, avec l'aide de la terre et du Soleil, ramenèrent à la vie toutes les merveilles que l'astre avait détruites. Et cette nuit-là, lorsque le Soleil fut parti trouver le sommeil, Mythal recueillit la terre miroitante qui environnait son lit et en fit une sphère qu'elle plaça dans le ciel, humble reflet de sa gloire véritable.

- Extrait de Dit de Mythal au doux toucher, d'après les récits de Gisharel, Archiviste du clan dalatien Ralafeïrin.

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Par Vollen : le septentrion occupé

En l'an 30 de l'Ere de l'acier, l'on aperçut les premiers voiles qunari au large de la côte de Par Vollen, dans le grand septentrion. C'était le début d'une nouvelle ère guerrière.

L'Histoire nomme cette période Première guerre qunari, mais c'était plutôt un bain de sang déséquilibré, une avancée ennemie impitoyable jusqu'en plein coeur du continent. Les guerriers qunari, ceints d'une armure d'acier rutilante, fendaient les armées sans mal. Leurs canons, sans commune mesure, éventraient les murs des cités en l'espace de quelques secondes.

Les récits de l'occupation qunari sont très contradictoires. On dit qu'ils démantelaient les familles et envoyaient les captifs dans des "camps d'apprentissage" où ils étaient endoctrinés et convertis à leur religion. Ceux qui refusaient de coopérer disparaissaient dans les mines ou les camps de construction.

Mais pour chaque récit de souffrance, il en est un d'édification tirée du "Qun", code philosophique ou peut-être écrit qui régit tous les aspects de la vie qunari, sinon les deux. Un Séhéran affirma ainsi éprouver de la pitié pour qui refusait d'adopter le Qun, comme si ses conquérants l'avaient conduit à quelque illumination personnelle. "De toute ma vie, j'ai suivi le Créateur où son chemin me portait" écrivait-il, "mais c'est dans le Qun que j'ai trouvé le moyen de suivre ma propre voie."

On dit que la meilleure arme pour exterminer un peuple n'est pas une épée, mais un livre. Par chance, un monde qui avait repoussé quatre Enclins ne courberait pas facilement l'échine devant un assaillant étranger. Ainsi commencèrent les Marches exaltées.

Les forces chantristes avaient pour plus grand avantage le Cercle des mages. En dépit de toute leur technologie, les Qunari semblaient vouer une haine farouche envers la magie. Face aux canons, la Chantrie riposta à coups d'éclairs et de boules de feu.

Les armées qunari ne disposaient pas des effectifs de l'humanité. La bataille de Marnus Pell fit tant de morts de part et d'autre que l'on dit le Voile irrémédiablement déchiré, les ruines toujours infestées de cadavres ambulants. dau. Mais chaque année, la Chantrie enfonçait peu à peu les lignes qunari ; hélas, les habitants du cru convertis au Qun se montrèrent réticents à retourner aux préceptes d'Andrasté.

Ce fut au sortir de l'Ere des tempêtes que l'on parvint à repousser véritablement les Qunari. Le Riveïn était la seule contrée humaine à conserver la religion qunari après sa libération, et ses souverains tentèrent de négocier un accord de paix. La plupart des terres humaines signèrent l'Edit de Llomerryn à l'exception de l'Empire tévintide. Il en résulta une paix fragile qui s'est maintenue jusqu'à ce jour.

- Extrait des Marches Exaltées : examen des méthodes militaires chantristes de soeur Pétrine, érudite chantriste.

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Périodique illustré

Changements notables :

Les berruiers au service du Duc Énés porteront désormais des boucliers ornés de lignes convergentes, au lieu des anciennes armoiries.

Le Seigneur Fortier de la maison Aigle épousera Dame Vauclain de la maison Souris. Un masque intégral de style montsimmardien, composé des deux couleurs des armoiries de chaque lignée noble, peut désormais être porté par les cousins au premier et au deuxième degrés de chaque maison.

Dame Wesmith de Dénérim épousera le Seigneur Pierre de la maison Veneur. Un loup noir orné de fioritures blanches, de rubis, de perles ou d'opales peut désormais être porté par les relations directes de Dame Wesmith.

- Extrait de Panoplie de visages : un inventaire officiel et illustré des blasons et masques du Saint Empire d'Orlaïs, parution trimestrielle.

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Reville, l'empereur dément

L'Histoire moderne a tendance à oublier que "Reville, l'Empereur dément" était, aux premières années de son règne, admiré de tous pour son génie militaire. Malgré les mises en garde de son frère jumeau, Gratien (d'à peine une heure son cadet), il engagea Orlaïs dans une campagne d'invasion de Férelden, avec le succès retentissant que l'on connaît. En une seule guerre, Reville parvint à étendre l'influence de l'Empire à tout le sud de Thédas et permit à la cour de rêver d'exploits plus grands encore. Cette victoire eut un prix amer, cependant, et quand les craintes de Gratien se concrétisèrent et que l'opportuniste voisin Névarran entra en guerre, les berruiers Orlésiens essuyèrent une cuisante défaite. D'après ce que nous savons de lui, le Grand-Duc Gratien n'avait que l'intérêt de son frère à l'esprit ; C'était un homme bon, un mari aimant et un père toujours présent pour ses nombreux enfants, et les lettres que nous avons retrouvées montrent qu'il n'était que trop heureux d'échapper au fardeau du trône impérial.

Reville, quant à lui, passa du statut d'idole de la Cour à celui du bouc émissaire, cible de tous les quolibets et de toutes les messes basses. Il était assailli de courtisans qui prétendaient qui son frère était derrière les critiques, et quand la rébellion commença à gronder en Férelden occupé, les choses allèrent de mal en pis. On commença à envisager ouvertement l'accession de Gratien au trône. Quand la marquise Yvette, mère de Reville et figure d'apaisement, vint à mourir, il s'abandonna au chagrin et perdit la raison. Il ordonna l'assassinat de Gratien et de sa famille entière dans leur propriété de Sablissent, le jour du festin de l'Ascension. Gratien, son épouse, leurs trois enfants adultes et leurs huit petits-enfants (dont la plus jeune, Camille, n'avait pas plus de huit mois) furent massacrés, jetés dans une fosse commune, puis incinérés sommairement.

Cette atrocité fit frissonner la Cour, et même les propres enfants de l'Empereur n'osèrent pas condamner ses actes. Il devint de plus en plus paranoïaque et se mit à porter une armure complète chaque fois qu'il quittait ses quartiers privés. Sa santé commença à décliner, mais il refusa catégoriquement de se laisser approcher par un docteur. Á partir de 8:50 des Bontés, Reville refusa de sortir de ses appartements. Sa paranoïa s'était à ce point aggravée qu'un seul et unique cuisinier était autorisé à préparer ses repas, sous la surveillance de dix berruiers. Il ne mangeait plus que du gibier, et sa santé en pâtit. En 8:51 des Bontés, l'Empereur Reville mourut enfin. En pénétrant dans sa chambre, ses fils constatèrent qu'il avait condamné toutes les fenêtres et hérissé des rangées de dagues autour de son lit.

- Extrait d'Empereurs d'Orlaïs de frère Harlon Ascari.

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Récits du maçon : Invasion

Cette belle collection s'intitule "Invasion". Un nom sacrément prétentieux pour sept personnes et un château. Peut-être que les "rêves" sont pas aussi grandioses que ce que prétendent les mages. Enfin, ça a l'air amusant de voler. C'est comme une chute, mais vers le haut. Rien à voir avec une chute, donc.

Il y en a sept ici, sept Magisters. Seulement cinq sont détaillés, mais c'est parce que les deux autres ont été en partie effacés. Surement du vandalisme ; Ça a été fait à la pierre et pas au burin. Difficile d'expliquer pourquoi ça a été aussi mal fait, hormis par peur ou manque de temps. Ces deux-là portaient peut-être des symboles différents de ceux qui restent, parce que les symboles ont le don d'énerver les gens au point de les pousser à mutiler des oeuvres d'art.

Bref, ces sept Magisters envahissent la Cité d'Or. C'est ce qui est représenté ici, vu l'aspect extravagant des lieux. Ça manque juste d'escaliers, même si les personnages savent voler. Les escaliers, ça sert pas qu'à monter: ils dirigent le regard et ancrent la structure au sol. En plus, la sculptrice a bien trop exagéré au niveau de la hauteur. Tous ceux qui s'y connaissent un peu en Pierre vous diront que cet endroit croule sous son propre poids. C'est voulu, parce que c'est la maison d'un "dieu", mais je vois pas ce que ce méli-mélo de styles a de "merveilleux". Si c'était un endroit réel de l'époque, on verrait que de l'architecture Tévintide. Là, ça ressemble à une fanfaronnade typiquement postimpériale, avec des ajouts elfiques qui donnent l'impression qu'ils ont toujours été là. Ah, les artistes…Un maçon l'aurait au moins représentée comme il faut. Des fondations Tévintides et un revêtement elfique, pas de mélange.

Quoi qu'il en soit, le message est clair : la sculptrice veut faire savoir que les mortels sont pas censés être là. Il y a pas d'esclaves.

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Récits du maçon : L'Archidémon

Apparemment, celle-ci s'appelle 'L'Archidémon". Pas "les trois Archidémons", j'y reviendrai. La construction est bonne. C'est une gravure bien équilibrée, si on considère que les Tévintides ont le même poids que le cul du dragon. La comparaison est pas mauvaise si vous voulez mon avis.

Sept Magisters et une symétrie facile, pour donner à un hôte de quoi paraître cultivé après le dîner. Si je devais deviner, je dirais que monsieur je-sais-tout épiloguerait sur la manière dont les quatre des lignes et quatre des Magisters font partie du dragon, qui leur accorde sa bénédiction.

Deux autres lignes le transpercent, ce qui veut dire qu'elles font plus de mal que de bien. Et puis on a le dernier Tévintide, le gros et le plus éloigné, qui a complétement raté sa cible. Si cette oeuvre est liée au troisième Enclin, ça nous donne trois têtes. Peu importe, ce sont des détails superficiels, probablement suivis par "et ça me parle parce qu'au fond de mon âme, je regrette bla bla bla".

Mais le truc que ces abrutis comprennent pas, c'est qu'une sculpture, ça se limite pas à ce qu'on voit. Ils ont jamais rien créé de leurs mains, donc ils savent pas comment ça marche. La profondeur de l'oeuvre vient des ombres et tout le reste : c'est l'artiste qui décide de la profondeur de ses gravures. Si on les regarde de plus près, on voit que les intentions de la sculptrice sont très étonnantes. Je crois qu'ici, c'est un Archidémon, et que les trois têtes sont la réaction aux trois lignes. Parce que la première ligne perçante est au même niveau que le deuxième Tévintide en partant de la gauche et de la tête du milieu qui est tournée. La deuxième ligne perçante est au même niveau que le cinquième Tévintide en partant de la gauche et de la première tête, tournée aussi. Enfin, la ligne qui rate sa cible est au même niveau que le gros Tévintide au loin. Or le dragon le regarde droit dans les yeux, donc il se fiche de ceux qui l'ont blessé. Il dévisage celui qui a fait semblant.

Ajoutez à ça que les artistes aiment généralement s'attaquer à des sujets importants, mais cette sculpture a pas de visage. Si la sculptrice avait voulu représenter des personnes précises, elle l'aurait fait, elle en est capable. Et si son oeuvre parlait non de Magister, mais de Tévinter lui-même ? On a quatre ères de l'Empire où ils font partie du dragon, deux où ils lui infligent des dégâts, et une où ils ratent complétement leur but et se font manger. Si vous y réfléchissez assez longtemps, je parie que vous trouverez cinq manières différentes de coller à leur calendrier, sans oublier l'anniversaire de votre tante préférée.

Et voilà. C'est comme ça qu'on passe de "équilibré" à "vous ne recevrez pas d'invitation la prochaine fois".
Pas de ma part en tout cas.

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Récits du maçon : La chute

Voici une étude heureuse. "La chute", et un visage qui dit : "Pourquoi on a essayé d'aller dans un endroit sans escaliers ? "Parce que vous entrez dans un bâtiment impossible comme celui-ci, vous en sortez en feu, puis il se retourne ou je sais pas quoi. Je vois toujours pas l'intérêt des rêves.

Donc, les sept Magisters sont entrés, et ils sont ressorties corrompus et plus capables de distinguer le haut du bas. On va dire que la sculptrice a voulu représenter la folie.

Je parle des tours qui se trouvent ici et qui sont à l'envers là-bas. Vous imaginez la force qu'il faudrait pour retourner un amas de pierre pareil ? Ça ferait bien plus que de vous brûler la barbe.

Détail intéressant: on a une touche de pigment et une feuille qui créent du lustre, mais il devrait y en avoir plus. Tout a été peint et repeint à différent moments, pour s'accorder avec le décor d'un Seigneur ou d'un autre. Il y a une technique spéciale pour lisser la surface. C'est très fastidieux, mais si on le fait bien, ça rend la pierre lisse comme du verre.

Cette tour et le crâne du barbu sont censés avoir ce type de finition, et on en voit un petit peu sur le reste.

Donc à l'origine, on aurait eu l'impression que le barbu était la cible. C'est peut-être lui qui est sorti en premier ? La "lumière" le brûle et se propage aux autres ? Le vernis ou la feuille aurait brillé au point de faire plisser des yeux l'observateur qui, en détournant son regard, aurait ainsi "rejoint" les Magisters dans leur punition. Ça aurait donné l'impression de la partager.

C'est ce que j'imagine, en tout cas. Et c'est sûr que ça tiendrait les enfants à l'écart de la salle de
banquet.

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Récits du maçon : Libérés sont les esclaves

Je crois que celle-ci s'appelle "Libérés sont les esclaves", ce qui est la manière typique des Tévintides de dire une chose pour en dire une autre. Il y a aussi des mensonges dans la sculpture, mais j'y reviendrai.

Le sujet mis à part, ça me plaît. On dirait du travail d'ouvrier, mais dans le bon sens nain. C'est répétitif parce que la sculptrice connaît ses points forts, donc elle reproduit sans cesse ce qu'elle maîtrise. Ça me donne l'impression qu'elle a une connaissance approfondie de la Pierre.

Cela étant, cette oeuvre porte la marque de deux paires de mains, une ancienne et une nouvelle. Prenez ce Magister, il brille parce qu'il est neuf, plus récent. C'est pareil pour les trophées à ses côtés. Ils ont été taillés dans des figures plus complexes. Et la surface plate à côté d'eux ? Elle paraît un peu trop simple, non ? Le bas est rempli de détails, mais ici, on a un espace vide ? C'est ce qu'on pourrait croire au premier abord, mais un oeil perspicace y voit des ombres. Il voulait apparaître sous son "meilleur jour", pour moi, ça ne fait aucun doute. Quelqu'un d'autre que lui et ses amis, et deux autres personnes de chaque côté. Sept en tout.

Seul le haut a été changé. Les Qunari n'ont pas été touchés, c'est simplement de l'usure. Dans la première version et des siècles après, les prisonniers Qunari sous le joug avaient encore leur place ici. Je suppose que c'était pas pour les mêmes raisons.

Je peux seulement dire de quoi il s'agit, pas donner d'explications. Je peux deviner que quelqu'un voulait être un héros Tévintide et a payé pour que son visage soit sculpté dans une antiquité. Franchement, d'où je viens, c'est un crime contre les ancêtres, mais j'attends pas des Tévintides qu'ils obéissent au code d'honneur nain. Ni au leur, à vrai dire. Ils sont en guerre depuis longtemps, donc je comprends qu'ils veuillent paraître grands. C'est pareil pour Orzammar et les engeances, malheureusement.

Quoi qu'il en soit, c'est dommage d'avoir perdu l'original. Pas pour les sept, pour la sculptrice. C'est du bon boulot.

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Récits du maçons : Sacrifice

A ce que je comprends, celle-ci s'appelle "Sacrifice" ; J'y reviendrai plus tard. C'est l'oeuvre de deux artistes différents ; J'y reviendrai plus tôt.

La sculptrice est allée jusqu'à faire les visages. Je dirais qu'elle avait des portraits pour modèles, ce qui veut dire que ce sont des gens qui se considéraient comme assez importants pour en avoir besoin. Cette scène, c'est l'exemple parfait de ce qu'il faut pas faire, parce que l'artiste déteste ses sujets. Ça se voit à la façon dont elle les a sculptés : beaucoup de lignes raides, taillées rapidement. Elle les a faits plus laids que nécessaire, même pour des Tévintides qui (c'est pas moi qui le dis) ont l'air de veines de lyrium dégingandées.
C'est pas du travail bâclé pour autant. C'est naturel, maîtrisé. La sculptrice connaît les Tévintides ; Je parie que c'en est une, et que ça l'enchante probablement pas.

Et puis évidemment, il y a des crânes partout, dont deux gros avec des cornes. Çafait penser à vos Qunari, pas vrai ? Les Tévintides détestent les Qunari depuis toujours. Il y a pas un Magister qui aimerait se faire fermer le clapet, et encore moins coudre. Alors c'est logique qu'ils soient là, même à cette époque, j'imagine.

Parce que c'est sûrement cette histoire de préparation pour l'invasion de l'Immatériel, et des géants cornus, c'est exactement pour motiver les troupes. Ce qui est bizarre, c'est que ces deux-là sont pas les seuls Qunari du relief. Celui du milieu a été sculpté avec des cornes, et quelqu'un les a fait sauter plus tard. Çase voit à l'aspect de la surface. Enfin, moi, je le vois.

Ça arrive régulièrement. Les goûts changent et tout d'un coup, les nus des ancêtres deviennent gênants. Alors une nouvelle main leur peint des habits. Et ici, vu les marques, c'était pour supprimer les cornes et donner l'air humain à la victime. Le nouveau propriété, tout fier, voulait pas jeter l'antiquité, mais voulait pas non plus que les gens croient que mémé coupait des Qunari en rondelle. Enfin, apparemment, ça le dérangeait pas qu'elle garde leur tête dans le coin, par contre.

Bref, les sculpteurs voulaient tous les deux montrer des Tévintides jouer les salauds, mais le dernier voulait pas montrer à quel propos. En général, c'est pour éviter de se faire taper sur les doigts ou pour nier toute implication. Ou pour jouer au con, j'imagine.

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Sans héros : Division et distance

Maférath est généralement dépeint comme jaloux et avide, mais dans les faits, il ne l'était guère. Car bien que sa parole ait causé la perte de l'Épouse du Créateur, sa récompense a bientôt été divisée et lui a échappé. A ce sujet, penchons-nous sur les fils de moindre importance.

On en sait peu sur Evrion, le cadet, qui se vit confier les Terres qui deviendraient plus tard les Marches.
Son père ne lui avait rien demandé, encore moins de régner "en son nom". Et cette liberté se voit dans le résultat, car Evrion ne s'intéressait guère au pouvoir. Il dirigeait par l'exemple, pas par l'exigence, et ne parlait que de sacrifice. Á l'annonce de la trahison, Evrion agit en homme brisé et distribua ses Terres entre les différentes tribus. Cette pénitence lui permit de ménager sa famille, mais dispersa également son influence. Aujourd'hui encore, les Marches Libres ne sont pas unifiées.

On en sait davantage sur Verald, car ses actions l'ont amené aux prémices de notre nation. Mais sa folie commence au Névarra, où nous devons nous demander : était-ce la volonté de son traîtrede père ou une erreur de jeunesse ?

Maférath confia le Névarra à son benjamin, Verald, sans jamais le revendiquer. Il ne s'assit jamais sur le trône, et on pense que ses visites étaient rares. Mais c'est pourtant là que l'on honnit le plus son nom, car le fils y puisait sa légitimité. Contrairement à Evrion, Verald parlait non pour donner l'exemple, mais pour revendiquer. Son nom n'était jamais mentionné sans ceux de sa mère et de son père. Il se permettait beaucoup de choses : leurs actions étaient les siennes, leurs pensées lui revenaient toutes. Mais on ne garde trace d'aucun mot du père depuis son trône de Férelden. Était-ce délibéré ?

Car lorsque la trahison fut dévoilée, tous ceux qui avaient des liens avec Maférath furent diabolisés. Et les liens que Verald avait tissés étaient si forts que les membres de sa Cour furent tués jusqu'au dernier et qu'il dut s'enfuir. S'il s'était tu, comme semble l'avoir voulu son père, et s'il s'était préparé, comme l'avait fait l'aîné, Isorath, sur les conseils de son père, alors Verald aurait peut-être pu garder le pouvoir.

Mais pour cela, il aurait fallu que le traître aille à l'encontre de sa nature. Et Verald serait resté au Névarra, il ne se serait pas approché d'Orlaïs, et la nouvelle trahison qui a véritablement donné naissance à Orlaïs n'aurait pas eu lieu.

- Extrait du traité Histoire sans héros : Lectures dans le coeur noir du changement compilé par Philliam, barde de son état !

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Sans héros : La mort de la diversité

Qu'y avait-il pour tenir un empire en respect ? Un autre empire. Et pour un peuple aussi défini que celui de Tévinter ? Un autre peuple. Imaginons que l'aîné, Isorath, n'était pas censé honorer Maférath, car le destin du père était déjà sceller par une trahison cachée. Imaginons qu'on ait dit à Isorath de se détourner de ses liens avec Maférath, de regarder vers l'avant, pas vers l'arrière. Qu'en est-il de ses actions, dans ce cas ?

Isorath reçut un territoire peuplé de diverses tribus aux alliances lâches. Sa réponse fut la grande unification, vue par beaucoup comme un acte d'arrogance. De grands changements dans le commerce, des déplacements pour briser les alliances locales, tout pour favoriser des échanges et un pouvoir centralisés. Des cités furent rasées afin de permettre l'expansion d'une nouvelle capitale, une cité puissante et influente pour une nouvelle nation : Val Royeaux d'Orlaïs. Et tout cela au nom, non pas d'Andrasté disparue, mais de la résistance face à Tévinter.

Le pouvoir était uni, mais les cultures l'étaient beaucoup moins. L'investissement de tous dans la nouvelle nation forma des couches dans la société, et un ressentiment général envahit le peuple en réaction à l'accès d'un Féreldien au pouvoir. Isorath évita l'opprobre lié à son père, car il était vu comme une victime lui aussi, mais il n'en restait pas moins Alamarri. Et si, chers lecteurs, le dernier élément d'unification était venu non par hasard, ni même par les actions délibérées d'Isorath, mais par une haine partagée, et pas celle à laquelle on aurait pu s'attendre ? Les fils de Maférath allaient réussir à créer un égal de Tévinter, qui finirait cependant par causer leur perte.

- Extrait du traité Histoire sans héros : Lectures dans le coeur noir du changement compilé par Philliam, barde de son état !

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Sans héros : Maférath et le sacrifice

Andrasté, Notre Dame, l'épée et le feu contre Tévinter. Livrée à l'Empire en échange d'un royaume. Maférath, désormais synonyme de trahison. Mais Andrasté aurait-elle pu gagner, et dans le cas contraire, qu'aurions-nous perdu ? Penchons-nous non seulement sur l'acte, mais sur le pourquoi de celui-ci.

Alors que les armées de la foi s'enfonçaient dans le territoire impérial, il s'avéra qu'il s'agissait bien plus d'une flèche que d'une vague. Et comme tous les chasseurs vous le diront, si vous ne visez pas correctement, votre arc ne vous rapportera rien. Nous devons nous poser la question : en quelle proportion la victoire de Notre Dame à ce moment-là était-elle véritablement dirigée contre l'Empire Tévintide, et en quelle proportion contre les échos de l'Empire ?

Andrasté, l'inspiration, n'en avait peut-être cure. Mais Maférath, le général, se battait pour son pays, pas pour des visions. Sa trahison a-t-elle empêché une victoire ou une défaite ?

Maférath conclut le marché qui causa la mort de Notre Dame. C'est un fait. Et une fois Andrasté morte, Maférath reçut la totalité du territoire à partir des plaines du sud. Comme cela dut paraître généreux, et impossible à tenir. Penchons-nous sur Maférath et sur l'héritage qu'il divisa entre ses fils, non avec un oeil accusateur, mais d'un point de vue tactique. Car il devait savoir que de simples rivaux n'avaient jamais arrêté Tévinter. Et s'il avait entrepris de créer des égaux, et que rien de tout ceci ne soit arrivé par hasard ?

Qu'advint-il ensuite d'Isorath, d'Evrion et de Verald ?

- Extrait du traité Histoire sans héros : Lectures dans le coeur noir du changement compilé par Philliam, barde de son état !

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Sans héros : Unis dans la haine

Si nous devons réétudier le mobile, ne nous arrêtons pas aux fils du traître. Car le premier chef de la jeune nation d'Orlaïs après les fils fut Jeshavis, qui en épousa deux, devenant leur propriété. Mais examinons les faits.

Fière fille des Ciréens, elle fut choisie comme épouse par Isorath, qui profita de son influence pour unifier le pays. Prenons en compte ce dont elle fut témoin au cours de la fusion de son peuple. Elle a toujours été décrite avec tristesse, mais qu'en serait-il si la naissance de notre nation avait coïncidé avec celle du Jeu ? Jugeons ses actions non en tant que propriété, mais en tant que maître : à quels changements assistons-nous ?

En tant que victime : Isorath, que la rumeur voulait cruel, brise le clan pour obtenir le pouvoir. Son frère, Verald, en exil suite à ses propres machinations au Névarra, intéresse l'épouse attristée et lui promet une nouvelle voie. Les frères se disputent, Verald l'emporte puis exige la main de Jeshavis. Encore un Féreldien avide de pouvoir. En une décennie, Jeshavis, la victime timide, devient la figure de proue de la rébellion du peuple contre le dernier fils du traître.

En tant que maître : liée à des rivalités bien plus anciennes, elle nourrit une haine qui dépasse Tévinter. Et pendant qu'Isorath est occupé ailleurs (par des inquiétudes personnelles ou par la construction d'une nation pour résister à l'ennemi de son propre peuple ?), elle invite le frère brisé et le monte contre son mari. Tout en acceptant d'épouser le vainqueur, Jeshavis sème la rébellion parmi ceux qui se souviennent comment leurs terres ont été prises à peine une génération plus tôt.

Les deux versions en font une dirigeante, une gyõja. Mais le règne d'une victime ne devrait-il pas être incertain ? Celui de Jeshavis dura quarante-deux ans. Il n'y eut aucun grand retour en arrière, aucun châtiment du peuple. Car elle s'était intégrée.

Si les objectifs d'Isorath étaient égoïstes, et que le but de Jeshavis était de les contrarier, alors Orlaïs est né d'un double échec. Mais si Isorath a suivi la voie de son père et que Jeshavis cherchait à se venger, alors notre nation est née de deux réussites. Deux parents, à la fois adversaires et partenaires.

- Extrait du traité Histoire sans héros : Lectures dans le coeur noir du changement compilé par Philliam, barde de son état !

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Superstitions de la famille royale

Les Valmont ont leur lot d'excentricités, comme toutes les familles, mais les leurs ont tendance à pencher vers l'occulte. Reville, l'Empereur dément, croyait aux fantômes. Il était persuadé que sa mère continuait de le conseiller après sa mort et que l'esprit furibond de son jumeau cherchait à provoquer sa chute. Il avait fréquemment recours aux devins pour communiquer avec l'au-delà et apaiser la colère de son défunt frère.

Son fils, l'Empereur Judicaël Ier, était fasciné par les antiquités et les sujets mystiques. On dit que son désir de reconstruire le palais d'Halamshiral, détruit par une révolte elfique, était davantage dû à son intérêt pour le site plutôt que pour la politique ou le Noble Jeu. Apparemment, il passait les mois d'hiver dans cette retraite familiale car il pensait que le palais était situé sur une concentration de magie elfique et que cela prolongerait sa vie, à l'instar des elfes immortels de légende. Au final, le palais ne l'empêcha pas de succomber à un arrêt cardiaque.

Son plus jeune fils, le prince Reynaud, portait lui aussi un grand intérêt à la Dalatie et aux elfes. Il collectionnait les figurines de hahl, les bêtes de somme Dalatiennes, sacrés aux yeux de l'un de leurs faux dieux. Les statuettes, sculptées par des artisans Dalatiens pendant la Longue Marche, étaient exposées dans sa chambre du Palais d'Hiver. Quand sa fille monta sur le trône, elle les fit transformer en clés, mais dans quel but ? Nul ne le sait.

- Extrait de L'histoire architecturale d'Orlaïs, volume 1 d'Élodie Ferrneau.

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Sylaise, la veilleuse des foyers

Sylaise la veilleuse des foyers, passe pour la soeur d'Andruil la chasseresse. Alors qu'Andruil aimait à courir parmi les hôtes des bois, Sylaise préférait rester auprès de son arbre d'attache, à s'adonner aux arts et au chant.

Ce fut Sylaise qui nous donna le feu et nous en enseigna les secrets ; elle aussi qui nous montra comment guérir grâce aux herbes et à la magie, comment soulager l'entrée des enfants en ce monde ; elle encore qui nous révéla comment tisser les fibres des plantes pour en faire fils et cordes.

Nous devons beaucoup à Sylaise, c'est pourquoi nous lui dédions un chant à chaque fois que nous attisons ou étouffons le feu, c'est pourquoi nous répandons sur nos aravels la mousse parfumée de Sylaise pour lui demander sa protection.

- D'après les récits de Gisharel, Archiviste du clan Dalatien Ralafeïrin.

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Titans

Harritt a fait une étrange découverte dans la crypte de Fort Céleste : une page manuscrite arrachée au journal secret de la façonneuse Valta.

Les Titans existent. Je l'ai su au moment où j'ai exhumé ce texte ancien. Renn s'est moqué des mots que je lisais. Je ne pouvais pas lui en vouloir, mais je sentais la vérité m'envelopper comme un manteau bien chaud. Une grande partie de notre histoire a été perdue, et le Mur des mémoires ne remonte pas aussi loin.

Il manquait forcément quelque chose dans l'histoire de notre peuple, et j'ai enfin découvert l'un de ces chapitres oubliés.

Les mots ne sauraient décrire l'immensité absolue d'un Titan. Celui que j'ai rencontré est si grand que l'oeil ne peut l'appréhender en entier. Je me suis aventurée à l'intérieur de son corps sans le savoir, pendant qui sait combien de temps. J'ai entendu les contes sur les dragons et les géants de la surface, mais la description de leur taille n'a aucune commune mesure avec celle du Titan.

Son sang coule à présent dans mes veines, et son chant combe les vides de notre histoire. En fermant les yeux, je vois des images du monde d'autrefois, avant que tout change et que la race des nains ne se divise en deux. Quelque chose a provoqué la chute des Titans et mon peuple a décliné avec eux. Le Titan veut que je le sache. Non, plus encore. Il veut que je comprenne. Son chant est empreint de solitude.

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Un cantique pour les défunts

La Lumière lui fera traverser dans la paix
Les voies de ce monde et de l'au-delà.
Pour celle qui s'en remet au Créateur, le feu est son eau.
Tout comme le papillon de nuit voit la lumière et s'approche de la flamme,
Elle doit voir le feu et s'approcher de la Lumière.
Le Voile ne lui réservera nulle incertitude,
Pas plus qu'elle ne redoutera la mort, car le Créateur
Sera son flambeau et son bouclier, ses fondations et son épée.

- Extrait de Transfigurations 10:1, souvent chanté en allumant un cierge par les personnes en deuil.

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Vieilles écritures elfiques

Ces écritures elfiques trouvées dans les Terres d'Arbor sont trop anciennes pour être compréhensibles.

Si l'Inquisitrice/eur a bu à la Source :

Des murmures proviennent de la Source des Lamentations. Il est impossible de tout comprendre, mais certaines parties révèlent soudainement un fragment de leur sens originel.

"Ici, nous nous préparons à chasser les piliers de la terre. Leurs sbires se ruent, sans esprit, sans âme. Cette mort sera une bénédiction, la terre en fleurira."

L'espace d'un instant, l'image vive de deux sphères l'une dans l'autre apparaît ; Des fleurs inconnues poussent en leur sein. Puis elle disparaît.

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Vieux indicateur de la Chantrie

La Chantrie utilisait ces symboles il y a longtemps pour indiquer l'emplacement de caches secrètes. Les passants les prennent souvent pour de simples gravures sans valeurs.

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Vir Dirthara : duel de cent ans

Les pages de ce livre (souvenir ?) montrent un plateau étroit au sommet d'une montagne. Deux silhouettes en armures, l'une d'or, l'autre noire, s'affrontent dans la neige. Le fer tranche l'air à une telle vitesse qu'il émet un bourdonnement. Le sang crible le sol. Ils ne s'arrêtent même pas pour reprendre leur souffle. Dans le silence le plus total, la lame du guerrier d'or vient trancher la gorge de son adversaire.

"Mythal, dans son immense sagesse, intervint dans une querelle entre Elgar'nan et Falon'Din. Elle réussit à les convaincre de régler leur différend dans un combat entre leur champions. Elgar'nan et Falon'Din firent ainsi s'affronter leurs champions respectifs plutôt que de déclarer une guerre entre les dieux. Gloire à ces chevaliers, et à la sagesse de Mythal !"

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Vir Dirthara : exil des Grands proscrits

Les pages de ce livre (souvenir ?) montrent les silhouettes éclatantes des Evanuris bannissant un esprit hurleur des confins de l'Immatériel qui bordent leurs terres. Une voix retentit, sévère et impériale :

"Pour avoir abandonné le Peuple en plein désarroi, pour avoir quitté leur forme afin d'échapper à la terre, nous déclarons Xebenkeck et consort exilés des terres des Evanuris, Prenez garde ! Leur familiarité avec le physique leur permet d'emprunter des routes sans aide aucune. Ils ont beau être sous contrôle, seuls vos dieux sauront réellement vous protéger de leur malice. Ils sont proscrits de la terre, notre dû".

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Vir Dirthara : inséparables

Les pages de ce livre (souvenir ?) décrivent un couple qui joue, qui cabriole dans les airs, des corps qui s'unissent pour s'embrasser, se caresser, une chaleur en fusion tel le soleil. La dance est fluide, agitée, sans fin ; Des amants pris dans un noeud de rires qui résonne des années durant, une promesse d'union éternelle, quoi qu'il advienne.

Une pensée agacée s'immisce ; On l'a ajoutée à ce souvenir après qu'il a été enregistré :


"Par les dieux, faites donc cela en privé !"

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Vir Dirthara : le toit du Sonallium

Les pages de ce livre (souvenir ?) décrivent une discussion enflammée entre plusieurs elfes élégamment habillés dans un pavillon orné d'une arche aux mille détails. Le pavillon se trouve sur une île, qui flotte dans le néant. Au loin, sous un blizzard lumineux, des milliers d'elfes accomplissent un rituel magique complexe qui vise à extraire de l'essence brute de l'Immatériel dans une sphère volante. Dans la lentille de la sphère apparaît un monde de cascades indigo et de jungles rutilantes, et parmi elles : un temple immense aux fresques et aux-reliefs de génie qui en font un chef-d'oeuvre à lui tout seul.

Les cris des elfes élégants se font de plus en plus forts, à tel point que la magie ne les couvre plus. L'un d'entre eux se jette sur son voisin ; Il hurle et sort un couteau embrasé d'une flamme prismatique.


"Les architectes du Grand Sonallium (un cadeau de Sylaise la Bénie à June la Futée en remerciement d'un grand service) en plein débat amical sur la couleur des ornements du toit du palais."

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Vir Dirthara : les profondeurs de l'Immatériel

Les pages de ce livre (souvenir ?) contiennent des instructions sur la façon d'accéder aux parties les plus profondes de l'Immatériel, des royaumes si reculées qu'ils n'ont pas été modifiés par les rêveurs :

"L'illumination requiert un esprit aussi lisse qu'un miroir et aussi immobile que la pierre. Accordez-vous dix ans d'entraînement, et cent de plus pour la recherche. Ce que les autres ont découvert facilitera votre voyage. Ceux qui ne sont jamais sortis de l'Immatériel auront plus de facilité à trouver ses sources les plus paisibles, mais il est rare que la compulsion s'empare de nos camarades célestes."

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Vir Dirthara : oreilles attentives

Les pages de ce livre (souvenir ?) montrent un groupe d'elfes dans un amphithéâtre fait de bois vivant, où les arbres ont poussé dans les gradins et les escaliers pour servir de dossiers aux spectateurs. Deux autres elfes et un esprit d'apprentissage s'expriment tout à tour sur l'utilisation de sorts pour altérer les propriétés du monde matériel. Á la fin, l'esprit s'avance, tel un vieil universitaire, et s'écrie d'une voix étonnamment grave :

"Le monde immuable est délicat : les sorts de pouvoir appellent le désastre et la destruction. Le monde immuable est têtu : l'attraction de la terre empêche férocement le feu de couler comme l'eau et la pierre de s'élever tel le brouillard. Le monde immuable résonne de sa propre harmonie. Libérez votre coeur de la peur, et écoutez : de grands changements viendront."

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Vir Dirthara : retour au pays

Les pages de ce livre (souvenir ?) décrivent un elfe approchant d'une cité aux flèches de verre d'un bleu perçant. Les abords de la cité sont entourés de lacs de brume, et des silhouettes parcourent ces bandes nacrées et chatoyantes comme si elles marchaient sur la terre ferme. Des bosquets tressés dans d'énormes parcs abritent certains elfes, tandis que d'autres marchent sous une rivière qui s'écoule dans l'air sur un haut-fond invisible.

La scène bourdonne de satisfaction et de discussions tranquilles tandis que le créateur du souvenir atteint les portes de la cité, déjà grandes ouvertes.


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Vir Dirthara : signes de victoire

Les pages de ce livre (souvenir ?) décrivent un monument bâti en un seul après-midi par un millier de serviteurs s'affairant telle une fourmilière autour d'un morceau de pierre décrépit grand comme un pan de montagne effondré. Á la fin de la journée, le regard sévère d'Elgar'nan fixe la vallée creusée dans les contreforts. Les esclaves ont disparu. La lumière irradie des yeux plissés de la figure divine, et de sa bouche béante et rugissante.

"Gloire à Elgar'nan, premier de tous les dieux ! Sa victoire est éternelle !"

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Vir Dirthara : un imago en fleurs

Les pages de ce livre (souvenir ?) décrivent une vigne aussi immense que gracieuse, aux fleurs gigantesques tels des soleils de cuivre, aux pétales à taille humaine et aux odeurs de cédrat, de ciel ou encore de charogne.

Le jour où ces vignes fanent, épuisées et desséchées, le créateur de ce souvenir pleure et, après avoir enregistré l'image et les sons de la fleur, entre dans l'Uthenera.


"Chérissez cette pensée, car elle est bien plus précieuse que moi, et il n'y en aura plus de semblables".

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Yeux sombres et coeur cruel

Les anciens dieux t'appelleront, Depuis leurs anciennes prisons, ils chanteront
Des dragons aux yeux sombres et au coeur cruel ;
Sur des ailes noircies, la duperie prend son envol.
Mon premier-né, perdu dans la nuit.

- Psaume du silence, 3:6

Le Psaume apocryphe du silence narre une version différente de l'histoire du Psaume des oraisons. Une grande partie du psaume est rédigée du point de vue du Créateur en personne s'adressant à l'humanité ; C'est pourquoi il fut finalement considéré comme blasphématoire et ses strophes ôtées du Cantique. Généralement attribué à l'Archonte Hessarian, le Psaume du silence dépeint un Créateur plein d'amertume devant le délabrement et la trahison de Ses enfants, tant esprits que mortels. Il se considère comme responsable de la chute et de la corruption des anciens dieux et supplie Ses enfants mortels de se détourner du chemin obscur vers lequel leurs aînées les ont orientés.

La plupart des historiens estiment que l'Archonte Hessarian a écrit ce psaume pendant la sanglante Transfiguration Tévintide. Les érudits littéraires de l'Empire se réfèrent souvent à ce texte comme étant l'une des plus anciennes oeuvres de propagande. Au sixième verset, le Créateur désespéré interpelle Ses enfants mortels sur le fait que les dieux-dragons les ont manipulés et qu'ils doivent renoncer à leur influence corruptrice pour regagner la Lumière. Quand le peuple Tévintide s'est dressé pour massacrer ceux restés fidèles aux anciens dieux, ce texte est devenu le cri de ralliement du plus terrible bain de sang de l'Histoire de l'Empire.

- Extrait de Le Cantique de la lumière : Analyse littéraire et historique de soeur Tessaria.

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En ton coeur brûlera

Alors le Créateur dit :
"Á toi, Mon deuxième enfant, Je lègue ce don :
En ton coeur brûlera
Une flamme inextinguible
Dévorante et jamais satisfaite.
Je t'ai façonné de l'Immatériel,
Et à l'Immatériel tu reviendras
Chaque nuit en songe
Pour te souvenir à jamais de Moi.

- Psaume des oraisons, 5:7

Dans les passages un à six, Ses premiers enfants ne manquaient de rien ; Libres de tout besoin, ils ne pouvaient que rendre grâce. Mais c'était une existence vaine, futile. Nous, comme tout ce qui est physique, sommes immuables. C'est ainsi que nous avons été créés ; Tout travail pour nous est une lutte. Une merveille façonnée dans le bois et la pierre est une preuve bien plus manifeste de détermination que tout souhait issu de l'Immatériel.

Les versets les plus subtils du Cantique donnent toute mesure de Son don et de Son châtiment. Pour nous inspirer, Il nous a offert les rêves, afin que nous aspirions à faire de ce monde limité le reflet de Sa gloire. Chez certains, ces visions nocturnes ne suscitent que le désir, comme si Sa splendeur n'était que tentation. Nous, les seconds enfants, étions censés maîtriser nos émotions et envies puériles et égoïstes, afin de L'honorer de loin et de ne jamais cesser d'avancer. Nous avons failli à notre tâche, et les plus faibles d'entre nous se sont en effet comportés comme des enfants ingrats, avides de Son attention. Parce que nous n'avons pas réussi à maîtriser notre désir, parce que nous avons écouté nos instincts pitoyables, parce que nous avons osé demander à notre Créateur de satisfaire nos besoins au lieu des Siens, nous l'avons perdu.

Mais Il est miséricordieux dans sa rigueur, et nous savons ce que nous avons perdu. Ses seconds enfants peuvent apprendre, grandir, changer. Sans cela, nous ne valons pas mieux (ni moins bien) que Ses premiers enfants.

- Extrait de Le Cantique : parole et défi de la Révérende mère Hevara.

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Et les ténèbres au monde

Á chaque pas que vous faites ici,
Ma Cité d'Or est souillée.
Admirez la perfection, car elle est fugace.
Vous avez porté le péché aux cieux
Et les ténèbres au monde.

- Psaume des oraisons, 8:13.

Il est difficile de prendre le fameux treizième verset au pied de lettre. Écrit du point de vue du Créateur en personne alors qu'Il n'a jamais daigné s'adresser directement à Ses enfants, nous pouvons être sûrs qu'il s'agit d'une oeuvre de fiction. Certains faits, néanmoins, sont bien réels, au moins en partie. Des archives antérieures au premier Enclin confirment que sept Magisters ont bien ouvert un portail vers l'Immatériel et y sont entrés physiquement. Ces Magisters, dont les noms ont été perdus ou volontairement omis, ont agi sur ordre des anciens dieux, qui les ont "appelés depuis leurs anciennes prisons". Nous savons également que la Cité d'Or, visible à l'époque de chaque recoin de l'Immatériel par tous les mages, est devenue noire comme l'ébène dès que les sept Magisters ont forcé ses portes. Tout le reste : les accusations de "péché", la théorie selon laquelle les sept seraient devenus les premières engeances ou étaient directement responsables des Enclins à venir ; Tout cela n'est que conjecture.

- Extrait de Critique du Cantique du Magister Vibius Agorian.

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Ici gît l'abîme

Ici gît l'abîme, le puits de toutes les âmes.
Et de ces eaux émeraude rejaillit la vie.
Viens à moi, mon enfant, et j'ouvrirai mes bras.
Dans mon étreinte repose l'éternité.

- Psaume d'Andrasté, 14:11

Les soeurs de la Chantrie débattent depuis longtemps sur cette section du Cantique de la Lumière. Il est tentant de considérer le "puits de toutes les âmes" comme un puits au sens propre du terme, mais cette image n'apparaît nulle part ailleurs dans les oeuvres d'Andrasté. Le Psaume des oraisons, 1:4, renferme quelques indices :

Des eaux de l'Immatériel, tu as créé le monde. Tandis que l'Immatériel était fluide, le monde était fixe.

Il est possible, et même probable, que les "eaux émeraude" auxquelles Andrasté fait référence sont la substance de l'Immatériel, qui a commencé comme "un océan de rêves" (oraisons, 1:1) et a été réduit à un puits, sans fond mais d'une portée limitée, lorsque le Créateur a créé notre monde.

Andrasté pousse-t-elle l'auditeur à venir dans l'Immatériel ? Devons-nous prendre la phrase "Et de ces eaux émeraude rejaillit la vie" comme une preuve littérale de l'existence de la réincarnation, ou même de la vie après la mort, comme le suggère le culte des Esprits ? Ou est-ce une bénédiction figurée qui indique que le Créateur est source de toute vie, et qu'en trouvant Son étreinte pour l'éternité, nous ne ferons que ramener notre âme là d'où elle vient ?

- Extrait de Réflexions sur la divinité de la Révérende mère Juliette.

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Le courroux des cieux

Ceux qui s'opposeront à Toi
Connaîtront le courroux des cieux.
Champ et forêt brûleront,
Les mers viendront les engloutir,
Le vent arrachera leur nation
A leur repos terrestre,
La foudre s'abattra du ciel.
Ils imploreront leurs faux dieux
Et n'auront que silence.

- Psaume d'Andrasté, 7:19

Qui était Andrasté ? Cette question a traversé les âges depuis sa mort, sans trouver de réponse aussi évidente que les fidèles le pensent. Née esclave Alamarri dans le royaume voisin de l'Empire Tévintide, aujourd'hui appelé Férelden, le Cantique prétend qu'elle est l'Épouse du Créateur, qui lui aurait parlé dans une vision de son rôle à la tête de la rébellion contre les Magisters corrompus. Est-ce vrai ou, comme les premiers cultes andrastiens le pensaient, est-ce l'oeuvre d'un esprit dévoué ? Souvenons-nous que les légendes d'Andrasté ont abondé dans les années qui ont suivi son exécution, et les croyances que nous tenons aujourd'hui pour acquises découlent du "culte" qui a réussi à réprimer tous les autres. En effet, la simple suggestion qu'il puisse y avoir eu le moindre désaccord était considérée comme une véritable hérésie... Voilà pourquoi nous avons oublié. Tout ce que nous savons, c'est qu'Andrasté a inspiré un monde rongé par la tyrannie et le chaos, et qu'elle a déclenché une guerre qui a déchiré Thédas tout entier.

- Extrait de Critique du Cantique du Magister Vibius Agorian.

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Tractations secrètes

Les déchus,
Les démons qui se prenaient pour des dieux,
Commencèrent à murmurer à l'oreille des hommes depuis leur tombe souterraine.
Ainsi, les hommes de Tévinter les entendirent et bâtirent des autels
Pour vénérer à nouveau les dieux prétendants.
En retour, on leur chuchota
Les secrets de la magie la plus noire.

- Psaume des oraisons, 5:11

La cinquième strophe des oraisons propose une reformulation complète de l'histoire de la création contée dans la première strophe. Les auteurs sont clairement différents ; Leurs avis divergent sur la nature des esprits et la cause ultime du deuxième péché. La présente strophe accuse directement les anciens dieux de la corruption de l'humanité, plutôt qu'un défunt inhérent à la nature humaine ; C'est pourquoi les historiens estiment que ces lignes sont l'oeuvre d'un auteur Tévintide, voire de l'Archonte Hessarian en personne.

Au onzième verset, l'image est on ne plus claire : "les démons qui se prenaient pour des dieux" renvoie distinctivement aux anciens dieux ; On leur reproche ici non seulement de s'en être pris à la Cité d'Or mais aussi d'avoir révélé aux humains les secrets de la magie. Ce passage insinue que sans ces instructions, sans ces "chuchotements" étouffés, la magie n'existerait pas.

- Extrait de Le Cantique de la Lumière : Analyse littéraire et historique de soeur Tessaria.

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A quel prix

Extrait d'un vieux journal trouvé dans le Cirque des Dorsales de Givre :

Ça a toujours un drôle de goût. Peu importe.

Le texte reprend après plusieurs pages tâchées par l'eau :

Avons-nous déjà voyagé dans des terres plus lointaines qu'ici ? Probablement. Pourtant, je ne me suis jamais senti aussi loin de chez moi.
_____________________________________________

T. ressasse encore et toujours les mêmes arguments, en insistant cette fois sur le manque de démons pour apporter de l'eau à son moulin. J'ai eu tôt fait d'indiquer qu'un manque n'est pas une absence. Elle a dit que j'étais trop concis. Il y a des démons ici, mais pas autant que ceux que nous avons affrontés lors de nos premières années ensemble. Les Alvars ont aussi leurs mages. Les derniers étaient mal préparés pour m'affronter. Je me demande si c'est ça qui la dérange.

Comme toujours, O. ne nous a pas aidés.
_____________________________________________

Nous poursuivons notre route. J'ai mal à la tête. Les autres chantent la chanson que nous avons apprise dans cette ville au bord du lac. J'ai oublié son nom. J'ai l'impression que mes yeux vont exploser. Évidemment, A. l'a remarqué et dit aux autres qu'il avait besoin de lire quelque chose. Tout est calme, maintenant. Le voyage jusqu'ici a été plus long que prévu. Je dois faire l'inventaire des rations. Quand j'aurais dormi.
_____________________________________________


Il y en avait plus que prévu. Tout dépasse ce qui était prévu. Á quelques instants près, nous aurions perdu O. J'ai réussi à maîtriser le mage avant que les choses n'empirent. T. n'en a pas parlé par la suite. Elle sait qu'O. serait morte.

"Á quel prix ?" T. m'a posé cette question, une fois. J'ai répondu que ça ne coûtait rien, mais à vrai dire, je l'ignore. J'ai rencontré un homme qui a combattu plus longtemps que moi, mais son esprit s'est embrumé avec l'âge, et il n'a pas pu répondre. Le fait est que je peux en faire plus. Je peux être plus efficace. Nous avons tous vu des démons, ce qu'ils ont fait. Nous savons ce que certains feraient avec du sang. La question est plutôt : qui paiera le prix si personne ne saisit cette occasion ?

Et personne n'a dit que ça devait durer pour toujours. Seulement jusqu'à ce que les choses soient réglées.
_____________________________________________

"Si tu comptes huit fois, est-ce que le nombre change ?" me demande O. Elle m'a observé ces derniers jours, même si elle affirme le contraire. Fichues bouteilles bleues. Je n'ai pas aussi bien préparé cette expédition que j'aurais dû.

Je suis allongé et j'essaie de trouver des constellations ente les feuilles. T. m'a apporté de l'eau. Elle a souri et il n'y avait aucun reproche derrière ce sourire; Ça m'a réconforté. Comme toujours. A. a cuisiné le dîner en raillant ma capacité à préparer quelque chose de comestible. O. essaie de faire des blagues. Par le Créateur, qu'elles sont mauvaises ! Pourquoi est-ce que je ris quand même ?

Les longues journées sont derrière nous. Je crains qu'il ne nous reste plus beaucoup. Quel que soit le prix que j'ai payé, ça en aura valu la peine. Peu importe. Cette nuit, à l'abri, à côté du feu, pendant que les trois autres chantent leur chanson idiote... Je suis satisfait.

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Écriture elfique illisible

Une écriture de feu voilé issue d'une ruine des terres d'Arbor ; Elle est si ancienne que toute traduction semble impossible.

Si l'Inquisitrice/eur a bu à la Source :

Des murmures proviennent de la Source des Lamentations. Il est impossible de tout comprendre, mais certaines parties révèlent soudainement un fragment de leur sens originel.

"Elle a pris les étoiles, les a divisées en une multitude de petits grains de lumière et les a cachées dans une hampe dorée. Andruil, dans Ta toute-puissance, sauve-nous de cette arme terrible. Ton peuple T'implore. Ne fais pas de nous Ton sacrifice."

L'espace d'un instant, l'image d'une sublime lance dorée apparaît ; Une chaleur insupportable en émane. Puis elle disparaît.

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Écritures elfiques intraduisibles

Le script du feu voilé qui était caché dans les Terres d'Arbor est trop vieux pour être traduit dans une langue connue.

Si l'Inquisitrice/eur a bu à la source :

Des murmures proviennent de la Source des Lamentations. Il est impossible de tout comprendre, mais certaines parties révèlent soudainement un fragment de leur sens originel.

"Nous sommes pris au piège. Ceux qui sont nés ici ne comprennent pas l'importance de ce que nous avons perdu, ni la raison pour laquelle leurs anciens pleurent lorsqu'ils pénètrent dans l'Uthenera. Les nouveaux sont fidèles à Mythal, mais ne saisissent pas sa plénitude. Sans les sages pour les guider, ils perdront ce qu'ils auraient dû être.

Je leur apprendrai. Ils doivent servir. Nous devons nous préparer pour ceux qui ont tué Mythal. J'ai abandonné mon nom le jour où j'ai commencé à la servir, et je l'abandonne de nouveau maintenant qu'elle nous a quittés. Je ne ressentirai plus jamais que la douleur qui ronge mon coeur".

L'espace d'un instant, un sentiment d'arrachement règne, puis disparaît.

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Équipement de siège à Thédas

Les armes de siège sont utilisées à Thédas depuis des siècles, les premiers équipements remontant au troisième Enclin. Elles occupent néanmoins une place particulière parmi les instruments de guerre en raison des conditions nécessaires à leur acquisition. Toute armée souhaitant construire des trébuchets ou catapultes doit en effet être financée et suffisamment organisée pour se procurer les matériaux requis et s'entourer d'experts militaires. Á travers l'histoire, la plupart des armées qui ont réuni ces conditions n'ont pas su tirer parti de la situation. Durant le troisième Enclin, notamment, Arlesans et Montsimmard ont construit des catapultes pour lancer des débris enflammés sur les engeances, mais le coût des équipements nécessaires ne justifient pas le peu de dégâts causés, et c'est la Garde des Ombres qui a fini par repousser l'ennemi.

A l'Ère des Ténèbres, les forces Tévintides avaient elles aussi les moyens de construire des armes de siège pour attaquer les Marchéens ou se défendre contre les Marches Exaltées. L'Empire préféra toutefois se concentrer sur le pouvoir de ses Magisters, qui étaient moins puissants, mais plus flexibles que l'équipement de siège, et pouvaient se replier plus facilement en cas de besoin.

En conséquence, lors des affrontements contre les Qunari à l'Ère de l'Acier, les généraux Tévintides découvrirent avec dépit que les grands buffles les avaient dépassés sur le plan technologique. La plupart des expert militaires s'accordent à dire que la poudre noire des Qunari n'est pas magique ; Ce n'est qu'un composé chimique avancé qui rend leurs canons plus efficaces que n'importe quel trébuchet.

Néanmoins, tout espoir n'est pas perdu. Des siècles se sont écoulés depuis le dernier Enclin, et les mages sont maintenant enfermés dans les Cercles, hors d'état de nuire. Les experts de Férelden et d'Orlaïs vont peut-être pouvoir à nouveau mettre leurs grands esprits au service de la recherche. Nous n'avons pas besoin de magie, pas si l'intelligence de l'homme est affranchie de toute emprise. Avec nos ressources et notre soif de savoir, nous sommes en mesure de surpasser les redoutables Qunari sur le champ de bataille.

- Extrait de Qun, gurns et acier : l'art de la guerre dans un Thédas post-Enclin, écrit en 9:29 du Dragon, peu de temps avant le début du cinquième Enclin.

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Étude de l'Histoire du 5e Enclin, Tome I

Bien que certains de mes contemporains remettent en question l'existence même du 5e Enclin, considérant qu'il pourrait simplement s'agir d'une résurgence massive d'engeances, tous les historiens s'accordent à dire que ce phénomène prit sa source dans les marais des terres sauvages de Korcari, à la frontière sud-est de Férelden en 9:30 du dragon.

La réponse du roi Cailan Theirin face à cette menace fut prompte : il rassembla l'armée royale et tous les Gardes des ombres du pays, puis demanda l'assistance de la noblesse féreldienne. Cette armée composite se plaça en embuscade dans les ruines d'Ostagar, espérant ainsi écraser l'ennemi avant qu'il ne parvienne à atteindre la civilisation. Leurs efforts furent vains.

Les engeances anéantirent les défenses d'Ostagar et décimèrent le roi et son armée. Ils continuèrent leur progression jusqu'à Férelden sans rencontrer la moindre résistance. Seuls deux Gardes des ombres parvinrent toutefois à échapper au massacre. L'histoire ne dit pas comment, mais ceux-ci réunirent plusieurs traités anciens, rappelant aux différentes races des hommes ce serment par lequel ils devaient unir leurs forces contre des hordes ennemies toujours plus écrasantes.

Si le Garde a rallié les mages :

Les Gardes des ombres ayant survécu avancèrent alors jusqu'à la place forte de Kinloch, siège du Cercle de Férelden, où ils rallièrent de force les mages à leur cause.

Si le Garde a rallié les templiers :

Les Gardes des Ombres ayant survécu avancèrent alors jusqu'à la place forte de Kinloch, où ils participèrent à l'abrogation de Cercle des Mages de Férelden tombé sous le coup des abominations. Après ces tragiques événements, les Gardes des Ombres rallièrent de force les templiers à leur cause.

Si le Garde a rallié les elfes dalatiens :

Cherchant désespérément à enrôler de nouveaux alliés, les Gardes des ombres s'aventurèrent dans la forêt de Bréciliane pour trouver les Dalatiens. A leur tour, les elfes acceptèrent d'unir leurs forces à cette armée grandissante.

Si le Garde a rallié les loups-garous :

Cherchant désespérément de nouveaux alliés, les Gardes des Ombres s'aventurèrent dans la forêt de Bréciliane pour trouver les Dalatiens, mais les elfes refusèrent d'appliquer les anciens traités. Un autre peuple répondit toutefois présent. C'est ainsi que les loups-garous des légendes Féreldiennes rejoignirent cette armée grandissante.

Si le Garde a rallié Caridin :

Les Gardes des ombres ayant survécu se rendirent alors dans les Tréfonds à la recherche de la Haute Branka dans l'espoir qu'elle sache faire revenir le calme à Orzammar et unir les nains dans la guerre contre l'archidémon. Ils ne parvinrent à retrouver Branka, mais firent la rencontre d'un autre Haut : le légendaire Caridin, lequel forgea une couronne qui mit un terme à la question de la résolution de la succession royale.

Si le Garde a rallié Branka :

Les Gardes des Ombres ayant survécu se rendirent alors dans les Tréfonds à la recherche de la Haute Branka dans l'espoir qu'elle sache faire revenir le calme à Orzammar et unir les nains dans la guerre contre l'Archidémon. Celle-ci parvint nos seulement à trouver une solution au problème de succession royale, mais également à découvrir les secrets oubliés d'invocation des golems. Une armée d'acier et de pierre rejoignit alors la bataille.

Si le Garde a rallié Branka qui s'est suicidée après avoir détruit l'enclume :

Les Gardes des Ombres ayant survécu se rendirent alors dans les Tréfonds à la recherche de la Haute Branka dans l'espoir qu'elle sache faire revenir le calme à Orzammar et unir les nains dans la guerre contre l'Archidémon. Ils parvinrent à la retrouver et elle forgea une couronne qui joua un rôle essentiel dans la résolution de la succession royale.

Si le Garde a choisi Harrowmont pour le trône :

Pyral Harrowmont fut couronné roi d'Orzammar et les armées des nains firent route vers la surface.

Si le Garde a choisi Bhelem pour le trône :

Bhelem Aeducan fut couronné roi d'Orzammar et les armées des nains firent route vers la surface.


Malgré leurs exploits, de nombreux dangers les attendaient encore.


- Extrait de l’Étude de l'Histoire du 5e Enclin de soeur Petrine, érudite de la Chantrie.

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Étude de l'Histoire du 5e Enclin, Tome II

Les Gardes des Ombres partirent à la recherche du Iarl Eamon, oncle de feu le roi Cailan, dans l'espoir de rallier à leurs troupes la noblesse Féreldienne. Lors de leur arrivée à Golefalois, ils apprirent toutefois que le Iarl était gravement malade et que ses jours étaient comptés. Ses chevaliers étaient partis à la recherche des légendaires cendres d'Andrasté, leur dernier espoir de le sauver d'une mort certaine.

Si le Garde a stoppé le démon et sauvé Golefalois :

Au même moment, le village entourant le fort était quant à lui assiégé par des hordes de morts-vivants. Les Gardes des Ombres démasquèrent le démon à l'origine de cette attaque et mirent fin à ses agissements, avant de rejoindre l'expédition visant à sauver le Iarl.

Si le Garde n'a pas sauvé Golefalois contre le démon :

Les Gardes rejoignirent immédiatement les chevaliers dans leur quête des cendres d'Andrasté.

Personne ne sait si les Gardes des Ombres découvrirent réellement la dernière demeure de la très Sainte Andrasté, mais quoi qu'ils aient trouvé, cela sauva la vie du Iarl de Golefalois.
Une fois guéri, Eamon Guerrin invoqua un Conclave et se rendit à Dénérim accompagné des Gardes des Ombres.

Si Loghain a subi l'Union et Alistair et Anora se marient :

L'assemblée des Seigneurs et Dames de Férelden reconnut le Tiern Loghain coupable de divers crimes. Il fut condamné à intégrer la Garde des Ombres pour racheter ses fautes. Le Conclave consacra également les fiançailles de la reine Anora et d'Alistair Theirin, le fils perdu de Maric.

Si Loghain a subi l'Union et Anora et le Garde se marient :

L'assemblée des Seigneurs et Dames de Férelden reconnut le Tiern Loghain coupable de divers crimes. Il fut condamné à intégrer la Garde des Ombres pour racheter ses fautes. Le Conclave consacra également les fiançailles de la reine Anora et du plus jeune fils du Tiern Bryce Cousland, qui n'était autre que l'un des deux Gardes des Ombres à avoir survécut au massacre d'Ostagar.

Si Loghain a subi l'Union et Anora devient reine :

L'assemblée des Seigneurs et Dames de Férelden reconnut le Tiern Loghain coupable de divers crimes. Il fut condamné à intégrer la Garde des Ombres pour racheter ses fautes. Par ailleurs, le Conclave choisit de confier le trône laissé vacant à la veuve du roi Cailan, Anora.

Si Loghain est exécuté et Anora devient reine :

L'assemblée des Seigneurs et Dames de Férelden reconnut le Tiern Loghain coupable de divers crimes et le condamna à la peine capitale. Par ailleurs, le Conclave choisit de confier le trône laissé vacant à la veuve du roi Cailan, Anora.

Si Loghain est exécuté et Alistair et Anora se marient :

L'assemblée des Seigneurs et Dames de Férelden reconnut le Tiern Loghain coupable de divers crimes et le condamna à la peine capitale. Le Conclave consacra également les fiançailles de la reine Anora et d'Alistair Theirin, le fils perdu de Maric.

Si Loghain est exécuté et Alistair et la Garde se marient :

L'assemblée des Seigneurs et Dames de Férelden reconnut le Tiern Loghain coupable de divers crimes et le condamna à la peine capitale. Par ailleurs, le Conclave choisit de confier le trône laissé vacant à Alistair Theirin, le fils perdu de Maric, et consacra ses fiançailles avec la fille du Tiern Bryce Cousland.

Si Loghain est exécuté et Alistair devient roi :

L'assemblée des Seigneurs et Dames de Férelden reconnut le Tiern Loghain coupable de divers crimes et le condamna à la peine capitale. Par ailleurs, le Conclave choisit de confier le trône laissé vacant à Alistair Theirin, le fils perdu de Maric.


Les nobles jurèrent alors d'engager leurs propres armées dans la guerre contre l'Enclin.

Si le rituel noir de Morrigan a eu lieu :

L'affrontement entre les forces alliées et l'Archidémon eut lieu dans la cité de Dénérim. Celui-ci se solda par la défaite de l'ennemi, mais la victoire eut un goût amer : la cité fut presque entièrement réduite en cendres. Le Garde des Ombres qui avait rallié les forces armées devint l'un des héros les plus célèbres de Férelden et les plus grands honneurs lui furent accordés.

Si le Garde a fait le sacrifice ultime :

L'affrontement entre les forces alliées et l'Archidémon eut lieu dans la cité de Dénérim. Celui-ci se solda par la défaite de l'ennemi, mais la victoire eut un goût amer. La cité fut presque entièrement réduite en cendres et le Garde des Ombres qui avait rallié les forces armées ne survécut pas à la bataille.


Le cinquième Enclin prit fin avant même que la plupart des habitants de Thédas n'aient appris qu'il avait commencé. Il marqua cependant profondément Férelden. Les pertes dénombrées à Ostagar et Dénérim mirent gravement à mal la sécurité du royaume. Les territoires méridionaux de Férelden, s'étendant des Terres Sauvages de Korcari aux frontières des fiefs Bannerets, sont restés, depuis lors, un désert sans vie. Nul ne sait jusqu'où se feront sentir les répercussions de ces évènements, ni même si le pire ne reste pas à venir.

- Extrait de l’Étude de l'Histoire du 5e Enclin de soeur Pétrine, érudite de la Chantrie.

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PersonnagesMatériaux de fabricationCréaturesGroupesHistoireLettres et notesMagieCartesLieuxRécits

Merci à Camille qui nous a permis de copier les codex qui manquaient à partir de son joli pdf :)
vous pouvez vous le procurer ici : Les archives de l'Inquisition.

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